Bien que regardant beaucoup de films je vais rarement les voir en salles mais je ne pouvais pas faire l'impasse sur le tout nouveau Gilliam car c'est l'un de mes réalisateurs préférés dont j'adore l'univers si particuliers. Et de suite dès les premières minutes on constate avec plaisir que Zero Theorem est bien de Gilliam cependant on ne peut pas dire que ce soit une véritable réussite, c'est du en grande partie à une histoire assez absconse sur le sens de la vie avec des passages parfois inutilement complexes (comme la fin qui laisse perplexe et sur laquelle j'ai eu la flemme de réfléchir) ; Zero Theorem rappelle aussi l'ambiance de Brazil mais sans l'égaler. Visuellement c'est riche bien que cela ne sera pas au goût de tous car Zero Theorem ne correspond pas aux critères habituelles, ici pas d'effets numériques à outrance ; on peut regretter que les scènes en extérieur soient peu nombreuses car elles sont plutôt belles avec un style proche de Bilal ; niveau acteurs c'est du bon, l'Autrichien Christoph Waltz nous joue un personnage étrange avec son talent habituel, la Française Mélanie Thierry est à l'aise dans cet univers décalé et apporte une touche de sensualité à Zero Theorem. Ceux qui n'aiment pas les œuvres de Gilliam resteront de marbre mais ses fans sans être pleinement satisfait seront par contre joyeux de profiter pendant presque 2 heures d'un film original et sortant du carcan blockbuster de SF fade.
J'apprécie habituellement le travail de Terry Gilliam, mais ce scénario sans queue ni tête avec des accents de Brazil n'est jamais parvenu à éveiller ma curiosité. Un film d'un ennui mortel, à oublier très très vite...
Un excellent film de science-fiction sur l’imagination, la réalité virtuelle, les dangers du web. Terry Gilliam veut dénoncer le marché du sexe sur le net. Mélanie Thierry joue une call-girl qui veut combler la vie d'un homme vivant dans la solitude et cherchant le sens de la vie.
Pitch sympa sur le papier mais au fur et à mesure que le film avance on est déçu et on décroche. Film sans aucun intérêt, le plus nul que j'ai jamais vu autant que je me souvienne, en même temps les navets je les oublie vite!
J'ai des sentiments assez partagés sur ce film. D'abord, on sent vraiment que Terry Gilliam est investi dans la réalisation à travers un univers riche et coloré à souhait, comme il le fait d'habitude, et ce malgré le faible budget (seulement 9,5 millions) et après des tentatives ratées de réaliser "L'Homme qui tua Don Quichotte". Il y a aussi une richesse dans les thématiques traités dans le film, parlant pèle-mêle de notre rapport à la technologie, de la décadence de la société de consommation, du culte de religion ou encore du sens de la vie. Et l'interprétation des acteurs est convaincante, non seulement pour Christopher Waltz en tant que personnage névrosé et paranoïaque et aussi pour Mélanie Thierry qui est une excellente surprise. Malgré cela, le film a l'air de trop vite s'emballer à la dernière demi-heure du film en voulant dire mille trucs sans qu'on ait le temps d'y réfléchir. Du coup, c'est chiant de voir un bon film mal finir avec un discours finalement confus. Et au final, on reste un peu sur notre faim en pensant que tous les éléments pour faire un bon Gilliam arrivent de façon assez décousue. Certes, ce film reste encore appréciable et marque le retour de Terry Gilliam, un réalisateur que j'admire beaucoup. Mais il reste à des années-lumières de son chef-d'oeuvre qu'est "Brazil".
La critique s'est abattue sur le pauvre Gilliam, immédiatement mis en concurrence avec lui-même, et notamment avec "Brazil", en raison de la proximité génétique de "Zero Theorem" avec son illustre frère aîné. Pourtant, malgré les caractères communs (univers déjanté, société folle, personnages burlesques, décors criards), "Zero Theorem" n'a pas le même objectif que Brazil. "Zero Theorem" n'est pas une obsession (celle de la lutte contre une société policière implacable), mais un pot pourri, un pudding dont la pâte serait faite de nombreux ingrédients hétérogènes qu'on aurait pu croire incompatibles, mais que le style Gilliam transforme en une pâte singulière et digeste. "Zero Theorem" aborde une myriade de sujets, sans forcément les approfondir (mais est-ce un mal ?) : Il présente une société de consommation infantilisante, où le travail est un jeu ennuyeux et où les rapports humains sont creux et superficiels. Les instances économiques (très bon Matt Damon en Management tout puissant, mais humain) maintiennent sous surveillance la population grâce à la réalité virtuelle, lénifiante, et à une surveillance constante. Mais le véritable objet du film n'est pas là : C'est surtout l'histoire d'une recherche, d'une quête impossible, d'une question permanente, à laquelle sont soumis tous les protagonistes, celle du sens de la vie. Cette préoccupation fébrile occulte toutes les autres inquiétudes et nous maintient aux côté de Qohen Leth jusqu'à la fin. Une chose est sûre : On ne s'ennuie pas en regardant "Zero Theorem".
Si vous êtes fan de l'univers de Gilliam des années 1980-1990 ainsi que d'un célèbre roman signé Orwell et dont le titre date d'il y a 30 ans, vous ne devez aucunement rater ce nouvel opus.
Terry Gilliam est l'un de ces réalisateurs pour lesquels je suis cinéphile : un visionnaire hors pair avec un univers propre à lui qui avait fait merveille durant les 2 décennies susmentionnées (notamment l'armée des 12 singes, The fisher king et autres Brazil). Or, depuis le début de ce siècle, je restais sur ma faim et attendais L'œuvre du 21ème siècle du réalisateur britannique. Patience récompensée. Les 2 mondes (littéraires et cinématographiques) décrits plus haut s'associent pour notre plus grand plaisir avec l'humour, certes, mais surtout la tendresse (notamment la dernière scène phénoménale).
Un autre motif de visionner le film était Christoph Waltz, pour moi, LA révélation du siècle. Et l'acteur autrichien nous sort une nouvelle performance magistrale avec une sensibilité que je ne lui avais encore jamais vue. David Thewlis et Tilda Swinton sont également prodigieux, le reste du casting étant très bon. A recommander vivement.
Superbe film ! Merci à Mr Guilliam pour cet opus plein de poésie sur le monde numérique et le monde d'aujourd'hui. Comme "Ulitmate game", comme " Retour vers le futur 2", ce film ne nous présente pas l'avenir mais le monde dans lequel on vit. Splendide, une approche, des images de synthèses vraiment bien faites et agréable à la différence du film, plutôt nul en comparaison, de Johnny Depp "Transcendance".
Vraiment j'ai rit dans Zéro et sa fait plaisir, merci aux acteurs et à toutes l'équipes, j'aime bien !
De Zero Theorem n’émerge pas un renouvellement stylistique évident que Terry Gilliam entretient et développe avec ferveur depuis les années post Monty Python. Le réalisateur de L’armée des 12 singes (1995) ou encore de Brazil (1985) nous présente avec réussite une nouvelle partie de son univers, dans les bas fonds d’une société dystopique. Qohen Leth (Christopher Walken) vit reclus dans une chapelle abandonnée, attendant frénétiquement l’appel téléphonique censé lui apporter les réponses à l’Existence. Ce nouveau Londres est sous la surveillance de Management (Matt Damon), l’employeur de Qohen.
a trame scénaristique n’est pas sans rappeler celle de Brazil, elle même inspirée du roman culte de Georges Orwell, 1984. Le personnage central est à l’antithèse du héros conventionnel, frêle, peureux, solitaire et toujours au service d’une entreprise colossale. La démesure est tellement évidente que notre personnage ne se la représente pas. Travail aliénant, patronat agressif et omniprésent voir omnipotent (les références au Big Brother d’Orwell sont explicites), réalité déformée, pulsion plutôt que sentiments favorisée par une publicité violente et intrusive. L’homme étant un champion de la survie il arrive à s’adapter à toutes les situations, pour Qohen qui se questionne sur son existence, cette vie devient trop écrasante et les réponses se font désormais nécessaires. Une exploration, poussée par des sentiments nouveaux, qui va lui faire découvrir les rouages de la réalité.
L’essentiel du film repose sur le rapport de l’homme à la foi, le théorème zero étant la formule qui, si elle est égale à 0, validerait toutes les précédentes et prouverait à l’homme que son existence n’est pas le fruit du hasard. C’est aussi ce type de formule que nos astrophysiciens s’efforcent de nos jours de déceler. Une combinaison de plusieurs formules afin d’éviter le moindre hasard. Pour Qohen l’insolvabilité de la formule est un choc, lui qui a toujours cru à l’appel qui résoudrait toutes ses questions existentielles, est tout d’un coup confronté à l’absurdité de l’existence, la vie est le fruit du hasard, l’homme n’est pas l’aboutissement ni le passage d’un long processus commençait il y a 13,8 milliard d’années.
Des décors à couper le souffle et un univers très fouillé qui ne parviennent toutefois pas à combler la principale lacune du film: le labyrinthe dans lequel nous fait entrer Terry Gillian (comme à son habitude du reste) est inextricable. Perdu, le spectateur se lasse, ne retenant de Zero Theorem que l'insoutenable complexité de l'imaginarium de Dr Gillian.
Il est peut-être temps pour Terry Gilliam d'arrêter. Succédant au disparate Imaginarium du docteur Parnassus, Zero Theorem confirme qu'il n'est plus dans l'ère du temps, mais dans un passé révolu, sa propre nostalgie. Qohen est un informaticien asocial ne sortant jamais de chez lui. Quand le grand patron lui demande de résoudre le théorème zéro, il va peut-être trouver sa réponse à la question qui le bouleverse tant : l'existence a t-elle un sens ?
Christoph Waltz, un peu perdu sans son sauveur Tarantino, déambule dans une ville et une ambiance faisant trop penser à des succès passés comme Brazil. Malgré son originalité, elle n'évoque pour nous qu'une atmosphère kitch et dépassée. Son récit enchaîne des thèmes rabâchés et déjà vus dans sa filmographie (société répressive et l'éternelle figure de Big Brother) ou de nouvelles idées (internet et sa faculté à isoler) bien mieux analysées par d'autres réalisateurs (Jonze et son prodigieux Her).
Le problème majeur de Zero Theorem vient de son incapacité totale à faire évoluer la narration, mais aussi de certaines incohérences qui lui sont inhérentes, comme le comportement de Qohen qui change du tout au tout en une scène, ou la triste constatation de voir que le couple Waltz / Thierry ne fonctionne qu'à moitié.
À force de faire du néant et des abstractions le sujet principal de son film, le réalisateur ne nous a fait éprouver que la sensation suivante : le vide. Monsieur Gilliam, faites désormais des films pour vous car vous seul les comprenez, et ne nous faites pas espérer inutilement un glorieux retour du grand cinéaste que vous étiez jadis.
une comédie cybernétique où chaque comédien donne son meilleur. Seul Gilliam pouvait aller au bout de ce film où le formidable Christoph Waltz excelle, tout en prolongeant son personnage comique et pathétique de Carnage, dépendant du téléphone. Si comme les critiques vous pensez ce film affreux et raté, vous n'avez peut être pas bien saisi ce que Gilliam fait depuis le début. Pourtant je ne lui suis pas inconditionnel.
Après quelques films plutôt décevants, Gilliam revient à un genre qui lui tient à coeur : la SF satirique. Très attiré par le pitch accrocheur de ce nouveau film, proche d'un Brazil 2.0, j'ai fait la sourde oreille vis à vis des critiques peu réceptives, et je pense avoir bien fait !
Même si l’idée de critiquer la place de plus en plus vaste des technologies dans la société semble un peu démodée, les arguments avancés dans ce film sont plutôt louables, je pense notamment aux fêtes durant lesquelles les invités dansent seuls avec leurs propres écouteurs et smartphones. Le film montre aussi une société qui se cherche et qui a besoin de croire en quelque chose...
Une sacrée bouillabaisse futuriste et métaphysique, voici ce à quoi ressemble le dernier Terry Gilliam, Zero Theorem. Pas tout à fait zéro sur l'échelle du plaisir cinématographique mais loin, très loin de Brazil. Cette fable, jamais drôle, rarement inventive et incroyablement redondante, se veut une satire de notre société connectée à mort et déshumanisée au possible. Bien, mais où est passé le scénario dans ce film foutraque qui se perd dans ses circonvolutions et dans des bavardages insipides ? Les interprètes ne sauvent rien, au mieux ils sont inconsistants (Waltz, Thewlis, Damon), au pire ils sont grotesques (Swinton). Seule Mélanie Thierry apporte un brin de fantaisie dans cet univers morne comme un matin brumeux à Waterloo.
Holala, c'est pas terrible du tout, jsuis hyper déçus les acteurs sont bon, l'univers intéressant mais l'histoire, sérieux, s'ils voulaient un bon scénario dans le même genre ils auraient pu regarder un manga ou carrément sous traiter le scénario au japon, sérieux, quand on a un budget tel on merde pas sur le scénario.