Zero Theorem
Note moyenne
2,6
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209 critiques spectateurs

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17 critiques
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BeatJunky
BeatJunky

193 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 août 2014
Terry Gilliam, c'est pas ma came, je confirme. Ca peut plaire à certains, ceux pour qui ça parle, qui arrivent à capter ce que veut faire passer le metteur en scène. Je ne comprends que dalle alors ce genre de films m'ennuie. Celui ci en fait partie. Certains bons moments mais pas suffisamment pour capter certains passages importants. Un film étrange.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2020
Le sens de la vie, le vide existentiel, une administration futuriste et kafkaïenne : retour aux vieilles obsessions qui rongent Gilliam depuis les Monty Python. Encore une fois, ce n'est pas dans de grands moyens qu'il obtient ce qu'il désire, et donne ici carrément dans le homemade. Un petit mois de tournage, des acteurs qui se sentent à l'aise, c'est une création sans pression qui a connu une genèse des plus tranquilles.

La richesse visuelle du Zero Theorem n'est jamais du remplissage. En fait, elle sert même à déconstruire. Aucune inspiration n'y est visible bien que rien n'y soit vraiment nouveau ni épatant, mais c'est une grande page blanche que l'artiste nous épingle dans la tête pour tout y faire de... zéro.

Nonobstant, le Zero Theorem rassurera de nombreux fans de Gilliam qui ont cru le perdre dans les années 2000. Rien n'a changé en lui depuis Brazil, si ce n'est qu'il affectionne un univers plus cosy où le dindon de la farce (ici joué par un Christoph Waltz entièrement dans son élément) évolue doucement jusqu'à... jusqu'à... Bon, Gilliam ne sait toujours pas comment finir ses films, mais il y a pour une fois quelque chose de réconfortant dans ses idées fixes.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2016
Pour une fois, le défaut majeur d'un film de Terry Gilliam n'est pas l'absence de tenue de sa narration. Ici, le statisme du récit (qui répète de façon mollassonne les enjeux de Brazil) m’apparaît presque comme un point de détail devant la mélancolie qui imprègne l'ensemble, et qui comme dans L'imaginarium du Docteur Parnassus, me porte à une certaine sympathie pour le travail du réalisateur britannique. Le dispositif réduit (presque un huit clos à petit budget) et le côté suranné de l'entreprise (les thèmes, qui se veulent anticiper le futur, sont aujourd'hui ancrés dans une tradition passée de la dystopie au cinéma, dont Gilliam avait bien sur livré une version marquante avec Brazil) me font en fait considérer Zero Theorem comme un écho, une version amoindrie et fatiguée de ce qu'a pu faire Gilliam par le passé. Si le britannique y dit donc son incapacité à se débarrasser des inquiétudes et du dégoût que lui inspirent la vie qui s'est jalousement offerte à lui, il le fait de façon modeste, presque éteinte. Zero Theorem me donne donc l'impression d'accompagner, presque comme une thérapie personnelle, la fin de la carrière de son réalisateur dans un élan modeste et plein de tendresse, puisqu'il continue aussi à croire à ses personnages avec sincérité. Evidemment, la modestie de l'ensemble en fait un film mineur, à ne surtout pas considérer comme une tentative audacieuse de relancer une carrière ou de tenter un coup visionnaire - à ce titre, le passé glorieux du réalisateur combiné à ses récents déboires artistiques était très déceptif, puisque beaucoup de fans attendaient une renaissance qui n'est pas venue. Mais Zero Theorem n'est pas honteux, et je le préfère de loin à Münchhausen, Time Bandits ou encore Les frères Grimm. Des films à mes yeux trop empreints d'un fond de croyance aveugle en le pouvoir du rêve, dont le temps a tristement délesté Terry Gilliam, qui livre ici les lambeaux de ses rêves dans un geste jamais ébouriffant mais à mes yeux plutôt touchant.
Jerem69tt
Jerem69tt

140 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 avril 2017
Malgré un scénario intriguant, Zero theorem se trouve être un film confus et vide, dénué de sens. On suit l’histoire de Qohen dans un futur londonien tape à l’œil où la technologie s’est développée. Certes, le pitch est intéressant mais le film ne l’est pas à cause notamment de son atmosphère assez désagréable mais surtout à cause de son scénario brouillon qui laisse des questions sans réponses et beaucoup d’imprécisions sur cette société. On est, d’une certaine manière, frustré par un film qui manque de logique, d’intérêt et d’explication : en quoi un jeu-programme informatique peut-il apporter une réponse au sens de la vie ? Manquant d’intérêt il devient assez vite ennuyant. La fin n’améliore en rien les choses. Bref une déception.
S5Clem
S5Clem

101 abonnés 550 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2017
Superbe film à la poésie numérico-mystique. Très minimaliste mais grandement réussi, il nous immerge dans un univers de rêve éveillé où Qohen se perd, se retrouve, et nous emporte avec lui. Un excellent moment à ne pas manquer, pour peu que vous ayez l'esprit assez ouvert pour l'apprécier. Je mets 5 étoiles (il en mérite 4) pour remonter cette note sur Allociné complètement absurde et injuste
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

77 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2014
Quand je lis toutes les mauvaises critiques jetées à la figure de ce film, je suis d'accord avec chacune d'entre elles. Pourtant, je n'arrive pas à décrocher de cet univers unique, aux couleurs très chatoyantes, aux personnages truculents et aux questionnements très métaphysiques. Certes le réalisateur semble perdre de plus en plus de puissance dans ses récents films (je pense bien évidemment à "L'Imaginarium du docteur Parnassus") et se repose dangereusement sur ses acquis, mais il parvient quand même à nous mettre encore plein la vue. Si le scénario peut se révéler par moment lent et un tantinet facile, l'ensemble s'avère égal et juste, et personnellement je ne me suis jamais vraiment ennuyé. Cela tranche avec nombre de ses anciens films, qui développaient des idées plus complexes et plus travaillées. Évidemment, si l'on compare "Zero Theorem" avec "Brazil", Brazil reste de loin le meilleur des deux (cf ma critique sur le film), et on s'aperçoit que Gilliam reprend les mêmes thèmes, en les actualisant, pour décrire la même vision de la société. Concernant le casting, les acteurs principaux sont impeccables, même si Mélanie Thierry joue une call-girl qui en fait parfois un peu trop. Un peu plus accessible que de coutume, un peu trop ressemblant à Brazil, mais toujours fidèle à l'univers de Gilliam, "Zero Theorem" reste un objet de curiosité à voir au moins une fois pour se faire sa propre opinion.
bibtar
bibtar

33 abonnés 598 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2014
Sans aucun doute, T. Gilliam n'a absolument rien perdu de sa superbe de son talent, que l'on aime ou que l'on aime pas, et son univers est toujours aussi loufoque et barré, et il est incontestablement fidèle à lui même. Au delà de tout cela, il est réellement difficile d'accrocher a 100% à ce que le réalisateur britannique propose ici, d'une part par l'aspect bien trop conceptuel et burlesque de l'ensemble de film, chose qui font partie de son œuvre mais qui sont la source même du scénario, proposant des éléments hors norme pour constituer son univers, et cela à tendance à aller bien trop loin, dans un délire bien cinglé, qui laisseront perplexe une bonne partie du public, peut être moins les amateurs de Gilliam, mais l'aspect trop conceptuel donne lieu à un moment difficile à suivre. Pourtant cela n'a rien de déplaisant à l'origine, on suit l'intrigue avec plaisir aux vues de petits délires visuels sans prétentions mais sachant décrocher le sourire ou encore des personnages tous aussi loufoques les uns que les autres à l'image même du réalisateur, mais le tout à non seulement beaucoup de mal à proposer quelque chose d'intéressant de par son fond, mais à tendance à partir dans tout les sens pour finalement à aboutir à prude chose réellement passionnante. L'intrigue en elle même défend de bonne chose bien qu'on retrouve rapidement face à un scénario qui toune en rond, se contentant d'illustrer l'univers hors norme exposé ici, sans trop apporter d'éléments suffisamment intrigant pour entrer totalement dans le film, à l'image de cette histoire d'amour mignonne comme tout mais pas tellement passionnante, simplement que son traitement est plus sympathique, tout comme la vision du monde établie dans le scénario, par toutes des abstractions, à l'image même de ce film, ou encore l'ensemble des éléments qui constitue ce monde bien utopiste mais transmettant un message vie plus intéressant que le scénario lui même, et c'est la dessus que le film peu perdre facilement son public. Quand on repense à sa magnifique "Armée des 12 Singes", le monde était bien barré mais avait l'avantage de proposer un scénario passionnant, permettant d'être transporter sans se poser de question et avec le plus grand des plaisirs dans l'univers de Gilliam, ici c'est son univers qui mange tout entier le semblant de scénario proposé. Et non pas que C. Waltz soit mauvais ici, son personnage est bien trop complexe et conceptuel pour permettre à l'acteur d'offrir sa meilleur performance et laisse une certaine insatisfaction, même si ce dernier est toujours aussi bon pour jouer des personnages hors normes, sans oublier M. Thierry vraiment très agréable dans ce film ou encore la multitude d'acteurs dans le rôle de personnages secondaires comme T. Swinton ou encore M. Damon qui savent offrir des moments sympathiques. Un univers bien trop excentrique au service d'un scénario fébrile qui tend vers un vision philosophique pas intéressante de la place de notre Monde dans l'univers, un peu trop barré pour tenir l'attention malgré de bonnes choses qui constituent et établissent les fondations de cette ambiance bien ouf, simple visuellement et sans grande prétention à ce niveau la, qui pourtant parvient à certains moments à poser des questions et conceptions plutôt intrigantes et à titiller la curiosité. Les puristes trouveront ici un univers qui correspondant sans problèmes au réalisateurs mais qui n'y met rien de vraiment transcendant dedans.
Gilles P
Gilles P

22 abonnés 553 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2014
Ce film est très, très bien, surtout si l'on est un inconditionnel de Terry Gilliam, les autres vont obligatoirement détester, la demi-mesure n'est pas possible !
Alexis D.
Alexis D.

123 abonnés 877 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2020
Alors que les critiques fustigent "Zero Theorem", et que sa distribution demeure affligeante, je suis convaincu par le retour attendu de Terry Gilliam à la science-fiction, genre que le réalisateur affectionne, et dans lequel est bâti son intimité et sa recherche philosophique. En effet, bien que "Zero Theorem" soit construit sur des fondations fébriles en termes de budget et de production (on connaît bien les difficultés de Gilliam à mettre en oeuvre ses projets les plus ambitieux, cela étant peut-être dû au manque de confiance des producteurs), celui-ci replonge dans la fable philosophique de Terry Gilliam que l'on a principalement identifié dans "Brazil", d'où certaines similitudes avec celui-ci, soit un futur proche déjanté où l'individu devient mécanique au service de grandes entreprises, et un personnage isolé (celui de Jonathan Pryce dans "Brazil"), perdu, fantasmant auprès d'un ange rêvant de s'échapper et de sortir du système. Porté par un irréprochable Christoph Waltz, le film réussit à s'identifier, et à construire une image, une idée bien solide. Cette image, c'est celle d'une société désorientée, corrompue par l'égoïsme et la culture de l'image de soi. Cette idée est parfaitement illustrée lors d'une scène où Qohen, le personnage principal, se retrouve au milieu d'une fête, dans laquelle chacun danse au rythme de la musique à travers leurs écouteurs; en apparence, ce sont des êtres joyeux, sociaux, mais en réalité, chacun, seul, cultive sa joie pour soi-même. Or, le personnage interprété par Waltz contraste évidemment cela, puisque celui-ci est seul, perdu dans ses pensées, avec lui-même (ce qui explique pourquoi il parle de lui à la première personne du pluriel) et inlassablement triste. Le métier de Qohen consiste à résoudre des abstractions mathématiques, et cela au service du Théorème Zéro, voué à démontrer que la vie n'a pas de sens. Or, ce qui est émotionnellement puissant dans le film, c'est de constater l'inutilité de ce théorème indémontrable à travers Qohen. Comme le dit Qohen à un moment, "Pourquoi prouver que toute cette vie n'a pas de sens ?". Là réside tout l'intérêt du film, bien qu'il soit par moments irrité par la surenchère technologique ou bien, à souhait, le manque de travail sur le personnage joué par Mélanie Thierry (analogiquement celui de Jill Layton dans "Brazil"). En effet, Qohen est touchant, car il est le seul à ne pas avoir perdu le sentiment humain qu'est l'angoisse, l'angoisse du vide, du néant, de l'existence, du sens de la vie. Ainsi, Qohen est perturbé à l'idée de ce Théorème, alors que le reste de la société continue de vivre superficiellement. Sa seule échappatoire est celle d'une réalité virtuelle. Mais, finalement, dans un dernier élan de bonté et d'humanité, Qohen cède à l'angoisse, au trou noir qui réduit tout à Zéro. En cela, Terry Gilliam fait à la fois de Qohen son héros, son personnage le plus humain, et la victime d'une société malsaine qu'il prend plaisir (ou non) à tourner en dérision. Bref, un très bon film
Nitquen57
Nitquen57

31 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2014
Rien que le nom de Christoph Waltz sur l'affiche m'as fait me dire :"Oh god yeah"!". J'ai beaucoup aimé Sacré Graal et La Vie de Brian, du coup le nom de Terry Gilliam a fini d'attiser ma curiosité, certes tardive.

Un énième film sur le sens de la vie, et à l'image de tous les longs-métrages du genre, je ne citerais qu'un certain Cloud Atlas, je suis à chaque fois le crâne en ébullition une fois le générique arrivé.

Zero Theroem raconte l'histoire d'un mec sociopathe et complètement taré qui parle de lui à la première personne du pluriel, qui vit dans un monde archi-coloré sous la surveillance d'une entité toute-puissante (cf. 1984) et qui cherche le sens de la vie (appelé ici Théorème Zéro) dans une chapelle qu'il a réaménagé.

Voilà, ça plante le décor, faîtes un reboot cerveau avant ça.

Là où je ne m'étais pas trompé, c'est que le grand, le majestueux Christoph Waltz (même s'il est ici courbé et chauve) porte le film sur ses épaules avec un talent incroyable, aidé par un casting (David Thewlis, Matt Damon, Mélanie Thierry) non moins reluisant).

Pour le reste, évidemment, c'est coloré, c'est barré, les décors sont géniaux, certains sont moches exprés, c'est la patte Monty Pythons et ça marche toujours. C'est génialement mis en scène, rien que le premier plan du fil: est absolument somptueux et on ne peux rien reprocher à Terry Gilliam de tous ces points de vue technique à part si l'on aime pas tout ce qui est rose/rouge/canari.

Là où le film trouve son intérêt cependant, c'est dans son/ses messages et leur interprétation. Je me rappelle avoir été voir Under the Skin à la place de Zero Theorem il y'a deux mois et m'être dit que je ne savais pas comment interpréter cette oeuvre.

Ici c'est le contraire, on peux trouver 150 interprétations à cette oeuvre étant donné la variété des thèmes abordés. On parle de propagande, de recherche de l'amour, de sens de la vie à travers divers personnages qui gravitent autour de Qohen. Tout ceci nous amène à une fin de film extrêmement surprenante, décevante quant à certains points, spoiler: notamment la révélation de Management
, mais très intéressante en observant son plan final.

Chacun se retrouvera donc quelque part dans Zero Theorem, il faut juste accepter de s'y plonger pour en ressortir quelque chose.

Moi j'ai accepté.
Anna_
Anna_

31 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2020
Je n'ai pas vu les deux premiers films de Terry (qui forment avec celui-là un triptyque). On est ici dans un univers de dystopie dont la réalisation est assez....tirée par les cheveux ! Il faut s'accrocher pour bien rentrer dans l'univers mais au final c'est assez plaisant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 juin 2014
L'étrange moderne

"Zero Theorem" est une anticipation à la fois typique et atypique. Au-delà du «...Watching you », la société peinte dans ce film fait fortement penser à "1984" d'Orwell. C'est peut-être moins évident, mais on pourrait penser aussi à "Holy Motors" dans l'anticipation très subtile proposée à travers un regard lumineux et vertigineux. La ressemblance avec "The Foutain" coule de source. Le crâne de Christoph Waltz est aussi chauve que celui d'Hugh Jackman, l'âme pleine est tout autant plongée dans l'immensité du vide. Enfin, on retrouve la folie et l'absurde de "Brazil". Beaucoup d'influence, d'inspiration ou de ressemblance possible à voir dans ce nouveau Terry Gilliam. Néanmoins, "Zero Theorem" est avant tout une plongée onirique unique.

Guidé par la ballade musicale et un visuel fascinant, on entre immédiatement dans une ambiance déroutante. Le décor fantasque et futuriste cadre d'entrée un univers captivant. Un flux d'images où on ressent l'imaginaire de Gilliam ressurgir et une fluorescence aussi rayonnante que dans "Spring Breakers". Le sanctuaire de Qohen est la résidence principale de cette scénographie sensée et sensationnelle. L'église marie la ténacité de l'antique avec la fluidité du monde moderne, matérialisée par les nouvelles technologie. Celles-ci prennent le pas sur le bâtiment religieux représentant la foie. La perte de l'espoir, des rêves et des ambitions, la faute au "progrès". La représentation par le spirituel est purement symbolique et donc pas pesante. Le rendu à l'image illustre avec beauté le propos caché derrière un aspect abstrait. En plus des yeux, les oreilles sont aussi gâtées. George Fenton signe une bande son extrêmement présente et plaisante, avec en prime une très jolie reprise de "Creep" de Radiohead par Karen Souza.

Christoph Waltz interprète avec brio, encore, un rôle de grand paumé. En utilisant "nous" et pas "je" il ne personnifie jamais sa parole. Un problème de personnalité figuré aussi par Joby (Davis Thewlis) qui esquinte volontairement son prénom. Qohen ne semble savoir qu'une chose sur lui même, comment il s'appelle. Agoraphobe et dans l'attente perpétuelle d'un coup de téléphone, Qohen Leth se cloître chez lui. Il s'enferme aussi dans son travail, à domicile donc. Il fuit les cabines exiguës de son entreprise, qui ne sont pas sans faire penser aux bureaux-tiroirs de "Brazil". En quittant son poste il emmène dans son refuge une lourde tâche. Cette étude du théorème zéro est l'équation qui démontre l'inanité du quotidien professionnel. Une formule à la solution vaine qui tire les traits d'une géométrie invariable, et sans profondeur, de la vie professionnelle. Qohen Leth s'adonne sans passion mais plein de fidélité à sa mission, si bien qu'il ne voit pas rien de ce qu'il l'entoure. Notamment la tension sexuelle présente à ses côtés. De façon physique avec le voisinage symbolique du sex-shop et de façon plus charnelle avec la compagnie de Bainsley.

Mélanie Thierry est d'une grande sensualité. Son accoutrement et sa vivacité incarne la folie ambiante de l'univers propre à "Zero Theorem". Qohen et Bainsley se rencontrent dans une soirée électrique, où lui est comme une baleine échouée sur la plage et elle comme une danseuse sur scène. Elle se meut et s'exprime avec une aisance et une habilité proche de la chorégraphie, Bainsley anime avec vitalité la vie vaine de Qohen. L'actrice française rompt la malédiction à l'importation de ses consœurs.

"Zero Theorem" est la confrontation d'un homme fondu dans la masse résignée, avec une jeune femme fougueuse et fringante. Ils se connectent et elle lui ouvre alors la porte des rêves. Voyage onirique fascinant dans sa mise en scène avec un propos très figuratif qui est plus fataliste qui n'y paraît.
MadMax-68
MadMax-68

20 abonnés 418 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2014
Comme d'habitude, l'univers de Terry Gilliam est décidément toujours aussi obscur, opaque, incompréhensible et impénétrable! N'ayant absolument rien compris (qui? quoi? où? pourquoi? comment?, je me contente de la note moyenne... même si j'aurais envie de mettre beaucoup(!!) moins... car plein de choses m'ont échappées!

Que la personne ayant compris quelque chose, même la plus insignifiante, n'hésite pas à lever le doigt...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 juin 2014
He is back! Mister Gilliam nous emporte une nouvelle fois dans une expérience d'anticipation qui nous rappelle Brazil. L'époque a changé mais la problématique reste la même...
Certes mois réussi mais tout aussi intriguant avec la présence de Christopher Waltz et de sa bimbo virtuelle mélanie Thierry.
A ne pas manquer de toute façon.
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 novembre 2014
Je suis déçue, je suis frustrée. Je suis aussi soulagée, soulagée qu’une succession de contretemps m’aient empêché de payer une place de cinéma pour « The Zero Theorem ». À trop vouloir revigorer son image de maître du surréalisme moderne, Terry Gilliam s’enfonce dans une œuvre trouble dénuée de sens. Zéro doit être égal à 100%. C’est à la résolution de cette équation que s’attelle Qohen Leth. Il ignore le sens de ces travaux qui rongent lentement l’homme tout comme le spectateur. On a beau chercher, il est impossible de comprendre la nature exacte de l’emploi du héros, le secteur d’activité de Mancom ou même le sens de ce fameux théorème zéro. Du coup, il est extrêmement difficile de pénétrer dans l’univers de Qohen et de le vivre. Le personnage est tellement froid, et son univers si irréel que cela ne permet aucune empathie. J’ai rapidement arrêté de lutter. Qohen n’est pas un homme intéressant, son univers ne l’est pas plus. C’est alors avec un certain détachement que j’ai suivi les mésaventures de ce protagoniste déconnecté. Quelle misère de découvrir une œuvre d’un œil détaché, sans jamais se passionner pour de quelconques éléments de l’intrigue ! Du coup je n’ai vraiment rien compris. Rien compris aux enjeux, rien compris de la relation entre Brainsley et Qohen, rien compris du dénouement. Rien de chez rien ! Toutes les scènes m’ont semblées insignifiantes et surtout sans queue ni tête. J’aurais pourtant aimé l’adorer de tout mon cœur ce film. Aimer l’absurde et aimer la magnificence des décors sortis de l’esprit tordu de Gilliam. La ville conçue est remplie de couleurs, de vacarmes et de détails amusants. La scène de la fête en particulier, en dit long sur la vision qu’a le réalisateur de la société moderne. Avec le génial Christoph Waltz en tête d’affiche de ce joyeux foutoir, la déception n’en est que plus grande.
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