Rushmore
Note moyenne
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101 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2023
Ce n'est certes pas le scénario ou la cohérence évolutive des personnages qui intéresse Wes Anderson mais la création d'un univers singulier, immédiatement reconnaissable, entre délires visuels picturaux et ancrage musical décalé. Personnage passablement détestable, le héros campé par un Jason Schwartzmann sautillant de malice ne saurait nous impliquer dans ses péripéties voulues trivialement fascinantes. Une oeuvre originale mais réservée aux fans de cet univers fantasque.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
S'il est vrai que les derniers longs métrages de Wes Anderson fatiguent un peu par leur formalisme excessif, revenir à ses premiers films a quelque chose de profondément rafraichissant. Non pas que Wes était à l'époque peu soigneux, on sent déjà qu'il maîtrisait tout de A à Z. Mais disons qu'un film comme Rushmore est plus... simple, et ça fait du bien.

Wes tourne moins autour des émotions, son film en recèle pas mal. Rushmore est un film qui suit un adolescent turbulent en train de grandir, entre illusions de jeunesse... et désillusions. Jason Schwartzman est absolument parfait en teenager imbu de lui-même, tout à fait horripilant et attachiant. Qui n'a pas été un sale gosse comme lui à cet âge ? (Je parle plutôt pour les garçons.) Le trio bancal qu'il forme avec Olivia Williams et Bill Murray fonctionne très bien, chacun courant après des chimères… L’anti-héros Max cherche à grandir trop vite, comme tout enfant ou adolescent. Mais une fois qu’on est plus âgé, la vie n’est pas forcément plus désirable. Du moins est-elle différente, et la fantaisie de l’enfance passée, il faut parfois s’accrocher.

Il y a une profonde mélancolie dans ce long métrage, du temps qui passe et de ces sentiments souvent non réciproques. Mais aussi énormément d’humour. Un humour fin et décalé, parfois très cru et d’autant plus drôle, Wes Anderson portant un regard attendrissant sur ses personnages loufoques. Autant dire que Rushmore est un vrai coup de cœur pour moi, une très belle surprise qui continue à me faire aimer davantage ce sacré Wes, brillant et attachant cinéaste.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2023
Comédie dramatique coécrite et réalisée par Wes Anderson, Rushmore est un long-métrage agréable. L'histoire nous fait suivre Max Fischer, un élève de quinze ans, d'une école privée. Peu doué pour les matières enseignées, il est en revanche passionné par les activités annexes, faisant de lui un élève central de son établissement. C'est alors qu'au début de l'année scolaire il va faire la rencontre d'une institutrice pour qu'il il se prend d'affection. Ce scénario est plaisant à suivre de bout en bout de sa durée d'une heure et demie qui nous fait vivre une belle histoire. Le ton se veut amusant grâce à un humour subtil donnant le sourire, tout en n'oubliant pas de procurer d'autres sentiments plus tristes. La force du récit se trouve dans les relations entretenues par une galerie de personnages tous sympathiques, interprétés par une distribution qui l'est tout autant. À sa tête, on découvre Jason Schwartzman qui fait ses premiers pas sur grand écran et qui s'avère être une belle révélation en incarnant cet étudiant mature et pédant, parfois irritant, mais grandement attachant, montrant également ses limites d'adolescent dans ce monde d'adulte qu'il côtoie. Il est entouré par d'autres comédiens plus ou moins confirmés comme Bill Murray, Olivia Williams, Seymour Cassel ou encore Brian Cox pour ne citer que les principaux. Mais les seconds rôles sont tout aussi savoureux et tout ce beau monde nous offre des échanges d'une belle authenticité, soutenus par des dialogues très bien écrits et déclamés avec élégance. Sur la forme, la réalisation de Wes Anderson s'avère assez classique mais efficace. Le visuel est plutôt terne mais est accompagné par une b.o. qualitative offrant des ballades anglaises particulièrement estimables restant en mémoires, donnant envie d'êtres réécoutées au-delà du générique de fin. Une conclusion qui s'avère satisfaisante, venant ainsi mettre un terme à Rushmore, qui est un film méritant d'être découvert pour le bon moment qu'il fait passer.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2015
Très bonne surprise, comme la plupart des films de Wes Anderson. Toujours décalé et très bien joué. Un bon humour, un bon casting, beaucoup d’événements inattendus, poétiques et absurdes, j'aime beaucoup !
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2025
Le héros, dans le cinéma de Wes Anderson, est celui qui n’a l’air de rien, ce chercheur d’idéal volontiers moqué et marginalisé qui, comme son cinéaste, s’efforce de plier le monde à son désir, de le modeler en articulant la miniature (son champ d’expérimentation) et la société dans son ensemble (son champ d’application). Voilà pourquoi l’Histoire y occupe une place de choix, qu’il s’agisse de la Seconde Guerre mondiale (The Grand Budapest Hotel, 2014), des essais nucléaires américains (Asteroid City, 2024), de la politique de l’animal unique au Japon (Isle of Dogs, 2018) ou de la guerre du Vietnam (Rushmore, 1998). Le conflit national ou international sert en effet de métaphore pour rejouer, à échelle collective, le conflit intérieur qui gouverne un individu en crise avec son environnement : Max Fischer subit une double ostracisation, d’abord géographique et symbolique (le renvoi de l’établissement scolaire et du quartier huppé associé) puis sentimentale, spoiler: incapable de ravir le cœur de la professeure qu’il aime
. En cela, ses spectacles de théâtre constituent une catharsis moins pour ses spectateurs que pour lui-même et ses comédiens, l’occasion de régler des comptes en purgeant, par le biais de la fiction, leurs passions.
L’originalité du scénario réside dans le refus du récit d’apprentissage au profit d’un spoiler: éloge de l’entêtement, le protagoniste n’apprenant rien de ses échecs et de ses mauvaises conduites
, en témoigne la reprise en clausule de l’énumération en vignettes des différentes activités dans lesquelles il est engagé ; il constitue, à n’en pas douter, un double de Wes Anderson dont le geste artistique n’aura de cesse de se radicaliser, de redoubler le réel jusqu’à le remplacer quasi intégralement (voir Asteroid City). La satire des mœurs américaines, présente par l’opposition entre l’école privée et le lycée public sur la grille duquel sont affichés des panneaux spoiler: interdisant le port d’armes
, obéit ainsi moins à un discours critique sur la société américaine – très limité – qu’à un motif créateur de comique et de fantaisie : tout est une question d’échelles, et le cinéaste préfère placer au second plan, soit derrière un rideau de théâtre, les préoccupations politiques du moment pour laisser des enfants s’amuser à des jeux d’adultes avant de regagner leurs loges et les photos dénudés qui les décorent. Règne une profonde immaturité synonyme d’insolence dans ce petit cinéma qui, alors, ne se prenait pas au sérieux. Une belle réussite.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2022
Une fois de plus, je me suis terriblement ennuyé devant ce film de Wes Anderson, sorti en 1998, dont je ne lui ai trouvé franchement aucun intérêt ! Effectivement, au risque de heurter les fans (puisqu'avec sa très bonne moyenne, il y a forcément un public réceptif), je suis complètement hermétique au style du réalisateur ! Que ce soit au niveau de ses intrigues et de sa mise en scène (il n'y a que "L'Île aux Chiens" que j'ai apprécié et trouvé original), je n'adhère absolument pas à cet univers décalé. Même si d'ailleurs son style n'est pas encore à ce stade complètement appuyé, on peut retrouver certains des thèmes qu'il exploitera complètement dans "Moonrise Kingdom", autre de ses films que j'ai trouvé très ennuyant, c'est-à-dire l'amour naïf et impossible et puis surtout la mise en scène de personnages décalés. Alors ici, ces personnages sont non seulement décalés mais en plus insupportables ! Je n'ai en effet notamment jamais accrocher avec le personnage principal qui est pourtant le seul intérêt du récit ! Car je trouve effectivement que le film ne raconte au final pas grand-chose ; nous suivons pendant une heure et demie ces deux personnages essayer vainement de conquérir une femme. Bon, je reconnais également volontiers que je ne suis pas réceptif au cinéma du réalisateur, ce qui ne m'a donc pas aidé à rentrer dans le film ni à en saisir les sous-textes (s'il y en a). J'ai d'ailleurs attendu la fin avec impatience, ayant d'ailleurs l'impression que l'heure et demi en faisait trois. La mise en scène est quant à elle très bonne mais seulement, encore une fois, je n'ai pas adhéré. "Rushmore" est donc non seulement un film que je n'apprécie pas mais qui est même peut-être ma pire expérience, jusqu'à présent, d'un film du réalisateur.
Jerem69tt
Jerem69tt

138 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2019
Une comédie agréable sur un ton léger qui vise un public relativement jeune mais passera bien avec un plus mature. Ce n’est pas lourd, ce n’est pas niais, c’est plutôt bien dosé dans son genre, parfois drôle ou touchant, ça reste surtout crédible spoiler: (pas de relation prof-élève ici, ou plutôt si une relation mais une relation complexe)
. Au final, ça se regarde gentiment.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
Avec Rushmore, Wes Anderson impose tout doucement son univers à ses spectateurs. Ce deuxième long-métrage est plus qu’une simple comédie adolescente : il s’inscrit dans la tradition de récits sur l’illusion du contrôle et la grandeur avortée.

Chez Anderson, l’image est une architecture de la pensée. Son cinéma est géométrique, composé de plans frontaux et d’une symétrie obsessionnelle. Mais ce formalisme ne traduit pas une maîtrise du monde : il est l’expression même du désordre intérieur de ses personnages.

Max Fischer devient le premier grand personnage andersonien. Il façonne son existence comme un chef-d’œuvre en devenir. Élève médiocre mais organisateur compulsif d’activités parascolaires, il se rêve en stratège, en bâtisseur d’épopées personnelles. Pourtant, chaque initiative échoue : son projet d’aquarium est rejeté, sa tentative de séduction d’une enseignante tourne à la mascarade, son amitié avec Herman Blume se fissure sous le poids d’une rivalité absurde.

Le découpage visuel du film épouse cette contradiction : plus la mise en scène se veut rigoureuse, plus elle expose l’errance de Max. Anderson fait de son cadre une prison mentale où le personnage s’enferme dans ses illusions. Il ne contrôle rien, et pourtant, il persiste à croire qu’il met en scène sa propre légende.

Rushmore est traversé par un comique de décalage, où l’humour naît de l’incompatibilité entre la perception qu’a Max de lui-même et la manière dont le monde le renvoie à son insignifiance. Son combat contre Herman Blume pour le cœur de Rosemary prend des allures de duel shakespearien… alors qu’il est, en réalité, un adolescent. L’amour qu’il porte à Rosemary Cross (Olivia Williams) illustre cette mécanique. Ce n’est pas tant elle qu’il aime, mais l’idée qu’il se fait d’elle.

Anderson accentue cet effet en jouant sur la musique : les morceaux de British Invasion confèrent à chaque scène une ampleur disproportionnée, transformant des événements anodins en moments de cinéma.

Si le film s’ouvre sur les illusions de Max, il se referme sur une acceptation implicite de l’échec. La dernière scène, où tous les personnages dansent sur Ooh La La des Faces, condense la philosophie du film : "I wish that I knew what I know now, when I was younger". Max ne devient pas adulte, il comprend seulement que grandir ne signifie pas réussir, mais apprendre à composer avec la perte.
au-dela-des-nuages
au-dela-des-nuages

54 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2012
Magnifique ! un film entrainant, bizarre, émouvant et souriant. Une galerie de personnes fort bien interprétées. Un style de films que j'aimerai voir plus souvent où l'imagination rivalise avec ingéniosité et perfection.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2014
Si "Bottle Rocket" faisait figure d'un premier essai moyennement convaincant, c'est vraiment avec "Rushmore", son deuxième long métrage, que Wes Anderson parvient à instaurer son style et sa patte cinématographique qui fera son succés. Ce film marque aussi la première collaboration entre le réalisateur et deux de ses acteurs fétiches à savoir Bill Murray et Jason Schwartzman. Sinon, en terme de contenu, on se trouve en présence d'un Anderson pur jus avec son univers original, un brin déjanté et toujours avec une pointe d'émotion et de bonne humeur. A noter, en plus de cela, une BO cinq étoiles.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2024
Bien que l’histoire débute comme un teen movie à l’humour potache, Wes Anderson parvient à y incorporer des ingrédients consistants. Cette comédie, sortie en 1998, possède en effet une qualité d’écriture qui lui permet de s’élever à un rang honorable. Les péripéties de cet étudiant extravagant (Jason Schwartzman pour sa première apparition sur grand écran) sont bien rythmées et abordent, malgré une certaine légèreté de ton, de nombreux thèmes sensibles (l’amour, la famille, la trahison, etc.). L’ensemble est rendu particulièrement jouissif grâce à la prestation désopilante de Bill Murray. Bref, un vrai régal bien plus subtil qu’il n’y paraît de prime abord.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2015
Je ne m'attendais absolument pas à la tournure qu'a pris ce film, en terme scénaristique, et je crois que c'est ce qui m'a le plus plu. Après une introduction au cinéma de Wes Anderson avec The Darjeeling Limited, me voici à nouveau sous le charme de son oeuvre avec ce Rushmore. Tous les ingrédients sont là : un scénario simple mais tellement bien écrit et pensé, une mise en scène parfaite, alliant plans fixes, travelling somptueux, caméra épaule et sens fou du cadrage. Les acteurs sont excellents et proposent des personnages tous plus attachants les uns que les autres. Schwartzman crève encore une fois l'écran, Bill Muray est génial dans ce rôle de looser et je trouve son évolution extrêmement bien amenée. Rushmore est avant tout une histoire d'amour, qui peut sembler loufoque mais se révèle finalement très réaliste en terme d'émotions et d'idées, le tout est traité de manière poétique et décalée, et c'est justement ce qui lui donne le plus de force.

En clair, encore un film que j'ai beaucoup apprécié de la part de Wes Anderson qui est définitivement rentré dans ma liste des réalisateurs à ne plus manquer !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 juillet 2010
Fabuleux. Tout le talent de Wes Anderson à son apogée. C'est intelligent, émouvant et drôle, et superbement mis en scène. Le réalisateur à le don de créer des personnages fantastiques et fascinants.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 août 2018
Deuxième film de Wes Anderson. Trois ans avant La Famille Tenenbaum, tout son univers est déjà en place, jusqu’au casting et certains éléments de scénario. Le sens du rythme est peut-être un peu moins bon, mais ce n’est jamais le point fort d’Anderson de toute façon. Comme toujours, ses personnages sont à la fois très sérieux et complètement excentriques, quel que soit leur âge. Et quel que soit leur âge, ils se prennent mutuellement très au sérieux et s’aiment pour leurs excentricités. C’est l’aspect qui me touche le plus chez ce réalisateur, mais qui est souvent effacé, dans ses films plus récents, derrière un perfectionnisme d’artisan et des univers de maisons de poupée. Pour que ces relations complètement utopiques entre les personnages nous touchent, il faut un minimum de réalisme dans l’univers où ils évoluent. C’est encore le cas ici, comme dans les Tenenbaum, et le film est donc très réussi et émouvant.
Matthieu F.
Matthieu F.

24 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2015
Wes Anderson signe avec "Rushmore" une comédie poétique et atypique, s'attachant en particulier aux personnages. Cette dimension humaine, caractéristique de sa filmographie, est ce qui en fait sa particularité. Toutefois, le scénario s'essouffle et perd partiellement son intérêt à la moitié du film, ce qui est dommageable.
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