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David S.
74 abonnés
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3,5
Publiée le 12 avril 2014
Un sujet gonflé pour un traitement gentillet. Peut-on faire n'importe quoi quand on n'est pas n'importe qui ? Jusqu'où est-on prêt à aller pour devenir populaire dans un environnement carnassier et aux codes rigoureusement préétablis ? Ah l'école de commerce, l'école de la vie, l'école des réseaux, l'école des castes, l'école de l'élévation. Un peu l'école des clichés. Que ce qu'en expose le film soit juste ou pas. En tous cas, quelques années qui vont déterminer le reste de la vie d'étudiants dont l'avenir s'écrira ici ou jamais.
Mais n'est-ce pas surtout un film sur l'école de la vie ?
Kim Chapiron habille allègrement son propos et distille des clins d'œil réguliers aux spectateurs mais ne tire jamais au vitriol sur ses personnages ou sur les situations. Bien dommage car les 15 premières minutes distribuent des claques mais jamais Chapiron ne revient à ce niveau. Trop subtil, le Kim ? Du coup ce gentillet sitcom n'ennuie jamais mais ne pose pas de questions non plus. Anti-spectaculaire au possible, l'antithèse des "Lois de l'Attraction" de Roger Avery et du coup l'anti Brett Easton Ellis, Chapiron donne dans le teen movie décomplexé mais pas dans une analyse sociale de la jeunesse des 2K10's. Un manque de férocité prégnant et étonnant de la part du réalisateur de "Dog Pound". On salive en imaginant ce qu'en aurait fait un Kassovitz. Plutôt noir que crémeux.
Néanmoins, les jeunes acteurs sont sublimes, l'alchimie réussie et le casting est parfait jusque dans les moindres détails. On y rit beaucoup, la bande-son est excellente. Et on sort de la salle galvanisé. 3,5/5
Kim Chapiron nous projette dans une grande business school parisienne où trois jeunes étudiants décident de se lancer dans un business de maquereau-économie en aidant des étudiants en quête de fille à coucher pour accroitre leur réputation. L'histoire est assez prévisible, en plus d'être peu crédible, ce malgré la bonne interprétation. spoiler: La fin, quant à elle, est aussi soudaine que niaise. Chapiron nous livre un film déconnecté de la réalité qui ne redore pas le blason de la jeunesse, encore moins celle issue des grandes écoles.
Un film en forme de sitcom, plan-plan et faussement subversif, noyé dans une allégorie sur le commerce assez vaine. Pas très drôle, assez mal filmé, avec un scénario qui n’évite aucune maladresse et des personnages sans grand relief… on est déçu car on attendait autre chose de la part d’un cinéaste qui a du mal à confirmer depuis l’inclassable et réjouissant « Sheitan ».
Le réalisateur Kim Chapiron signe une comédie dramatique sur la jeunesse dorée des grandes écoles de commerce, désenchantée et cynique. Dommage que le récit s’englue dans une systémique caricaturale qui en plus n’ose pas aller jusqu’au bout de sa pensée puisque le final, convenu et très moralisateur est à l’opposé de ce qu’a tenté de proposer le cinéaste auparavant.
J'avais beaucoup aimé Dog Pound, mais ce nouveau film de Kim Chapiron ne m'a pas particulièrement séduit. Quelques passages assez drôle. Certains trouveront intéressante ou amusante leur mise en pratique de l'économie de marché. Le personnage le plus intéressant reste Kelly car elle est la plus énigmatique. Pas mal sans plus.
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2,5
Publiée le 30 juillet 2014
Après le plutôt pas mal "Sheitan" et surtout après l'excellent "Dog Pound" Kim Chapiron continue sur sa lancée avec un film Français un peu différent de ce qui sort habituellement. L'histoire se passe dans une école de commerce avec des étudiants qui vont créer leur propre réseau de prostitution après s'être rendu compte que la demande était plus forte que l'offre, ils vont vivre alors une leçon grandeur nature et accélérée. Le début du film est pas mal surtout pendant la mise en place du réseau lors des échanges d'idées j'ai trouvé ça intéressant mais la suite du film alterne le bon et le moins bon on a parfois l'impression qu'on regarde un simple teen-movie avec le gars qui arrive pas à conclure ou le puceau après peut être que c'était voulu mais ça fait un certain déséquilibre et cause quelques longueurs. Au final, c'est quand même un film sympa porté par des jeunes acteurs convaincants et par une bande son bien diversifiée parfois assez éloignée de mes goûts musicaux mais ici ça passe super bien.
Idée sympa : livrer une satire au vitriol des grandes écoles (et notamment HEC) en imaginant trois étudiants y monter un immense réseau de prostitution. Seulement, rapidement les limites de l'œuvre apparaissent : on se demande notamment où Kim Chapiron veut en venir tant le réalisateur commence à aborder beaucoup de sujets sans réellement en traiter un seul. Il y a bien cette relation qui unit notre trio : parfois celle-ci prend une tournure intéressante, et à travers quelques dialogues, quelques scènes (notamment celle entre Dan et Kelly) donnent à l'entreprise une tournure parfois séduisante. Insuffisant toutefois pour donner au film un sens plus profond, plus incisif, comme si Chapiron ne savait pas trop quoi faire de son point de départ, se contentant de quelques inspiration par-ci par-là pour avancer sans pour autant savoir où il va, et ce jusqu'à ce final stylisé que chacun jugera comme bon lui semble... Être ambitieux, c'est bien. Se donner les moyens de l'être, c'est mieux.
Troisième long métrage après "Sheitan" (2006) et l'excellent "Dog Pound" (2010) pour Kim Chapiron qui en profite pour créer un 3ème monde dans lequel on pourrait leur trouver un lien commun : une jeune génération paumée... Emmené par un trio d'acteurs nouvelles générations qui pointent tout juste leur nez Chapiron est en plein dedans. Thomas Blumenthal est un ex de "Les Choristes" (2004) de Christophe Barratier, Jean-Baptiste Lafarge a été vu dans "Les Yeux de sa mère" (2010) de Thierry Klifa et l'adorable Alice Isaaz a déjjà été remarqué dans "La Cage Dorée" (2013) de Ruben Alves et "Fiston" (2014) de Pascal Bourdiaux... Très bon casting par ailleurs. Le point de départ est bien vu, à savoir comparer le marché économique au marché du sexe dans le monde étudiant. Hyper cynique et provoc Chapiron plonge donc un trio d'étudiants aussi cons qu'intelligents dans les méandres du business, mettant en pratique ce qu'ils apprennent. Néanmoins l'audace de Chapiron s'érode assez vite, et malheureusement le pamphlet social et trash se transforme bientôt en campus movie de base. Les transgressions son finalement plutôt légères en dépit du délit de proxénétisme et le film n'atteint jamais la férocité qui aurait due être la sienne. On a l'impression déplaisante que le réalisateur n'a pas osé aller au bout des choses. Une tentative qui se termine en petit coup de poing plutôt qu'en uppercut. Sympa, quelques bonnes idées et un joli trio d'acteurs mais c'est aussi une baisse de régime pour Chapiron.
Après une escapade américaine avec le coup de poing Dog Pound (2010), Kim Shapiron revient en France. Moins fort, La crème de la crème n'en est pas moins cinglant. Sur la forme, rien à dire, c'est vif, rythmé, sans baisse de régime. Sur le fond, cela pourrait être parfois limite dans le propos, parfois...
J'ai perdu mon temps. Les acteurs sont mauvais, le scénario, rien à dire puisqu'il n'y en a pas ou si peu. On s'ennuie et ça paraît long mais long... Passez votre chemin.
Difficile de comprendre comment on peut rater un film aussi nettement avec d'aussi bons d'ingrédients, à savoir : un milieu peu montré dans le cinéma français (les grandes écoles de management), un scénario plutôt intrigant (la mise en place d'un réseau de prostitution sur les bases de la théorie du marché), des acteurs attachants. La suite ici :
Cette comédie dramatique, coécrite et dirigée par Kim Chapiron, me laisse assez circonspect. Pendant la première partie du film, les nombreuses fêtes étudiantes deviennent rapidement insupportables. Puis le scénario s'attache sérieusement aux motivations de notre trio vedette. Trois élèves d'une école d'ingénieurs de commerce organisant un business du sexe , sans aucun scrupule ni d'état d'âme ; des proxénètes intelligents qui remplissent leurs carnets de relations influentes pour assurer leur futur professionnel. Un film décevant avec une fin en trompe l'œil bien cohérente avec ce scénario très subversif.
Un film intéressant, même si dès le départ le scénario paraît bien improbable et la réalisation caricaturale. Il s’agit d’un film « librement » inspiré du thème des grandes écoles, où la part de fantasme est importante. Les fêtes sont excessives, abus d’alcool, gros lourds, bourgeoisie caricaturé, prostitution organisée bien improbable, même si paradoxalement certains dialogues sont assez justes : sur la persistance des castes, la force du Networking et l’aggravation des différences sociales. Mais le film manque de subtilité et de finesse. Reste une bonne interprétation, principalement des deux héros principaux : Alice Isaaz , que l’on reverra dans plusieurs films par la suite , comme « Fiston » et « Un moment d’égarement » en 2015 , et JB Lafargue revu dans « les yeux de sa mère » . Deux valeurs sûres des jeunes espoirs du cinéma français. Une réalisation assez rock & roll, très rythmée, avec une belle bande son, qui permet de ne pas s’ennuyer ( i.e la soirée délire sur fonds de « Lac du Conemara » de Sardou , revisité par un DJ électro en dance Trash) . Un beau casting, avec de jolies jeunes actrices sexy bien choisies ( superbe Marine Sainsily , très sensuelle, mais qui joue aussi très bien ,très juste). Le final romantique est mignon, mais peu crédible aussi ! On passe d’un extrême à l’autre : trop « trash », puis trop romantique « fleur bleue ». On a du mal à bien adhérer à ce jeu de montagnes russes, alternant le pire et le meilleur. On reste un peu sur sa faim.
En voulant s'immiscer dans le monde de l'étude du commerce, on se retrouve face à un film bancal et peu rythmé où l'on est au final plus perdu que diverti. À éviter...
Voilà un film aussi vain qu'inutile. Si quelques scènes de Grace ponctuent le film, il s'étire en longueur pour ne rien dire d'autre que fatuité et orgueil.