Cette comédie mafieuse surfe sur la vague initiée par "Mafia blues",une mode qui fut heureusement éphémère,tant ell est pauvre en gags. "Mickey les yeux bleus"(1999) vaut surtout pour le contre-emploi relatif de Hugh Grant. L'acteur british à souhait est toujours aussi maladroit et charmeur,mais il doit user de ses atout dans un milieu singulier pour lui: la mafia new-yorkaise. Le film mise tout son comique là-dessus:le choc des cultures et les situations vaudevillesques qui en résultent. Pour incarner les gangsters,tous les seconds rôles des films de Scorsese ont été réquisitionnés,se tournant volontairement en ridicule,au point de cabotiner outrageusement. Même James Caan a du mal à garder son sérieux en beau-père contrit. Jeanne Tripplehorn,assez juste par contre. On peut aussi dire que les gags sont téléphonés,tout simplement peu amusants et que les situations rocambolesques finissent par épuiser. Même en misant tout sur le ton parodique,le film aurait pu être un plus menaçant,et moins carnavalesque. Une occasion manquée donc.
Bonne comédie mafieuse avec son lot de surprises et de références aux films du genre, sans compter les nombreux gags british de Hugh Grant. Bien sympa !
Une comédie tout à fait divertissante avec la présence de Grant et Caan qui apporte par leur jeu beaucoup de sel à cette comédie pas réellement mémorable mais qui comporte quelques situations comiques vraiment marrantes.
On ne dira jamais à quel point Hugh Grant est un acteur particulièrement sous-estimé, à cause de son image de beau gosse anglais bien comme il faut, cantonné aux films romantiques. Certes, l’acteur aura largement participé à ce "parcage" en se limitant trop souvent à ce genre de production. Mais, force est de constater qu’il est toujours excellent et qu’il parvient à insuffler son ironie et son détachement dans chacun de ses personnages. C’est, ainsi, le cas avec ce "Mickey les yeux bleus", sympathique comédie américaine brocardant gentiment la mafia italienne. Autant le dire tout de suite, la subtilité n’est pas forcément la qualité première du scénario qui use de toutes les grosses ficelles sur le sujet (les restaurant italiens, les looks improbables, les intimidations, le chantage, l’inculture générale…) et de certains facilités scénaristiques (le patron du héros qui accepte tous ses dérapages sans broncher, les hommes de main qui ne voient pas l’imposture pourtant flagrante…) mais cette lourdeur, par moments, rend l’interprétation de Hugh Grant d’autant plus salvatrice. En effet, c’est avec un certain plaisir coupable qu’on observe cet anglais pur jus (avec son élégance et une certaine inexpérience en matière de violence) déambuler au milieu de mafieux endurcis. Le décalage entre les deux univers est, bien évidemment, le moteur comique du film… et ça marche plutôt bien, même si Hugh Grant souffre parfois du manque de subtilité des scénaristes (la scène où il tente de se faire passer pour un mafieux aurait gagné à être plus écrite). Une autre bonne idée du film est d’avoir fait du rôle de la fiancée (Jeanne Tripplehorn) une femme forte, loin des stéréotypes de la greluche amoureuse et inconséquente… et de ne pas avoir affublé l’histoire d’amour d’un romantisme gnan-gnan qui serait venir desservir le ton humoristique de l’intrigue. Mais, surtout, quelle grande idée d’avoir fait du rôle du beau-père mafieux (James Caan, comme une évidence et un clin d’œil sympa) un sous-fifre et non le mafioso en chef. Ce placement hiérarchique permet, en effet, de nourrir un peu le personnage, tiraillé entre ses obligations envers la Famille et son amour pour sa fille, et donne quelques séquences plutôt amusantes (voir l’enterrement du corps dans un terrain vague). Les relations entre les personnages confère, d’ailleurs, au film, une véritable sympathie puisqu’on passe un bon moment tout en sachant qu’on n’et pas devant le chef d’œuvre de l’année. Et puis, la réunion de seconds rôles aux gueules plus incroyables les unes que les autres fait, également, plaisir, de Burt Young à Joe Vitterelli en passant par John Ventimiglia et Vincent Pastore. On en oublierait presque le final, franchement tiré par les cheveux mais qui s’inscrit dans le ton inoffensif de cette comédie, certes loin d’être indispensable, mais, également, loin d’être déplaisante. Pour autant, dans un genre similaire, "Mafia Blues" était bien meilleur.
Ce n’est clairement pas un chef-d’œuvre, loin de là. L’intrigue est assez téléphonée, avec des rebondissements tirés par les cheveux qui peinent à surprendre. Malgré tout, le film parvient à arracher quelques sourires grâce à quelques moments comiques bien placés, portés par un Hugh Grant fidèle à lui-même dans un registre de gaffeur british. Cela dit, l’ensemble reste très médiocre, oscillant entre comédie romantique et parodie de film de mafieux sans jamais vraiment convaincre. Un divertissement oubliable.
Une bonne comédie ou Hugh Grant nous fait un magnifique numéro de "faux naïf" , gendre idéal qui doit séduire sa belle famille , proche de la mafia New Yorkaise. On rit beaucoup , pour un comique de situation bien monté.Le scénario est solide, très habile, sans temps mort. Une réussite.
Hugh Grant reprend son éternel rôle de gentil anglais amoureux pour une comédie romantique. Mais, fait nouveau et qui distingue donc "Mickey Blue Eyes" du reste de ses films, il évolue au milieu de mafieux siciliens de New-York.
Ce nouveau paramètre permet de faire de "Mickey Blue Eyes" à la fois une comédie romantique et une comédie sur les mafieux qui a réussit à plusieurs reprises à me faire (un peu) rire.
Mais attention, cela reste un film très inoffensif, avec une vision romancée et très naïve des familles mafieuses new-yorkaises. Du genre : "un mec m'a pas payé alors je vais le faire courir sur un tapis de course". Mouais.
Pourtant, il s'en dégage quelque chose de sympathique malgré tout. Probablement parce que l'on sent que cette naïveté est recherchée par l'équipe.
Ainsi, si "Mickey Blue Eyes" sera vite oublié, il n'en est pas pour autant désagréable. C'est un honnête divertissement, qui n'a pas pour ambition de marquer le cinéma ou les esprits mais de détendre à un instant t ses spectateurs.
Faire de l'humour avec des acteurs qui ne savent pas en faire au bout du compte on obtient un film inintéressant voir même désastreux et incompréhensible.
Mouais... Bon... Ce n'est pas désagréable mais cela s'oublie très vite. C'est amusant sans jamais être tordant non plus. Kelly Makin a tout de même le mérite de ne pas mentir sur la marchandise en nous offrant un spectacle honnête et sans prétention. Reste que cette tentative de comédie dans le milieu des gangsters n'en demeure pas moins assez inoffensive, heureusement illuminée par la présence de la divine Jeanne Tripplehorn, la seule à apporter en définitive une véritable saveur au film. Regardable donc, sympathique même, mais loin d'être indispensable pour autant.
Les gueules mafieuses font le job et semblent s'amuser à s'auto-caricaturer mais il est vrai qu'il manque toutefois un minimum de "sérieux" dans le sens où cette bande mafieuse finit surtout par être peu crédible et tient donc plus d'une famille de pieds nickelés. La partie de l'apprentissage où il doit devenir crédible en gangster reste aussi drôle que pathétique. Un film qui ne pêche que par un côté mafieux trop granquignolesque qui empêche d'y adhérer complètement, surtout que Jeanne Tripplehorn joue une femme qui ferait plus peur que les hommes de son père ! On passe un bon moment, en étant indulgent ça reste une comédie familiale très divertissante. Site : Selenie