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Dik ap Prale
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2,0
Publiée le 29 août 2014
Partisan d'une dystopie fictionnelle aiguë, Terry Gilliam en a fait sa pellicule de noblesse, signant trois grand film dont Brazil, Twelve Monkeys et ...surtout pas celui là. A l’extrême opposé de toute anticipation, c'est ici parfaitement suranné. Un retour infécond en tout point malgré l’interprétation et quelques thèmes musicaux.
Un film assez particulier qui mérite d'être regardé avec attention pour comprendre les moindres détails.En dehors de ça, le réalisateur à voulu nous emmener dans un univers complexe alors qu'au final, ça n'est rien de tout cela. De fausses énigmes, une Mélanie Thierry qui ne sait toujours pas jouer l'actrice et une intrigue sans intérêt.
Comme d'habitude, l'univers de Terry Gilliam est décidément toujours aussi obscur, opaque, incompréhensible et impénétrable! N'ayant absolument rien compris (qui? quoi? où? pourquoi? comment?, je me contente de la note moyenne... même si j'aurais envie de mettre beaucoup(!!) moins... car plein de choses m'ont échappées!
Que la personne ayant compris quelque chose, même la plus insignifiante, n'hésite pas à lever le doigt...
Le Monty Python à l'origine de l'Armée des 12 Singes et de Brazil nous livre encore une fois sa vision originale d'un monde qui dérive et critique ici sa surexploitation technologique et mercatique, son uniformisation autour d'une entité toute puissante qui nous épie continuellement, qui nous dirige au point qu'on laisse passer les choses simples et essentielles de la vie. Cette histoire futur-kitsch colorée a du charme, tout comme les personnages improbables qui lui donnent vie.
Je vais pas y aller par quatre chemin. C'est un navet. On se force à regarder jusqu'au bout en se disant qu'il va bien y avoir une explication à tout cela. Et bien non raté.
Terry Gilliam reprend ses sujets favoris dans un univers décalé comme on lui connait, mêlant couleurs pop et esprit punk dans un milieu qui parait à la fois totalitaire et anarchique. Le scénario n'est pas toujours très lisible et divague souvent vers des questionnements physiques et philosophiques. Quelques bons passages néanmoins avec les personnages joués par Mélanie Thierry, dans un rôle bien éloignés de ce qu'elle a pu faire jusque là, ou Lucas Hedges. Un Gilliam qui fait du Gilliam.
Film qui m'a vraiment enchanté. J'ai retrouvé ce que j'aime: la critique de ce monde actuel porté par le superficiel; les pseudo-amitiés passagères; la pub qui envahit notre vie; la surconsommation. Mais ce que j'ai aimé par dessus tout c'est le côté spirituel très subtil: cette recherche de nous même et de notre mission qui nous déroute par moment...
Zero Theorem est un film intéressant mais qui s'apparente plus à une modernisation de "Brazil" qu'à une histoire totalement originale. Néanmoins, j'ai apprécié cette vision futuriste caricaturale de la solitude de l'individu auquel le sens de sa propre existence échappe, dans ce monde où la connexion entre l'humain et la technologie tend à remplacer la connexion entre les humains. Divertissant et admirablement absurde, ce film de Terry Gilliam s'est vu reprocher un manque de profondeur, alors que l'enjeu de tout le film repose justement sur le vide et l'absence de sens. Gilliam nous offre un regard finalement assez sarcastique et désenchanté de la société humaine en devenir, mais un regard pas forcément humoristique et pas non plus totalement sombre, ce qui peut effectivement laisser le film un peu entre deux eaux... Ce n'est ni le meilleur ni le pire film du réalisateur et c'est sans aucun doute un film à voir et qui mérite sa chance. Tout comme "Brazil", ce "Zero Theorem" fait encore l'apologie de l'imaginaire libérateur d'une réalité trop artificielle, mais l'univers dans lequel se passe le film est tout de même moins effroyable que celui de "Brazil" et se rapproche déjà un peu plus de notre vie contemporaine... ce qui est peut-être un signe alarmant, quand on y pense à deux fois.
Il y a de cela quelques mois, en mars plus précisément, j’avais dit que plus jamais je ne regarderai un film avec Matt Damon, qu’il ait un rôle principal ou un rôle secondaire. Mais en ce qui concerne ce « Zero Theorem », la tentation a été plus forte que moi. Il est vrai que le pitch du dernier film de Terry Gilliam me bottait sérieusement. Du coup, je me suis fait tout un tas d’idées quant au contenu. Et au bout d’une demie heure, je me suis dit: voilà une des plus belles daubes que j’ai eu l’occasion de voir ! Oui je dis bien une daube car ce « Zero Theorem » est vide comme c’est pas permis. Les pistes de réflexion de Gilliam sont pourtant claires. D’une manière générale, le réalisateur s’interroge sur l’absurdité de la vie. Se demande si elle a réellement un sens. Se demande tout simplement si nous ne sommes pas fait que pour naître et mourir un peu plus chaque jour tout en nous créant des illusions, des rêves pour combler le néant de notre existence. Le tout étant bien inspiré de « 1984 » de George Orwell, à l’image de ces humains surveillés nuit et jour par un seul homme. Voila qui n’est pas sans rappeler un certain Big Brother. S’interroger sur la vie, son but, sa valeur, d’accord, il n’y a pas de mal à ça, bien au contraire, mais quand c’est fait de manière aussi maladroite et sans la moindre implication, le spectateur a plus l’impression se faire entuber profond. De mon point de vue, c’est tout simple, il n’y a rien à sauver. Tout n’est que médiocrité et au bout d’une demie heure on se fait sérieusement iech. La demie étoile, c’est pour une Mélanie Thierry qui, même si elle ne sert à rien dans le déroulement (à supposer qu’il y en ait un) est plus sublime que jamais. Pour le reste c’est zéro pointé !
Les films de Gilliam depuis "l'Armée des 12 singes" sont souvent qualifiés par la presse de "grands films malades" et si j'accorde volontiers ce statut à 'L'imaginarium..." et aux "Frères Grimm" deux gros foutoirs visuellement riches mais bancals. Parfois je me demande si Gilliam ne serait pas un parfait en directeur artistique de ses propres films, laissant la réalisation et la direction des acteurs (souvent en roue libre) à un autre... Ici on échappe pas à ses défauts, sauf que le cadeau est tellement bien emballé, que même si la boîte est un peu grande pour ce qu'elle contient, je n'ai pas boudé mon plaisir. Waltz, Swinton et Thierry cabotinent avec plaisir, l'univers visuel à la pré-Brazil m'a convaincu, et même si la fin semble un peu bâclée, j'ai vraiment passé un bon moment !
"L’auteur de Brazil et 12 Monkeys est cette année de retour avec un film de science-fiction non-spectaculaire, centré sur l’intime et qui se veut la conclusion de la trilogie Orwellienne.
Froid, pessimiste et peut-être un chouillat trop post-produit (surcharge des aspects futuristes fluo), The Zero Theorem déçoit à plusieurs niveaux…Tout d’abord par sa narration, plutôt simple mais également parce que le réalisateur ne veut en rien sauver ses personnages de la fin imminente…"
Terry Gilliam renoue avec les thèmes qui lui étaient chers dans Brazil. Un héros inadapté au monde dans lequel il vit s'agite et s'échine à échapper à une société tentaculaire dominée par une figure abstraite et mystérieuse. Mais si dans le premier Gilliam fustigeait les totalitarismes étatiques, il condamne à présent l'inhumanité du capitalisme. Il est cependant évident que son maigre budget l'empêche de retranscrire une vision ambitieuse ce qui le condamne à un nombre réduit de décors et une représentation visuelle du futur très colorée mais déjà vue ailleurs. De même il est très difficile de s'identifier au personnage incarné par Christopher Waltz, copie quasi conforme de Fétide Addams (merci Christopher Lloyd) à la limite de l'autisme. La plupart des seconds rôles sont cependant excellents la palme allant à Mélanie Thierry tour à tour envoutante et émouvante qui apporte une réelle humanité à toutes les scènes dans lesquelles elle apparait. spoiler: Quant au final nihiliste inévitable, il tombe cette fois comme un cheveu sur la soupe, le héros refusant une porte de sortie qui lui était accessible, préférant son aliénation à une liberté à laquelle il semblait pourtant aspirer.
Au final un film inégal qui alterne des scènes poétiques, émouvantes ou fascinantes et d'autres dont l'hystérie ou l'absurdité sont forcées. Ce dernier volet du triptyque voulu par Gilliam, même s'il est largement inférieur aux deux précédents opus, a plus de qualités que de défauts et mérite quand même d'être vu.
Terry Gilliam, c'est pas ma came, je confirme. Ca peut plaire à certains, ceux pour qui ça parle, qui arrivent à capter ce que veut faire passer le metteur en scène. Je ne comprends que dalle alors ce genre de films m'ennuie. Celui ci en fait partie. Certains bons moments mais pas suffisamment pour capter certains passages importants. Un film étrange.
Il parait que plus on vieillit, donc plus on se rapproche d'une mort inéluctable, plus on aurait tendance à (vouloir) croire en Dieu, ou du moins de la vision réconfortante que l'on s'en fait histoire de se familiariser à l'idée du Grand Rien. A soixante quinze ans, Terry Gilliam ne semble pas échapper à la règle, car en mélangeant sa vision pessimiste du monde réel (qu'on ne pourra pas lui reprocher!) à ses questionnements plus ou moins fumeux sur le sens de la vie (qui suis-je, ou vais-je, à quoi sers-je, etc), il balade le spectateur fatalement avide de réponses dans un salmigondis d'images chics et chocs (en clair: kitsch) et de pensées abracadabrantesquement creuses car spéculatives. La difficulté de l'exercice consistant à mettre en images de façon compréhensible au plus grand nombre (nous sommes tous des demeurés aux yeux de quelqu'un!) un concept théorique et philosophique, certains réalisateurs y arrivent avec plus ou moins de bonheur en intégrant leurs propres solutions à leurs œuvres, d'autres n'ayant visiblement pas encore tranchés, nous laissent dans l'expectative la plus indifférente: "Tout çà pour çà?" Avec "The zero theorem", Terry Gilliam semble faire partie de ces derniers. Parfois, quand on a rien à dire (ou si peu), mieux vaut s'y prendre autrement...