Décevant...pour film d action et de violence à l américaine...avec ses courses poursuites interminables, ses tueries et bagarres invraisemblables...le côté humain, le drame humain du début du film est vite oublié, zappé pour laisser place à la violence...dommage...que fait Vincent Lindon dans ce type de film? Sans doute a-t-il voulu se frotter à Bruce Willis....
Un enfant de 10 ans qui court plus vite que des adultes, deux adultes qui vont plus vite qu'une voiture, une voiture qui rivalise sans problème avec un TGV. Des invraisemblances qui plombent un film par ailleurs trop démonstratif par moments, trop elliptique à d'autres...
On va voir Mea culpa pour frissonner, avec des bons, un peu fracassés sur les bords mais gentils quand même, se faire des méchants qui, comme de bien entendu, viennent des pays de l'est et eux, ils ne sont pas sympathiques du tout, les vilains. Le troisième film de Fred Cavayé n'a pas un soupçon de vraisemblance, la psychologie de ses personnages repose sur un unique traumatisme et à Lindon, torturé bien sûr, Lellouche, bienveillant évidemment, de montrer leur savoir-faire et, accessoirement, leur virilité. Ce qu'ils font très bien, nul n'aurait émis le moindre doute sur le sujet. Mea culpa est efficace presque au-delà du supportable : surenchère de violence qui culmine dans les dernières scènes à bord d'un TGV (Tuerie à grande vitesse). Sans l'adrénaline, le film n'existe pas. Mais cela, on le sait avant d'y aller. Et Cavayé maîtrise le genre. Les américains pourraient bien en être jaloux. Allez, zou, vite, un remake que personne, du moins en France, ne se donnera la peine d'aller voir.
Malheureusement ce film est loin d'être aussi bien que les deux autres précédents ( Pour elle et A bout portant). Le film se résume en trois scène de course-poursuites: l'enfant témoin du meurtre qui s'échappe en courant face a un tueur armé en scooter,la fusillade dans la boïte de nuit, la scène finale dans le TGV. La première est ridicule, la deuxième pas mal et la troisième est meilleure. Evidemment il n'y a pas de scénario, les trois meurtres du départ n'ont aucun rapport avec le reste de l'histoire, aucun intérêt. Je mets une étoile pour la performance de Vincent Lindon et une demi-étoile pour le dénouement de l'accident de voiture. A voir vite fait à la télé mais surtout pas au ciné.
Après "Pour elle" et "A bout portant", maintenant "Mea culpa" (signifiant : par ta faute), le plus réussit des films de Fred Cavayé. Impressionnante progression tant au niveau du scénario (même s'il y a encore quelques facilités), que de la mise en scène et quelle maîtrise de la technicité concernant les plans d'action si bien que la réalité et l'intensité des bagarres vous collent au fond du siège (avertissement : ce film peut heurter la sensibilté du jeune public). Ce réalisateur talenteux est en train de se faire une belle place dans le genre policier/thriller à l'instar d'Olivier Marchal avec "36 quai des orfèvres", "MR 73", "Nuit blanche" de Frédéric Jardin ou encore "Gardien de l'ordre" de Nicolas Boukhrief . Et quand tout va, tout va bien : Vincent Lindon et Gilles Lellouche, nouveau duo imparable...
Tout est trop dans ce film. Invraisemblances, incohérences, manque de crédibilité. Et à tous les niveaux Fred Cavayé qui nous avait régalé avec "A bout portant" pêche d'une trop grande confiance en soi et cède aux sirènes du gimmick et de la facilité. Dommage vu le talent du bonhomme. Le scénario est un ramassis de clichés (les russes sont méchants, les autres flics sont tous des cons, leur patron est un incapable incompétent...), truffé de courses poursuites sans fin à la limite de la mauvaise foi. Après le tempo est bon, serré, haletant et la mise en scène nerveuse même si elle a tendance à s'empâter lorsque les scènes s'allongent. Étrangement, ce sont les scènes d'exposition et celles dites psychologiques qui tirent le film vers le haut. D'ailleurs, les acteurs principaux, eux, sont au top, Vincent Lindon en tête qui joue son rôle de flic déchu à la perfection. Chaque poche sous ses yeux, chaque cicatrice de la vie, chacune des rides sur son visage vient nourrir son personnages tout en fêlures, désormais incapable de reprendre sa vie en main. Vie qui n'est qu'amertumes, souffrances et pénitence. Gilles Lellouche est l'autre versant de la pièce, plus lumineux, s'alimentant à l'adrénaline pour masquer ses manques. Le gamin, Max Baissette de Malglaive (Ouch le nom !) joue très très bien et nous fait passer une belle palette d'émotions. Quant à Nadine Labaki, elle est superbe en plus d'être juste et sa voix cassée caresse les oreilles des spectateurs. Un délice méditerranéen, c'est pas rien. 3/5
Après une première demi-heure originale qui semble vouloir imposer une signature au polar à la française, Fred Cavayé retrouve le goût de l’action, de la violence et de tout ce qui faisait le mal dans « A bout portant » : des clichés et du pathos, et des courses poursuites à n’en plus finir. Vincent Lindon et Gilles Lellouche ne déméritent pas, mais mon dieu, que font-ils là ? Pour en savoir plus
Bon film même si ce n'est pas un genre qui m'attire spécialement. On découvre un Vincent Lindon différent avec un jeu beaucoup plus nerveux qu'à l'habitude. On ne s'ennuie absolument pas sur toute la durée de l’œuvre. Le duo Lellouche/Lindon est étonnant. Le rythme global du film fait penser à une production américaine, ça speed sans arrêt. Si vous aimez les films de Cavayé, c'est fait pour vous mais attention, il a passé la seconde niveau violence.
Bien que très violent, présentant un scénario parfois bancale et des répliques à l'hollywoodienne, ce film a du corps et du cœur ! En effet, le montage nerveux, la fin émouvante et le duo Vincent Lindon/Gilles Lellouche masque en grande partie ces défauts. On peut parler d'un film d'action prenant, emprunt d'une grande sensibilité et que ne saurais trop vous recommander ! Quant aux puristes, amateurs de réalisme, je vous suggère de faire votre meâ-culpâ au cinéma devant ce film abordant l'amitié, le remord, la famille, la survie et la vengeance.