Rushmore
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101 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2025
Une comédie rafraichissante sur un jeune étudiant de 15 ans aux résultats médiocres mais plein d’entrain s’amourachant d’une professeure de son école privée où le réalisateur Wes Anderson s’amuse avec des personnages atypiques et livre un long-métrage léger, drôle et pourtant terriblement juste et surtout attachant.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
S'il est vrai que les derniers longs métrages de Wes Anderson fatiguent un peu par leur formalisme excessif, revenir à ses premiers films a quelque chose de profondément rafraichissant. Non pas que Wes était à l'époque peu soigneux, on sent déjà qu'il maîtrisait tout de A à Z. Mais disons qu'un film comme Rushmore est plus... simple, et ça fait du bien.

Wes tourne moins autour des émotions, son film en recèle pas mal. Rushmore est un film qui suit un adolescent turbulent en train de grandir, entre illusions de jeunesse... et désillusions. Jason Schwartzman est absolument parfait en teenager imbu de lui-même, tout à fait horripilant et attachiant. Qui n'a pas été un sale gosse comme lui à cet âge ? (Je parle plutôt pour les garçons.) Le trio bancal qu'il forme avec Olivia Williams et Bill Murray fonctionne très bien, chacun courant après des chimères… L’anti-héros Max cherche à grandir trop vite, comme tout enfant ou adolescent. Mais une fois qu’on est plus âgé, la vie n’est pas forcément plus désirable. Du moins est-elle différente, et la fantaisie de l’enfance passée, il faut parfois s’accrocher.

Il y a une profonde mélancolie dans ce long métrage, du temps qui passe et de ces sentiments souvent non réciproques. Mais aussi énormément d’humour. Un humour fin et décalé, parfois très cru et d’autant plus drôle, Wes Anderson portant un regard attendrissant sur ses personnages loufoques. Autant dire que Rushmore est un vrai coup de cœur pour moi, une très belle surprise qui continue à me faire aimer davantage ce sacré Wes, brillant et attachant cinéaste.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2025
Le héros, dans le cinéma de Wes Anderson, est celui qui n’a l’air de rien, ce chercheur d’idéal volontiers moqué et marginalisé qui, comme son cinéaste, s’efforce de plier le monde à son désir, de le modeler en articulant la miniature (son champ d’expérimentation) et la société dans son ensemble (son champ d’application). Voilà pourquoi l’Histoire y occupe une place de choix, qu’il s’agisse de la Seconde Guerre mondiale (The Grand Budapest Hotel, 2014), des essais nucléaires américains (Asteroid City, 2024), de la politique de l’animal unique au Japon (Isle of Dogs, 2018) ou de la guerre du Vietnam (Rushmore, 1998). Le conflit national ou international sert en effet de métaphore pour rejouer, à échelle collective, le conflit intérieur qui gouverne un individu en crise avec son environnement : Max Fischer subit une double ostracisation, d’abord géographique et symbolique (le renvoi de l’établissement scolaire et du quartier huppé associé) puis sentimentale, spoiler: incapable de ravir le cœur de la professeure qu’il aime
. En cela, ses spectacles de théâtre constituent une catharsis moins pour ses spectateurs que pour lui-même et ses comédiens, l’occasion de régler des comptes en purgeant, par le biais de la fiction, leurs passions.
L’originalité du scénario réside dans le refus du récit d’apprentissage au profit d’un spoiler: éloge de l’entêtement, le protagoniste n’apprenant rien de ses échecs et de ses mauvaises conduites
, en témoigne la reprise en clausule de l’énumération en vignettes des différentes activités dans lesquelles il est engagé ; il constitue, à n’en pas douter, un double de Wes Anderson dont le geste artistique n’aura de cesse de se radicaliser, de redoubler le réel jusqu’à le remplacer quasi intégralement (voir Asteroid City). La satire des mœurs américaines, présente par l’opposition entre l’école privée et le lycée public sur la grille duquel sont affichés des panneaux spoiler: interdisant le port d’armes
, obéit ainsi moins à un discours critique sur la société américaine – très limité – qu’à un motif créateur de comique et de fantaisie : tout est une question d’échelles, et le cinéaste préfère placer au second plan, soit derrière un rideau de théâtre, les préoccupations politiques du moment pour laisser des enfants s’amuser à des jeux d’adultes avant de regagner leurs loges et les photos dénudés qui les décorent. Règne une profonde immaturité synonyme d’insolence dans ce petit cinéma qui, alors, ne se prenait pas au sérieux. Une belle réussite.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2025
Après avoir découvert l’exposition Wes Anderson à la Cinémathèque, que j’ai trouvé géniale, j’ai eu envie de (re)découvrir ses films. Je connaissais pas du tout Rushmore et on distingue déjà sa pâte, sa signature, que ce soit dans l’écriture, les mouvements de caméra, les transitions, les personnages de losers et de marginaux. C’est une pure production des années 90, c’est plutôt lent et peu rocambolesque. Mais y’a un côté feel good et décalé qui ne cherche pas à rentrer dans le moule des genres et qui rend le film curieux et fun. Même si j’avoue que je me suis ennuyé par moment…
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
Avec Rushmore, Wes Anderson impose tout doucement son univers à ses spectateurs. Ce deuxième long-métrage est plus qu’une simple comédie adolescente : il s’inscrit dans la tradition de récits sur l’illusion du contrôle et la grandeur avortée.

Chez Anderson, l’image est une architecture de la pensée. Son cinéma est géométrique, composé de plans frontaux et d’une symétrie obsessionnelle. Mais ce formalisme ne traduit pas une maîtrise du monde : il est l’expression même du désordre intérieur de ses personnages.

Max Fischer devient le premier grand personnage andersonien. Il façonne son existence comme un chef-d’œuvre en devenir. Élève médiocre mais organisateur compulsif d’activités parascolaires, il se rêve en stratège, en bâtisseur d’épopées personnelles. Pourtant, chaque initiative échoue : son projet d’aquarium est rejeté, sa tentative de séduction d’une enseignante tourne à la mascarade, son amitié avec Herman Blume se fissure sous le poids d’une rivalité absurde.

Le découpage visuel du film épouse cette contradiction : plus la mise en scène se veut rigoureuse, plus elle expose l’errance de Max. Anderson fait de son cadre une prison mentale où le personnage s’enferme dans ses illusions. Il ne contrôle rien, et pourtant, il persiste à croire qu’il met en scène sa propre légende.

Rushmore est traversé par un comique de décalage, où l’humour naît de l’incompatibilité entre la perception qu’a Max de lui-même et la manière dont le monde le renvoie à son insignifiance. Son combat contre Herman Blume pour le cœur de Rosemary prend des allures de duel shakespearien… alors qu’il est, en réalité, un adolescent. L’amour qu’il porte à Rosemary Cross (Olivia Williams) illustre cette mécanique. Ce n’est pas tant elle qu’il aime, mais l’idée qu’il se fait d’elle.

Anderson accentue cet effet en jouant sur la musique : les morceaux de British Invasion confèrent à chaque scène une ampleur disproportionnée, transformant des événements anodins en moments de cinéma.

Si le film s’ouvre sur les illusions de Max, il se referme sur une acceptation implicite de l’échec. La dernière scène, où tous les personnages dansent sur Ooh La La des Faces, condense la philosophie du film : "I wish that I knew what I know now, when I was younger". Max ne devient pas adulte, il comprend seulement que grandir ne signifie pas réussir, mais apprendre à composer avec la perte.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2025
Une très bonne comédie reposant sur une sorte de trio amoureux plus qu'improbable et avec des traits d'humour toujours bien trouvés.
Tous les personnages (ou presque) ont des défauts (notamment en terme de maturité) mais ils sont attachants à leur manière ce qui rend le film très sympathique.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2024
Deuxième film de Wes Anderson, Rushmore regroupe déjà toutes les thématiques et l'empreinte esthétique du réalisateur. Le portrait de ce jeune homme, anti conformiste, refusant de grandir, et tissant une relation avec un père de substitution, bouleverse par sa justesse et sa puissance. Le jeune Jason Schwarzman est impérial, jouant sur le trouble de son personnage, à la fois très "adulte" et éternel enfant. La réalisation d'Anderson n'est pas encore sclérosé de ses effets, et trouve ainsi une grande force évocatrice.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2024
Sorti en 1998, le deuxième long-métrage de Wes Anderson était déjà porteur des obsessions du réalisateur américain, qui constituent le style si singulier de son cinéma. Aussi, citons d’un point de vue formel, des plans symétriques et très travaillés, l’attachement au bricolage et à la poétique du do it yourself, la réinvention de la structure familiale, l’apparition régulière de surtitres humoristiques ; alors que dans le fond, on retiendra une porosité assumée entre les univers de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte, des personnages à la fois hyperactifs et marginaux, une passion pour Jacques-Yves Cousteau que l’on retrouvera dans La vie aquatique (2004)... Rushmore nous plonge ici dans la vie de Max Fischer, un adolescent aux nombreux talents mais quelque peu inadapté, devenu un pilier de son école privée, où il multiplie la création de clubs en tous genres malgré des résultats scolaires catastrophiques qui mettent en péril son appartenance même à l’établissement. Original et souvent drôle, ce film qui multiplie les bizarreries constitue sans aucun doute une brique importante dans l’œuvre du cinéaste américain.
Gaetan D.
Gaetan D.

9 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2024
est loin d'être le plus abouti des Wes Anderson mais il n'en reste pas moins intéressant. Une forme de légèreté et de fraîcheur s'en dégage. C'est un feel good mnovie validé :)
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2024
Bien que l’histoire débute comme un teen movie à l’humour potache, Wes Anderson parvient à y incorporer des ingrédients consistants. Cette comédie, sortie en 1998, possède en effet une qualité d’écriture qui lui permet de s’élever à un rang honorable. Les péripéties de cet étudiant extravagant (Jason Schwartzman pour sa première apparition sur grand écran) sont bien rythmées et abordent, malgré une certaine légèreté de ton, de nombreux thèmes sensibles (l’amour, la famille, la trahison, etc.). L’ensemble est rendu particulièrement jouissif grâce à la prestation désopilante de Bill Murray. Bref, un vrai régal bien plus subtil qu’il n’y paraît de prime abord.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juin 2024
Je n'ai pas vu tous les Wes Anderson mais c'est globalement un réalisateur avec lequel j'ai du mal et je n'ai jamais compris pourquoi il suscite une telle admiration auprès de certains. C'est pour essayer de lever cette incompréhension - peut-être que je n'ai pas vu ses meilleures œuvres - que je me suis penché sur "Rushmore", et avec un peu de chance il rejoindrait le groupe de mes bonnes surprises composé de "Moonrise kingdom" et "The grand Budapest hôtel". Et bien non, "Rushmore" a été pour moi d'un ennui mortel. J'ai trouvé ça totalement plat, le personnage principal détestable, ce n'est que passé la moitié du film que j'ai eu espoir qu'il débute réellement, mais après quelques scènes de vengeance croisée un poil prometteuses, tout est retombé à plat.
Allan DENIS
Allan DENIS

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juin 2024
Un film absolument à voir, magique, intelligent, drôle, un réussite du cinéma que je découvre enfin!
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2024
un film drôle, le jeune acteur a une sacrée intelligence de jeu, bill murray est super, on passe un bon moment.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2023
« J’ai sauvé le latin. Et vous, qu’avez-vous jamais fait ? »

Deuxième réalisation de Wes Anderson avec Owen Wilson au scénario, Rushmore a bénéficié d’un budget plus conséquent que Bottle Rocket (1996), ce qui permet au réalisateur de créer plus librement son univers visuel, déjà esquissé dans son premier film.

A la distribution, à côté d’Olivia Williams, on retrouve des interprètes qui deviendront des fidèles d’Anderson. Outre Luke et Andrew Wilson et Kumar et Dipak Pallana, déjà présents dans Bottle Rocket, on retrouve ainsi Jason Schwartzman (7 films), Bill Murray (9), Seymour Cassel (3) et Brian Cox (2).

Le scénario présente un stéréotype : l’étudiant qui s’identifie à son école malgré ses faibles résultats, type de caractère que l’on retrouvera sous des aspects différents chez Todd Phillips (Road Trip, 2000) et Walt Becker (American Party : Van Wilder, Relations Publiques, 2002). La différence dans ce film est que l’étudiant en question n’a que 15 ans. A l’inverse des trois personnages de Bottle Rocket, des adultes au QI d’enfants, Max est ici un enfant qui se comporte en adulte, tout comme son pupille Dirk, d’une dizaine d’années, malgré quelques réflexions, parfois, qui les ramènent à leur âge. Les autres personnages apportent un côté décalé, à l’image des jumeaux lutteurs ou de l’élève écossais à l’accent reconnaissable. A voir évidemment en V.O.

Au niveau de la réalisation, enfin, le film s’étire en plans larges symétriques et plans rapprochés, quelques fois en plongée légère, cadrés presque au millimètre. Certaines images sont de vraies peintures. Hélas, le scénario et la qualité esthétique ne suffisent pas à tenir sur la durée et on finit par s’ennuyer devant une histoire qui se délite franchement.
lograt
lograt

13 abonnés 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2023
j'ai vraiment apprécié ce film, il y a peu d'acteurs connus mais tous sont très bien dans leurs rôles, les dialogues sont bien écrits et j'ai eu envie de suivre l'histoire du début à la fin sans ennui.
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