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gregbutton
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2,0
Publiée le 26 février 2025
Bon je crois décidément ne pas être fan du style Terry Gilliam quand il met tout son coeur et ses idées dans une oeuvre, comme Brazil, proche de Zero Theorem et qu'il décrit comme très personnel. Si on comprend vite les intentions, le film est rendu laborieux à suivre par des effets naturels mais très moches (très subjectif). Les sujets abordés ont pourtant tout pour être intéressant et ils le sont, mais il y a une lourdeur latente qui tourne au ridicule par moments, alors que le tout se prend très au sérieux. Un ton étrange, qui tend à pourrir le film. Intéressant pour ceux qui aiment les films très différents, barrés sans être perchés.
Le réalisateur Terry Gilliam tente de renouer avec l’esprit de « Brazil » dans cette fable de science-fiction d’une lourdeur assommante. Bien que l’on retrouve la patte du cinéaste, l’inspiration parait on ne peut plus éloigner tant la laideur de la mise en scène égratigne l’œil du spectateur tandis que l’écriture foutraque est un véritable néant dans ce naufrage artistique.
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2,5
Publiée le 21 juillet 2014
Après près de 4 ans d'absence Terry Gilliam est de retour avec ce film qui n'est clairement pas son meilleur mais c'est quand même pas mal. Un film comme d'habitude à l'univers particulier avec l'histoire d'un homme qui vit la plupart du temps reclus chez lui à la recherche du pourquoi de son existence et pour ça il travaille sur le "Theorem Zero" un genre de Tétris géant version mathématique censé expliquer le but du monde. La première partie du film est bonne c'est intriguant avec un esprit décalé que ça soit dans les décors ou costumes, il y a quelques bonnes idées mais tout ça s’estompe dans une deuxième partie bien trop classique avec les nombreux va et vient ce qui rend le tout brouillon. Il n'y a au final de réel enjeu et tout ça se termine sur quelque chose qui à mon sens est un peu bâclé heureusement qu'il y a de très bons acteurs comme Christoph Waltz ou encore la sublime Mélanie Thierry.
Dans un monde dystopique totalitaire et kafkaïen, un chercheur a pour mission de prouver un théorème stipulant que l'Existence n'a pas de sens. Avec un tel univers, "The Zero Theorem" fait fortement penser à "Brazil". Pourtant, Terry Gilliam parvient à se démarquer de son œuvre emblématique, en pointant du doigt le pouvoir entrepreneurial plutôt qu'étatique, et abordant cette fois des thèmes tels que la finalité, la foi, ou le chaos, notamment à travers la recherche mathématique pure et dure. Des sujets complexes pour un scénario un peu flou, qui alterne les très bonnes idées et les passages difficile à cerner. Néanmoins, le film est agréable à suivre, avec une réalisation déjantée, des costumes et décors amusants, des touches d'humour réussies, et des personnages barrés. Christopher Waltz est touchant en moine-chercheur névrosé, Mélanie Thierry est excellente en femme fatale débridée, et les quelques scènes avec Matt Damon ou Tilda Swinton sont assez jouissives. Au final, "The Zero Theorem" ne remplacera pas les meilleurs de Gilliam, mais demeure un film intéressant.
Ce qu’on attend d’un film de Gilliam, au regard de toute sa filmographie, c’est une inventivité visuelle de tous les instants et de ce point de vue, « Zero theorem » est pur Gilliam. Tant au niveau des décors que des costumes, tout est inventif, improbable et décalé. Et pas mal de son humour et de son second degré passent par des petits détails visuels : la caméra en lieu et place de visage de Jésus, les panneaux d’interdictions surréalistes, les pubs qui vous suivent dans la rue quand vous marchez (l’idée que je me fais de l’enfer !), etc... De ce de point de vue, c’est foisonnant et on est tenté de regarder partout pour ne pas en perdre une miette. Gilliam a fait son casting avec soin, et Christoph Waltz s’est fondu dans le personnage de Leth pour le rendre à la fois froid, psychotique et terriblement attachant. J’aime beaucoup cet acteur allemand et j’ai dans l’idée qu’on n’a pas fini de le voir dans de très bons films, il a l’air de choisir ses rôles avec soin et sans céder à la facilité. A ses côté, Mélanie Thierry (dont je ne suis pourtant pas hyper fan) est charmante et touchante en prostituée mi-virtuelle/mi-réelle. La réalisation de Gilliam est tout à fait conforme à son style, c’est bien barré et çà part dans tous les sens sans toutefois en faire trop. Mais en dépit de toutes ces indéniables qualités, il n’est pas facile de bien tout comprendre de « Zero theorem ». Même en voyant ce film avec l’esprit ouvert au maximum et en faisant tous les efforts d’abstraction dont on n’est capable, c’est quand même difficile de saisir le sens profond du scénario. Que faut-il comprendre de la quête éperdue de Leth, qui cherche indéfiniment le sens de la vie en général et le sens de la sienne en particulier ? Nul doute que ce film va perdre pas mal de spectateurs en route parce que tout est tellement abstrait par moment, à la limite de la métaphysique qu’il faut vraiment s’accrocher pour ne pas… décrocher ! Je me demande si la meilleure attitude à avoir devant le nouveau film de Terry Gilliam ne serait pas de se laisser porter par cette histoire mathématico-philosophique, en essayant d’y prendre tout le plaisir visuel et fugace que l’on peut, mais sans essayer de tout comprendre et de tout intellectualiser. Au final, chercher le sens de « Zéro Theorem » au lieu de profiter de ce qu’il nous offre, c’est comme chercher le sens la vie au lieu de la vivre : Gilliam a peut-être réussi la métaphore ultime !
Du bon Gilliam comme on l'aime, son nouveau film est très proche de son cultissime "Brazil" avec un environnement futuriste kafkaïen très flippant où la bureaucratie et la technologie ne semblent faire qu'un dans la déshumanisation la plus totale. Christopher Waltz campe à merveille un grand solitaire siphonné et paranoïaque, bourru de travail à qui l'on va confier la mission difficile du théorème zéro. Son acharnement va vite achever ses derniers restes de lucidité mais des rencontres inattendues vont lui ouvrir les yeux sur la réalité du théorème zéro et sa propre existence. Farfelu et déjanté à souhait!
"Zero theorem", c'est un nouveau zéro pointé pour Terry Gilliam qui comme à son habitude, nous balance un extraordinaire univers dans les yeux mais a oublié d'y ajouter une âme. Les décors et les effets spéciaux sont une merveille mais aucun contenu dans ce scenario bizarre qui ennuie profondément au bout de 20 min et ce n'est pas Christof Waltz qui parviendra à sauver la catastrophe...
A l'image d'un ExistenZ signé David Cronenberg voire d'un Lost Highway que l'on emprunte à David Lynch, se trouvent d'autres métrages mystiques relativement restés dans l'ombre, comme Zero Theorem, de Terry Gilliam. Cherchant en Christoph Waltz sa principale source d'inspiration et disposant d'un casting composé en outre de David Thewlis, Matt Damon ou Tilda Swinton, l'ovni cinématographique que voici se décompose en une multitude de fresques inventives mêlant science au fantastique, mais curieusement scénarisées pour alors laisser un goût trop peu sucré, voire fade. Connu pour sa filmographie bariolée aux limites exacerbées, l'ex Monty Python renouvelle le genre à l'aide de procédés étranges (entre bruitages futuristes, direction artistique psychédélique ou dialogues symboles d'une fantaisie inavouée). Spécial, pour ne pas dire insolite, cette oeuvre appelle au raisonnement intérieur. Quant à dire qu'elle fascine, il n'y a de cela qu'une marche, apparemment très haute...
En fait le souci principal de Terry Gilliam, c'est qu'il a eu de la chance. La chance de faire Brazil, de faire l'armée des 12 singes. Et depuis il y a comme un quiproquo, tout le monde étant persuadé qu'il s'agit là d'un grand, d'un bon réalisateur. Mais avec de dernier film, qui fait suite à une décennie de films plutôt ratés (ou au mieux regardables), le monsieur finit d'enterrer définitivement cet aura magique dont il pouvait encore bénéficier, et nous prouve une bonne fois pour toute qu'il est incapable de créer un univers visuel original et réussit. Tout ici sent le recyclage, sorte de Brazil bis qui n'arrive jamais à la cheville de son grand frère, emmitouflé dans une histoire pseudo mythique sur l'origine du monde. Hitstoire qui en d'autres mains aurait pu devenir un film élégant et intelligent, mais qui se transforme ici en spectacle de cabaret indigeste. C'est moche et vieillot (le fameux théorème sous forme de petits cubes renvoie directement au balbutiements des images de synthèses), rien n'est aboutit visuellement, c'est plutôt mal écrit (à part la relation relativement touchante entre le scientifique, joué par Waltz, et l'ado) et, pire que tout, ça sent gravement le manque d'imagination.
Univers orwellien et kafkaïen, Zero Theorem fait automatiquement penser à Brazil. Ceci dit, le film est plus axé sur le surréalisme, avec des accès aux rêves, à l'inconscient, à l'âme aussi. Après, nous avons là un univers très particulier, critique de la société; du travail, du spectacle, mais aussi de la solitude. Le film se regarde avec soin: on apprécie le jeu des acteurs, les cadrages, les décors, les éléments cachés, etc. Bref, c'est un film qui doit se regarder avec attention, afin de saisir les subtilités du scénario et ainsi pouvoir produire une interprétation.
Un grand film qui reprend les obsessions de son réalisateur dans une travail visuellement saisissant. Bien sur on ne dépasse pas Brazil, mais on l'actualise pas mal. Y a-t-il un léger manque de moyen dans la réalisation? Dommage également que le réalisateur n'aille pas plus loin dans son travail psychanalytique. Aux génies on demande l'impossible.
Terry Gilliam renoue avec les thèmes qui lui étaient chers dans Brazil. Un héros inadapté au monde dans lequel il vit s'agite et s'échine à échapper à une société tentaculaire dominée par une figure abstraite et mystérieuse. Mais si dans le premier Gilliam fustigeait les totalitarismes étatiques, il condamne à présent l'inhumanité du capitalisme. Il est cependant évident que son maigre budget l'empêche de retranscrire une vision ambitieuse ce qui le condamne à un nombre réduit de décors et une représentation visuelle du futur très colorée mais déjà vue ailleurs. De même il est très difficile de s'identifier au personnage incarné par Christopher Waltz, copie quasi conforme de Fétide Addams (merci Christopher Lloyd) à la limite de l'autisme. La plupart des seconds rôles sont cependant excellents la palme allant à Mélanie Thierry tour à tour envoutante et émouvante qui apporte une réelle humanité à toutes les scènes dans lesquelles elle apparait. spoiler: Quant au final nihiliste inévitable, il tombe cette fois comme un cheveu sur la soupe, le héros refusant une porte de sortie qui lui était accessible, préférant son aliénation à une liberté à laquelle il semblait pourtant aspirer.
Au final un film inégal qui alterne des scènes poétiques, émouvantes ou fascinantes et d'autres dont l'hystérie ou l'absurdité sont forcées. Ce dernier volet du triptyque voulu par Gilliam, même s'il est largement inférieur aux deux précédents opus, a plus de qualités que de défauts et mérite quand même d'être vu.
Terry Gilliam reprend ses sujets favoris dans un univers décalé comme on lui connait, mêlant couleurs pop et esprit punk dans un milieu qui parait à la fois totalitaire et anarchique. Le scénario n'est pas toujours très lisible et divague souvent vers des questionnements physiques et philosophiques. Quelques bons passages néanmoins avec les personnages joués par Mélanie Thierry, dans un rôle bien éloignés de ce qu'elle a pu faire jusque là, ou Lucas Hedges. Un Gilliam qui fait du Gilliam.