RUSHMORE, à été mon rayon de soleil de Juillet 2015, il est le film qui m'a vraiment envie de découvrir tout l'Univers incroyable de Wes Anderson. Tout du moins, qui m'a vraiment donné l'idée de pousser plus loin. Le temps à filé depuis, en cette fin d'année 2021 et après une petite déception avec The French Dispatch et une redécouverte enthousiasmante et plus encore de Bottle Rocket je ne cache pas qu'il y'a une petite tension à retrouver un film qui m'a tant plu à l'époque ...
Dès ces premières minutes, toutes mes inquiétudes s'en vont. Rushmore est le premier long métrage dans le " style " Andersonien à proprement parler. Il y'a tout, des couleurs, des plans, des cadres, des décors, un texte qui lui est propre, une troupe au diapason et un Soundtrack inoubliable. Oui, tout. Je m'attarde ici deux petites secondes, je me souviens parfaitement mon émotion à la découverte des chansons que j'entendais pour la toute première fois, mention spécial aux Stones et à Cat Stevens qui ont mes faveurs je l'avoue.
Venons-en aux acteurs. Bill Murray fait ici du Bill Murray, au grand plaisir de tout le monde, Non ? Ed Wood, Ghostbuster, Groundhog Day, Lost In Translation vous viennent de suite à l'esprit ? Moi, c'est mon cas. Ce type me régal à chaque fois, Rushmore est l'une de ses plus grandes prestations dans son genre bien à lui. Rien à cirer des illusions. Olivia Williams, Seymour Cassel, Brian Cox, Mason Gamble quand à ex complète le tableau. Une sacrée peinture ! D'ailleurs il est temps d'évoqué l'épicentre de cette toile, Jason Schartzman. Ce dernier, pour une première signe une entré en matière édifiante de génie. Il est si drôle et à la fois si triste qu'il oscille entre désœuvrement productif et abandon total à sa petite personne avant de se ravisé et tout offrir aux autres ... Son allure, ses manières, ses aspirations tranche avec la juvénilité de ses traits et continue de poursuivre le déséquilibre vertigineux. Le petit manège de fin m'a complètement emporté.
Wes Anderson livre une copie de ses maux de jeunesse et fonce dans le tas, il y ajoute une subtilité, s'en délecte et parviens à suscité de l'empathie pour la tristesse. Non, à vrai dire, il l'érige et la porte en étendard, la revendique et la signe de façon délibéré à des intentions démentielles ! Rien que ça. Il y'a tant de scènes pour attester de cette conclusion mais je crois que c'est bien la continuité et la narration de son histoire qui au fond délimite au plus profond sa question de lien, de faire corp à l'attachement. Rushmore est un magnifique film, peut être pas le plus " grand " d'Anderson, l'un des plus beaux à n'en pas douter.