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    Carol
    note moyenne
    4,0
    4172 notes dont 383 critiques
    répartition des 383 critiques par note
    76 critiques
    139 critiques
    89 critiques
    51 critiques
    19 critiques
    9 critiques
    Votre avis sur Carol ?

    383 critiques spectateurs

    ffred
    ffred

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    2,0
    Publiée le 15 janvier 2016
    Depuis Safe (1995) j'ai aimé tous les films de Todd Haynes. Loin du paradis est même l'un de mes films préférés. C'est dire si celui-ci était l'une de mes plus grandes attentes de l'année. J'ai du mal à m'en remettre tellement la déception est grande. Je n'ai jamais accroché. Pire, je me suis carrément ennuyé tout le long. Je n'ai jamais senti venir le moindre moment d'émotion. C'est d'une telle froideur qu'on reste constamment à distance. Certes, visuellement c'est splendide. Quelle élégance, quelle raffinement de chaque instant ! Tout est beau dans Carol. Des décors, aux costumes, en passant par la photo et la superbe musique de Carter Burwell. Sans parler des actrices, magnifiées au possible (Cate Blanchett n'a jamais été aussi belle). Sauf qu'on ne croit pas une seule seconde à leur histoire, n'éprouvant aucun attachement aux personnages. Quant au prix d'interprétation féminine pour Rooney Mara à Cannes cette année, il est encore plus incompréhensible. Tout cela donne un film plat et sans saveur. Aussi élégante qu'elle soit, la mise en scène ne nous transcende et ne nous fait vibrer à aucun moment. Tandis que le scénario reste définitivement creux. Reste quelques jolis moments, des regards, des postures, des belles images. C'est beau, c'est magnifique, mais aucune émotion et aucun intérêt ne ressort de tout cela. Comme un beau magazine de mode sur papier glacé (c'est le mot !) qu'on regarde distraitement en pensant à autre chose. Quel dommage, quel gâchis. Voilà donc ma première grosse désillusion de l'année, et elle n'est vraiment pas là où je l'attendais...
    I'm A Rocket Man
    I'm A Rocket Man

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    3,5
    Publiée le 7 février 2016
    Film à l'incroyable potentiel un peu terni par un manque incontestable de rythme. Le thème est bouleversant, Cate Blanchett comme toujours impeccable mais on peine à s'emballer ! La scène finale est belle et pleine d'espoir et on reste sur cette note d'amour et de douceur mais c'est vraiment dommage car ça aurait pu être le film de l'année ! A voir quand même ne serait-ce que pour Cate Blanchett !
    De smet M.
    De smet M.

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    5,0
    Publiée le 10 février 2016
    De l'obscurité veloutée aux Amériques et au New York enfumé, embaumé dans une ivresse de brume atlantique et de gaz d'échappement corsés, il n'y a qu'un élégant mouvement ascensionnel dont Todd Haynes semble avoir retrouvé, dans les archives de sa vidéothèque sirkio-wellesienne , la recette perdue. Du nuage qui enveloppe la ville debout, s'échappent parfois le sommet d'un gratte-ciel naissant ou bien une série d'automobiles aux cirages soignés. Le fantasme est prêt à être malmené, pour enfin revivre ce sur quoi il peut sainement s’épancher, jeter son dévolu : deux personnes, deux femmes, vouées seulement à des regards polis, des mots vides, puis à l'oubli, qui vont, au hasard du rayon jouets d'un grand magasin, esclaves de ce quelque chose d'inexpliqué, devoir faire converger leurs chemins. Cette étincelle, ce moment où les deux corps se figent face à face, sera entretenu seulement au prix, hélas c'est l'époque qui le veut, de l'exil.

    Pour explorer une époque (ce que fait Haynes film après film, ici d'après Patricia Highsmith), le cinéaste choisit le phare d'une histoire d'amour impossible, comme toujours très révélatrice du climat général. Réciproquement, il s'appuie sur des mœurs comme facteurs déterminant la relation entre les personnages. Ici, il s'attache à conter une histoire dans sa phase la plus excessive et fiévreuse, en expansion dans l'espace entre la rencontre, un coup de foudre, très vite l'isolement, et un engagement fondateur qui raccroche les deux individus à la société en tant qu'entité nouvelle.
    C'est une métamorphose fondamentale qui, comme dans sa conception biologique, est une débauche d'énergie considérable. Il y a création d'un troisième être, le couple nouveau dans une ordre social qui y est fondamentalement réfractaire. La force que sollicite cette transformation est au centre de l'union de Therese et Carol. D'intensité il est avant tout question car, dès le premier regard (qui n'est pas sans rappeler le « passage pour piéton » de La Vie d'Adèle) au rayon jouets, déjà si bouleversant qu'on a d'emblée le souffle coupé, plane sur les consciences le poids des épreuves qui les attendent. L'entreprise de séduction de Carol dès le premier échange, dans l'instant suivant, croule, malgré tout, sous l'immensité de cette histoire nouvelle à bâtir. La mise en scène suivra cette corde qui va plusieurs fois se tendre et se détendre pour ainsi aller de scènes irrespirables jusqu'aux souffles libérateurs.
    Très vite, le premier glissement dans la vie de Carol annonce déjà pour elle l'impossibilité de faire face à ce bouleversement, elle dont on suppose une vie jadis plutôt monotone. Comme Therese, les premières suspicions de leurs conjoints respectifs, les premières frictions et la répulsion que lui inspire son mari, vont la pousser à s'isoler, à prendre le large, pour se retrouver ensemble, seules. Cette « lune de miel » est pour les deux femmes comme pour le réalisateur le moment de lâcher les chevaux, d'exprimer pleinement la liberté et l'amour, sans entrave. L'apaisement progressif se fait au gré du rapprochement entre les deux amantes pour se clore par la réunion des corps évacuant comme un torrent la tension sexuelle et émotionnelle [...]

    Suite de la critique sur Pours Cinephilie.
    Phidel26
    Phidel26

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    2,5
    Publiée le 3 février 2016
    Les deux actrices sont excellentes. La représentation des fifties est assez convaincante, mais le film est un mélo standard dont la seule particularité est d'être un mélo homosexuel, ce qui n'en justifie pas en soi l'intérêt. Le scénario est assez pauvre et on s’ennuie quand même un peu.
    Nathalie R
    Nathalie R

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    4,5
    Publiée le 19 janvier 2016
    Carol est une merveilleuse histoire d'amour entre deux femmes à une époque où l'homosexualité est perçue comme une maladie. Rooney Mara envoûte l'écran avec son regard perçant, sa silhouette délicate et son sourire timide. J'avais l'impression de voir une nouvelle Audrey Hepburn, un mélange entre la fragilité et l'impertinence qu'elle a pu incarner. Et face à elle Cate Blanchett est impeccable, d'apparence extérieure froide et sophistiquée à l'image de la bourgeoisie New-yorkaise, alors qu'un feu de passion est prêt à exploser en elle.
    J'ai trouvé la photographie remarquable, le grain et les teintes subliment cette histoire délicate.

    Lire ma critique complète sur mon blog :
    tony-76
    tony-76

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    2,5
    Publiée le 20 janvier 2016
    Adapté d'un roman, Carol est un drame sentimental qui manque un peu de chaleur pour nous convaincre entièrement. C'est le temps de Noël, un miracle peut arriver et le coup de foudre s'abattra sur ces deux femmes d'âges et de milieux différents. Cette séquence clé se révèle séduisante, consacré aux regards de ses interprètes. Une mise en scène composée de couleurs vertes et brunes qui donne au spectateur une inquiétude dans la salle. Un rythme excessivement lent, on s'ennuie à plusieurs reprises. La musique de Carter Burwell s'avère passable... C'est assez niais ! L'émotion est palpable grâce aux performances honnêtes des deux héroïnes. Rooney Mara qui a remporté un prix d'interprétation à Cannes pour ce rôle possède un charme fou ! Elle rivalise avec Cate Blanchett. Cette dernière campe bien son personnage de luxe. Il y a une bonne alchimie entre ce duo de femmes. Rien ne dit qu'il remportera plein d'Oscars, Carol a le courage de retranscrire les années 50 dans une société oppressante avec une certaine éloquence. Le film se laisse regarder mais loin d'être transcendant pour autant.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 29 février 2016
    On n'a pas besoin d'étudier de fond en comble le cinéma de Todd Haynes pour saisir que les deux choses qu'il apprécie le plus, ce sont les années 50, ce qui ne veut pas dire, très loin de là, qu'il les idéalise, et les beaux portraits féminins. Ça tombe bien, j'adore les années 50 et j'adore surtout les beaux portraits féminins. Tout cela conjugué au fait que j'admire beaucoup Cate Blanchett et Rooney Mara, pour moi sans conteste une des plus grandes révélations de ces vingt-cinq dernières années. Tout cela conjugué au fait qu'il s'agit d'une adaptation du beau roman de Patricia Highsmith, que j'ai beaucoup aimé aussi, non ça ne pouvait que fonctionner sur moi.
    Le film s'écarte un peu du livre en ne se focalisant pas uniquement sur le point de vue du personnage de Therese (donc celui incarné par Rooney Mara !!!) mais en traînant de temps en temps sur celui de Carol, ce qui est un choix judicieux car il donne un certain équilibre à l'ensemble permettant aux deux comédiennes d'exprimer à égalité leur talent. Cate Blanchett est excellente, comme toujours j'ai envie de dire, ici mais j'ai carrément trouvé Rooney Mara, en particulier lors des dernières scènes où elle est plus incandescente que jamais, bluffante. J'étais déjà hyper-fan de cette comédienne avant, n'ayant jamais pu résister à son talent et à son charme, et là la situation ne s'est pas arrangée... au contraire.
    Pour ce qui est de la réalisation, on ne peut que s'incliner une fois de plus sous la subtilité de Todd Haynes quand il s'agit de mettre en évidence les sentiments et de les filmer, de bien décrire l'évolution psychologique de ses personnages. Par exemple, le truc de Therese, qui par l'intermédiaire de la photographie (alors que si mes souvenirs sont bons, dans le roman elle est décoratrice de théâtre !!!) réussit à mieux percevoir les gens, est très bien trouvé. Je signale aussi un début qui m'a rappelé un peu celui du magnifique film de David Lean "Brève rencontre". Et puis, tout simplement et puis surtout l'ensemble est une très belle et émouvante histoire d'amour d'une femme avec une femme.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 19 janvier 2016
    Certains films sont précédés d’excellentes critiques, accompagnés d’un bouche-à-oreille enthousiaste. « Carol » est de ceux-là. J’attendais avec impatience sa sortie, alléché par une bande-annonce d’une folle élégance. « Carol » était un film que j’avais follement envie d’aimer …. et que je n’ai pas adoré.

    « Carol », c’est le prénom de l’héroïne jouée par Cate Blanchett. Au risque d’en prendre l’habitude, je note que l’affiche ne présente pas que sa seule photo, mais aussi celle de son amante, Therese (sans accent parce qu’on est en Amérique) Belivet (qui est un patronyme tchèque contrairement à ce qu’on aurait pu croire). Elle évoque, à côté de la photo de Rooney Maria, le prix d’interprétation féminine attribué à …. Cate Blanchett. Enfin, elle commet un contre-sens en orientant les regards des deux personnages dans une direction opposée.

    Mais arrêtons de critiquer l’affiche et parlons du film. Vous savez déjà qu’il raconte comment une grande bourgeoise, dont le mariage se délite, s’entiche d’une modeste employée. Vous savez aussi que l’action se déroule dans le New York des années 50, merveilleusement éclairé en Super 16 par le chef opérateur Ed Lachman. Vous savez enfin que Todd Haynes filme comme Douglas Sirk, que Cate Blanchett a des airs de Greta Garbo et que Rooney Mara ressemble à Audrey Hepburn.

    Cate Blanchett est censée être divine dans le rôle-titre. Visage anguleux, voix follement sensuelle, toilettes terriblement élégantes. Sauf que. Sauf que, j’ai trouvé qu’elle surjouait dangereusement. La démarche trop chaloupée, la coiffure trop apprêtée, les gants trop …. gantés ! Prenez la scène de la rencontre. Dans le grand magasin, entre poupées et petits trains. Scène d’anthologie ? Scène surjouée où je n’ai pas ressenti le coup de foudre, l’électricité entre les deux femmes.

    Par comparaison j’ai trouvé Rooney Mara beaucoup plus juste. C’est peut-être elle, la vraie héroïne du film qui se découvre au contact de Carol. Le papillon qui se débarrasse de sa chrysalide – et de son boyfriend fade comme une endive wallonne.

    Quant à la scène finale parlons-en. Elle est annoncée dès le premier plan. Ah ! cette manie contemporaine de construire le film en flash black à partir d’une scène qu’on retrouvera – filmée sous un autre angle – à la fin du film. La première utilisation de ce procédé était géniale (Casino de Scorsese ?) ; la 351ème lassante. Donc, on retrouve nos deux héroïnes, à la fin du film, là où on les avait laissées au début. Que se passe-t-il ? je ne vous le dirai pas – histoire de garder votre fidélité à me lire. Mais je trouve cette fin-là, dont j’aurais tant aimé qu’elle m’arrache des sanglots, bêtement ratée. Et je lui préfère mille fois les amours contrariées de « Une brève rencontre » (David Lean, 1945).

    Peut-être, si je n’en avais pas tant escompté, aurais-je adoré « Carol » et en chanterais-je les éloges. Ce qui explique ma note lâchement médiane. Mais, parce que j’en attendais trop, j’ai énuméré les défauts que j’y ai trouvés, au risque de vous laisser penser que ce film en était gorgé. Aussi, cher lecteur, prenez cette critique pour ce qu’elle est : un bémol dans un concert de louanges. Entendez mon bémol mais ne le laissez pas couvrir le concert de louanges !
    Pauline_R
    Pauline_R

    Suivre son activité 157 abonnés Lire ses 398 critiques

    4,0
    Publiée le 21 janvier 2016
    Un beau film, superbement réalisé, bien qu'un peu trop formel dans le sens où il est très classique, si ce n'est un peu froid. Il vaut surtout pour la performance inouïe de ses deux actrices, la reine Cate Blanchett et la plus que prometteuse Rooney Mara. Elles sont ici exceptionnelles et donnent une belle ampleur au film. Ne pas avoir récompensé Blanchett avec Mara lors du Festival de Cannes me semble incompréhensible tant on sort du film en se disant que c'est la meilleure actrice du Monde. Elle est puissante et hypnotique, en contraste avec la fragilité et la timidité touchantes de Rooney Mara. Le film comporte quelques longueurs mais n'en reste pas moins prenant de bout en bout, le spectateur étant rapidement happé par la relation s'installant entre les deux femmes.
    Le film d'Ariane
    Le film d'Ariane

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    4,5
    Publiée le 20 janvier 2016
    Il y a bien longtemps qu'une histoire d'amour ne m'avait pas autant chavirée au cinéma. Peut-être depuis "La Vie d'Adèle" finalement. Et bien qu'il s'agisse dans les deux cas d'amours homosexuelles, c'est à peu près le seul point commun de ces deux films magnifiques. Thérèse et Carol se rencontrent dans un grand magasin à l'approche des fêtes de Noël. L'une est vendeuse au rayon jouets, l'autre est une grand bourgeoise, extrêmement élégante. Le coup de foudre est immédiat et réciproque. Nous sommes en 1950 à New York, autant dire que la morale chrétienne et étriquée (est-ce un pléonasme ?) ne permet encore aucune alternative au standard conjugal de l'époque. D'autant moins que Carol est mariée, en instance de divorce et mère d'une petite fille. C'est donc en secret que ces deux femmes aux conditions sociales et financières différentes vont apprendre à se connaître puis à s'aimer. De toute leur âme, de toutes leurs forces malgré les entraves, les suspicions et l'entourage… En dépit de la cruauté de la situation, il se dégage une grande douceur entre ces deux êtres frissonnants, une délicatesse et une tendresse immenses qui étreignent le cœur. Sublimées par la photo d'Edward Lachman, tout en clairs-obscurs, les actrices sont somptueuses. Cate Blanchett, en digne héritière de Gena Rowlands (pas moins), est incroyable de distinction et de douleur rentrée. Rooney Mara (prix d'interprétation à Cannes, ex-aequo avec Emmanuelle Bercot), frémissante, convoque avec grâce le fantôme d'Audrey Hepburn à laquelle elle fait souvent penser. Quant aux personnages masculins, ils évitent la caricature. Le mari de Carol, par exemple, n'est pas un affreux Jojo. Pathétique et bouleversant, il est juste dépassé par sa souffrance, devient idiot comme on l'est tous dans ces cas-là. À ce titre, la scène dans le bureau de son avocat est l'une des plus fortes qu'il m'ait été donné de voir au cinéma, dans ce type de confrontation. Et les derniers plans du film, instants de grâce et de tension suspendus, m'ont laissée sur le flanc, le souffle coupé. Un chef d'œuvre.
    Christophe L
    Christophe L

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    4,5
    Publiée le 18 janvier 2016
    L’auteur de Far from heaven évoque ici la passion amoureuse de deux femmes que tout devrait éloigner, la condition sociale, l’âge et le tempérament, dans l’Amérique des années 1950.

    Cette liaison est évoquée ici avec beaucoup de sensibilité et de fièvre (l’une n’excluant pas l’autre), en dépit de la froideur des apparences. Il suffit, pour s’en convaincre, de citer le dernier plan, d’une beauté et d’une sensualité bouleversantes : un échange de regards, de sourires, entre les deux actrices, suffit à susciter le trouble.

    Todd Haynes offre un éblouissant écrin visuel à cette histoire, grâce à la photographie au grain vibrant d’Edward Lachman (chef opérateur régulier du cinéaste américain), qui s’inspire ici tout autant de l’œuvre d’Edward Hopper que de celle du grand Saul Leiter, avec un rendu évanescent, prodigieusement mélancolique, que renforce encore la déchirante partition de Carter Burwell.

    Un mot encore, sur les deux actrices, sans lesquelles le film ne serait sans doute pas animé d’une âme aussi ardente. Cate Blanchett est, comme à son habitude, parfaite. Mais Rooney Mara étonne, exprimant à la fois une grâce fragile – on songe à Audrey Hepburn, et ce n’est pas rien ! – et la détermination.
    Ciné2909
    Ciné2909

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    3,0
    Publiée le 5 février 2016
    Adaptation du roman de Patricia Highsmith (en partie autobiographique), cette romance entre deux femmes n'aura pas manqué de provoquer quelques remous dans l'Amérique du début des années 1950. Une histoire d'amour qui se heurte à l'incompréhension de l'époque notamment à travers le personnage de Carol tiraillée entre sa condition de femme et celle de mère. La réalisation de Todd Haynes fait preuve d'une grande délicatesse à laquelle vient s'ajouter un formidable duo d'actrices. Si Cate Blanchett livre une nouvelle fois une prestation parfaite, on en oublie pas pour autant sa partenaire Rooney Mara. Un film à découvrir avant tout pour l'interprétation car l'histoire elle, reste somme toute assez classique.
    Maureen L.
    Maureen L.

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    3,5
    Publiée le 19 janvier 2016
    Très beau film, tendre et touchant sur une histoire d'amour entre deux femmes dans les années 50. Cate Blanchett et Rooney Mara, toutes deux nominées pour les Oscars 2016, réalisent deux très belles interprétations. On est assez habitués à voir Cate Blanchett dans ce rôle de bourgeoise sophistiquée, mais on ne s'en lasse pas, dans le rôle de Carol elle reste tout simplement sublime. Rooney Mara réalise quant à elle une interpétation très subtile, douce et nuancée. Les images sont magnifiques et Todd Haynes a su rendre ses actrices encore plus brillantes. On ressent beaucoup de tendresse, de tension sensuelle et mystérieuse entre les deux personnages, mais on pourra regretter que celles-ci ne soient pas encore plus poussées, afin de réellement être immergé dans les sentiments exprimés. On peut aussi regretter que, dans ce contexte des années 50, on ne ressente pas assez le jugement de la société sur les relations homosexuelles. Pour résumer, Carol nous raconte une belle histoire de romance, tendre, sincère et pleine de mystère, mais en allant encore plus loin, ce film m'aurait réellement transporté ! Néanmoins c'est un film qui va très bien mûrir dans ma mémoire... :D
    Frederic B.
    Frederic B.

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    5,0
    Publiée le 19 janvier 2016
    A contrario d'un Terrence Malick qui sombre de film en film dans sa propre caricature, Todd Haynes, qui fait lui aussi peu de films, s'élève de film en film vers la perfection.
    Après le sublime "Far from Heaven" (Loin du Paradis) en 2002, l'excellent "I'm not there" en 2007, "Carol" est de ces films qui resteront sans aucun doute dans l'histoire du cinéma.
    Todd Haynes est fascinée par les actrices et par l'âge d'or du cinéma Hollywoodien. C'est son univers et ça se sent. L'étonnant, c'est qu'avec un cinéma très classique, il parvient à une incroyable modernité.
    "Carol", c'est d'une beauté à couper le souffle. Chaque image, chaque plan, chaque travelling, chaque séquence, sont un chef d'oeuvre à eux seuls. Des images d'une telle beauté qui m'ont procuré des émotions photographiques incroyables.
    Et la fascination qu'il a pour les actrices les transcendent littéralement. Cate Blanchett y est divine ! Ronney Mara frise une perfection à la Audrey Hepburn (à laquelle elle ressemble de plus en plus dans le film). Mais Cate Blanchett a vraiment une présence inoubliable à l'écran ! En regardant ce qu'elle offre au réalisateur en terme de photographie, je me disais que celui-ci devait la bénir en la filmant tellement c'est rare !
    Ce film m'a rappelé l'exceptionnel "Mulloland drive" de David Lynch. Pas par le fait qu'il met en scène deux femmes comme personnages principaux, mais plutôt par cet espèce d'évidence visuelle qu'on est là devant un très grand film. Je ne sais pas expliqué ça, c'est comme l'impression que le film était fait d'un bloc d'une grande pureté et qu'il s'écoulait avec une parfaite fluidité.
    C'est peut-être ça au fond un grand chef-d'oeuvre ?
    felix-cobb
    felix-cobb

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    4,5
    Publiée le 13 janvier 2016
    Todd Haynes livre une splendide fresque romanesque, une incroyable palette de couleurs et de fins sentiments. Blanchett et Mara sont sublimes dans leur antagonisme radical qui s'apprête toujours à imploser. L'image balance toujours entre la netteté et un grain plus sombre, presque moins soigné, comme pour signifier la relation entre Carol et Terry, une relation teinte de masculinité, de féminité, de passion, d'amitié et de filiation. Carol est toujours proche de la perfection, mais sans jamais pleinement l'atteindre : c'est ce qui fait toute la beauté du film.
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