Ce film, réalisé par Ridley Scott et sorti en 2014, n'est franchement pas terrible. Pourtant, Ridley Scott qui s'attaque à un épisode entier de la Bible, ça avait de la gueule ! Le film nous conte en effet ici l'exode de Moise qui veut renouer avec origines au peuple hébreux, réduit en esclavage par Rasmes II. Bon voilà, après la suite, on la connait plus ou moins : mer qui s'ouvre en deux, guerres, dix plaies d’Égypte etc. Le film est particulièrement intéressant car il s'ancre dans un contexte plus réaliste, ce qu n'est pas inintéressant d'un point de vue historique. Effectivement, même si c'est la Bible, dont les évènements qui y sont rapportés ne sont que très difficilement crédibles, cela reste quand même de l'histoire religieuse, ce qui est loin d'être dénué d'intérêt ! Le film a donc au moins cette qualité qui rattrape le reste de ses défauts. Et parmi ses défauts, il y a d'abord la longueur. Le film est terriblement long pour ce qu'il propose. Nous sommes en effet devant un énième blockbuster péplum plutôt classique qui peine à captiver sur sa durée car il accumule les longueurs. Le film accumule également les personnages, notamment les seconds rôles qui ne servent bien souvent à rien car ils ne sont que trop peu exploités. On a ainsi un peu de mal à s'y retrouver devant cette galerie de personnages, ce qui ne donne pas envie au spectateur de complètement rentrer dans l'intrigue ; d'où cette impression de se tenir constamment à distance du film. La mise en scène est bonne, le réalisateur nous offre de très beaux plans, mais le film alterne malheureusement avec des effets spéciaux propres à ce genre de blockbuster qui ne sont que trop visibles, ce qui casse complètement l'ambiance. Concernant les acteurs, on retiendra particulièrement Christian Bale et Joel Edgerton qui jouent bien. "Exodus : Gods and Kings" est donc un film au fond plutôt intéressant mais qui peine malgré tout à captiver le spectateur.
cette énième vision des dix commandements de la vie de moïse vu par Ridley Scott pouvait susciter la curiosité...qu allait il nous apporter comment allait il nous surprendre...eh bien en en fait il ne fait rien de plus... tres consensuel il s exerce à suivre le même scénario et trame que ses prédécesseurs. il y a juste juste des effets spéciaux qu il maîtrise sans aucun doute et qui serve le film. par contre le scénario n apporte pas plus il est même bizarrement coupé certains choses ou scènes puissantes arrivent soudainement notamment les plaies qui s enchainent sans faire ressentir la puissance dramatique des conséquences, moise ne paraît pas accabler par les morts hébreux, sa relation avec le puissant est presque inexistant tout comme sa confrontation avec Ramsès....il manque ce côté émotions, dramatiques du film. gros casting évidemment mais pourtant aucun acteur ne m impressionne au final. on notera une jolie bande sonore de beaux décors et costumes. malgré tout le film est correct on apprécie mais connaissant le talent du réalisateur on en ressort déçu il a fait le strict minimum sans génie,dommage
Nouvelle adaptation du célèbre mythe de Moïse par Ridley Scott. Au vu des critiques et des derniers films du cinéaste ratés j'avais vraiment peur et j'étais à la fois intrigué. Et bien franchement je suis agréablement surpris. J'y ai trouvé une belle odyssée épique, des personnages certes peu caractérisés mais assez complexe, une qualité visuel incroyable (décors, mise en scènes...) et surtout un regard sur la religion très intéressante et dure. Je conçois que cela puisse paraître trop et parfois même blasphèmatoire mais c'est assez normal puisque Ridley Scott est un pure athée. Comme je le suis je comprends parfaitement son point du vue. Par contre c'est clair qu'au niveau du scénario il y a des problèmes. Cela fait plusieurs films que Ridley Scott délaisse complètement ses scénarios, Seul Sur Mars en étant le parfait exemple, ici c'est le cas clairement on ne va pas se mentir. Mais je trouve que cela se ressent moins car il y a quand même des vraies enjeux et de grosses péripéties. C'est clair que parfois on se demande qu'est ce que cela vient foutre à ce moment là du récit, mais c'est là en tout cas. Et puis comme je l'ai dit j'ai trouvé les personnages assez bien écrit. Dernière chose à souligner c'est la qualité des acteurs. J'ai en tout cas passé un agréable moment, bien moins pire que ce dont à quoi je m'attendais.
Ridley Scott revisite la légende de Moise et signe un biopic hollywoodien spectaculaire certes, mais où malheureusement tout sonne faux, en dépit de gros moyens et d’un sacré casting.
J'ai commencé à regarder et j'ai vite arrêté. Quel blasphème ce film. Faire jouer Dieu par un enfant, moise qui a une jambe cassé devant le buisson ardent, moise qui abandonné sa famille et qui menace pharaon avec une épée. La j'arrête le film parce que c'est du n'importe quoi. Déjà avec Noe on était loin de la bible mais quel foutaise. On peut dire ce qu'on veut mais le chef d'œuvre de Cecil B Demil est largement supérieur à cette daube.
Après "Kingdom of Heaven", Ridley Scott revient avec une grande fresque historique (ici plutôt biblique) avec "Exodus: Gods and Kings" qui, comme le dessin-animé Dreamworks de 1998, "Le prince d'Egypte", raconte l'histoire de Moïse qui délivra le peuple hébreux de l'esclavage et de l'emprise du pharaon Ramsès II d'Egypte. Le réalisateur s'est entouré pour l'occasion d'un casting XXL avec des noms comme Ben Kingsley, Sigourney Weaver, Ben Mendelsohn, Aaron Paul ou encore John Turturro. Et on se demande franchement pourquoi tous ses acteurs de renoms et à l'allure reconnaissable ont été choisis pour interpréter des personnages secondaires manquant totalement d'épaisseur. C'est d'ailleurs un problème pour l'ensemble des personnages, car même Moïse, incarné par Christian Bale, et Ramsès, interprété par Joel Edgerton, manquent cruellement de profondeur. Une des raisons est peut-être que le film ne montre pas l'adoption de Moïse et sa jeunesse aux côtés de Ramsès, la relation entre les deux hommes a donc peu de substance. Il en va de même pour la plupart des liens unissant les différents personnages. Accessoirement, on pourra aussi être un peu surpris de la représentation de Dieu sous la forme d'un jeune garçon. Si l'aspect humain est négligé, il reste donc une fresque très soignée, avec des visuels et des décors vraiment très impressionnants. Toutes les images des grandes villes de l'Antiquité égyptienne de même que les séquences de batailles nous en mettent plein la vue. Evidemment, nous pensons que Ridley Scott aurait pu faire beaucoup mieux avec son adaptation de l'Exode, mais "Exodus: Gods and Kings" reste un film qui vaut le détour une histoire visuellement bien narrée.
Que Ridley Scott s’attaque de façon directe à l’un des épisodes bibliques fondateurs ne surprend pas ; son traitement, en revanche, risque de diviser tant le cinéaste injecte dans l’exode son nihilisme et sa défiance vis-à-vis des religions établies. Car Exodus: Gods and Kings installe dès son titre un balancement entre deux puissances qu’une conjonction de coordination unit et place sur le même plan : il y a les dieux – le pluriel est essentiel –, entités abstraites et supérieures propres à chaque peuple mais également à chaque individu ; il y a les rois, êtres de chair supérieurs en raison de leur appartenance par le sang à un lignage, qui tendent à se substituer aux dieux qu’ils vénèrent en drapant leur mortalité congénitale de leur éternité. La cité monumentale que fait construire Ramsès constitue ainsi le reflet d’une prétendue cité céleste, le transfert d’un gigantisme divin à un gigantisme architectural bâti par l’homme. Le retardement des travaux – huit ans ont passé et ils ne sont pas encore finis – agace justement le roi parce qu’il le confronte aux limites de son pouvoir et de son vouloir : ses ordres, exécutés par des vassaux apeurés, échouent à imiter la valeur inchoative du Verbe de Dieu qui est exécuté au moment même où il est prononcé. Aussi, l’évolution du personnage insiste sur son isolement progressif et son désarroi, confronté à la solitude du pouvoir telle que pouvaient la subir un Richard III ou un Boris Godounov dans les pièces de théâtre de même nom : détesté de ses pairs, redouté par son peuple, il voit sa femme défigurée et son enfant mourir, contraint à terme de poursuivre son frère jusqu’à engloutir son armée. En réaction, le parcours identitaire de Moïse évolue en sens inverse : il commence par subir la solitude, conséquence de son exil, avant de prendre conscience non seulement de son appartenance au peuple hébreu, mais surtout de sa mission divine qui consiste à le conduire vers sa liberté. Le prince devient un berger, il se raccorde à la terre et à l’essentiel, loin des fastes et des artifices de la vie royale. Son combat fait de lui non pas un élu de Dieu mais un illuminé qui se parle seul en s’adressant à une image mentale, un petit garçon qui pourrait être lui enfant et qui placerait aussitôt l’inspiration du côté du psychique voire de la démence. Ridley Scott prend un malin plaisir à subvertir les apparitions et les miracles en exposant leurs causes scientifiques : les dix plaies seraient alors motivées par une modification de la qualité argileuse du sol, perturbant la composition de l’eau, tuant les poissons et ramenant sur le rivage tous les batraciens. Un fantoche est d’ailleurs spécialisé dans la démonstration scientifique : il finira pendu. De même, c’est la chute d’une météorite qui semble perturber le niveau de la mer, facilitant le passage des Hébreux. Le cinéaste montre ainsi que les récits de Création, s’ils s’inspirent bel et bien de la réalité, réécrivent cette dernière en y projetant leurs fantasmes, leurs terreurs et leurs espérances ; « tout est dans le regard », affirment les deux frères : un coup d’œil suffit pour démasquer le vrai du faux. Nous retrouvons la notion de vérité, partout présente dans le cinéma de Scott pour justement dénoncer son travestissement et son instrumentalisation par des êtres cupides. La seule vérité d’Exodus réside dans l’appartenance de l’individu à une communauté et à une famille, ici un peuple duquel il a été banni nourrisson, et dans la lutte menée pour défendre les droits de ses pairs, notamment des plus fragiles. Cette appartenance intervient à la façon d’une révélation, incarnée à l’écran comme dans l’esprit de Moïse par l’enfant spectral. « Il a trouvé un dieu, son dieu », s’exclame Ramsès : la conscience de servir une cause plus grande que lui et de laquelle il tire son identité. Une fresque intelligente et magistralement mise en scène, forte d’acteurs talentueux et d’effets spéciaux superbes.
Grande mise en scène, belles images mais scénario lourdaud aussi peu vraisemblable que ceux de la Bible, en moins épique. C’est vite brouillon et ennuyeux. J’ai arrêté avant les 10 plaies.
Une redécouverte d'un mythe fondateur… Mis en scène par Ridley Scott, en 2014, le scénario retrace la célèbre épopée de Moise (Prince d'Egypte) défiant le pouvoir incontesté du pharaon Ramsès, par la libération des esclaves hébreux et la mise en échec de son armée. Bien plus qu'une simple opposition entre les deux personnages, Ridley Scott s'emploie fermement à faire de ce conflit une lutte fratricide croissante. Ainsi, la tension qu'éprouve Moise (joué par Christian Bale) au moment où les plaies divines s'abattent sur l'Egypte, autrefois sa patrie, dont à la charge son "frère" Ramsès… Le spectateur l'éprouve également ! En ce qui concerne les décors, ils sont époustouflants ! Le lot d'effets spéciaux proposés s'accommode parfaitement avec les paysages espagnols et les décors construits pour l'occasion. La grande force de ce film est de ne pas tomber dans une trop forte scénarisation des faits, au contraire, Ridley Scott s'attache à la légende de la Bible sans une charge importante de surréalisme. Une épopée à regarder dès maintenant !
"Exodus: Gods and Kings" est un bon film avec un scénario qui retrace l'histoire de Moïse. Les acteurs jouent très bien, il y a de bonnes scènes d'action, les décors sont sympas et les effets spéciaux sont très bien fait. J'ai trouvé le film un peu long.
EXODUS….( 2014): Un peuple esclave, une prophétie, un libérateur. Le réalisateur Ridley Scott, à son tour, apportera sa propre signature à cet épisode biblique de Moïse, l'élu qui délivra son peuple hébreu soumit aux incroyables caprices des pharaons dont Ramsès II. Deux princes, Ramsès et Moïse, ayant grandi sereinement ensemble, seront loin de se douter que de simples rencontres bousculeront leur vie à tout jamais. Cette fois-ci, Monsieur Ridley Scott remontera le temps, 1300 ans av. J-C, l'Egypte, époque de la mise en oeuvre des pyramides et des statues géantes afin d'honorer la prestigieuse mégalomanie des souverains de ce pays. Un réalisateur dont le nom sera toujours associé à la perfection, l'aventure, le spectacle, le suspense. Une incroyable mise en valeur des images, des vues panoramiques ahurissantes, deux très bons acteurs, Christian Bale dans le rôle de Moïse, face à Joël Edgerton pour le personnage de Ramsès II (même si celui-ci sera décrié pour son interprétation par de nombreuses critiques). Une mise en scène élégante, qui se regarde, s'écoute, mais aussi très dynamique pour les scènes de batailles, surprenante pour les scènes apocalyptiques. Un ensemble assez passionnant, grandiose, aux effets spéciaux époustouflants. Une musique d'Alberto Iglesias, épique, dramatique, tout simplement envoutante. Si vous avez aimé: Les Dix Commandements, Le Prince d'Egypte (film d'animation), cette version ne devrait pas vous déplaire. Du grand cinéma.
A part le blin blin habituel d'Hollywood sur les costumes et la deco ce film est insulte caché à Dieu. En effet il accuse Dieu de meurtrier. sans compter les innombrables incohérence du scénario par rapport à la bible. En effet les saintes écritures précise bien que les eaux se sont fendues en deux devant Moïse mais faut croire que ce n était pas le souci de Ridley scott de respecter cela. Vraiment quand un réalisateur n est pas capable de glorifier Dieu en reproduisant de façon exactes les écrits sacrés vaut mieux pas te lancer et continuer à te concentrer sur les films blin blin comme les fast and furious et etc...
Après Gladiator, Ridley Scott a certainement voulu surfer sur le succès du péplum en créant un ersatz de Gladiator. Exodus n'est rien qu'une copie de Gladiator à savoir deux frères qui s'affrontent suite au décès du père.
Christian Bale est le seul acteur à être convaincant. L'acteur campant Ramsès n'est pas convaincant. On ne ressent pas d'empathie pour l'histoire et les personnages. Le Prince d'Egypte des studios Dreamworks est de loin beaucoup mieux.
Le spectaculaire en numérique, le récit biblique à l'ère de l'image de synthèse. Si loin de De mille et pourtant si fidèle au ciné Hollywoodien. Ridley connaît son affaire : c'est vif, ne ménageant pas sa peine pour nous embarquer dans une mythologie pour croyants et incrédules. À la fois passionnant et long, brutal et bavard. Le film ne trouve pas tout à fait son rythme mais accomplit son projet de divertir et d'interroger sur la force et la place de nos croyances. Il est dommage qu'à force de vouloir éviter l'émotion pour ne pas faire trop nigaud, c'est un sentiment de frustration qui se dégage : cela s'appelle la désincarnation. On assiste trop souvent à des scènes un brin illustratives.