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SothaSil
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3,5
Publiée le 30 avril 2014
Rushmore est le deuxième film de Wes Anderson, et c'est un bon film. Bien meilleur qui plus est que son premier long-métrage Bottle Rocket. Il est d'ailleurs intéressant de comparer les deux pour constater l'évolution impressionnante du réalisateur en seulement deux ans, évolution qui se poursuivra dans le bon sens trois ans plus tard avec son troisième film, La Famille Tenenbaum. Dans Rushmore, Wes Anderson nous présente Max Fischer : 15 ans, binoclard, cheveux gras, appareil dentaire, pas très costaud, étudiant médiocre, mais débordant d'énergie créatrice et d'optimisme. Bref, un gentil loser comme les aime Anderson. Max se sent bien à Rushmore, établissement privé pour gosses de riches dans lequel il est entré grâce à une bourse, lui fils d'un modeste coiffeur, où il peut se livrer à tous ses loisirs favoris. Il se lie d'amitié avec Hermann Blum, riche industriel dépressif qui déteste sa femme et ses deux fils, et tombe amoureux de madame Cross, belle institutrice à Rushmore et veuve n'ayant pas totalement fait le deuil de son époux défunt. On trouve dans le film un défaut récurrent chez Anderson, qui handicapait déjà son premier film : la faiblesse de la trame scénaristique. En effet, à part l'amour impossible de Max pour madame Cross, pas grand chose à se mettre sous la dent. Pourtant, ce défaut est vite gommé par les nombreux autres aspects positifs dont fourmille le film. Déjà, Max Fischer et les personnages de Rushmore sont moins fades que ceux de Bottle Rocket, leur personnalité et leur loufoquerie sont plus marquées. Les dialogues sont plus soignés, l'humour est davantage présent et bien souvent fait mouche, les décors sont plus riches, la mise en scène plus étudiée. Malgré la faiblesse initiale de l'intrigue, dans Rushmore Anderson réussit à dynamiser son film avec quelques rebondissements (ce qu'il échouait à faire dans Bottle Rocket), un montage vif et une bo entrainante. On commence à voir émerger l'univers d'Anderson et ses gimmicks, par exemple ses fameux plans symétriques. Les musiques pop-folk correspondent à merveille à l'ambiance de Rushmore (et des films d'Anderson en général). Enfin, outre le trio de personnages principaux (Max-Blum-Miss Cross), on trouve toute une galerie de personnages secondaires assez attachants : le père de Max, le directeur de Rushmore, Dirk, Margaret Yang, Magnus Buchan... Au final, l'alchimie fonctionne bien, la forme entraînante et soignée sert efficacement un fond original et très plaisant. Une réussite !
Wes Anderson frappe fort pour son deuxième long-métrage. Le réalisateur texan signe un film drôle, dynamique et incroyablement émouvant. Il dresse le portrait singulier d'un jeune garçon à la vie sentimentale agitée, aux rapports ambigus avec les autres personnages masculins et qui consacre plus de temps aux clubs qu'il crée qu'à ses études. Et si le film est touchant, c'est grâce à ce mélange de tendresse et de distance critique qu'a Anderson vis-à-vis de ses personnages, aussi attachants les uns que les autres. Une alternance entre premier degré et humour décalé franchement réjouissant, des comédiens au sommet de leur art et un cinéaste au style d'une maturité étonnante. Génial !!!
Décevant, dieu que je me suis ennuyé. Le scénario minimaliste (une jeune femme disputée par plusieurs prétendants) pèse lourdement sur l'impression d'ensemble : étiré tout le long du film, il ne compense pas la créativité de son personnage principal. J'avais entendu que c'était une des meilleures comédies américaines, franchement ennuyeux !
Premier film de Jason Schwartzman, deuxième de Wes Anderson et début d'une longue collaboration. Un film drôle, centré sur l'histoire d'amour entre un adolescent et un professeur : gags, situations incongrues : le début du style Anderson.. Pas aussi bon que Moonrise Kingdom, mais ça reste un des meilleurs Wes Anderson.
Un peu ennuyeux mais, dans l'ensemble, ça se voit. C'est une fable dont la fin est prévisible. Un peu d'excès dans le personnage principal mais on peut le supporter. Olivia Williams et Bill Murray aident à supporter cette histoire tout ce qu'il y a de plus banale.
Sorti en 1998, le deuxième long-métrage de Wes Anderson était déjà porteur des obsessions du réalisateur américain, qui constituent le style si singulier de son cinéma. Aussi, citons d’un point de vue formel, des plans symétriques et très travaillés, l’attachement au bricolage et à la poétique du do it yourself, la réinvention de la structure familiale, l’apparition régulière de surtitres humoristiques ; alors que dans le fond, on retiendra une porosité assumée entre les univers de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte, des personnages à la fois hyperactifs et marginaux, une passion pour Jacques-Yves Cousteau que l’on retrouvera dans La vie aquatique (2004)... Rushmore nous plonge ici dans la vie de Max Fischer, un adolescent aux nombreux talents mais quelque peu inadapté, devenu un pilier de son école privée, où il multiplie la création de clubs en tous genres malgré des résultats scolaires catastrophiques qui mettent en péril son appartenance même à l’établissement. Original et souvent drôle, ce film qui multiplie les bizarreries constitue sans aucun doute une brique importante dans l’œuvre du cinéaste américain.
Le film a plutôt mal vieilli. La narration est décousue. On a du mal à saisir le propos et le personnage principal est finalement pas très attachant. Une déception.
Vu en VO,et c'est tant mieux.La seconde réalisation de Wes Anderson définissait définitivement son style très marqué et son univers poético-décalé."Rushmore"(1998)suit les pas d'un étudiant pointilleux,pédant et intarissable,plus doué pour les activités annexes de son école,que pour les devoirs proprement dits.Banni de son école,pour excès d'orgueil et d'inconscience,il devra se remettre en question...Le film était un ovni à l'époque,qui a engendré toute une série de Anderson's movie.Les cadres fixes sont là,de même que les personnages stoïques,les réflexions lunaires et la BO sortie d'un autre temps.Seulement,à tout miser sur la singularité de sa comédie loufoque,Anderson en oublie la narration,très ténue,qui occasionne d'ailleurs un sérieux trou d'air dans sa partie centrale.Par contre,Jason Schwartzman est remarquable en étudiant coincé et créatif et Bill Murray n'a pas son pareil pour jouer les blasés de service.Olivia Williams,palichonne,est loin d'être à son avantage.Certaines scènes sont hilarantes,notamment les pièces de théâtre,mais ça ne suffit pas à en faire un long-métrage abouti.
Deuxième film de Wes Anderson où on trouve déjà son univers décalé, avec une BO qui donne l'impression que l'histoire se déroule à une autre époque et une bande de personnages totalement atypiques. Il y a des moments de charme grâce à la drôlerie des comédiens, en particulier les fidèles du réalisateur les nommés Jason Schwartzman et Bill Murray, et la bonne inspiration de l'instant d'Anderson. Mais le fil narratif est trop ténu, il a même tendance parfois à s'effilocher sérieusement, pour que l'on soit conquis au-delà de ses moments de charme grâce à la drôlerie des comédiens et à la bonne inspiration du moment d'Anderson.
Troisième film de Anderson que je vois (après A bord du Darjeeling Limited et La Vie Aquatique), et décidément je n'aime pas. Je reconnais qu'il y a un univers particuliers, plein de bonnes idées (le générique du début est vraiment sympa, avec tous les clubs dans lequel se trouve le personnage principal), mais ça ne suffit pas. Je suis resté assez hermétique vis à vis de cette histoire. Globalement le tout devient assez vite pénible, les personnages sont agaçants , tout comme le scénario d'ailleurs.
Le cinéma de Wes Anderson a ses origines, et déjà on pouvait déceler un style à part entière avec son coté décalé, ses cadrages originaux, une BO folk et une identité pop art avoué. Mais malgré cette patte talentueuse, j'ai du mal à accrocher à ses films, faute surement à des scénarios trop simplistes.
Deuxième film de Wes Anderson, Rushmore regroupe déjà toutes les thématiques et l'empreinte esthétique du réalisateur. Le portrait de ce jeune homme, anti conformiste, refusant de grandir, et tissant une relation avec un père de substitution, bouleverse par sa justesse et sa puissance. Le jeune Jason Schwarzman est impérial, jouant sur le trouble de son personnage, à la fois très "adulte" et éternel enfant. La réalisation d'Anderson n'est pas encore sclérosé de ses effets, et trouve ainsi une grande force évocatrice.