American Sniper
Note moyenne
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1 500 critiques spectateurs

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vincenzobino
vincenzobino

132 abonnés 390 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2015
Nouveau film coup de poing d'Eastwood qui, en patriote, rend hommage à "la légende" Kyle. Et avec brio. Le trailer diffusé depuis de nombreuses semaines est à un instant capital de la "carrière" de Chris Kyle : il constitue l'ouverture du film et alors que l'on attend la suite, c'est un flashback qui nous est proposé nous montrant comment il s'est retrouvé là. Ce dernier terminé, les séquences irakiennes et ses conséquences pour Kyle et ses proches constituent la suite du film.
Ayant lu, il y a 2 ans environ, un article contant l'historique de Kyle, ma réaction avait été : comment un soldat peut-il ainsi faire preuve d'un tel manque de discernement et d'humanisme et vanter ses exploits. Sauf que Clint (le seul pour moi capable de retranscrire cette odyssée) ne cherche nullement à juger en bien ou en mal et la propagande n'est jamais loin. Mais le réalisateur esquisse avec brio cette analyse en laissant le spectateur libre arbitre.
Et sur le plan cinématographique, l'immersion suggérée est saisissante, l'absence de musique l'amplifiant davantage et laissant le spectateur en quasi léthargie comme incapable de se mouvoir de cet enfer; Bradley Cooper est magistral et Sienna Miller bouleversante.
A la sortie, c'est sonné par la dernière révélation et ce générique sans aucun son que le spectateur, anti ou pro-guerre, ressort de la salle. A recommander
Claire G
Claire G

18 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2015
Je ne vous conseille pas ce film. Il manque terriblement de nuances : d'un coté les méchants et de l'autre les américains les gentils. Rien n'est mis en perspective, comme une propagande américaine simpliste. Certaines scènes sont magnifiques mais elles sont rares, le film est inégal. Bradley Cooper est excellent, mais ce n'est pas suffisant. Son personnage aurait pu être plus complexe, notamment plus sombre à l'image du véritable Chris Kyle, connu pour être terriblement insensible à l'encontre de ses victimes. A la place c'est le film qui manque de sensibilité. Alors que de nombreuses scènes de guerre sont par essence spectaculaires, le film n'est absolument pas sensationnel. Ça m'a fait pensé à un traitement documentaire, sans l'angle objectif ni interrogatif. Je me suis régulièrement ennuyé.
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

406 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2015
Clint Eastwood est un géant, un grand monsieur du 7ème art. Sa dernière création est une pépite incontestable du genre. A travers son objectif, la guerre apparait plus authentique que jamais. Steven Spielberg nous l'avait tout de même bien rendu en 1998 avec Il faut sauver le soldat Ryan. Et dans le même genre, Démineurs de Kathryn Bigelow. Le cinéma de guerre n'a en tout cas jamais été plus immersif. Certes, American Sniper bénéficie de la tendance Hollywoodienne avec l'artillerie lourde et les gros moyens, mais il atteint sans peine le paroxysme du réalisme. L'objectif étant de nous plonger au cœur des conflits que le monde connait actuellement. Cela a tout d'un hommage poignant porté à l'égard de ces soldats partagés entre leur famille et l'appel du devoir, sans oublier la réinsertion douloureuse, le retour brutal à la réalité dans un univers si différent, le bouleversement psychologique occasionné par d'irréparables stigmates. Chris Kyle est un de ses vétérans des forces spéciales américaines, un sniper de haut rang, un maitre en la matière qui sert son pays avec honneur, une légende. Bradley Cooper, ici infiniment magistral, incarne ce personnage avec un génie incommensurable. Il nous transmet sa nervosité autant que son calme, ses angoisses, ainsi que les dilemmes cornéliens présent devant chaque décisions à prendre. Chaque seconde est décisive. Il nous transmet l'émotion à travers les horreurs des combats, la loyauté et le courage. Prendre des vies pour en sauver d'autres est son quotidien, et il est adulé pour ça. Une fatalité bouleversante pour cet homme attachant et charismatique. Le patriotisme américain est largement honoré sans trop de stéréotypes à travers des images renversantes et une tension de chaque instant. Une référence en la matière. 5/5
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 février 2015
American sniper est pour moi un film abject a plus d'un titre. Non ce n'est pas de la propagande américaine mais de la propagande Républicaine. D'ailleurs il est intéressant de noter que le film provoque des débats aux États Unis et qu'il bénéficie en France d'un quasi consensus.

La vision de la population irakienne se limite à des acteurs de péplum qui sont tous sans exception d'horribles barbares dont la duplicité ne fait aucun doute. Le summum est atteint avec le sniper, bel arabe mutique et sanguinaire, méchant même pas digne d'un thriller de 3eme zone. Ce point de vue est révoltant et sans ambiguïté quant au message nauséabond qu'il véhicule.
On passe sur la vision de la femme, qui fait des gosses et chiale à la maison. Pas vu un film aussi réac depuis longtemps. Et totalement irresponsable dans le contexte actuel. D'un point de vue technique le film se défend mais n'est jamais surprenant. On a vu mieux ailleurs. J'en suis sorti énervé et triste.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2015
Clint Eastwood adapte l’autobiographie de Christopher Kyle. Ce sous-officier de la marine américaine, déployé en Irak au lendemain du 11 Septembre 2001, est le tireur d’élite ayant abattu le plus de personnes dans l’histoire militaire des États-Unis. Glorifiant ce fait d’arme au nom du patriotisme et de la défense d’idéaux, le film embrasse totalement le point de vue du héros, incarné par Bradley Cooper (cow-boy texan infréquentable qui a pris du poids et du muscle pour l’occasion) au fil des ses allers-retours entre l’Irak et les Etats-Unis où l’attendent, dans l’angoisse, sa femme délaissée (impeccable Sienna Miller) et ses deux enfants. Chris Kyle est rentré au pays traumatisé. Le portrait qu’en brosse le cinéaste est à la fois une biographie percutante et un film de propagande patriotique. Eastwood fait preuve de lucidité en montrant la construction d’un vrai dur avec un certain manichéisme. De son enfance pendant laquelle il reçoit une éducation virile, à cette révélation du 11 septembre 2001 où Kyle se sent investi d’une mission de protection des soldats engagés dans un conflit dont jamais le cinéaste ne remet en cause la légitimité. Eastwood ne s’en tient qu’aux faits, et c’est la principale faiblesse du film, connaissant le potentiel du cinéaste. Cette étude de caractère se décline donc en deux réalités séparées et alternées. La vie conjugale et familiale, sur le sol américain. Et la guerre en Irak pendant laquelle le sniper a effectué des missions à haut risque. Les opérations militaires sont d’ailleurs filmées de façon percutante et haletante. Ici réside le point fort d’American Sniper, qui s’apparente à "Démineurs" ou encore "Zero Dark Thirty". Un regret : à aucun moment, Eastwood n’évoque le peuple irakien comme autre chose que des sauvages ou des pantins armés animés d’intentions barbares. Dans cette réalité unilatérale dégradante, Bradley Cooper apparaît presque comme un super héros benêt et sympathique. Mais son idéalisme rudimentaire est vite soumis à rude épreuve du fait des épreuves qu’il doit traverser. En découle un retour difficile à la maison avec déphasage, nervosité et absence par rapport à sa famille. Curieusement, la fin est relativement bâclée, car Eastwood n’explique en rien la totale incapacité du système de santé américain à gérer le retour des anciens combattants. Hasard du calendrier, le procès du meurtrier de Kyle s’ouvre actuellement. Cela aurait mérité un éclairage sur la faillite du système de santé mentale aux États-Unis. Le cinéaste préfère cette fin inattendue, authentique mais pathétique, plutôt que d’avouer que l’armée n’était pas tout à fait exempte de responsabilité dans cette déroute bien plus collective qu’individuelle.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2015
Il était une fois un pays merveilleux où les enfants, guidés par des pères aimants, apprennent à tirer au fusil, ça peut servir... En effet, plus tard des très méchants s'attaquent aux bâtiments de ce pays, et pour venger ce terrible attentat, un gamin devenu adulte (enfin, c'est ce qu'il paraît) s'engage dans l'armée où ses dons de tireur vont servir, d'autant plus qu'il est infiniment meilleur quand la cible est vivante ! Il quitte sa tendre épouse (à peine une nuit de noce?) pour le pays des méchants. On les appelle des "irakiens" , et ils battent tous les records de férocité. Les femmes et les enfants veulent tuer les gentils (i.e les américains) on se demande bien pourquoi, ça doit être dans leurs gênes, et heureusement, notre tireur d'élite les dégomme, Il rentre au pays augmenter sa petite famille, puis repart chez les méchants. Finalement, il en aura dégommé plus de 160, record pour un sniper. Les méchants se surpassent, y en a un qui utilise une perceuse sans fil avec une foret de 15mm pour percer membres et crânes, le foret est tout rouge, c'est affreux!! Heureusement notre valeureux sniper est là pour lutter contre un immonde sniper irakien (une sacrée sale gueule) . Rentré au bercail, notre "american sniper" a encore le temps d'apprendre à son gamin l'usage du fusil (mais oui!) avant qu'un accident ... Générique, avec les vraies et pharaoniques funérailles du héros; Révoltant navet. Par dessus le marché, c'est ennuyeux et aussi mal filmé que joué.
maximemaxf
maximemaxf

378 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2015
Que dire ? Est-ce que j’ai vraiment besoin de dire qui est Clint Eastwood ? Beaucoup le connaisse qu’en tant que réalisateur, certains le connaissent aussi en tant qu’acteur et quand on a un CV aussi long et complet que papi Eastwood, ça se respecte. Et pour ma part, moi qui n’est pas du tout fan des films de guerre, je le respecte davantage pour m’avoir offert deux coups de cœur avec "Lettre d’Iwo Jima" et "Mémoires de Nos Pères", bien que ça ne détrône pas "Sur la route de Madison" qui reste mon film préféré de Clint Eastwood.

Pour en revenir à "American Sniper", on ne peut pas dire que ce nouveau long-métrage n’a pas fait parler de lui avant de sortir en salle. Beaucoup ont crié à la propagande pro-guerre en prétendant voir une glorification de Chris Kyle, surnommé « La légende » et considéré comme un héros de guerre aux USA, ce qui n’empêche pas ce film d’être un grand succès commercial à l’heure actuelle. Mais, étant un grand fan du réalisateur et des dénonciations qu’il fait dans beaucoup de ses films, j’ai naturellement été voir ce nouveau film de Eastwood au cinéma.

Et au final, je n’ai aucun regret à faire, c’est une fois de plus un très bon film de papi Eastwood, pas sans plusieurs défauts, il y en a même un bon nombre mais quoiqu’il en soit je n’ai pas vu la propagande pro-guerre dont tout le monde parle. Commençant à avoir ma manière de rédiger mes critiques, parlons d’abord de la réalisation et de la mise en scène : et encore une fois, Clint Eastwood a conscience de son sujet, il filme la violence du conflit en Irak sans se retenir ou cacher les effusions de sang. Les scènes de sniper sont particulièrement bien fichues également, la tension et l’oppression étant présentes dans chacune des scènes ou l’on voit Chris Kyle accroupie avec son fusil de chasse, spoiler: notamment lors de la première scène en début de film ou il n’hésite pas à abattre un gosse et sa mère sur le point de lancer une grenade aux soldats et au tank avançant sur le terrain,
on sent un poids sur nos épaules et un sursaut intérieur à chaque balle tirée par le sniper. Chacune de ces scènes est bien monté et nous confronte à la violence humaine, montrant qu’en temps de guerre il est facile pour tout homme de tuer son prochain.

Il y a juste une scène qui fait tâche et a un montage en désaccord avec les autres scènes, spoiler: c’est celui ou Chris abat Mustafa dans le dernier tiers du film, on a un ralenti sur la balle de fusil de sniper tiré à longue distance, on peut supposer sans mal que cette scène a une significative puisqu’on nous a montré le sniper oriental dans une très courte scène avec sa famille (j’imagine) mais c’est contraire au reste des scènes montées par le réalisateur. Ça aurait été plus percutant de faire un simple ralenti de trois secondes sur Mustafa recevant la balle en pleine tête au lieu de faire un montage lent qui ne sert pas à grand-chose au final.
Ce n’est pas mauvais, mais ça reste du superflu. Ceci étant dit, Eastwood sait filmer ce qu’il met à l’écran, il sait installer le stress et la tension quand il faut et calmer le jeu lors du retour de Chris Kyle à son foyer, on ne peut pas bouder son travail sur ce point et sa nomination aux Oscars est plus que justifié, je le soutiens pour le coup.

Mais puisqu’on parle des oscars, parlons du jeu d’acteur avec la tête d’affiche du film : Bradley Cooper qui n’a pas volé sa nomination dans la catégorie des meilleurs acteurs. L’acteur s’en sort parfaitement dans la peau du héros américain. L’acteur s’en sort aussi bien en jouant le rôle du sniper que celui du mari incapable d’être réellement présent aux côtés de sa femme, le maquillage ainsi que le changement physique qu’il a suivit sont frappantes, et pour ça chapeau !

Sienna Miller est très convaincante aussi, bon elle n’est pas aussi mise en avant que Bradley Cooper mais elle le droit à son lot de scène forte en émotion et la comédienne est juste lors de ces moments là, on sent son impuissance face à un époux incapable de revenir à une vie normale, tourmenté et marqué par la guerre qui l’a mentalement perverti. Pour le reste des acteurs, je n’ai pas tant de chose à dire car le film se base avant tout sur le point de vue du personnage de Chris Kyle (d’où l’impression de voir un film américain patriotique, on y vient). Luke Grimes, Keir O’Donnell, Jake McDorman, Sam Jaeger ainsi que les autres ont bien fait leur travail, Eastwood sait diriger ses acteurs même si ils ne sont pas très mis au premier plan à part pour certains moments qui joueront sur la psychologie de Chris Kyle.

Venons-en d’ailleurs, puisque c’est à travers lui que Clint Eastwood traite les thèmes de la vie privée des soldats revenus de longue période de guerre et de l’impact et des traces que ça laisse en eux. Chris Kyle, celui qui est mentionné et a vraiment existé, a prétendu dans ses écrits personnels n’avoir regretté aucun de ses gestes, et ce point semble être bien respecté dans ce que nous montre le metteur en scène.

Néanmoins, Chris Kyle ne sombre jamais davantage dans un esprit pro-guerre ou dans un esprit anti-guerre. Cela est démontré lors des scènes de Sniper ou il a la lourde tâche d’abattre tout ce qui pourrait entraver la mission des SEALS, spoiler: même si c’est un enfant ou une femme. Il éprouve son dégoût d’ailleurs lors des deux premiers meurtres qu’il comment et dans la seconde partie, quand il aperçoit l’enfant vouloir s’emparer du bazooka d’un iraquien qu’il a abattu, il prie pour que ce dernier n’ait pas à l’utiliser afin de ne pas avoir à l’abattre.
Toutefois, ça ne l’empêche pas de presser la détente quand ça devient nécessaire, ou même de se montrer plus violent envers certains civils spoiler: comme lorsqu’il découvre une cachette d’arme chez un collaborateur des terroristes d’Al-Qaïda.
Ce qui permet aussi au réalisateur de mettre en évidence le fait que notre nature est facilement influençable face aux atrocités qu’on est capable de commettre en temps de guerre, et cela même dés notre plus jeune âge spoiler: avec la scène ou Chris abat son premier animal étant enfant.
Comme dans la plupart de ses films, l’écriture est intelligente et la morale est bonne et à retenir, raison pour laquelle le style de Clint Eastwood me plait tant dans ses réalisations.

En revanche, si je dois faire un véritable reproche par rapport à l’écriture du scénario, ce serait peut être sur les scènes de combats aux sols, notamment dans la seconde parties. Elles ne sont pas mauvaises, elles sont même bien filmé et certaines scènes font très fortes spoiler: comme celle du boucher à la perceuse qui n’hésitent pas à tuer l’enfant un iraquien ayant partagé des informations avec les soldats américains,
mais techniquement ça reste à peu près le même schéma : spoiler: Chris et ses potes discutent dans le véhicule qui les transportent, les ennuis arrivent avec Mustafa ou d’autres terroristes qui les attaquent, un des mecs qui sur lesquels ont s’était un peu rapproché est grièvement blessé et va y rester sur place ou plus tard avant que le groupe ne se replie ou poursuit la mission sur place.
Rien d’horrible ou de gênant, mais c’est à souligner quand même.

Par contre, ce qui est beaucoup plus dérangeant et pas fin du tout venant de Eastwood, c’est les dernières minutes du film ainsi que le générique, spoiler: le jour ou Chris Kyle a perdu la vie et ou l’on nous montre clairement, en un plan direct, le responsable de sa mort devant sa voiture.
Mouais… pas terrible pour le coup, mais le plus gênant ensuite c’est le générique de fin : en soi, on peut comprendre que Clint Eastwood voulait rendre hommage à Chris Kyle spoiler: avec les archives du jour de son enterrement,
mais spoiler: avec tous les drapeaux américains déployés
ainsi que la musique patriotique d’Ennio Morricone en fond, ça devient du patriotisme forcé vraiment malvenu.

Ceci étant dit, pour ceux qui reprochent à ce film d’être du patriotisme et de la glorification de l’armée américaine, j’ajouterais comme rappel que ce film se base sur la vision de Chris Kyle, de ses mémoires et que Clint Eastwood cherche à rester fidèle au point de vue du sniper.

Donc, le fait qu’on voit un enterrement qui rend hommage de manière patriotique à un soldat américain mort pour son pays, ou spoiler: c’est celui ou Chris abat Mustafa dans le dernier tiers du film, on a un ralenti sur la balle de fusil de sniper tiré à longue distance, on peut supposer sans mal que cette scène a une significative puisqu’on nous a montré le sniper oriental dans une très courte scène avec sa famille (j’imagine) mais c’est contraire au reste des scènes montées par le réalisateur. Ça aurait été plus percutant de faire un simple ralenti de trois secondes sur Mustafa recevant la balle en pleine tête au lieu de faire un montage lent qui ne sert pas à grand-chose au final. 0
, c’est tout à fait justifié dans le fait ou le réalisateur cherche à adopter le point de vue du soldat décédé il y a deux ans maintenant, et aussi à se baser sur le ressenti des américains vis à vis de l'attentat du 11 septembre 2001 qui était (et est toujours) ancré dans nos mémoires.

En clair, et pour conclure ma critique, je dirais que : "American Sniper" mérite amplement sa place aux Oscars, malgré des soucis de répétitions à certains moments et une fin patriotique trop forcée pour faire l’impasse dessus. La réalisation vis-à-vis du sujet est efficace et forte, l’interprétation de Bradley Cooper est impressionnante, les thèmes abordés sont intelligent et dénonciatrices et l’émotion est au rendez-vous comme dans beaucoup de ses films. Pour ma part, ça n’atteint pas le niveau d’excellence de "Sur la route de Madison", "Lettre d’Iwo Jima" ou "Gran Torino", mais ça surpasse "Mystic River", "J.Edgar", "Un monde parfait" ou encore "Invictus" parmi les films que j’ai visionné de ce réalisateur. Aujourd’hui, Clint Eastwood a 84 ans et ce film pourrait être, peut être, son dernier, alors je ne peux que vous recommander d’aller le voir pour vous en faire votre propre opinion.
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 juillet 2015
Après la vague de films sur la guerre à la terreur servie récemment (Démineurs, Zero Dark Thirty) pour bien nous faire comprendre la nécessité d'aller traquer de l'affreux barbu en territoire "terroriste", voici venu American Sniper par le fils spirituel de Goebbels, qui dès les premières minutes de sa propagande, nous assène sa doxa abjecte pour mieux se justifier de tout ce qu'il va nous balancer sur près de 2h30.

Commençant par une séquence déjà vue dans le teaser, Clint Eastwood va droit au but en nous montrant successivement les moments clés qui allaient façonner l'existence d'un personnage fantasmé au possible en héros des temps modernes: La première cible (une biche, destinée à confondre implicitement le futur ennemi à un animal) l'idéologie religieuse sur fond de choc des civilisations (le prêche du prêtre à l'église) et enfin la vocation (le triptyque mouton, loup, berger), le tout accolé abusivement à une légitimité relevant bien plus du tri sélectif (11/09 et guerre d'Irak? Rien à voir mais merci Powel) que d'une réalité morale (il est en effet très moral de tirer sur un gamin victime de l'occupation U.S. dont l'action de résistance est bien lâchement assimilée à du terrorisme...élément narratif insupportable de manichéisme!) .

Cumulant les clichés en la matière (le bon G.I.'s faisant spoiler: la guerre pendant que bobonne éplorée le supplie de rentrer à la maison
) le film ne s'élève jamais au dessus de son postulat de base consistant à susciter des nouvelles vocations pour beaufs Yankees en mal de reconnaissance (c'est sûr que le modèle spoiler: buveur de bière bouffi séduisant de la greluche vomissant ses tripes à la sortie d'un bar
à de quoi faire rêver la terre entière!) tout en entérinant un impérialisme Américain d'extrême droite étrangement plébiscité par une presse cinéma unanime dès qu'il s'agit de cracher sa haine de l'arabo-musulman.

Parce que de remise en question dans ce film il n'en est nullement question comme l'atteste cette conversation surréaliste entre un Bradley Cooper inexpressif et un psychiatre à qui il confie ses remords de ne pas avoir sauvé plus de ses camarades (le pauvre gamin shooté en pleine course? Non tranquille, ni chaud ni froid!

Passons spoiler: l'estropié qui déclare avoir la sensation de retrouver ses "cojones." après une séance de tir
(on voit bien le niveau de virilité de l'affaire) et un final aussi ironique qu'implacable pour un type s'imaginant pouvoir répondre tranquillement de ses crimes face au tout puissant.

En considérant spoiler: le meurtre de Kyle par un vétéran comme lui
, on imagine qu'il aura été exaucé...
ouadou
ouadou

98 abonnés 412 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 février 2015
Au moins, l'académie des Oscars a eu le bon goût de ne pas récompenser ce film. Sujet à peine traité, on a le sentiment d'avoir vu déjà mille fois ce film. La lourdeur du propos appuyé par une mise en scène bien pompier viennent achever le film au bout de 15 minutes. Et au fait Clint ? "Démineurs" tu l'as pas vu ? Parce que c'était quand même plus tendu, plus malin, plus subtile, plus passionnant et moins lourdingue.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2015
Un brave gars de la campagne américaine, le Texan Chris Kyle (Bradley Cooper - monolithique et bodybuildé), à défaut de pouvoir être le cow-boy traditionnel de ses rêves, s'engage, le patriotisme chevillé au corps, dans les Navy Seals. Très doué pour le tir d'élite, il devient un sniper de légende sur les théâtres d'opération en Irak (revendiquant plus de 250 personnes abattues - le Pentagone officialisant 166 tirs létaux - un record absolu en la matière). C'est tiré d'une histoire vraie (adaptation de l'autobiographie du héros), c'est viril, c'est garanti 100 % "Stars & Stripes", c'est réalisé par le Républicain Clint Eastwood. Et c'est sans AUCUN intérêt. On a rapidement une over dose de scènes de "shooting", même scénographiées avec soin. Pas le début du moindre recul dans le propos "politique" (Kyle a la "foi du charbonnier" pour sa hiérarchie, et n'a pas de doute sur l'excellence des choix géostratégiques de l'Oncle Sam - les E-U prétendant pourtant venger le 11-Septembre, dû à l'Arabie saoudite, en allant dégommer Saddam Hussein et ses armes fantasmées de "destruction massive"...), et un contrepoint familial à la charge de stress allant s'amplifiant chez le sous-officier zélé, qui n'est que platement, voire pauvrement, exploité (Sienna Miller est l'épouse du "phoque" - cf. le sens de l'anglais "SEAL"). Sans oublier une fin bâclée... On s'étonne du succès phénoménal du nouveau film du vétéran Eastwood aux E-U.... Sauf auprès d'un public amateur de "first-person shooter" (jeu vidéo de tir en vision subjective), on imagine que la France devrait être (beaucoup ?) moins enthousiaste...
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2015
Nouveau film du célèbre réalisateur et acteur américain qui ici emploie le genre de la guerre. Un film donc sur la guerre en Irak oui, mais il s'agit aussi d'un biopic centré sur le sniper Chris Kyle très connu aux Etats-Unis qui fut surnommé "La Légende" pour avoir tué un certain nombre de personnes. Un grand et même un très bon film, qui m'a plu dans son ensemble même s'il n'est pas le chef d'œuvre escompté. Le métrage est tout de même maîtrisé de par son excellente réalisation, son réalisme saisissant et prenant. Un film fort et dur qui montre aussi les horreurs de la guerre ainsi que les réactions post-traumatiques qui en découle et donc la dureté de retrouver "une vie normale". Un poil déçu comme certains, car il m'a conquis mais pas totalement. Eastwood nous montre très clairement et c'est normal son affection à ses valeurs pour son pays où nous est délivré au sein du métrage, un américanisme ainsi qu'un patriotisme tous les deux assez poussé. Ma plus grosse déception intervient sur le fait qu'il n'y est aucune musique durant le film si ce n'est les clairons à la fin. Certains me diront et je suis d'accord sur ce point que ça renforce le réalisme mais quand même une bande son là-dessus aurait accentué tellement plus de ressentis, des émotions et tout autre panel de sentiments et l'aurait tout simplement magnifié. En revanche là où l'on ne peut pas y reprocher grand-chose, entre autre l’excellente mise en scène et réalisation, c'est bien sur le casting et l'excellente performance et prestation de Bradley Cooper. Celle jouant sa femme dans le film Sienna Miller y est juste dans son rôle et très convaincante. Les autres soldats interprétés par des acteurs moins connus tels que Jake McDorman, Luke Grimes, Kyle Gallner y sont tout aussi excellents.
Il s'agit quand même d'un très bon film à voir qui a reçu un Oscar technique mérité pour le meilleur montage de son.
Ma note : 8/10 !!
tristan stelitano
tristan stelitano

72 abonnés 1 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2015
Chris Kyle fut un tireur d'élite de l'armée américaine, considéré comme "la Légende" des Navy Seal. Cette homme qui est aujourd'hui une icône nationale, s'est vanté d'avoir descendu plus de 156 personnes au cours de quatre batailles décisives de la Guerre en Irak. Mis en scène par le Grand Eastwood, "American Sniper" est une plongée passionnante sur la vie de Chris Kyle. Un excellent sujet, très bien écrit, qui se base autour du livre autobiographique de ce tireur d'élite. Si l'on peut reproché au film d’être beaucoup trop pro-américain, c'est un très grand film qui dresse un portrait fort et captivant. La réalisation est impeccable, l'image et le son sont parfaitement maitrisées et les acteurs sont convaincants notamment, avec cette performance impressionnante de Bradley Cooper dans la peau de Chris Kyle. Bien qu'il soit trop patriote-républicains, qui transforme Chris Kyle en super-héros, le film aurait put nous montrés d’avantages sur la guerre en Irak. Démaillé le vrai et du faux. Puisque cette guerre fut déclenchée sous prétexte, que l'Irak avait en sa possession les armes atomiques. Nous montrés les conséquences de cette guerre et l'impact sur les soldats américains, qui furent chargés de tuer pour protéger en prenant connaissance de cette horrible réalité. Clint Eastwood aurait dut mettre cela dans son film, puisqu'il dresse très bien le poids moral qui pèse sur les épaules des soldats au combat. La réflexion sur la violence et ses conséquences sur la psychologie de ses personnages fonctionnent bien à l'écran. Surtout, l'impact que cela a put faire sur Chris Kyle a chaque fois qu'il rentre aux États-Unis, de retour dans la vie civile pour être auprès de sa famille. C'est une idée qui pouvait être exploitée. Un petit dans le film. On pourra certainement dire, que le film est un peu décevant. Mais, il reste tout de même un grand moment de cinéma, avec comme récompense six nominations aux oscars. Un très bon film de Guerre signé par le Grand Clint Eastwood.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2015
Je croyais Clint Eastwood, l'âge aidant, définitivement perdu depuis Gran Torino (2009). N'attendant rien de ce nouvel opus, moins d'un an après le poussiéreux Jersey Boys, on peut dire qu'il en a encore sous le pied. Le sujet l'a bien inspiré. Si on passe outre son côté réac et le patriotisme du film, on peut dire que American Sniper est une belle réussite. La mise en scène est solide, pour ne pas dire virtuose, sachant alterner le scènes d'action, parfois très dures, et les scènes familiales plus émouvantes. Elle nous gratifie de superbes plans et de très belles images. Le scénario, tiré de la vie et des mémoires du héros, sait nous tenir en haleine jusqu'à un final très touchant (je ne connaissais pas l'histoire d'origine et donc encore moins le dénouement). L'interprétation est aussi de qualité. Bradley Cooper, très impressionnant avec ses 30 kilos de masse en plus, trouve là un de ses meilleurs rôles et est justement nommé à l'Oscar du meilleur acteur. Sienna Miller, tout en retenue, est également très bien. Bref, voilà un Clint Eastwood tendu et efficace, voir puissant, mêlant avec justesse film de guerre et drame psychologique. Une page de l'histoire américaine récente et un certain portrait de l'Amérique qui ne finira jamais de panser ses plaies. Je peux donc dire que, contre toute attente, j'ai bien aimé. Et c'était pas gagné...
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2015
En bon roublard, Clint Eastwood ne renie pas ses idéaux politiques tout en déclarant au sujet de son film : "II se situe à mi-chemin entre les exploits de Chris au combat et les aspects personnels de sa vie, qui le rendent encore plus intéressant. Cela montre le poids de la guerre non seulement pour un individu, mais aussi pour toute sa famille".
Sa réalisation s'appuie avec une certaine mansuétude sur l'histoire de cet homme, originaire du Texas, dont l'éducation paternelle ne lui a guère laissé de choix. Après un entrainement, tout aussi dur moralement que physiquement, il deviendra un redoutable sniper, véritable héros pour le pays, selon les dires, pour avoir plus de 250 victimes à son actif. Sans aucun regret, à l'exception de celui de ne pas avoir pu sauver plus de vies humaines. Celles de ses hommes, s'entend.
Quelques scènes d'intimité sont autant de bouffées d'oxygène, loin du bruit strident des balles, des ordres qui résonnent aussi forts que le fracas des obus qui éclatent. Il est évident que l'intérêt du réalisateur est ailleurs. La première scène en dit long et plonge d'emblée le spectateur dans l'horreur de cette guerre.
Le fidèle directeur de la photographie, Tom Stern apporte un intérêt supplémentaire à cette réussite, notamment avec une tempête de sable magnifiquement mise en images.
À la fois, principal protagoniste et coproducteur, Bradley Cooper, est convaincant dans le rôle de Kris Kyle. Un homme limite trop sympathique. Je retiens plus particulièrement la scène située dans un bar à proximité de chez lui et dans laquelle il pleure, seul. Ou encore celle où il croise Keir O'Donnell son jeune frère, dans le film. "Fuck the place" lance le plus jeune à son aîné. La caméra suivra son héros et son patriotisme exacerbé. Si l'intérêt ne m'a pas quitté du début à la dernière image, un certain malaise reste prégnant, bien après la projection.
Angelina.J
Angelina.J

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5,0
Publiée le 19 février 2015
Magnifique film, on retrouve un Clint Eastwood à la réalisation impeccable, mise en scène implacable . Le spectateur est au coeur de la guerrre avec son héros ses soldats, dans l'intensité de la violence du sang des bombes, de la peur, du bruit terrifant des fusils des balles de Sniper qui sifflent et font mouche à chaque fois, pas de musique que le pur son de la guerre. Ce film rend hommage à un héros de guerre, pourtant controversé?!! il est aussi une réflexion sur la liberté le patriotisme et l'ambiguité des choix de vie à faire entre la famille et le devoir, tourmenté déchiré, porté par un Bradley Cooper époustouflant , totalement habité par son personnage, magnifique, bouleversant, qui nous montre et prouve toute la puissance de son jeu, un Oscar s'impose alors à lui c'est sûr! 2h15 d'intensité, puissant!
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