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Cadreum
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4,0
Publiée le 13 février 2026
Avec La Couleur pourpre, Spielberg quitte le spectaculaire pour regarder en face ce que l’Amérique voudrait taire. À travers Celie, corps noir meurtri par le patriarcat et le racisme, il filme une lente reconquête de soi, une dignité arrachée à l'humiliation.
Le mélodrame (musique ample, lumière dorée, cadres composés) rend visible la douleur. La mise en scène accompagne ce redressement, déplaçant Celie des marges vers le centre du cadre. Les lettres en voix off ouvrent un espace : écrire, ici, c’est survivre.
Une tension demeure, la beauté frôle parfois l’esthétisation. Mais dans un chant, une lumière sur les champs, le film affirme que persister à voir la beauté malgré l’oppression est déjà une forme de résistance. Et il laisse cette image : un visage longtemps courbé qui, enfin, se relève.
Pour moi c'est l'un des plus beau film de tout les temps... Je l'avais en cassette vidéo, et la première fois que m'a mère m'a laissée le regarder, j'étais inconsolable. J'ai beau l'avoir revu souvent, je pleure à chaque fois pour les mêmes scènes. Pour moi, ce film est un véritable chef d'oeuvre et un classique trop peu vu et cité par le plus grand nombre. La musique, la photographie, le jeu des acteurs etc, c'est juste parfait. Incompréhensible que Whoopi Goldberg n'ai pas eu l'oscar, car elle nous délivre une performance incroyable. Elle est méconnaissable dans ce rôle. En terme de film dramatique je le met en haut de ma liste avec: la ligne verte, le tombeau des lucioles et les évadés.
Œuvre bouleversante, La Couleur pourpre raconte le parcours d’une femme noire brisée par le racisme, le sexisme et la violence, mais qui trouve peu à peu sa dignité et sa voix. Le film met au centre la solidarité féminine et la résilience face à l’oppression. D’une grande sensibilité, il touche autant par sa force émotionnelle que par son message d’espoir et d’émancipation.
« La Couleur Pourpre » est bien plus qu’un film : c’est une œuvre bouleversante, un voyage immersif dans l’Amérique des années 1920-1930, vu à travers le prisme des femmes noires. On y plonge avec intensité, emporté par un tourbillon d’émotions — entre la rudesse des épreuves, la douceur des instants de grâce, les éclats de rire, et une conclusion d’une beauté rare. Ce qui marque surtout, c’est son message universel : malgré la violence et l’injustice, il existe toujours une lueur d’humanité en chacun, même chez ceux que l’on croit les plus sombres. Le pardon, la résilience, l’amour inconditionnel… Le film les explore avec une justesse qui touche droit au cœur. Côté interprétation, c’est un sans-faute. Whoopi Goldberg y est sublime, loin de ses rôles comiques, offrant une performance d’une profondeur rare. Danny Glover, tout en retenue et en puissance, est tout aussi convaincant. Quant à Oprah Winfrey et Margaret Avery, elles apportent une présence et une intensité qui achèvent de rendre chaque scène inoubliable. En résumé : un chef-d’œuvre intemporel, riche en émotions (prévoyez les mouchoirs !), et à voir absolument. Un film qui vous hantera longtemps après le générique de fin.
Un de mes films préférés que j’ai souvent regardé jeune sans me rendre compte de la violence de ce film. Le casting, la manière dont c’est filmé , l’univers et l’ambiance sonore de ce film marquent ce génie cinématographique
Adapté d’un roman épistolaire, Spielberg réalise un film choquant et haut en couleurs. Je suis vraiment fan du style des images, cette photo soignée, les jeux de couleurs, la poésie des plans. Spielberg développe une nouvelle fois tout son savoir faire avec des plans très puissants comme celui de la caméra qui disparait dans le noir de la boite aux lettres. Le film entre dès le début dans le vif du sujet (incestes et esclavage des femmes) et installe l’émotion rapidement en particulier avec la scène poignante de la séparation des deux soeurs. Par la suite, plusieurs baisses de rythmes se font ressentir à mesure que l'œuvre prend des allures de fresque. On peut voir que le mode d’éducation d’Albert se trouve au cœur d’une chaîne de transmission de père en fils par un mécanisme de traumatisme. La rédemption d’Albert, personnage superbement interprété, ne se trouve pas vraiment expliqué ce qui fait du final un happy end certes émouvant mais cousu de fils blancs.
La couleur pourpre est l’un des rares films de ma vie où je me suis dit qu’il méritait non pas 5, mais 6 étoiles. Ce film est le plus sous-coté de Spielberg, un véritable chef-d’œuvre du cinéma et ce n’est pas peu dire pour moi. Il regroupe absolument tout ce que j’aime dans le septième art : les magnifiques paysages américains, une photographie impeccable, une réalisation magistrale, des personnages avec une véritable âme, travaillés et développés, des couchers de soleil à couper le souffle… Bref, un film violant qui n’épargne pas le spectateur, mais rempli de sentiments et d’amour. Que dire de plus, à part : "ABSOLUTE CINEMA".
Steve Spielberg nous conte ici l’histoire de deux sœurs noires vivant dans le sud des Etats-Unis au début du 20ème siècle et de la famille qui les entoure. Ce récit qui traverse les années permet au réalisateur de donner toute l’amplitude nécessaire et s’il met un peu de temps à réellement trouver son souffle, la dernière heure de film se termine par un tourbillon d’émotion. Jamais larmoyant pour autant, il faut souligner l’excellente direction d’acteurs, donnant lieu à une interprétation globale remarquable et d’une grande justesse.
La Couleur Pourpre est un mélo d’une puissance rare, un gospel de douleur et de dignité que Spielberg, pour une fois, filme avec plus d’humilité que d’effets. Ça déborde parfois, oui — les violons pleurent avant nous — mais qui peut sortir intact de cette odyssée de femmes brisées et debout ? Whoopi Goldberg est une cathédrale de silence, et chaque regard qu’elle lance est une prière. C’est grand, c’est fragile, c’est imparfait — mais ça vous arrache quelque chose que vous ne saviez pas avoir encore en vous.
J'ai dû voir ce film une vingtaine de fois tellement je l'ai adoré et j'avais envie de le partager avec des amis ! Beau et tellement touchant avec des acteurs tous aussi géniaux les uns que les autres ! Un film bouleversant qui a marqué ma jeunesse et qui reste au jour d'aujourd'hui dans le top 5 de mes films préférés !!!
Malgré ses onze nominations aux Oscars de 1986, ce long-métrage réalisé par Steven Spielberg n’en remporte aucune. Si le sujet abordé est poignant, son traitement demeure bien trop mélodramatique pour espérer atteindre le Panthéon. L’histoire brosse le portrait de plusieurs femmes afro-américaines vivant au début du XXème siècle. Entre violences physiques et harcèlement moral, leur vie reste soumise à une autorité patriarcale vénéneuse. Si le dénouement se veut salvateur, le film comporte trop de longueurs tout en abusant des cordes sensibles pour provoquer des émotions sincères. Whoopi Goldberg, alors comédienne de stand-up, trouve tout de même un rôle considérable dans sa carrière. Bref, une œuvre sensible sur la condition des femmes malheureusement diluée dans un excès dramaturgique.
Dans le top 5 de mes films préférés de tous les temps. Atmosphère, costumes, jeu d'acteur, musique, photos. Un de mes Spielberg préférés et je n aime pas tout Spielberg qui en fait un peu trop parfois.
Un chef d'oeuvre transformé en chef d'oeuvre. Tout en gardant les bases du film , cette version mets en lumière des acteurs plus extraordinaires les uns que les autres. La musique la mise en scène est tout bonnement exceptionnelle.
La puissance de The Color Purple adaptée du roman de même nom par Steven Spielberg est moins narrative qu’esthétique : les nombreuses ellipses, la multiplication des destinées individuelles à retombées collectives, la présence des absents, tout cela est certes porté par la voix off et par la lecture des lettres – respectant la forme épistolaire de l’œuvre littéraire – mais davantage incarné par la mise en scène. Celle-ci rassemble deux pays par un montage croisé, immortalise la dépendance des deux sœurs au moyen des nombreux jeux auxquels elles s’adonnent, puis d’un travail sur les ombres qui distingue d’abord deux silhouettes avant de les fusionner, marque la bicoque de « Monsieur » Johnson d’une main ensanglantée comme symbole quasi magique d’une hantise sororale. D’une surprenante mobilité, la caméra de Steven Spielberg oppose à la contrainte des corps représentés sa liberté d’aller et venir, d’arpenter les vastes étendues, d’emprunter les chemins accrochant follement aux plantations vertes des serpentins dorés qui témoignent d’un intérêt pour les étoffes et, plus généralement, pour les matières – nul hasard si Celie se lie d’amitié avec une chanteuse de cabaret aux tenues extravagantes, et qu’elle finit par ouvrir sa boutique de pantalons. L’alchimie entre la photographie et les costumes confère au long métrage un sentiment d’authenticité, que ne cessent de faire évoluer vers le genre du conte la réalisation soignée ainsi que la musique de Quincy Jones : nous retrouvons là la sensibilité du cinéaste, et son souci de rétablir le jeune âge des personnages féminins par une forme naïve (au sens de peinture naïve) mais jamais complaisante, et au manichéisme révisé en clausule. Nous regretterons toutefois les longueurs d’un film qui ne retranche pas assez du roman, se dispersant dans des intrigues secondaires sans leur donner le temps à l’écran nécessaire à leur pleine existence. Reste une fresque flamboyante, magistralement mise en scène et interprétée.
J'ai regardé ce film, par hasard, quand j'étais la nounou de 3 adorables petites filles dont la dernière devait avoir 4 ans à l'époque, j'en avais une quinzaine, de mon côté et nous avons regardé le film au départ, les filles voulaient me faire plaisir en le regardant avec moi et toutes les 4, nous sommes restées bouche bée, personne n'a bronché pendant plus de 2 h30, on était toutes scotchées et elles me posaient des questions sur leur condition humaine. je sais ce n'était peut être pas un film adapté pour elles car la plus grande devait avoir à peine 9 ans mais on était toutes les 4 bouleversées, moi, émotive, j'étais en larmes car ce film fait aussi pleurer... j'espère qu'elles s'en souviennent car, pour ma part, j'ai adoré.