Remake qui est encore plus hollywoodien que l'original. Là encore , on a du casting (mais moins prestigieux que le film de John Sturges de 1961) Denzel Washington, Chris Pat, Ethan Hawkes. Il est reprochable qu'au niveau des 7 mercenaires on ait : un noir, un chinois, un indien, un mexicain. Cela fait très inclusif. Niveau personnage principal, celui qui monte l'équipe des 7 mercenaires, Denzel Washington fait pâle figure en comparaison à Yul Brynner. La bataille finale est plus spectaculaire que l'original. Western agréable à suivre.
Il y a dans Les Sept Mercenaires quelque chose de très contemporain : un film qui se donne les atours du courage mais avance prudemment, en regardant toujours du coin de l’œil son époque, son marché, sa bonne conscience. Antoine Fuqua reprend un mythe fondateur, non pour l’interroger, mais pour le rendre compatible. Le western, ici, n’est plus un lieu de fracture : c’est un décor rassurant, un costume bien taillé, une scène où chacun joue son rôle avec application. La violence, pourtant omniprésente, n’a plus rien de problématique. Elle est lisse, lisible, chorégraphiée. Elle ne met jamais le spectateur dans une position inconfortable. On tire, on tombe, on meurt, mais sans trouble durable. Le sang ne déborde pas. La morale est claire, nette, presque pédagogique. Le mal est incarné par un industriel sadique, caricature assumée d’un capitalisme brutal, histoire que personne ne se trompe de camp. En face, les mercenaires, figures composites, rassemblent toutes les vertus nécessaires pour former une équipe exemplaire, plus diverse que conflictuelle. Denzel Washington impose une autorité calme, presque administrative. Chris Pratt cabotine juste ce qu’il faut. Ethan Hawke se replie dans une mélancolie bien tenue. Chacun a son angle, son traumatisme, son instant de bravoure. Rien ne déborde vraiment. Même la diversité du casting, pourtant réjouissante sur le papier, est traitée comme un programme : elle est là, visible, revendiquée, mais rarement interrogée. Elle ne produit pas de tensions nouvelles, elle apaise. Fuqua sait filmer l’action. Personne ne contestera cela. Les séquences sont efficaces, rythmées, lisibles. Mais cette maîtrise devient vite un plafond. Le film avance sans jamais trébucher, et c’est précisément ce qui lui manque : une perte d’équilibre, une faute, une aspérité morale. Le western, jadis, parlait de frontières floues, de violence fondatrice, de lois bricolées dans le sang. Ici, tout est déjà rangé. Les Sept Mercenaires ne trahit pas son modèle. Il l’embaume. Et c’est peut-être pire.
Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles, sans concession !
Nouveau remake pour Les 7 Mercenaires, lui-même remake des 7 Samouraïs, cette fois signé Antoine Fuqua (Training day, Equalizer...), qui livre une mise en scène élégante et musclée, comme il sait bien faire. La direction artistique est soignée, les décors et costumes donnent une belle ambiance western. Le casting est solide (Ethan Hawke, Chris Pratt, Vincent d'Onofrio...), avec Denzel Washington impérial en tête. Il y a quelques longueurs, mais dans l’ensemble le film est prenant et bien fait, même pour quelqu’un comme moi qui n’est pas un grand fan de westerns. Un bon moment de cinéma, efficace et divertissant.
Un remake , un de plus ou tout fait carton pâte. Le décor minimaliste, les acteurs qui représentent la diversité ..... Tous les clichés et poncifs sont bien en place. Reste de magnifique paysages, une musique du regretté James Horner. Un film qui se regarde et s'oublie aussi vite. Du coup je vais revoir Django
Les Sept Mercenaires (2016) — quand le remake se perd dans le politiquement correct
Denzel Washington est un immense acteur, personne n’en doute. Mais ici, même son charisme ne sauve pas un remake sans saveur, calibré pour cocher toutes les cases de la modernité hollywoodienne. Là où John Sturges avait signé une fresque intemporelle, ce nouvel opus s’épuise dans la diversité forcée et les clichés convenus.
Le Far West du XIXᵉ siècle se transforme en terrain d’anachronismes : spoiler: un officier noir à la tête d’une bande, un samouraï sans accent parachuté en expert universel, un Indien peinturluré qui fraternise avec son ancien bourreau… On n’y croit pas une seconde, et l’histoire perd toute crédibilité. On est loin de la rugosité, des tensions réelles et de la complexité sociale de l’époque.
À cela s’ajoutent une écriture paresseuse, un schéma narratif ultra-prévisible (le recrutement, l’entraînement, l’affrontement), des dialogues convenus et un jeu d’acteurs qui frôle la caricature. Même l’action, censée être le cœur du spectacle, manque d’âme et d’intensité.
Résultat : une relecture poussive, aseptisée, qui finit par reléguer l’original de 1960 au rang de chef-d’œuvre indépassable, et ce remake… au rayon des produits jetables. Une demi-étoile. Nul.
Bien que n’apportant rien à l’original, ce remake du western culte demeure relativement efficace grâce à la mise en scène musclée d’Antoine Fuqua et à une solide distribution. Les personnages manquent sérieusement d’épaisseurs, mais la prestance des acteurs compensent facilement se défaut et le récit s’avère suffisamment distrayant.
Un excellent film dans les règles de l’art du Western ! À voir ou à revoir absolument il vous fera forcément passer une excellente soirée. On retrouve tout les traits d’un western classique mais surtout d’un très bon western. Le scénario n’est pas forcément exceptionnel mais fait largement l’affaire, les personnages ont beaucoup de classe et la bande des 7 forme un très beau groupe (sans parler du casting très sympa). Je recommande vraiment c’est un beau coup de coeur pour ma part.
Je n'ai pas du tout réussi à entrer dans ce film. Je n'ai aucune idée du pourquoi du comment, peut-être que les acteurs étaient trop bon, peut-être que leurs jeux était trop à coté de la plaque, je ne sais pas.
Je n'ai pas été séduit par l'évolution de l'histoire, je trouve qu'aucun personnage n'évolue vraiment dans ce film et que tout est un peu gagest.
spoiler: La bataille de fin, on dirait 500 personnes contre 10 et les 10 loupent aucune balles alors que les autres on dirait des stormtroopers.
Ce western est d’une simplicité hahuirissante . Les acteurs sont vrais dans leurs rôles et ne laissent rien paraître ! Pour un film qui date de peu; il demeure une référence. Les plans sont bien ordonnés et le récit dramatique et intéressant.
Un remake efficace du classique de 1960. Antoine Fuqua revisite Les 7 Mercenaires en mêlant l’élégance du western américain traditionnel et la rugosité du western spaghetti des années 70, avec ses gueules cassées et ses paysages arides. La photographie, somptueuse, magnifie ces décors poussiéreux, tandis que l’action, rythmée et spectaculaire, assure le spectacle. Sans révolutionner le genre, le film offre un divertissement solide et intense, parfait pour une bonne séance de cinéma.
Remake du légendaire western de John Sturges (1960), lui-même remake des non moins légendaires Sept samouraïs d'Akira Kurosawa (1954), cette version d'Antoine Fuqua souffre du syndrome de (quasiment) tous les films qui tentent de remettre un classique au goût du jour : l'excellence de l'original. Même si le casting de 2016 demeure sympathique, comment rivaliser avec les stars du film de Sturges, bien plus crédibles dans un western. La réalisation nerveuse de Fuqua souffre aussi de la comparaison avec l'ambiance bien plus captivante du film de 1960. Sans oublier la musique d'Elmer Bernstein qui manque cruellement (le thème principal est tout de même repris au générique de fin), la partition de James Horner, bien que plutôt réussie, passant plus inaperçue. Bref, un remake dont on peut aisément se passer.
Le meilleur western du 21ème siècle assurément avec Django de Tarantino dans un autre registre. Celui là est bon comme remake avec un casting as des as
Bonjour, Remake d un western culte des année soixante avec une pléiade d acteurs de l époque ( Bruner, Mcqueen, Bronson, Coburn, Wallach etc... ) Antoine Fuqua signe un film violent, d époque et survitaminé, efficace et divertissant. Porté aussi par un casting d'élite mais moins star que celui de 1960 '' Les 7 Mercenaires '' fait le job et s'avère une adaptation réussie mais bien moins spectaculaire que la version de John Sturges. A voir les 2 versions sans modération