Hijacking
Note moyenne
3,8
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192 critiques spectateurs

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Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2014
Une prise d'otage âpre et réaliste, qui n'empoisonne pas son film par des scènes inutilement bavardes, violentes ou fatigantes! Le long métrage ne tient que grâce a ces excellentes négociations téléphoniques! Du grand art.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2013
Quelle agréable surprise ! Une prise d'otages vraiment réussie où prestations d'acteurs, réalisation et dialogues nous entraînent avec un immense intérêt au fond de cette histoire. Écrit d'une façon parfaitement crédible, la prise d'otages et sa négociation de longue haleine captivent le regard et déploient de nombreux sentiments intenses.
Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2013
Hijacking c'est l'histoire de pirates somaliens qui ont faim, ils décident donc d'aborder un cargo Danois et ni une ni deux une fois dedans ils prennent le cuisinier en otage pour qu'il fasse un couscous . Et voilà que les somaliens décident de prendre de l'argent au passage . S'en suivra une longue prise d'otage et de négociation sous haute tension .

La piraterie moderne n'est pas un sujet que l'on retrouve souvent au cinéma et Hijacking essaye pourtant d'aborder ce sujet, avec maitrise, sobriété et simplicité .
Le film se découpe en deux visions, l'une sur le cargo avec le personnage du chef cuisinier et la seconde avec le patron de l'entreprise qui négocie le tarif des hommes .
Il sera confronté a la dur réalité et verra que la négociation d’être humains avec des pirates n'est pas la même que pour un gros contrat avec des Japonais .
Bien qu'offrir ces deux visions est une bonne chose je trouve dommage de ne s'attarder que sur un seul otage et de ne pas développer le personnage d'Omar qui sert d'interlocuteur avec le patron de la compagnie Danoise .

La tension et le suspens reste maintenu de bout en bout, quelques séquences forte en émotion sont de la partie et le réalisme est de bord ou ça ne jouera pas au gros calibres .
Hijacking réussit donc haut la main dans sa façon d'aborder ce sujet avec simplicité et réalisme tout en mélangeant un suspens captivant .
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2014
Le film se veut anti-spectaculaire au possible et ça se respecte. Pour nous faire ressentir la puanteur des corps pas lavés depuis trop longtemps, pour nous plonger dans la torpeur de ce voyage immobile au bout de nulle part, le réalisateur ne recule devant aucune crudité documentaire (refusant l’artifice d’une musique de circonstances ou de la fiction la plus convenue). Je pense à l’anecdote de l’absence de toilettes en collectivité, à l’état de cette cuisine qui ne cesse de se dégrader, aux auréoles de transpiration qui ne cessent de s’agrandir… Le hic, c’est justement le dispositif un peu répétitif qui peine à élever l’âme du spectateur. On passe mécaniquement des entrailles du bateau et de son air vicié à une salle de réunion climatisée, aseptisée où la représentation donnée de la classe dominante, des possédants, malgré une bonne volonté évidente tâtonne entre amateurisme et inconscience pour finir par rendre palpable la maxime qui veut que le meilleur est très souvent l’ennemi du bien… Mais le dispositif s’essouffle rapidement (jour 1 2 puis 458…). Et la fin arrive mollement – la faute à cette anti-spectacularité revendiquée – se sent d'ailleurs curieusement obligée de faire rappliquer une dernière ficelle de la fiction la plus éculée (l’histoire du collier provoquant une mort évitable, un vrai truc de scénariste) pour faire passer le morceau sur une note finale prétendument philosophique. On se dit alors que oui c’est pas mal du tout (chapeau l’absence de manichéisme) mais que tout cela reste aussi difficile à passer qu’une soupe sans sel
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2013
Voilà une bonne surprise qui nous vient tout droit du Danemark, le réalisateur Tobias Lindholm signe son premier film et il est bien parti pour voguer vers de nouveaux et beaux horizons. Hijacking c’est un thriller captivant de bout en bout où l’on assiste à la prise d’otage d’un bateau commercial et aux négociations qui s’en suivent. On suit alors l’histoire à travers les perspectives d’un otage mais aussi du négociateur qui n’est autre que le PDG de la compagnie. La bonne surprise est alors de découvrir le personnage de Peter introduit d’abord comme un chef d’entreprise dur et inflexible mais qui va révéler son humanité au cours des négociations. Une très bonne surprise qu’on va encourager avec un Coup de cœur Ciné2909.
tristan stelitano
tristan stelitano

72 abonnés 1 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2014
Ce film est vraiment très réussit. J'ai eu l'occasion de le voir lors du Festival de Valenciennes , le jeudi 21 Mars 2013. Un voyage saisissant , au scenario riche en émotions, en suspense et avec sa mise en scène à couper le souffle. " Hijacking " est un film exceptionnel qui confronte le spectateur à vivre une expérience angoissante même émotionnellement terrifiante et nous captive de bout en bout. Très très réussit.
LUET M
LUET M

56 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2013
Tobias Lindholm ('La Chasse', 'Borgen') retranscrit avec précision et sans complaisance la torture psychologique que doivent subir les prisonniers de ravisseurs somaliens, victimes d'un détournement de bateau. Aussi, il prend le temps de montrer les conséquences de ce rapt - mettant un PDG dans un terrible dilemme, des familles dans une détresse totale. Volontairement filmé de manière très froide, avec une utilisation impeccable du hors-champ (à la manière du réalisateur danois Michael Noer récemment dans 'Northwest'), 'Hijacking' choque et bouleverse, même s'il lanque un peu de rythme à l'ensemble.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 juillet 2013
"I'm the cook !". Ah, comment j'ai halluciné et trépigné comme un petit fou sur mon siège en entendant Pilou Asbaek balancer le plus naturellement du monde et dans un contexte complètement différent la réplique culte de Steven Seagal dans "Piège en Haute Mer". Bon, cette réplique, c'est évidemment le seul et unique lien (et encore, il est bien tiré par les cheveux) à faire entre l'actionner d'Andrew Davis et ce "Hijacking" aussi réussi que bancal. La réussite du film, c'est d'abord le choix du sujet. Un sujet d'actualité, assez rarement abordé au cinéma (et généralement par le biais de l'action bourrine). Entre parenthèses, on le sait, actuellement, le cinéma et les séries télé scandinaves regorgent de bonnes idées, aussi nombreuses que diverses. Certains pays latins seraient bien inspirés de s'en... inspirer, justement ! Fin de la parenthèse. Autre grosse qualité de "Hijacking", l'écriture (Tobias Lindholm, également réalisateur, scénariste de la série "Borgen" et coscénariste des derniers films de Thomas Vinterberg) qui plonge parfaitement le spectateur dans l'angoisse de la détention et dans le stress des négociations. Avec en point d'orgue quelques personnages subtilement dépeints (le fourbe négociateur côté pirates, formidable) et des partis-pris scénaristiques aussi forts que bien vus (lors des négociations téléphoniques, on est soit sur le bateau, soit au siège de la compagnie mais jamais aux deux endroits en même temps). Le côté bancal de "Hijacking", c'est la transposition de toutes ces bonnes idées à l'écran, Lindholm n'ayant pas forcément la virtuosité de nombre de ses compatriotes cinéastes. Si la réalisation assez sèche (le film aurait duré 20 minutes de plus, j'aurais dit : "ennuyeuse") colle bien au sujet et permet assez facilement l'immersion et l'adhésion du spectateur, un peu plus de souffle n'aurait pas été non plus superflu. Et puis on se demande aussi comment un truc aussi incohérent que l'aspect physique des otages a pu passer : après quatre mois de captivité, ils sont tous aussi replets, aussi barbus et aussi chevelus qu'au début de leur mésaventure. Wtf ? Tout ça plus le fait qu'on a l'impression de retrouver ici tout le casting de "Borgen" ou "The Killing" (putain, mais y a combien d'acteurs, au juste, au Danemark ?) donne un côté téléfilm à l'entreprise. Un côté bon téléfilm, ne boudons pas notre plaisir.
Frédéric M
Frédéric M

26 abonnés 338 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 décembre 2013
Une attaque de bateau sans attaque, et des pirates sans chefs... Des dialogues téléphoniques répétitifs et rébarbatifs. Vraiment ennuyeux et sans surprise.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2014
Un film à la touche scandinave! C'est pointu, ambiance pesante et oppressante. Une comparaison terrifiante entre ce navire et les chemises blanches. Une histoire de rançon qui laisse comparer l'argent à la valeur humaine. un bon film tout en longueur mais palpitant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 juillet 2013
Hijacking aurait pu être un documentaire. Hijacking aurait pu être un film politique, ou même une grosse production à effets spéciaux. Mais voilà tout le talent des Danois : en avoir fait un vrai drame humain. 2 personnages que tout oppose, 2 points de vue, toujours liés par l'enfer d'une négociation âpre et tendue à l'extrême. Dur mais excellent.
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2013
Les prises d'otages par des pirates dans l'océan indien ne sont par hyper rares de nos jours. Des navires se font prendre d'assaut par les pirates (souvent venant d'Afrique) et la prise d'otage peut durer longtemps: 1 mois, 1 semaine ou même 1 année. Voilà tout ça pour dire que ce film parle d'une prise d'otage par des pirates sur un navire danois ainsi que des négociations pour récupérer le bateau et les hommes à bord. Les acteurs sont vraiment convaincants et très bons, on pourrait même croire que c'est la réalité tellement c'est vrai ce qui se passe. La réalisation est vraiment très bonne tout comme l'histoire et la mise en scène. Le sujet est assez intéressant, ce thème a été rarement abordé au Cinema, ce qui fait du film, un film original. Les hommes à bord en particulier le chef cuisinier ont du beaucoup souffrir psychologiquement, c'est ce qu'on voit à l'écran mais on ne voit jamais vraiment de violence physique à part vers la fin. Hijacking est donc bien un film choc, filmé et interprété avec beaucoup de réalisme mais il manque un petit truc, je ne sais pas quoi, pour que ce film soit vraiment très bien. A voir!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2016
Un excellent thriller avec de très bons acteurs et un suspense très maîtrisé. Le film traite d'un sujet peu abordé au cinéma, la piraterie et la négociation avec des preneurs d'otages. Le film instaure une ambiance pesante et malsaine. On ressent parfaitement les émotions des personnages.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2013
[Vu à l'occasion du festival du film policier de Beaune] On aime "Hijacking" surtout pour une raison : la démonstration ultra-réaliste d'une négociation entre une grande entreprise, via son PDG, et des pirates preneurs d'otage. Plus que la vie sur le bateau, c'est le gros point fort de l'oeuvre, par son aspect instructif. C'est surtout ce que je retiens, plus que le final malheureux trop prévisible.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2025
Hijacking de Tobias Lindholm est un film qui se refuse aux effets faciles. À rebours des récits spectaculaires sur la piraterie, il propose une immersion méthodique, presque clinique, dans les coulisses d’un drame en mer. Ce n’est ni un thriller classique, ni un film d’action ; c’est un huis clos psychologique étendu sur deux continents, entre tension feutrée et froid réalisme. Et c’est justement cette approche rigoureuse – fascinante à bien des égards – qui fait toute sa singularité, mais aussi ses limites.

spoiler: Le film s’ouvre sur une situation de crise : le cargo MV Rozen est capturé par des pirates somaliens.
On pourrait s’attendre à une escalade dramatique, spoiler: mais Lindholm prend un autre chemin. Il décale le cœur du récit vers les négociations, en mettant en parallèle deux univers : la chaleur moite, imprévisible, des cales du bateau, et la froideur calculée des salles de réunion danoises.
Ce dédoublement structurel donne au film une richesse formelle, presque conceptuelle : il ne s'agit pas de savoir ce qui va arriver, mais comment chacun va le vivre.

spoiler: Pilou Asbæk, dans le rôle de Mikkel, est bouleversant de sincérité. Son jeu repose sur l’épuisement, le regard hagard, la peur qui s’installe sans cris.
spoiler: Face à lui, Søren Malling campe un PDG danois glacé, qui croit pouvoir résoudre une crise humaine avec les mêmes outils qu’un dossier de fusion-acquisition.
Ce contraste saisissant entre émotions étouffées et froide rationalité donne au film un relief singulier, mais aussi un rythme volontairement lent, parfois trop.

Car si Hijacking brille par sa sobriété et sa précision, il souffre aussi d’une forme de sécheresse émotionnelle. L’extrême retenue finit par engendrer une certaine distance : on admire l’intelligence de la mise en scène, la rigueur de l’écriture, mais il manque par moments ce souffle, cette montée en puissance dramatique qui transformerait la tension en vertige. Ce n’est pas que l’émotion est absente – elle est bien là, surtout dans les détails – mais elle semble toujours sur le point de jaillir sans jamais pleinement le faire.

Certains personnages secondaires, notamment parmi les pirates ou l’équipage, manquent aussi d’épaisseur. Leur présence est fonctionnelle, au service du dispositif central, mais on aurait aimé percevoir davantage leurs contradictions, leurs failles, leur part d’humanité.

Cela dit, il serait injuste de minimiser les qualités de Hijacking. Sa mise en scène est d’une grande rigueur, la photographie réaliste et granuleuse renforce l’immersion, et le refus obstiné du spectaculaire témoigne d’une vraie exigence artistique. Lindholm évite les pièges du pathos et construit un récit solide, tendu, cohérent. C’est un film qui mérite d’être vu, ne serait-ce que spoiler: pour sa capacité à capter la lenteur brutale d’une crise où tout le monde perd, à des degrés différents.


En somme, Hijacking est une œuvre solide, réfléchie, tendue – mais pas renversante. On y reconnaît la patte d’un réalisateur talentueux, porté par des comédiens d’exception, et une volonté claire de s’éloigner des codes hollywoodiens. C’est un film qui marque l’esprit, même s’il ne secoue pas toujours les tripes. Une expérience sobrement marquante, qui frappe par sa lucidité plus que par son intensité brute.
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