L'Enquête
Note moyenne
3,8
2199 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

204 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
82 critiques
3
79 critiques
2
20 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 février 2015
Au moment où un nouveau scandale financier vient d'être mis à jour, L'Enquête sort à point nommé pour montrer que cela ne date pas d'aujourd'hui. Personne n'a oublié l'affaire Clearstream mais combien ont ils bien compris de quoi il s'agissait ? Le réalisateur Vincent Garenq a choisi de retracer l'enquête menée par le journaliste Denis Robert pour tenter de tout nous expliquer.

Le réalisateur Vincent Garenq revient de loin puisqu'il a commencé sa carrière en dirigeant des épisodes de la série Sous Le Soleil. Depuis il semble se faire une spécialité du film judiciaire puisque son précédent film Présumé Coupable parlait du procès d'Outreau et que le prochain Kalinka sera l'adaptation d'un célèbre fait divers. C'est lui qui est allé demander à Denis Robert de porter son histoire sur grand écran, ce que le journaliste a accepté en prêtant main forte au scénariste pour rester le plus fidèle à son histoire.

Le résultat donne un film plus proche de la reconstitution documentaire que du véritable thriller que l'on voudrait nous vendre. Sans véritable suspens, Vincent Garenq se contente de reprendre les moments clés de l'enquête du journaliste qui l'a mené à dénicher un scandale financier alors sans précédent. On suit Denis Robert à la recherche de témoignages, sa rencontre avec le juge Van Ruymbeke, ses procès, les huissiers qui se succèdent mais le réalisateur ne fait que survoler les faits sans rentrer dans le vif du sujet.

En parallèle, on suit aussi l'histoire de la transaction des vedettes de Taïwan à laquelle l'affaire Clearstream est mêlé. Le gros problème du film est qu'il voudrait surtout nous rafraîchir la mémoire sur ces histoires dont on a tous entendu parler mais sans nous expliquer vraiment clairement les tenant et aboutissant. La conclusion de cette affaire qui a fait "pschittt" comme beaucoup de scandales ne donne pas vraiment matière à un long métrage réellement intrigant.

C'est Gilles Lellouche qui a été choisi pour incarner le journaliste Denis Robert. Sans chercher à lui ressembler, l'acteur joue le rôle à la manière du policier qu'il pouvait incarner dans Mea Culpa. Une prestation bien rodée mais pas spécialement convaincante. On aura du mal à s'attacher à ce personnage qui se passionne plus pour son enquête que pour sa famille. Les années de cauchemar vécues par le journaliste ne se font pas assez ressentir montrant les limites du réalisateur.

Pour les seconds rôles pas beaucoup d'acteurs connus. Charles Berling incarne le juge Van Ruymbeck, Hervé Fallloux est Dominique de Villepin, Laurent Capelluto est Imah Lahoud mais tout comme Gilles Lellouche, leur interprétation n'a rien d'exceptionnelle. Curieusement personne n'est là pour incarner Nicolas Sarkozy que l'on verra que brièvement dans de véritables images d'archives.

Si vous espériez enfin tout comprendre de l'affaire Clearstream en voyant L'Enquête, vous risquez de sortir franchement déçu. Comme devant The Social Network on a l'impression de simplement lire un article sur cette histoire sans réellement entrer dans les détails. Certes il aurait été difficile de résumer toute la complexité de cette histoire en deux heures mais là le film de Vincent Garenq balance entre le docu fiction et le thriller sans jamais vraiment choisir son camps et sans convaincre vraiment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2019
Gilles Lellouche époustouflant comme d'habitude dans le rôle de ce journaislte tenace, les seconds roles aussi très bons, des ambiances haletantes.
Il fallait faire la lumière sur cette affaire Clearstream, c'est aujourd'hui chose faite. Enfin un bon polar journalo-politique, et en plus c'est du véridique. Bravo !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2015
Cocasse coïncidence : "L'enquête" sort dans les salles en même temps qu'éclate Swissleaks. Dans les deux cas, le scénario est le même : des listings secrets révèlent des tentatives massives de fraude fiscale.
A l'origine du scandale Clearstream en 2001 un journaliste free lance, héros du film, Denis Robert. Sa route croise celle du juge van Ruymbeke, campé par un Charles Berling moustachu qui, lui, enquête sur les frégates que Thomson a vendu à Taïwan avec de copieuses rétro-commissions. Sa route croisera aussi celle de Iman lahoud qui, à la demande de Lagardère-EADS, confectionnera de faux listings pour compromettre Thomson .... et discréditer Nicolas Sarkozy.
Vous n'avez pas tout suivi ? Allez voir le film !
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2015
Mouais… Bon bah en fin de compte ce n’est qu’un film de « faiseur » cette « Enquête », et c’est un peu dommage… Bah oui, parce qu’au fond qu’est-ce qu’on nous offre ? Juste le récit de l’affaire Clearstream… Vous allez me dire, pour beaucoup, cela pourra suffire à leur bonheur. Après tout pourquoi pas : pour qui n’a pas suivi toute l’histoire, avoir droit à une séance de rattrapage un peu romancée, ça peut toujours se prendre… Alors OK, dans cette logique là, why not… C’est très didactique, on comprend bien, les personnages sont ressemblants et en plus ça fait son petit office de film-plaidoyer, nous sensibilisant à un scandale peut-être trop passé sous silence auprès du grand-public… Mais bon, même si c’est là une belle action pour le pauvre Denis Robert de mettre son calvaire en lumière, dommage qu’on n’ait pas mis les arts du cinéma au service de cette intrigue. Ça reste quand même filmé platement, avec des lignes de dialogues assez grossières et les traditionnels passages usés jusqu’à la corde du genre « pauvre Denis qui se fait lâcher par tout le monde » ; « pauvre Denis qui subit des menaces », « pauvre Denis qui voit sa vie de famille totalement pourrie par sa cause » (et si comme moi vous n’êtes vraiment pas fan du jeu de Gilles Lellouche, ça peut clairement poser problème d’avoir si peu à se mettre sous la dent. Alors après, c’est vrai qu’avec une histoire comme ça, l’éventail des choix n’était pas très large pour le réalisateur Vincent Garenq. Je vois mal comment on pouvait révolutionner le cinéma en étant à ce point contraint par le devoir que se fixe le film de retracer les évènements. La seule possibilité pour que cette « Enquête » puisse malgré tout fonctionner était de s’accrocher aux codes du thriller politique à la Boisset, ou bien à ceux des bons vieux polars mafieux à la Friedkin ou à la Scorsese. Or, pour le coup, cette « Enquête » fait grise-mine. Elle ne parvient tout d’abord pas à transfigurer ses personnages, à en faire des archétypes puissants dotés d’un véritable relief. Parce que bon, OK, Berling est amusant avec sa petite moustache, Laurent Capelutto est bluffant de ressemblance avec le vrai Ihmad Lahoud et Hervé Falloux porte très bien la moumoute de Dominique de Villepin, mais bon, tout ça se limite quand même clairement à illustrer une situation, présenter et nommer des personnages de l’affaire qu’on s’est juste contenté de grimer, à défaut de les transcender avec des artifices capables de lever la patte. Même chose pour l’intrigue qui ne parvient pas à poser une réelle atmosphère d’oppression : c’est fade, illustratif, sans jamais vraiment réussir à incarner la menace. On ne sent jamais l’étau se resserrer, l’air se raréfier, et cela faute à un film qui s’est davantage reposé sur des artifices d’écriture plutôt que sur un véritable effort de mise en scène. D’ailleurs, en parlant de la mise en scène de Garenq, là aussi il n’y a finalement aucune véritable patte de posée. C’est plat. C’est fade. De temps en temps on nous colle une bande originale singeant comme elle peut les musiques de thriller américain, mais sans finesse ni personnalité… Non, décidemment c’est triste, mais ce n’est vraiment qu’un travail de « faiseur » ce film. Alors certes, si vous n’attendez de lui que sa dimension documentaire, why not… Mais bon, pour peu que nous soyez au courant des grands traits de l’affaire et que vous espériez un petit thriller sympa qui sache prendre au trip, c’est franchement mauvaise pioche… Dommage…
Valérie G
Valérie G

7 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2015
j'ai adoré ce fim Gilles Lellouche et Charles Berling y sont excellents!!! On comprend très bien les desdous de la politique, les affaires quu sortent qui parfois sont réelles et parfois montées de toutes pièces!!!! Bravo pas de longueur je le conseille sauf à ceux qui aiment le sexe et les coups de feu toutes les 2 min il n'y en a pas!!!
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2015
Je n'aais à l'époque pas compris grand chose à l'affaire Clearsteem. Après avoir vu ce film, cela reste toujours aussi nébuleux. J'avoue ma perplexité à l'idée que l'appât du gain puisse faire système à une échelle mondiale. Le poids de la vie importe peu, la loyauté encore moins, le capitalisme dispose d'un tapis rouge aux dimensions infinies. Les jeu des acteurs (du film, pas de l'histoire!) est intéressant, Gilles Lellouche, en journaliste littéralement obsédé par une histoire qui ne le lâche plus et l'obsède littéralement, est intéressant, Charles Berling en juge Van Ruimbeeke, est formidable. On retrouve quelques noms qui ont beaucoup été prononcés : Gergorin, le général Rondeau, Imah Lahoud et puis des politiques, qui dirigent une enquête parlementaire : Peillon et Montebourg... Des têtes sont tombées, mais le système a perduré. Le financement des partis était en cause, des commissions souterraines lors de la vente d'avions militaires, qui donnent lieu à des circulations de mallettes de billets... Quel drôle d'univers tout de même!
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2015
Des étoiles pour saluer l'extraordinaire travaille d'investigation de Denis Robert et la réalisation de type biopic, bien faite, de Vincent Garenq. Le scénario n'échappe malheureusement pas aux poncifs du genre : la femme qui ne comprend pas le travail de son mari (on frôle la caricature de la femme-au-foyer-idiote), les sentiments du père pour ses enfants, le "héro" qui claque la porte de son employeur avec fracas... Bref, oublions ces figures de style imposées par le marketing cinématographique et retenons que Denis Robert n'aurait pas laisser faire un film qui ne raconterait pas précisément ce qu'il a vécu sur le plan journalistique.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 février 2015
Un film génial, avec un scénario marqué par le sens du détail et une reconstruction de l'enquête de Clearstream parfaite ! Chaque personnage est mis en valeur tout au long du film. Gilles Lelouche dans le rôle de Denis Robert, une interprétation très réussie, dans la peau d'un journaliste engagé et prêt à faire exploser la vérité au grand jour. Bien entendu le reste du casting est tout aussi exceptionnel avec Charles Berling, Gregoire Bonnet ou encore Florence Loiret-Caille. Un film réussit, une grande qualité dans l'écriture du scénario et de la scénographie. Un film qui mérite d'être récompensé pour sa qualité indéniable de son écriture ! Ce film est une parfaite illustration de l'engagement du journalisme d'investigation mettant en exergue la liberté d'expression et l'importance de liberté de presse !
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2015
Une affaire assez compliquée pour le citoyen moyen que le film essaye de démêler. Gilles Lellouche y est très bien dans le rôle du journaliste qui veut faire son métier honnêtement. Malheureusement il manque quelque chose à la mise en scène pour nous rendre le film captivant. On s'ennuie un peu.
horasOscar
horasOscar

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2015
Un film très ordinaire :
"efficace" en tant que divertissement,
didactique pour restituer certains éléments de cette affaire très complexe.

Mais il a trait pour trait les mêmes faiblesses que La French* :
- dialogues très mal écrits,
- personnages inconsistants,
- cliché de la vie familiale malmenée par le stress de l’enquêteur (même si cet aspect peut être important, la manière de le montrer est trop présente & pleine de clichés)
- Gilles Lellouche est non crédible; agité & anxieux comme ces gens qui passent leur vie « à 100 à l’heure » par ce que c’est le modèle dominant à la télé; pas comme un journaliste militant de la trempe de Denis Robert. Je suppose qu'un vrai journaliste d'investigation réagit différemment face aux énormes pressions qu’il subit, que le stress et la peur font apparaître des strates plus riches et variées de sa personnalité.

* La French sur l’histoire du juge Michel, avec Jean Dujardin ds le rôle du juge Michel.
Blankovitch
Blankovitch

71 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2015
C'est bien. L'affaire est expliquée de façon claire. La réalisation est sobre et efficace. Gilles Lellouche (que j'ai toujours du mal à voir dans un autre rôle que celui d'un bourrin) est pas mal.
Le film montre bien que la finance est inattaquable...
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2015
Un film dense et très documenté sur une enquête journalistique, à propos d'une affaire dont tout le monde à entendue parler en 2006-2007 sans vraiment la comprendre : Clearstream.
Les acteurs sont tous très justes, avec en tête un Gilles Lellouche qui campe un journaliste d'une déontologie parfaite, scrupuleux et courageux. Ce film présente son enquête, l'affaire des frégates taïwanaises est elle aussi évoquée. Les milieux de la finance, de l'audit, de l'industrie de l'armement et de la justice sont décrits avec crédibilité. Nous pourrions être dans un documentaire, si ce n'était la présence de certaines scènes de famille et une Florence Loiret Caille toujours très vraie.
A voir pour mieux comprendre ce qui se passe autour de nous et notamment l'affaire récente d'HSBC.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 février 2015
Vincent Garenq semble se faire une spécialité de films de cinéma tirés de célèbres faits-divers : voici "L'Enquête", sur l'affaire Clearstream (ou plutôt les affaires Clearstream - sans que le découpage dramaturgique soit cependant bien clair entre les deux !), après "Présumé coupable" (Outreau), et avant "Kalinka" (l'affaire Bamberski). Le vrai Denis Robert avait fait de son "Enquête" un documentaire (de 1 h 10) en 2001 : "Les Dissimulateurs". Jamais sorti en salles.... Là, il a collaboré au scénario du "long" de Garenq, classé parmi les "thrillers". Reprenant des faits réels, politico-financiers. Alors, quid de "L'Enquête" ? Au mieux, c'est une introduction à cette affaire complexe, entre frégates de Taïwan et opacité généralisée de la compensation internationale.... Pas de style personnel, pas de suspense haletant, pas de subtilité dans le récit... On est très loin de l'équivalent cinématographique anglo-saxon, dans ce genre de scandales financiers, sur fond de secret bancaire et de "secret défense". Un produit plus télévisuel qu'autre chose - mais sans la rigueur d'un reportage.... Gilles Lellouche ne ressemble en rien au journaliste, mais fait (dans l'absolu, à défaut de la vraisemblance) une composition honnête.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2015
Je mets une note de 3,5 / 5.
J'ai bien apprécié ce film bien réalisé, bien construit et bien joué.
C'est intéressant de suivre l'enquête de ce journaliste qui a mis sa famille, sa vie et sa santé en danger pendant plusieurs années.
Un petit bémol : par moments le film est ennuyeux et l'affaire en elle-même est trop complexe.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 février 2015
Alors là, ça faisait longtemps que l’on avait pas vu un thriller aussi passionnant et aussi rondement mené. La réalité dépasse parfois la fiction. Preuve en est avec le dernier film de Vincent Garenq, L’enquête qui compte les déboires et la lutte civique du journaliste Denis Robert qui a mis au jour un système de corruption fiscale généralisé. Ce qui lui a valu, en lieu et place des honneurs, d’être vilipendé par tous les chiens de gardes du système, Libération en tête et poursuivi pour diffamation à de multiples reprises par les justices françaises, suisses et canadiennes.

Denis Robert (Gilles Lellouche), journaliste à Libération, est régulièrement censuré par sa direction. Il finit par démissionner et décide de se lancer en free-lance. Après l’Appel de Genève, initié par les juges Eva Joly et Renaud Van Ruymbeke, qui dénonce les entraves régulières mise à la Justice pour l’empêcher d’enquêter sur la finance, Robert décide de se pencher sur ce système. C’est Ernest Backes (Marc Olinger), un des fondateurs de la chambre de compensation Clearstream qui va le lancer sur une piste inédite : l’existence de compte non publié pour blanchir l’argent sale. Avec le juge Van Ruymbeke (Charles Berling), Denis Robert va tenter de remonter et d’expliquer cette filière du banditisme financier.

L’Affaire Clearstream a cela de révélateur qu’il n’y a pas d’autre complot mondial que celui qui, à travers des intérêts communs, transparaît dans la fraude fiscale organisé à grande échelle. Il n’y a pas de complot sioniste, franc-maçons, illuminati ni de Raptor-Jésus. Il y a juste une communauté d’intérêts, principalement financiers, entre banquiers, fabricants (et trafiquants) d’armes, de drogue et d’êtres humains. Sous couverts de quelques actions caritatives, votre banque cache l’argent de toutes les mafias. Pas besoin de se consulter et de former des cercles, ces gens-là ne cherchent pas à s’unir pour dominer le monde, ils tendent tous simplement dans la même direction. La collusion entre ces différents centres névralgiques du pouvoir entraînent parfois des règlements de compte. Ce fut le cas pour l’Affaire des frégates de Taïwan dont on compte pas moins de six personnes liés à la transaction qui se seraient suicidés entre 1993 et 2001.

Une chambre de compensation est un organisme qui sert d’intermédiaire aux transactions sur les marchés financiers. C’est elle qui débite une compte et en crédite un autre, au terme de chaque journée, faisant les comptes des soldes. C’est sur ce principe que fonctionne Paypal pour les particuliers. Dans le cas de Clearstream, Denis Robert, grâce aux révélations de Régis Hempel (Christian Kmiotek), a pu mettre à jour, l’existence de compte fantôme et s’en procurer un listing. L’existence de compte non publié est en soi, un réel problème concernant les bénéficiaires et la nature de l’argent qui circule sur ces comptes. À l’heure où les banques réclament des intérêts astronomiques aux États, elles dissimulent de l’argent qui n’a pas d’existence officiel, confisqué au reste de l’humanité. Un problème plus grave encore est l’existence de compte non-publié appartenant à des multinationales ou à des personnes. Ainsi le financement du terrorisme se fait par ce type d’organisme pourtant installés aux cœurs de l’Europe. C’est aussi par ce biais que des entreprises côté au Cac40, comme Total, peuvent ne pas payer d’impôts. Clearstream a son siège au Luxembourg. Véritable chambre noire, où l’argent le plus dégouttant est blanchi sans aucune considération morale, les haut-lieux de la finance sont une verrue sur le cœur de l’Humanité.

Hormis qu’il met en lumière d’une façon simple et didactique, une affaire volontairement rendue compliquée et dénigrée par la presse hexagonale, car il ne faudrait pas, non plus, qu’on comprenne trop qui est le seul et véritable ennemi du peuple, L’enquête est également un très bon film, réalisé avec soin, où Gilles Lellouche réussit brillamment à rendre émouvant, cet homme qui a sacrifié une partie de sa vie à la vérité. Charles Berling est également étonnant de justesse pour retranscrire la droiture de l’incorruptible Van Ruymbeke. L’enquête a cela de fort dans sa mise en scène et son déroulement scénaristique qu’il met en lumière, un système naît pour fouler au pied la démocratie et capable de détruire les individus eux-mêmes.

Nous vous conseillons fortement d’aller voir L’enquête pour pouvoir faire le point sur ce système de corruption sans être court-circuité par les campagnes calomnieuses des médias bourgeois de l’époque et démêler également ce qui relevait de la véritable enquête de Denis Robert et ce qui fut politiquement instrumentalisé par, Imah Lahoud (Laurent Capelluto), Dominique de Villepin (Hervé Falloux) et Jean-Louis Gergorin (Eric Naggar). Condamné à plusieurs reprises pour diffamation, Denis Robert a finalement été blanchi, après dix ans de procédures par la cour de Cassation qui a explicitement reconnu « l’intérêt général du sujet » et le « sérieux de l’enquête . André Lussi (Germain Wagner), ancien président de Clearstream jusqu’en 2001, est resté poursuivi à titre personnel pour abus de biens sociaux, faux et usage de faux avant de bénéficier d’un non-lieu le 27 avril 2006. Le coupable court toujours et ces successeurs continuent certainement leurs méfaits en toute impunité.

Retrouvez nos autres critiques sur Une Graine dans un Pot :
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse