Zero Theorem
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AMANO JAKU

356 abonnés 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2014
Terry Gilliam a toujours été un peu en marge de ce qui ce fait traditionnellement à Hollywood, pour s’en convaincre, il suffit de voir sa filmographie ("Sacré Graal !", "Jabberwocky", "Brazil", "Les Aventures du baron de Münchausen", "Las Vegas Parano", "L' Armée des 12 Singes", "Tideland"…). Après les catastrophiques évènements qui ont plombé son "Don Quichotte" et le succès relativement faible de ces trois dernières péloches ("Tideland", "Les Frères Grimm" et "L' Imaginarium du Docteur Parnassus"), on a cru que le vieux briscard british rendrait définitivement les armes pour profiter d’une retraite bien méritée…que nenni les gens !! Voici notre ami Terry qui revient avec une nouvelle tentative de dystopie aliénante avec "Zero Theorem" : l’histoire se déroule dans un futur ultra high-tech où tout et tout le monde est connecté. Qohen, qui travaille depuis longtemps pour le compte de Management, est un homme refermé sur lui-même qui adore travailler mais déteste les bains de foule. Quand Management lui demande de bosser sur un projet très spécial tout en restant chez lui, il est ravi et accepte sans concessions. Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que ce projet allait peu à peu lui phagocyter sa vie…Je sais ce que vous allez vous dire : « mais ça ressemble vachement à son film "Brazil", il a donc fait un remake ? ». Et pour être tout à fait franc, vous n’êtes pas loin de la vérité car "Zero Theorem" n’est pas vraiment un remake de "Brazil", mais plutôt une ré-adaptation moderne : à la place de l’administration à outrance nous avons ici une totale addiction aux ordinateurs et au net, la quête de la liberté personnelle est remplacé par celle du sens de la vie, nous avons toujours un héros introverti qui va s’émanciper par la découverte et l’apprentissage des sentiments, une femme « multi-visage » qui sera le deus ex machina de l’émancipation du protagoniste principal, Big Brother, qui représentait l’omniprésence du gouvernement autoritaire, devient ici Managment, big boss ultime de l’entreprise ultra capitaliste par excellence…C’est bien cela : Gilliam a voulu faire une version moderne de son film culte. Le résultat est-il à la hauteur du modèle, voilà une question très difficile à répondre car je pense très sincèrement que cela dépend du ressenti de chacun : pour ma part, je trouve le monde, la quête du héros et le récit de "Zero Theorem" plus intéressants mais au final je préfère largement la mise en scène, les rebondissements et surtout la fin de "Brazil". En effet, Gilliam fait trop traîner son récit en longueur, ce qui a pour conséquence de le compliquer et, donc, de perdre le spectateur. Et ce n’est pas la fin perplexe qui aurait mérité plus d’explications qui va arranger les choses : on a l’impression en ressortant de la salle d’avoir loupé quelque chose en balançant « Tout ça pour ça ?!! » et « Mais ça n’a aucun sens !! » C’est dommage car le potentiel de la réflexion quasi philosophique de la quête du projet Zero était énorme. Mais bon : ce n’est qu’une question de goût, cela n’enlève rien au fait que les deux films sont bons. Comme je viens de le dire, j’ai adoré la vision du futur qu’on nous livre dans "Zero Theorem" : même s’il est assez coloré et kitch, il n’en est pas moins totalement impersonnel et artificiel. Nous nous retrouvons dans une société ultra-connectée dans laquelle les gens écoutent seul dans leur coin leur propre musique en soirée tout en se filmant en mode selfie, où l’informatique est absolument partout, où tout est sous contrôle, dirigé et surveillé. Tout est fait pour limiter au maximum les interactions sociales et nous déshumaniser…à ce titre, le personnage de Qohen est le parfait représentant de cette société privilégiant les relations virtuelles à celles réelles, la meilleure preuve est le fait qu’il refuse le moindre contact physique avec le personnage de Bainsley, alors qu’il n’hésitera pas trop à la retrouver dans le cybersex. Finalement, quand on regarde dehors tous les jours tous ces « zombies » qui sont collés à leur portable pour tout le temps être sur leur stupide Facebook, on se dit que notre futur est peut-être le futur de "Zero Theorem" ; ce qui en fait un avenir plutôt terrifiant (et puis il y a autre chose de terrifiant dans ce film : une publicité sur un mur qui te parle directement et qui te suis tant que tu marches à côté du mur, c’est super flippant !!!) Au niveau des acteurs, le casting a été choisi avec goût et nous propose de belles prestations : Christoph Waltz est assez surprenant et touchant en simili autiste qui ne s’épanouit que dans le travail, Mélanie Thierry apporte un peu de piquant avec sa fantaisie naturelle en incarnant une superbe femme fatale tentatrice, David Thewlis amène une petite touche tragico-comique avec un personnage qui apparaît caricatural mais qui est au final assez complexe, le jeune Lucas Hedges est lui aussi étonnant en incarnant une sorte de « négatif » de Qohen vis-à-vis de leur attitude face au monde et aux autres, Tilda Swinton est utilisée ici (presque à contre-emploi quand on voit sa filmographie) comme l’élément comique du film avec ce logiciel de psychiatre virtuelle qui est censé suivre Qohen et cela lui va comme un gant, et même si on ne le voit pas longtemps, Matt Damon incarne un Managment tout en prestance (et puis, son grimage vaut amplement le coup d’œil !). Ré-adaptant son film le plus connu, Terry Gilliam livre avec "Zero Theorem" un film intéressant sur la destinée humaine, son but et ses fantasmes, tout cela au sein d’un enfer kafkaïen informatisé flashy. Si notre ami british a toujours une volonté certaine de dénoncer des choses (l’individualisme, la futilité de la technologique à outrance, l’ultra capitalisme, le culte de l’apparence), il a cependant mis la barre un peu trop autre en posant une question philosophique quasi mystique à laquelle il était assez difficile de proposer un dénouement concret et satisfaisant….malgré tout, le film vaut rien que pour voir Mélanie Thierry en cosplay d’infirmière sexy avec une perruque rose style « manga girl » : tout simplement exquis pour les yeux !!!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 4 octobre 2014
Zero theorem.. Bluffé par Las Vegas Parano, par sa maitrise de l'art de la drogue, et du talent d'acteur de Johnny, belle prestation de Benecio.. mais plus que décu par Zero Theorem. Une ambiance malsaine futuriste, inconcevable et incohérente. Il y a un effort scénaristique mis en avant par l'actrice...On frôle le ridicule et le plastique pour tout ce qui est du décor, on croirait s'émerveiller devant une production bollywoodienne, voire française. Le Théorème Zéro porte peut-être bien son nom.
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2014
Un mélange de tout ce qu'on connaît déjà sur l'avenir et la suprématie du virtuel, du déjà vu... dommage!
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2014
Gilliam a été un auteur que j'ai adoré durant ma prime jeunesse avec des films comme Brazil ou l'armée des douze singes (surtout ce dernier d'ailleurs) et j'apprécie toujours de voir l'un de ses films même s'ils ne sont pas tous réussis... Parce que lorsque l'on a l'esprit aussi tordu que Gilliam si on n'ordonne pas un minimum ses idées ça veut vite donner une sorte de capharnaüm vide de sens.

Et c'est malheureusement ce qu'est ce Zero Theorem. Ce n'est pas un film antipathique, j'ai envie de l'aimer et j'y arrive un peu, mais bon, dieu que c'est vain, dieu que ça se prend au sérieux alors qu'en fait tout était là pour faire "autre chose" de bien plus intéressant en changeant quelques petits trucs pour rendre le tout ne serait-ce que plus intéressant.

C'est un film qui n'a ni queue ni tête où Gilliam pousse le délire jusque dans ses derniers retranchements, la logique n'a plus cours ici et malheureusement il nous laisse sur le côté, on regarde ça, soit ennuyé soit fasciné, mais jamais impliqué réellement dans les enjeux perchés du film, ça me fait un peu penser à the fountain dans le genre de film batard qui part de bonnes idées et qui donne finalement un gros n'importe quoi.

Pourtant il y a plein de trucs à sauver, les décors (ça me fait mal de dire du bien des décors parce qu'en général si on en vient à parler des décors c'est que l'on a rien de bien à dire sur le film), l'ambiance générale du truc, mais surtout la mise en scène de Gilliam que j'apprécie tout particulièrement, il a le don pour faire ressortir l'étrangeté de chaque scène, dommage que ça soit pour filmer du vent. Et même, l'idée à la base du Zero Theorem est intéressante, chercher à prouver que l'univers n'a pas de sens, c'est une excellente idée ! Mais j'ai cette triste impression que Gilliam s'est perdu en chemin emporté par sa propre folie créatrice.

Je suis donc déçu, pas profondément déçu, mais déçu tout de même et je comprendrai que quelqu'un haïsse ce film, cependant je vois malgré tout toutes les bonnes intentions (dont l'enfer est pavé), les bonnes idées et la généreuse folie du projet et rien que pour ça j'ai envie de le sauver, c'est différent, ce n'est pas bien ou même bon, mais c'est différent, c'est barré, c'est fou et même si ça se viande un peu, que ça n'arrive pas à ses objectifs ambitieux, ben je n'ai pas passé un si mauvais moment j'ai vu un monde dans lequel beaucoup de choses étaient possibles et ça m'a rappelé le spectre de Brazil (qui lui est bien mieux réussi). C'est à réserver aux amateurs du cinéma de Gilliam avant toute chose !
Nitquen57
Nitquen57

31 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2014
Rien que le nom de Christoph Waltz sur l'affiche m'as fait me dire :"Oh god yeah"!". J'ai beaucoup aimé Sacré Graal et La Vie de Brian, du coup le nom de Terry Gilliam a fini d'attiser ma curiosité, certes tardive.

Un énième film sur le sens de la vie, et à l'image de tous les longs-métrages du genre, je ne citerais qu'un certain Cloud Atlas, je suis à chaque fois le crâne en ébullition une fois le générique arrivé.

Zero Theroem raconte l'histoire d'un mec sociopathe et complètement taré qui parle de lui à la première personne du pluriel, qui vit dans un monde archi-coloré sous la surveillance d'une entité toute-puissante (cf. 1984) et qui cherche le sens de la vie (appelé ici Théorème Zéro) dans une chapelle qu'il a réaménagé.

Voilà, ça plante le décor, faîtes un reboot cerveau avant ça.

Là où je ne m'étais pas trompé, c'est que le grand, le majestueux Christoph Waltz (même s'il est ici courbé et chauve) porte le film sur ses épaules avec un talent incroyable, aidé par un casting (David Thewlis, Matt Damon, Mélanie Thierry) non moins reluisant).

Pour le reste, évidemment, c'est coloré, c'est barré, les décors sont géniaux, certains sont moches exprés, c'est la patte Monty Pythons et ça marche toujours. C'est génialement mis en scène, rien que le premier plan du fil: est absolument somptueux et on ne peux rien reprocher à Terry Gilliam de tous ces points de vue technique à part si l'on aime pas tout ce qui est rose/rouge/canari.

Là où le film trouve son intérêt cependant, c'est dans son/ses messages et leur interprétation. Je me rappelle avoir été voir Under the Skin à la place de Zero Theorem il y'a deux mois et m'être dit que je ne savais pas comment interpréter cette oeuvre.

Ici c'est le contraire, on peux trouver 150 interprétations à cette oeuvre étant donné la variété des thèmes abordés. On parle de propagande, de recherche de l'amour, de sens de la vie à travers divers personnages qui gravitent autour de Qohen. Tout ceci nous amène à une fin de film extrêmement surprenante, décevante quant à certains points, spoiler: notamment la révélation de Management
, mais très intéressante en observant son plan final.

Chacun se retrouvera donc quelque part dans Zero Theorem, il faut juste accepter de s'y plonger pour en ressortir quelque chose.

Moi j'ai accepté.
DavY Croquette
DavY Croquette

73 abonnés 1 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2015
très bonne satire social complètement barré mais tres intelligent, un film un vrai film merci !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 septembre 2014
Dans "Zero Theorem", les acteurs sont excellents et les images magnifiques. Notamment l'endroit, une ancienne église, dans lequel vit le personnage principal. Cependant, presque comme toujours, Gilliam traite son sujet de façon si obscure qu'on ne comprend pas tout, surtout à la fin: Est-ce un rêve ou la réalité? Toujours est-il que si notre futur se présente comme tel, il vaut mieux penser que ceci est un songe... ou plutôt un cauchemar...
Benjamin L
Benjamin L

23 abonnés 251 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2014
Encore un OFNI de Terry Gilliam. Personnellement très fan de son univers, je n'ai pas été déçu par l'ambiance futuriste, loufoque et burlesque de ce Zero Theorem. Comme bien souvent avec Gilliam, rien est évident, rien ne s'impose au spectateur, il s'agit plutôt là d'une proposition qui laisse une grande part à l'interprétation subjective. J'ai personnellement perçu les pérégrinations schizophréniques du héro comme une critique virulente de la société de consommation ulta productiviste (thème assez réccurent chez Gilliam), et comme une ode au lacher-prise plutôt que de tenter desespérément de trouver un véritable sens logique à la vie. 4/5
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2014
Zero theorem.. Nous voila plongé dans un océan d'acharnement publicitaire, épaulé dune bonne dose de pression et de schizophrénie plus ou moins latente, oui c'est le tableau dystopique que nous signe ici Terry Gilliam. Dans cet univers ou le marketing vous pourchasse derrière chaque centimètre, vous serez poussé a dépasser vos limites cherchant à atteindre un but inatteignable, c'est le message principal que nous délivre l'auteur. Il faudra s'accrocher pour en capter toutes les subtilités (beaucoup de clin d'oeil aussi sont présents), sinon, et bien vous passerez a coté de tout. Cela plaira a certain, moins a d'autre, ne cherchez pas la un film d'action post_apocalyptique a 500M$ (malgré que l'introduction du synopsis 'Londres dans un futur proche' ressemble a s'y méprendre a tout ce qu'on peut voir ces derniers temps) mais bien une satire subtil plutôt bien réussi même si le coté cyber punk coloré et bariolé donne parfois l'impression d’être devant un navet des années 80. Un film qui s'en sort pas mal dans l'ensemble sans égaler les plus grand chef d’œuvres. 3/5
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2014
A l'image d'un ExistenZ signé David Cronenberg voire d'un Lost Highway que l'on emprunte à David Lynch, se trouvent d'autres métrages mystiques relativement restés dans l'ombre, comme Zero Theorem, de Terry Gilliam. Cherchant en Christoph Waltz sa principale source d'inspiration et disposant d'un casting composé en outre de David Thewlis, Matt Damon ou Tilda Swinton, l'ovni cinématographique que voici se décompose en une multitude de fresques inventives mêlant science au fantastique, mais curieusement scénarisées pour alors laisser un goût trop peu sucré, voire fade. Connu pour sa filmographie bariolée aux limites exacerbées, l'ex Monty Python renouvelle le genre à l'aide de procédés étranges (entre bruitages futuristes, direction artistique psychédélique ou dialogues symboles d'une fantaisie inavouée). Spécial, pour ne pas dire insolite, cette oeuvre appelle au raisonnement intérieur. Quant à dire qu'elle fascine, il n'y a de cela qu'une marche, apparemment très haute...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 septembre 2014
Une intrigue alambiquée mêlant science-fiction et philosophie, un univers futuriste aseptisé et oppressant, un personnage vulnérable en quête existentielle, une espèce de grand manitou manipulateur au dangereux air de "Big Brother", une fausse bimbo bien plus sensible qu'elle n'y paraît, un gamin aussi brillant qu'esseulé, un décor surréaliste à la fois terne et criard, et un flot d'informations déversé dès le début sur le spectateur jusqu'à saturation. Bienvenue dans l'imagination débridée de Terry Gilliam (Brazil, L'Armée des douze singes), qui, en adaptant le scénario singulier de Pat Rushin, réalise ce que l'on pourrait qualifier d'ovni cinématographique."Zero Theorem" est un film atypique qui intéresse par les nombreuse questions soulevées (le sens de la vie, la relation aux autres, la recherche du bonheur...) mais qui reste néanmoins fastidieux à aborder.
c4lypso
c4lypso

6 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2014
J'aime beaucop Terry Gilliam, mais ce film là m'a beaucoup déçu. Brazil est beaucoup mieux. J'ai également un énorme problème avec la façon visuel de la résolution du théorème, alors je sais bien que montrer à l'écran quelqu'un résoudre un théorème spoiler: (ou plutôt essayer de le résoudre)
ne soit pas très attractif pour le spectateur, mais là c'est juste ridicule.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2014
Du bon Gilliam comme on l'aime, son nouveau film est très proche de son cultissime "Brazil" avec un environnement futuriste kafkaïen très flippant où la bureaucratie et la technologie ne semblent faire qu'un dans la déshumanisation la plus totale. Christopher Waltz campe à merveille un grand solitaire siphonné et paranoïaque, bourru de travail à qui l'on va confier la mission difficile du théorème zéro. Son acharnement va vite achever ses derniers restes de lucidité mais des rencontres inattendues vont lui ouvrir les yeux sur la réalité du théorème zéro et sa propre existence. Farfelu et déjanté à souhait!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 septembre 2014
Au cinéma, il y a des réalisateurs qui se répètent. Certains par paresse et par facilité et opportunisme des deux défauts sus-nommés (Michael Bay ou Luc Besson). D’autres parce qu’ils ont leur patte et que d’apparence, leurs films se ressemblent (David Fincher, Darren Aronofsky, Terrence Malick ou Chris Nolan), d’autres encore parce qu’ils ont leur univers, leur narration singulière, leur folie intérieure comme c’est le cas, par exemple pour Terry Gilliam.Il est certain qu’il y a comme un air de famille entre Zero Theorem et Brazil, L’Armée des 12 Singes et Las Vegas Parano. Personnages, fragiles physiquement ou psychologiquement, perdus au milieu d’un univers qui les dépasse. Trips à la limite du shoot de drogue massif hallucinogène, à la frontière de la réalité virtuelle, temporelle, cérébrale, les films de Terry Gilliam ont cette magie britannique de folie décalée, de douce dinguerie voire même de névrose inquiétante parfois qui plonge leur principal personnage dans un monde inconnu qui les déroute totalement avant de les transcender. Sam Lowry, Raoul Duke, James Cole, Qohen Leth et même le Roi Arthur lui-même peuvent en témoigner.Parfois noir, sale et dérangeant, Terry Gilliam ne s’embarrasse pas de considérations et sait créer des univers singuliers qui n’appartiennent qu’à lui. Il a inspiré nombre de réalisateurs qui lui rendent encore aujourd’hui de reconnaissants hommages. Ainsi, si Zero Theorem a pu être décevant pour certains, il n’en a pas du tout été le cas pour moi.Loin d’être certes aussi abouti qu’un Brazil ou qu’un de ses glorieux ainés, le distopique Zero Theorem, avec les faibles moyens qui lui ont été attibués, se hisse largement parmi les films les plus sympathiques et étrangement agréables de Terry Gilliam.Zero Theorem se fout des conventions. De la musique à l’ambiance, de la masse incommensurable d’idées et de trouvailles, on ne se lasse pas des décors à l’opposée totale des futurs de cliniques d’hôpitaux qui plaisent tant aux studios. Ce bordel total, cet empilement et superpositions foutraques de tenues excentriques, de panneaux publicitaires envahissants, de bureaux colorés shootés au dragibus et de la dinguerie ambiante qui sommeille en chaque personnage dont les interprètes prennent vraisemblablement un plaisir sans fin à tourner avec un tel virtuose est un régal pour qui arrive à s’y plonger.Ainsi entouré de couleurs et de douce folie, le personnage de Qohen n’en apparait que plus triste, plus éloigné de ce bonheur artificiel qu’il refuse d’embrasser. Zero Theorem se classe ainsi en dehors de tous les sentiers battus par un Hollywood formaté, le récit ne se plie pas à la sacrosainte règle « il faut tout expliquer à la fin », Zero Theorem est ce que j’aime souvent dans les films, une tranche de vie sans vraiment de début, sans vraiment de fin. Avec mille questions, mais peu de réponses. Un film à l’image de la vie. N’écoutez pas les mauvaises critiques, comme la vie, Zero Theorem mérite d’être vécu.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 août 2014
Le nouveau Terry Gilliam ne répond pas à nos attentes ! L'univers de "Zero theorem" peut rappeler celui de "Brazil" mais avec la qualité générale de ce dernier en moins... Les quelques bonnes idées de mises en scène ne rattraperont malheureusement pas cet ennui futuriste. Intérêt, philosophie, profondeur, casse-tête, suspens, et même simple divertissement, tous ces éléments sont oubliés, alors à quoi bon... On n'accroche pas au scénario, on n'accroche pas au too-much inutile, le film s'efface de lui-même dès son générique final. La réflexion ainsi que le décryptage minutieux et malin que l'on espérait trouver dans cet univers particulier seront finalement inexistants.
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