Zero Theorem
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2,6
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209 critiques spectateurs

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ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 juin 2014
Après un Imaginarium du Docteur Parnassus passablement raté (2009), on avait quelques craintes quant à ce nouveau Terry Gilliam. Elles sont justifiées. On peut reprocher à ce Zero Theorem exactement les mêmes choses...en pire. On a l'impression que le metteur en scène ne nous fait plus qu'un best of de tous ces films, qu'il recrache en une bouillie lourde et...
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2014
Cela fait déjà longtemps que Terry Gilliam cherche le sens de la vie. On se souvient tous du cultissime film des Monty Pythons à ce sujet sorti en 1983. Trente un an après le réalisateur relance sa quête dans Zero Theorem, une histoire qui semble être un pot pourri de toute sa filmographie.

Qohen Leth attend depuis des mois de recevoir un important appel. Cela l'obsède tellement qu'il va demander à pouvoir exercer son travail d'informaticien en restant chez lui. Il est alors chargé de travailler sur le Zero Theorem, une énigme dont la résolution pourrait permettre de trouver le sens de la vie.

Quand on est fan de Terry Gilliam, on sait qu'il faut être patient et croiser les doigts pour espérer voir sortir un nouveau film. Habitué aux pires galères sur ses tournages, le réalisateur a en effet bien souvent du mal à boucler ses projets comme l'a démontré le documentaire Lost In La Mancha. Alors qu'on attendait justement le retour du film L'Homme Qui Tua Don Quichotte, c'est un film surprise qui arrive sur nos écrans Zero Theorem qui pour une fois n'a pas souffert de la malédiction habituelle.

Zero Theorem est un film très bizarre. Il donne la même impression que les rêves que l'on fait parfois que l'on a l'impression de pouvoir contrôler dans un demi sommeil. Il faut un temps d'adaptation pour réussir à rentrer dans le nouvel univers inventé par Terry Gilliam. Un futur glauque et un peu malsain qui fait écho à ces deux précédentes œuvres d'anticipation Brazil et L'Armée Des Douze Singes. L'occasion pour le réalisateur de réactualiser ses pensées sur un futur désenchanté.

Le scénario de Zero Theorem est écrit par Pat Rushin, un scénariste inconnu qui avait d'abord envisagé cette histoire sous la forme d'une nouvelle. En tombant dessus les producteurs de la Zanuck Company ont immédiatement pensé à Terry Gilliam. Trouvant beaucoup de similitude avec Brazil dans son thème, le réalisateur a progressivement apporté de nombreuses idées au scénariste afin de s'approprier totalement cette histoire qu'il gardait dans ses tiroirs depuis 1998.

Le résultat est un film complètement barré qu'il n'est pas évident de comprendre parfaitement avec un seul visionnage. Au premier abord, ce long métrage qui se déroule quasiment intégralement dans l'église abandonnée dans laquelle vit Qohen Leth peut paraître vraiment très foutraque et ne rien raconter. Il faudra étudier chaque scène très attentivement pour en saisir l'intrigue et son message. Cela n'empêche pas pour autant d'être absolument admiratif du travail effectué pour les décors et la création de l'univers de Zero Theorem.

Encore trop rare au cinéma, Christoph Waltz a été choisi par Terry Gilliam pour le rôle de Qohen Leth. Un personnage présent dans toutes les scènes et parfois même seul à l'écran pendant de longues séquences. Son supérieur est interprété par David Thewlis vu dans la franchise Harry Potter. Pour lui apporter un peu de soutien apparaît parfois Bainsley, jeune call girl interprétée par Mélanie Thierry de plus en plus sexy de scène en scéne. On s'étonnera de voir Matt Damon dans le rôle du big boss de Qohen ainsi qu'une Tilda Swinton en psychologue déjantée venu en toute sympathie jouer des personnages décalés qui changent de leurs rôles habituels.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2014
Fidèle à son univers onirique et baroque, voilà sans doute le film le plus radical de Terry Gilliam. Splendide photo et montage impressionnant.
felix-cobb
felix-cobb

20 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2014
Alors que les critiques fustigent Zero Theorem, et que sa distribution demeure affligeante, je suis convaincu par le retour attendu de Terry Gilliam à la science-fiction, genre que le réalisateur affectionne, et dans lequel est bâti son intimité et sa recherche philosophique.

En effet, bien que Zero Theorem soit construit sur des fondations fébriles en terme de budget et de production (on connaît bien les difficultés de Gilliam à mettre en oeuvre ses projets les plus ambitieux, cela étant peut être dû à la manque de confiance des producteurs), celui-ci replonge dans la fable philosophique de Terry Gilliam que l'on a principalement identifié dans Brazil, d'où certaines similitudes avec celui-ci, soit un futur proche déjanté où l'individu devient mécanique au service de grandes entreprises, et un personnage isolé (celui de Jonathan Pryce dans Brazil), perdu, fantasmant auprès d'un ange rêvant de s'échapper et de sortir du système. Porté par un irréprochable Christoph Waltz, le film réussit à s'identifier, et à construire une image, une idée bien solide. Cette image, c'est celle d'une société désorientée, corrompue par l'égoïsme et la culture de l'image de soi. Cette idée est parfaitement illustrée lors d'une scène où Qohen, le personnage principal, se retrouve au milieu d'une fête, dans laquelle chacun danse au rythme de la musique à travers leurs écouteurs; en apparence, ce sont des êtres joyeux, sociaux, mais en réalité, chacun, seul, cultive sa joie pour soi même. Or, le personnage interprété par Waltz contraste évidemment cela, puisque celui-ci est seul, perdu dans ses pensées, avec lui-même (ce qui explique pourquoi il parle de lui à la 1ère personne du pluriel) et inlassablement triste.

Le métier de Qohen consiste à résoudre des abstractions mathématiques, et cela au service du Théorème Zéro, voué à démontrer que la vie n'a pas de sens. Or, ce qui est émotionnellement puissant dans le film, c'est de constater l'inutilité de ce théorème indémontrable à travers Qohen. Comme le dit Qohen à un moment, "Pourquoi prouver que toute cette vie n'a pas de sens ? ". Là réside tout l'intérêt du film, bien qu'il soit par moments irrité par la surenchère technologique ou bien, à souhait, le manque de travail sur le personnage joué par Mélanie Thierry (analogiquement celui de Jill Layton dans Brazil). En effet, Qohen est touchant, car il est le seul à ne pas avoir perdu le sentiment humain qu'est l'angoisse, l'angoisse du vide, du néant, de l'existence, du sens de la vie. Ainsi, Qohen est perturbé à l'idée de ce Théorème, alors que le reste de la société continue de vivre superficiellement. Sa seule échappatoire est celle d'une réalité virtuelle. Mais, finalement, dans un dernier élan de bonté et d'humanité, Qohen cède à l'angoisse, au trou noir qui réduit tout à Zéro. En cela, Terry Gilliam fait à la fois de Qohen son héros, son personnage le plus humain, et la victime d'une société malsaine qu'il prend plaisir (ou non) à tourner en dérision.
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2014
sublime film de Terry Gilliam, dans la veine de Brazil, avec autant d'humour, de surprises d'idées
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 juin 2014
C'est du n'importe quoi. Faut arrêter un moment donner de prendre les gens pour des cons. Y'a des limites. C'est de la merde de fou
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juin 2014
Terry Gilliam m'a moyennement convaincu avec son "Zero Theorem" à l'univers attrayant mais au scénario ronflant. L'histoire se compose de beaucoup de vide relié par quelques bonnes idées ici et là. Les réflexions soulevées (notamment sur le sens de la vie) ne sont soit pas assez poussées, soit soporifiques. Ce constat colle parfaitement avec le reste du film qui, si l'on fait abstraction de l'excellente performance Christoph Waltz, tombera vite dans l'oubli.
I Fucking Like Movies
I Fucking Like Movies

37 abonnés 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2015
Certains anticipaient Zero Theorem comme le grand retour de Terry Gilliam au cinéma, de quoi être sacrément impatient connaissant le réalisateur de Brazil, L’armée des 12 singes et L'Imaginarium de Dr Parnassus ou les Monthy Python selon les fans. Au vu de ces films il faut dire que si Gilliam est célèbre c'est bien pour son imagination débordante et déjantée et ses films fantaisistes et métaphysiques.
Pour beaucoup donc au vu de la bande-annonce et du pitch, Zero Theorem semblait etre un nouveau Brazil, revu, corrigé et modernisé (comme si c’était nécessaire). Alors déception ou bonne surprise chacun choisit car ce film n'est pas un remake de Brazil.
Certes il montre aussi une société contrôlée et aseptisée qui fait forcément penser a 1984, mais à part le style Gilliam si on peut dire, la ressemblance s’arrête là. En effet c'est ici une tout autre société que montre le réalisateur. Si on sent bien l'univers étouffant dans lequel se déroule l'action et dont l'esthétique qu'on peut trouver vulgaire ou délicieusement ringarde et folle semble être le seul moyen d'échapper a un quotidien par trop monotone et dénué de sens, il faut dire ici que le film se centre sur un personnage et moins la société dans laquelle il vit.
Un personnage rendu pathétique et perdu des les premiers instants par un Christoph Waltz comme toujours impeccable et aussi perdu que nous dans un monde qui ne lui correspond pas. Un monde complètement loufoque qui fait surchauffer notre pauvre cerveau essayant de tout comprendre en une fois et qui seduira les avides de fantaisie et de fantasy aussi d'ailleurs.
Ce pauvre Qohen (le héros) cherche donc un sens à sa vie au milieu d'une floppée de personnages interprétés par un casting de haut niveau qui a largement de quoi démontrer ses talents.
Avec ses personnages et son univers, Gilliam montre beaucoup de chose mais se garde bien de montrer du doigt, nous en laissant le soin comme il sait si bien le faire. A chacun le droit d'interpréter ce joli pastiche ou l'esthétique et le background ne font pas tout car il y a une vraie histoire au milieu de tout cela. Alors bien sur toujours très originale, on reste chez Gilliam, mais joliment romantique au sens artistique du terme. On ne sait pas trop où on va et même a la fin on ne sait pas vraiment où on est arrivé, cela plait soit beaucoup soit pas du tout, c'est souvent tout ou rien avec ce réalisateur.
Zero Theorem est finalement un film comparable à tout et à rien a la fois, on parle d'abord de Brazil avant de comprendre rapidement qu'il n'y a pas grand chose en commun, le début évoque fortement La grande aventure Lego dans un sens, certaines scènes font penser à un épisode de la série Black Mirror et il est facile de faire des comparaisons aussi diverses que multiples, mais pour vraiment comprendre ce qui caractérise ce film il faut le voir, personnellement je prends tout, en mettant un accent sur le style esthétique, alliance de cyber-punk, de gothique et bien des styles encore. Finalement décrire Zero Theorem semble toujours très réducteur.
Alors certes au vu des critiques le film a déçu mais en même temps, et sans le mettre au niveau de Brazil, celui-ci avait à sa sortie reçu un accueil plus que modéré.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 juin 2014
Après "L'Imaginarium du docteur Parnassus" (2009) et surtout après avoir encore été retardé (pour diverses raisons) sur sonprojet maudit "The Man Who Killed Don Quixote" Terry Gilliam, une fois n'est pas coutume, signe là un projet qui n'est pas le sien à l'origine. Visuellement on est bien dans un univers Gilliamesque, c'est bien ça qui fait surnager le film, malgré nous on ne sera pas trop dur par simple nostalgie du Gilliam d'avant 99 (projet Don Quichotte).
Sloughi
Sloughi

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2014
ZREO THEOREM ou le grand retour de Terry Gilliam. Avec ce contre rétro-futuriste, cette histoire d'amour impossible Terry Gilliam nous entraîne, une fois de plus dans un univers déjanté, profondément original, incroyablement inventif. Porté par un duo de choc avec Christoph Waltz en programmateur informatique renfermé sur lui même et Mélanie Thierry qui va peu à peu lui faire prendre conscience de la nécessité de s'ouvrir au monde et aux autres, il nous offre un regard sur le monde de demain, ou malgré les avancées technologiques demeure la seule grande question: l'amour.
Un pur moment de bonheur cinéphilique.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2014
Dans un Londres futuriste, très orwellien, où une autorité suprême appelée Management surveille tout le monde, l'informaticien Qohen Leth vit reclus dans une vieille chapelle en travaillant sur des équations et d'improbables probabilités. Mais travailler sur ces équations n'est qu'une occupation secondaire pour lui qui attend ce qui compte le plus à ses yeux : un coup de téléphone qui lui révélera le sens de son existence. Travaillant sans relâche sur un théorème censé démontrer que la vie est dénuée de sens, Qohen voit ses habitudes et son petit monde s'écrouler au contact de Bainsley, une jeune femme pleine de charme. Avec ce "Zero Theorem", Terry Gilliam nous plonge dans un univers dont il a le secret, qui n'est pas sans faire penser à son "Brazil". Les sources d'inspiration du film sont d'ailleurs parfois un peu trop visibles et le scénario finalement assez classique mais tout cela ne manque pas d'intérêt. Le personnage principal, incarné par un Christoph Waltz chauve et névrosé, se raccroche à ses illusions, persuadé que sa vie a un sens car il ne peut le concevoir autrement, alors que tout autour de lui semble dire le contraire. On pardonnera donc au film ses faiblesses pour mieux se plonger dans cet univers visuel un peu barré et un peu fourre-tout, que nous propose Terry Gilliam, dont le sens de la mise en scène n'est plus à prouver. Son aptitude à nous captiver et à choisir soigneusement son casting (Mélanie Thierry est joliment filmée, Matt Damon semble prendre un malin plaisir à jouer son rôle de grand patron, David Thewlis, Tilda Swinton, Peter Stormare et Ben Whishaw sont également de la partie) rend ce théorème fortement fascinant, à défaut d'être parfait.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 juin 2014
He is back! Mister Gilliam nous emporte une nouvelle fois dans une expérience d'anticipation qui nous rappelle Brazil. L'époque a changé mais la problématique reste la même...
Certes mois réussi mais tout aussi intriguant avec la présence de Christopher Waltz et de sa bimbo virtuelle mélanie Thierry.
A ne pas manquer de toute façon.
LeKeiser
LeKeiser

29 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2014
Film lent, mais poussif. Pas vraiment de surprises, au contraire même, c'est du déjà vu. Le jeu d'acteur? Correct, sans plus. Enfin, pour le premier rôle. Les autres, on se demande ce qu'ils viennent faire là, hormis meubler les énormes vides entre les scènes.
M'attendais à vraiment mieux, je n'ai été que déçu. M'a même fait dormir quelques minutes :(
A oublier rapidement!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juin 2014
Excellent film, miroir déformant et délirant de notre société. Mélanie Thierry remonte dans mon estime, Christopher Waltz très bon comme d'habitude
Fred Monneron
Fred Monneron

165 abonnés 113 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juillet 2014
J'avais adoré Brasil.
Avec Zero Theorem je me suis ennuyé à un degré ultime.
Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout.
Mes deux étoiles pour les décors.
Mais ça s'arrête là ...
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