Sans aucun doute, T. Gilliam n'a absolument rien perdu de sa superbe de son talent, que l'on aime ou que l'on aime pas, et son univers est toujours aussi loufoque et barré, et il est incontestablement fidèle à lui même. Au delà de tout cela, il est réellement difficile d'accrocher a 100% à ce que le réalisateur britannique propose ici, d'une part par l'aspect bien trop conceptuel et burlesque de l'ensemble de film, chose qui font partie de son œuvre mais qui sont la source même du scénario, proposant des éléments hors norme pour constituer son univers, et cela à tendance à aller bien trop loin, dans un délire bien cinglé, qui laisseront perplexe une bonne partie du public, peut être moins les amateurs de Gilliam, mais l'aspect trop conceptuel donne lieu à un moment difficile à suivre. Pourtant cela n'a rien de déplaisant à l'origine, on suit l'intrigue avec plaisir aux vues de petits délires visuels sans prétentions mais sachant décrocher le sourire ou encore des personnages tous aussi loufoques les uns que les autres à l'image même du réalisateur, mais le tout à non seulement beaucoup de mal à proposer quelque chose d'intéressant de par son fond, mais à tendance à partir dans tout les sens pour finalement à aboutir à prude chose réellement passionnante. L'intrigue en elle même défend de bonne chose bien qu'on retrouve rapidement face à un scénario qui toune en rond, se contentant d'illustrer l'univers hors norme exposé ici, sans trop apporter d'éléments suffisamment intrigant pour entrer totalement dans le film, à l'image de cette histoire d'amour mignonne comme tout mais pas tellement passionnante, simplement que son traitement est plus sympathique, tout comme la vision du monde établie dans le scénario, par toutes des abstractions, à l'image même de ce film, ou encore l'ensemble des éléments qui constitue ce monde bien utopiste mais transmettant un message vie plus intéressant que le scénario lui même, et c'est la dessus que le film peu perdre facilement son public. Quand on repense à sa magnifique "Armée des 12 Singes", le monde était bien barré mais avait l'avantage de proposer un scénario passionnant, permettant d'être transporter sans se poser de question et avec le plus grand des plaisirs dans l'univers de Gilliam, ici c'est son univers qui mange tout entier le semblant de scénario proposé. Et non pas que C. Waltz soit mauvais ici, son personnage est bien trop complexe et conceptuel pour permettre à l'acteur d'offrir sa meilleur performance et laisse une certaine insatisfaction, même si ce dernier est toujours aussi bon pour jouer des personnages hors normes, sans oublier M. Thierry vraiment très agréable dans ce film ou encore la multitude d'acteurs dans le rôle de personnages secondaires comme T. Swinton ou encore M. Damon qui savent offrir des moments sympathiques. Un univers bien trop excentrique au service d'un scénario fébrile qui tend vers un vision philosophique pas intéressante de la place de notre Monde dans l'univers, un peu trop barré pour tenir l'attention malgré de bonnes choses qui constituent et établissent les fondations de cette ambiance bien ouf, simple visuellement et sans grande prétention à ce niveau la, qui pourtant parvient à certains moments à poser des questions et conceptions plutôt intrigantes et à titiller la curiosité. Les puristes trouveront ici un univers qui correspondant sans problèmes au réalisateurs mais qui n'y met rien de vraiment transcendant dedans.