Joli portrait de deux détresses au sein d'un immeuble. En vérité les contraires s'annulent et l'entraide fait du bien au cœur. Film vraiment tendre et quelques situations sont comiques: le bonhomme qui vole les vélos et les entrepose dans la cour par exemple!!!! Le mec qui aboie pour vérifier si les chiens lui répondent!!! Mais le comique est finalement involontaire et c'est le côté dramatique des personnages qui surnage. C'est triste et tragique au final, mais c'est c'est un beau film
Un film d'une tristesse infinie. Dans la cour est très symbolique des films français dans son sujet (le désespoir), sa photo (terne et globalement laide), son style (la caméra est pataude), et son traitement (la vie tellement quotidienne). Il souffre aussi de nombreuses maladresses dans ses personnages secondaires stéréotypés (le joueur de foot raté) ou dans des scènes embarrassantes pour le réalisateur (les diapositives) ce qui impacte très négativement un rythme qui ne trouve jamais le bon tempo entre un démarrage qui tarde à se lancer et une fin bâclée. Heureusement il sème sur son chemin de petites pépites : moments d'émotion, actings inspirés, répliques affutées, échappées d'humour. Un mot sur les deux acteurs excellent : Catherine dont la santé mentale se fissure aussi surement que son mur et Gustave qui campe un personnage en souffrance original, attachant et convainquant. Je n'ai pas trouvé que le film de Pierre Salvadori était le chef d’œuvre annoncé car les thèmes exposés ont déjà tous été traités par des films que j'ai trouvé meilleurs : Amour pour la vieillesse et la perte de capacité et Melancholia pour la dépression et le désespoir. Dans la cour a néanmoins eu sur moi un effet intéressant qui est, je pense, le paradoxe et la beauté de ce film : il m'a montré un morceau de vie qui pourrait être le mien, une vie extraordinairement sinistre, mais qui de façon surprenante m'a rappelé la douceur et la lumière de ma propre vie et m'a, par la même occasion insufflé une vraie légèreté. Une scène : "Moi j’aime les gens pas sûrs d’eux, au moins ils s’appliquent" & "Ca fait quoi la coke ?"
Un film neurasthénique qui bénéficie avant tout d'une distribution magnifique. Pierre Salvadori filme une histoire sombre et sans vraie vision sur la dépression et semble vouloir démontrer la nature profondément névrotique de la nature humaine. La galerie de personnages est assez uniforme et aucun ne vient rattraper le propos définitivement pessimiste du film. La mise en scène est au diapason, assez fine mais toujours dans l'esprit générale et quand une idée pointe le bout de son nez, on sent quelque chose de factice, de fabriqué, sans vraie sincérité. Chaque fantaisie n'est là que pour renforcer la thèse générale, ce qui crée un certain manque de relief. Restent malgré tout deux acteurs fantastiques qui sauvent le tout grâce à des interprétations tout en nuance et en délicatesse... ouf !
C'est drôle : j'apprécie Pierre Salvadori, je trouve son cinéma intelligent, personnel voire assez précieux et pourtant, j'ai toujours du mal à m'enthousiasmer réellement pour lui. C'est exactement l'impression que m'a fait « Dans la cour » : c'est souvent bien vu, bien joué, touchant et peut compter sur quelques scènes vraiment réussies, à l'image d'un dénouement doux-amer vraiment inattendu. Reste que je trouve le film souvent mal rythmé voire parfois laborieux, si bien que tout en m'intéressant à ce qui s'y passait et à ces personnages, j'avais du mal à m'impliquer autant que j'aurais dû. Après, cela reste d'une qualité très supérieure à la moyenne hexagonale, il est donc tout sauf interdit d'y jeter un œil au moins une fois.
J'ai préféré les précédents films Pierre Salvadori, Hors de prix, De vrais mensonges et Après vous. Ils étaient plus légers, plus drôles, plus rythmés. Dans la cour est peuplé de gens dépressifs (l'ancien musicien qui arrête la musique, la conseillère de l'agence d'intérim blasée, le sportif déchu, l'architecte casse-pied, l'agent de sécurité étranger et son chien), acculés, qui ont du mal à dire ce qu'ils ressentent. Et moi, ça me pèse, ça m'étouffe. Je ne remets pas en cause le talent de Salvadori, des acteurs principaux Gustave Kervern (même s'il passe son temps à marmonner dans sa barbe et que du coup je ne comprends rien à ce qu'il dit) et Catherine Deneuve. Mais leurs personnages. On ne voit pas vraiment d'évolution. Au contraire. Ils ont plutôt l'impression de régresser au fur et à mesure du film. Pensant que ce qu'il leur fait du bien les détruit. Et la fin est vraiment morbide. Ayant été quelques temps concierge d'immeuble, par certains aspects, Dans la cour m'a rappelé mon ancien boulot et ça, ça m'a fait sourire par exemple. Mais bon, pour un Salvadori, j'attendais autre chose. Et mieux.
Une comédie(?) douce-amère sur la solitude et la dépression portée par un duo plus qu'improbable dont l'azimuté grolandais Gustave Kervern dans un role de toxico taciturne et veule par moments.Une histoire touchante virant parfois vers le mélodrame qui n'est pas sans rappeler 'Les Apprentis ' par sa manière de nous montrer des individus totalement perdus et terriblement seuls.
Le film le plus nul le plus déprimant que je n'ai pas vu depuis longtemps . Tout est laid dans ce film , tout est déprimant . J'aime beaucoup Catherine Deneuve les critiques semblaient bonnes , mais nous avons perdu temps et argent . DÉPRIMANT du début à la fin .Tout a été réuni pour montrer la médiocrité de la vie .Quelle déception lorsqu'on vient pour se détendre ! Rien à découvrir !Ren rien rien à voir de positif .Si je pouvais mettre 0 , je mettrai 0.Quelle tristesse de faire un tel film.
Waouh il y a tromperie, annoncé comme une comédie ce film est déprimant au possible et en plus on ne sait pas pourquoi ils dépriment! Çà plombe ton moral , alors chercher la comédie ...C'est dur de vouloir te marrer au ciné et finalement à la sortie t'es mal!! Ah oui y'a un moment drôle c'est le chien qui mange la maquette. Salvatori devrait plutôt faire un documentaire sur les méfaits de la drogue!!!
Balade cynique, entre deux personnages complètement dans le dur. Petite escapade selon Pierre Salvadori. Deneuve et Kervern font ce que l'on leur demande. Les rôles sont écrient pour eux, où alors l'interprétation y est nickel. L'ambition n'est pas au rendez-vous. Trop de cynisme crée du snobisme. Film qui aurait pu et dû marcher pour un angle choisit ludique et nouveau. Mais on passe à côté de la dimension populaire du sujet. Les entrées pour ce film justifient mes propos.
Ça commençait bien, quelques répliques incisives et drôles dans les premières minutes (quasi toutes dans la bande-annonce d'ailleurs) mais plus les minutes s'écoulent et plus le temps devient long, on se détache des personnages et on sort de cette fameuse cour. Kervern ne fait aucun effort d'élocution (dépressif ok mais il faut aussi penser aux oreilles des spectateurs), Deneuve remplit le contrat, de même que son mari à l'écran Féodor Atkine, mais ça ne suffit pas, le film s'enlise rapidement, tire en longueur, jusqu'au final surprenant mais bâclé. Dépressifs et suicidaires s'abstenir...
Un duo qui, sur l'affiche, pourrait laisser perplexe...Au fur et à mesure que le film se dévoile, leur rapprochement s’annonce comme une évidence. La nouvelle comédie dramatique de Pierre Salvadori est dotée d'une grande tendresse et d'un humour certain. Les acteurs sont d'une justesse désarmante et on ne peut qu'être touché par cette rencontre, ce sujet très actuel et si humain...
Salvadori est un petit cinéaste qui fait de petits films.Le réalisateur n'a quasiment pas progressé depuis ses débuts. Car s'il arrive à faire un petit film d'humeur ponctué de petites touches humoristique, son rythme,sa narration et ses personnages ont un grand nombres de points faibles. Les personnages secondaires(comme le voleur de vélo), veulent trop être dans le décalage et au final ils ne sont installés que dans les clichés du genre. Gustave Kervern et très bien dans son rôle et Deneuve aussi, mais la pertinence de certaines scènes sont complétement à coté de ce qu'elle veulent véhiculer. La scènes du diaporama est franchement ridicule et mauvaise,tout tombe à plat et l'humour qui tombe à plat ça fait mal. L'image est elle aussi identique à la narration parfois inspirée est belle,mais plus souvent moche et cadré sans inspiration. Dans la cour n'est certainement pas le film génial vendu par les critiques,c'est un petit film bancal,qui amuse par petites touche et ça s’arrête là. Salvadori ne fera certainement jamais un excellent film du bout à l'autre à moins qu'il ne se réveille, ce qui m’étonnerai beaucoup à la vue de sa filmographie.
Superbe et touchant. Je m'étonne que tant de parisiens de plus en plus névrosés et poussés à la mythomanie à devoir faire le grand écart entre leur réalité et l'image (aux employeurs, aux connaissances) ne se soient pas reconnus dans ce film. Une grande humanité et tendresse pour ses personnages, des acteurs qui sonnent toujours juste et Deneuve, toujours aussi bonne depuis qu'elle est libérée de sa beauté (presque;-). La fin... non, elle est juste réaliste et plutôt optimiste, s'ouvrir aux autres et cultiver son jardin...
Comment résumer ce film ? Un musicien insomniaque décide de changer d'air en devenant concierge d'un immeuble. Là, il rencontre toute une tribu de fêlés, d'angoissés, de déprimés et notamment le personnage joué par Catherine Deneuve. Le tout sans scénario véritable : pas d'histoire mais une chronique sombre, très sombre, je dirais même d'un noir d'encre. Mon épouse : "encore un film fait par un dépressif". Bref, d'un invraisemblable ennui, aucun raffinement, aux antipodes de ce que devrait être un film de cinéma. J'avoue que ce misérabilisme m'em..... sérieusement.
Scénario original, acteurs très touchants et excellents, on prend plaisir à suivre ces personnages dévastés. La paire d'acteurs comme dans tous les films de Pierre Salvadori fonctionne à merveille. PLV : un bon moment de cinéma