Wild
Note moyenne
3,8
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269 critiques spectateurs

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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2015
On marche, c’est le cas de le dire, sur le terrain connu du road-movie pédestre permettant à son protagoniste principal une introspection personnelle et un bilan de vie. Le film fait fortement penser à l’autrement plus réussi « Into the Wild » avec Sean Penn, véritable petite pépite du genre et film devenu culte. Ici, le film semble surtout fait à la gloire de Reese Witherspoon qui, il est vrai, est parfaite dans le rôle. On sent la prestation à Oscars à plein nez mais elle est réussie donc ne boudons pas notre plaisir.
Le fait de ponctuer le film de flashbacks expliquant le passé de l’héroïne et le pourquoi de son voyage est attendu mais bénéfique. On évite la lassitude et cela permet d’avoir davantage d’empathie pour cette Sheryl Strayed dont le film adapte le livre tout en ayant le plaisir de revoir à l’écran l’excellente Laura Dern, si rare sur les écrans, en maman malade. Ce chemin de la rédemption prend tout son sens grâce à ces images tantôt fugaces, tantôt véritables scènes, mais parfois brouillonnes.
En revanche, Jean-Marc Vallée (« C.R.A.Z.Y. » et « Dallas Buyers Club » qui a valu l’Oscar du meilleur acteur à Matthew McConaughey l’an dernier) que l’on est étonné de voir là nous étonne en n’émaillant pas davantage son récit de beaux paysages. Tant mieux on évite les clichés inhérents aux grands espaces sauvages, mais il faut avouer que l’on s’attendait à voir plus de nature époustouflante. La bande originale est quant à elle judicieusement choisie et belle à souhait.
Ce n’est pas d’une grand originalité mais c’est un récit pétri de charme, simple mais convaincant qui donne envie de prendre son sac à dos et d’aller faire la Pacific Coast Trail !
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2015
Pour transposer le scénario de l'autobiographie de Cheryl Strayed, Jean Marc Vallée a fait appel à l'excellent romancier Nick Hornby. Un bon choix pour éviter que Wild ne soit qu'un long périple fastidieux, à travers les paysages américains, de la frontière mexicaine à la canadienne, du désert aux montagnes enneigées. A l'instar de son héroïne, qui souffre surtout au début de sa route, le film prend un peu de temps pour commencer à séduire. Les flashbacks sont innombrables et assez souvent répétitifs. On a bien compris que le voyage était d'abord intérieur pour cette jeune femme perdue dans sa vie. Faute de Compostelle, elle s'engage sur le Pacific Crest Trail mais le cheminement est le même. Si Wild est nettement moins bluffant que Dallas Buyers Club, du susdit J.M Vallée, c'est parce que l'histoire en elle-même n'a rien d'exceptionnel et qu'elle est bien chargée en effets mélodramatiques. Les allergiques à Reese Witherspooon doivent absolument éviter le film. Elle est de tous plans. Rien à redire sur sa performance, hormis le fait que cela sent trop la course à l'Oscar.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2015
" I'de rather be a hammer than a nail "

Mention : Tout simplement bon

Le parcours initiatique que trace Wild n'a absolument rien d'original. Un sentier que tout le monde connait et que beaucoup ont déjà emprunté. Cette quête de soi à travers un retour aux sources est un sujet assez usé, et souvent traité de manière plutôt pompeuse. Mais le chemin emprunté par Jean-Marc Vallée reste parfaitement intimiste.

Le récit n'impose aucune morale, il se contente de nous faire suivre l'introspection de Cheryl Strayed. Le film est basé sur la biographie de cette dernière et reconstitue avec une authenticité flagrante le périple original. L'aventure a quelque chose de singulier mais aussi une part d'universel. L'une des grandes réussites de Wild est de ne pas trop appuyer ce que le récit a d'atypique. Le rôle chaussé par Reese Witherspoon s'avère sacrément tourmenté. En alternant entre la fuite présente et le ressassement des souvenirs passés, le montage dévoile assez subtilement l'histoire de vie intrigante de Cheryl Strayed. Néanmoins, les flashbacks sont pas toujours amenés avec finesse. Les transitions finissent par être grossières. Cela dit, le film reste captivant grâce à cette double narration et son interprète principale.

Reese Witherspoon porte très haut ce projet. En premier lieu car elle est productrice de Wild et qu'elle s'y est beaucoup investie. Ensuite parce qu'en tant qu'actrice elle relève très bien ce défi de "seul en scène". Le travail sur l'évolution de son personnage à travers le temps est saisissant. Le changement de ton entre l'enfant prodigue, la jeune fille à la dérive et la femme en phase de reconstruction est une vraie performance. Petite remarque plus anecdotique, le rajeunissement est très convaincant et les différents passages temporels sont clairement marqués. Reese Witherspoon signe plus qu'un vrai retour au premier plan, huit ans après son excellente prestation en June Carter dans Walk the Line, et quelques mois avant de retrouver Joaquin Phoenix dans le très attendu Inherent Vice de Paul Thomas Anderson. Pour autant le film repose moins sur ses épaules que son sac à dos, et qu'il le devrait.

Parmi les trois stades de vie qu'elle se retrouve à jouer, c'est dans le périple qu'elle a le plus de présence. En ado maligne autant que quand elle se retrouve désaxée, son rôle reste plutôt léger, presque inconsistant. En revanche elle mène sa galère avec drôlerie et spontanéïté. Ecrasée par son sac comme par le poids de son passé, Reese Witherspoon apporte une chouette légèreté à cette aventure plutôt qu'une trop lourde psychanalyse. Son personnage ne traverse pas sans mal cette épreuve et c'est souvent très cocasse de la voir se débattre dans cette galère. Cheryl Strayed déleste progressivement son fardeau à dos autant que son esprit embrumé.
Tout cela dit, on peut malgré tout faire le constat qu'il s'agit moins d'un performance-movie qu'attendu. Encore une fois, Reese Witherspoon est impeccable, mais pourrait offrir bien plus. Wild effleure parfaitement la question de la solitude sans malheureusement l'approfondir suffisamment. Les moments d'errance solitaire sont globalement tous très réussis mais trop courts. Le film, et le récit en particuliers, aurait pu s'appuyer essentiellement sur l'introspection de Cheryl Strayed et les qualités d'interprète de Reese Witherspoon. C'est notamment vrai sur une des toutes dernières scènes où elle finit par poser genoux à terre. Son dos est quand bien moins expressif que son visage. La corde sensible pouvait ici être d'avantage tirée. Les scènes d'interaction son pas toujours indispensables et souvent trop imposantes. Mais pour ce qui est du portrait intime, c'est vraiment embarquant. Reese Witherspoon aurait pu être encore plus esseulée dans ce film.

Par brides de souvenirs, on découvre peu à peu les (més)aventures et le passé de Cheryl Strayed, ce qui l'a poussée à vivre et raconter cette expérience. Si on peut trouver un léger manque d’habileté dans la façon des les amener (cf : plus haut dans l'article), c'est quand même assez captivant. Et de fait cette construction narrative n'est jamais trop explicative et plutôt suggestive avec justesse.
Cheryl Strayed a beau être un personnage atypique et s'engager dans un défi qui ne l'est pas moins, Wild est un film d'une superbe simplicité. Détaché de tous codes de narration et de mise en scène, propres au true-story, il cherche (et trouve) une pure authenticité en offrant un regard toujours objectif à ce parcours de vie.

D'une entrée dans le vif du sujet à une conclusion qui laisse un vaste champ d'interprétation, le film se laisse traverser. Wild n'a ni début, ni fin, et contourne toutes trajectoires usuelles. Il faut dire que la musique sublime très bien cette déviation. Portishead, Bruce Springsteen, Leonard Cohen...mais surtout Simon & Garfunkel (El Condor Pasa, magnifique) font beaucoup de bien aux oreilles. L'utilisation de ces belles musiques est malheureusement trop brève.

Un an après Dallas Buyers Club, Jean-Marc Vallée continue de mettre en valeur des histoires vraies en évitant tous moralisation. Wild aurait pu (beaucoup trop) s’apparenter à la veine de film pseudo-écolos. Ce sujet très éculé, et souvent bien dénaturé, est évité. Peut-être même trop car les paysages auraient probablement dû avoir une plus grande place dans le décor.
En bref cette histoire est au premier plan et ne sert jamais de faire-valoir à l'arrière plan. Aucun mal ni négligence ne sont infligés à mère nature. Trop appuyer son message aurait fini par aller à contre-sens de la cause qu'on veut défendre, et c'est ce qu'évite très bien Wild. Aucun effet de manche non plus dans les émotions et les péripéties que traverse Cheryl Strayed (aka Reese Witherspoon).

Un film qui porte très mal son titre car il ne piétine jamais sur les plates bandes du wild-movie. Une histoire de vie déconstruite pleine de sincérité, simple et pur.

Note : 15/ 20
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2015
Finalement peu prompt à jouer l'iconographie de l'expérience forestière telle que l'a redéfinit Sean Penn et son Into The Wild, le nouveau Jean-Marc Vallée est à l'instar de son prédécesseur un portrait de personnage. Tout se joue sur une description sensorielle dont le concret de l'aventure s'avère plus convaincant que les flash-backs chargés qui l'accompagnent. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète:
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2015
J'ai rarement vu un film qui m'a autant pris à court de mots
j'ai rien à dire si ce n'est qu'il ne faut pas passer à côté de cette petite perle
Reese Witherspoon est exceptionnelle
Les images sont impressionnantes, les paysages grandioses (et je pèse mes mots)
moi c'est l'un de mes films préférés, je pourrais le regarder en boucle
les "critiques de la presse" ont été très dures pour certaines, je crois qu'ils n'ont même pas pris la peine de regarder le film...
Faites vous une idée par vous même et vous serez fixé, c'est pas quelques étoiles qui vont définir une oeuvre, ni même mon texte.
Moi j'adore, je me suis retrouver dans ce film, c'est tout.
5 étoiles.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2015
Nan mais sérieusement ? Qu'est-ce-qu'ils ont tous à faire une petite randonnée et croire qu'ils ont accompli quelque chose... écrire un bouquin... qui va se faire adapter... Non parce que sérieusement, on s'en pète ! Qui ça intéresse ? Sérieusement ? Qui veut voir un film, forcément mauvais, sur une fille qui marche, se souvient de sa vie passée et qui va accéder à la rédemption ? Je me tâte encore pour savoir si ça se destine aux beaufs ou aux bobos... sans doute aux deux...

Au début je pensais voir une pub Ushuaïa... Mais en fait c'est pire ! Bien pire ! Parce que dans la pub tu vois des beaux paysages... ça occupe les yeux... effet économiseur d'écran... Là non, on se tape flashback sur flashback... le tout bien explicatif... pour que tu comprennes bien que sa vie était terrible et qu'elle avait besoin de se ressourcer... sauf que je m'en fous... et que toute personne sensée s'en fout également !

Parce que un film sur une fille qui marche 1000 bornes... pourquoi pas ? Mais ça doit durer 5 heures, être éprouvant... sans dialogue... si ce n'est ses injures... et surtout ça doit être fait en vrai... non parce que là, c'est faux... Tu n'as pas cette tête lorsque tu fais une randonnée... tu ne retrouves pas les mêmes gens à chaque halte... et puis comble du comble... à un moment elle doit vider un peu son sac qui est trop lourd. Elle garde une capote ! Comme si c'était écrit qu'elle ferait une fois l'amour sur le trajet... Comme si c'était écrit... tout ça pour donner un sens à quelque chose qui n'en a pas !

Parce que oui, aussi spirituel que l'on veut que soit notre voyage, il ne le sera jamais. Céline disait que les voyages étaient utiles à l'imagination, mais que tout le reste n'était que déception et fatigue. Il a bien entendu raison ! Mais c'est cette fatigue là qui est bonne en randonnée... Parce que non, tu ne vas pas t'amuser à te remémorer ta vie ! (le tout avec un montage marabout bout de ficelle absolument dégueulasse) C'est ta souffrance de mettre juste un pied devant l'autre qui compte.

Alors si tu veux faire un film comme ça tu ne prends déjà pas une actrice connue... (et puis Laura Dern, sérieusement ? nommée aux Oscar ? elle sert à rien...) qui fait semblant, tu filmes une vraie inconnue faire le voyage... sans romancer le truc... Tu montres que ça ne sert à rien... que la vie est futile ! Que ce n'est qu'une façon artificielle et non pérenne de se donner un but dans la vie qui n'en a pas.

Bref tu sens que c'est américain, que c'est fait pour les oscar (oh, c'est triste, c'est pas nommé en meilleur film...) avec un côté spirituel immonde, c'est là pour redonner de l'espoir... alors qu'un voyage comme ça n'apporte que fatigue et satisfaction personnelle d'un exploit physique. Parce que moi si quelqu'un me dit : demain on va faire le Pacific Crest Trail... je dis oui tout de suite, mais en ayant l'honnêteté d'avouer que c'est pour le côté physique du truc. c'est dingue comme toutes ces pleureuses donnent un sens pour éviter de se trouver face au fait que la vie n'en a pas... Comment elles se cachent la vérité !

En gros il en résulte un film passable idiot dans son propos, ce qu'il montre... où tout est grossier et où il est impossible d'y croire si on a déjà passé une nuit sous tente et que l'on sait que l'on ne sort pas la tête toute maquillée et peignée... Bref, ridicule...

Mais fallait-il en attendre plus de la part du réalisateur de Dallas Buyers Club ?
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2015
(...) A la manière de son film précédent, Jean-Marc Vallée met en scène WILD de manière presque plate. Peu de rebondissements, mais quelques moments d’émotions bouleversants, qui suffisent amplement. En effet, la principale force du film vient de son ambiance générale attrayante, obtenue en partie par l’excellente bande originale. Des titres variés qui s’assemblent parfaitement, et un lien entre l’image et le son extrêmement bien travaillé. Régulièrement, les chansons passent d’un son extra-diégétique à intra-diégétique. Un jeu de montage sonore qui donne le rythme du film. Car toutes ces chansons sont des bouts de vie et du passé de Cheryl. Cette dernière chante pour s’occuper dans sa solitude et répète des paroles significatives pour s’encourager. « Je suis un marteau, pas un clou ! » se ressasse la jeune femme tandis que le spectateur entend El Condor Pasa (Of I Could), composition rendue célèbre par la version du duo folk Simon and Garfunkel d’où provient cette phrase (« I’d rather be a hammer than a nail »). Mais chaque titre a également une signification plus profonde. Notamment lorsque prise en stop, Cheryl entend à la radio I Can Never Go Home Anymore interprété par le groupe pop féminin des années 1960 The Shangri-Las. L’émotion grandit tandis qu’elle revit par un retour en arrière un moment de son enfance avec sa mère. Un moment d’intimité d’autant plus émouvant par les paroles qui fait évidemment penser à la situation de Cheryl. Un personnage émouvant, un décor somptueux et une musique poignante. C’est avec cet ensemble simple que WILD offre un moment de cinéma inoubliable.

L'intégralité de notre critique de WILD, sur Le Blog du Cinéma
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2015
Pour être franc, ce film ne m'attirait pas du tout. J'ai beaucoup de mal avec Reesse Witherspoon et j'avais peur d'un Into the wild (que je n'avais pas aimé) au féminin. Mais j'ai aussi toujours bien aimé les films de Jean-Marc Vallée depuis C.R.A.Z.Y. Je me suis donc fait violence, d'autant que les rumeurs étaient plutôt très bonnes. Je ne le regrette pas car Wild devient aujourd'hui l'un de mes vrais premiers coup de cœur de l'année. Le scénario est solide, adapté d'une histoire vraie, tout comme la mise en scène du réalisateur québécois, simple et sans surprise mais tout aussi intimiste qu'ouverte sur les grands espaces. La construction en flash-backs n'est pas du tout gênante, au contraire. On appréhende mieux ainsi le personnage de Cheryl, comment elle en est arrivée là, ce qu’elle ressent, ce qu'elle espère, ce qu'elle cherche. Malgré son passé tortueux et peu glorieux, on s'attache à elle, on s'identifie, on souffre et vit cette longue marche solitaire avec elle. L'interprétation de Reese Witherspoon est, contre toute attente, pleine d'émotion. Elle arrive à rendre son personnage pathétique, drôle, volontaire, réaliste sur elle-même et surtout touchante. Elle remonte largement dans mon estime. Et récolte au passage une nouvelle nomination (méritée cette fois) aux Oscar. Tout comme Laura Dern (la mère), aussi très bien. Si l'ensemble est traité de façon plutôt classique, il n'en ressort pas moins que Wild possède une belle épaisseur psychologique et nous offre une attachante histoire de rédemption sur fond de paysages américains majestueux. Un très beau film chargé d'émotion qui peut aussi faire réfléchir à son propre parcours. Après Dallas Buyers Club, Jean-Marc Vallée continue donc avec succès sa carrière américaine. Pourvu que ça dure...
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2015
Très beau film. Préparez vos mouchoirs! J'ai crains que l'ennui ne pointe son nez au début, une femme qui fait un périple seule dans la nature sauvage de l'ouest, cela pourrait être long! Puis, l'empathie pour ce voyage de 1600km qu'elle entreprend arrive vite et il nous prend assez aux tripes. Grâce notamment à une interprétation magistrale de Reese Whiterspoon qui revient enfin au premier plan. Elle alterne une palette d'émotions de manière assez forte et subtile (bémol pour les scènes où elle surjoue la "shootée" agressive - notamment avec le psy). On souffre avec elle, on expulse sa douleur tout autant. Elle irradie donc dans ce rôle. Même si on devine la fin et que ce chemin l'amènera vers une réconciliation avec elle-même et son deuil accompli, la réal le fait, une fois de plus, avec gd savoir faire et gd amour pour ce personnage. Le cadre est maitrisé, les images splendides, la musique est bien amenée dans de nombreuses scènes, un vrai personnage aussi ; les seconds rôles sont atypiques, touchants ou surprenants, on est curieux de découvrir ce que Sheryl va découvrir avec les spectateurs. La relation avec sa mère, si elle parait qq peu surfaite au début aussi, prend peu à peu de l'ampleur au fur et à mesure des flash back. C'est même un aspect peu souvent traité : l'amour inconditionnel entre une mère et sa fille, le "centre de sa vie" et comment sa perte provoque une chute dans les abîmes. Oui perdre ses parents peut chambouler une vie. Sa relation avec son ex mari est aussi très belle et surprenante. Il fait un joli fil tout au long du film également. Bémol : j'ai du rapidement oublier que Reese a 40 ans et dc, un peu loin de ce personnage, surtout si elle joue la fille de Lara Dern (un peu fade j'ai trouvé), pas si éloignée en âge d'elle! Je recommande vivement, pour réfléchir aussi sur sa vie et ses relations avec les autres, sa mère! Pour prendre un bon bol d'air, de courage (il faut pouvoir marcher 1600km, ne pas craindre la solitude, les rencontres, les autres, les hommes (!), affronter ses démons, se gérer ds la nature avec ses peurs naturelles etc!!). Et pour ce réal qui deviendra un grand!
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 janvier 2015
Du "cinéma de gare" (comme il y a des romans, ou des livres en général, de gare - ainsi, probablement, du récit d'origine, languissant et lourdement édifiant, ici adapté). De l'art cinématographique "pompier" (comme la peinture du même nom, au 19e siècle) : léché, et cucul la praline. Ce "Wild" terrifie par sa vacuité. Stylistique, scénaristique, d'interprétation (trouver Reese Witherspoon "nominée", et plus encore Laura Dern, sonnant cependant logiquement, eu égard à l'indécent formatage des personnages interprétés - l'Académie des Oscars récompensant par automatisme de pseudos "performances" - Reese, si petite, si menue, avec un énorme sac à dos...pour des rôles façon chromo)...
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2016
Un film profondément humaniste qui montre que les chemins de la rédemption et de la quête de soit peuvent être longs et difficiles mais aussi d'une rare beauté. Après Dallas Buyers Club, Jean-Marc Vallée réalise encore un très grand film et réussit encore à tirer le meilleur des acteurs qu'il dirige, en la personne de Reese Witherspoon dans Wild, qui est épatante ! De très beaux paysages, une sublime photo et une BO très agréable. Un sans faute !
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 janvier 2015
Le film est réellement manqué. De liberté, Cheryl est enfoncée dans son passé et ne vit pas sa randonnée. Quand il fait chaud, elle ne sue même pas, quand il y a de la neige ou qu'il pleut, elle ne grelotte pas. les paysages sont magnifiques, mais sont interchangeables comme des panneaux de fond d'écran. La partie dramatique du film est traité mécaniquement par un recours au flashback de façon métronomique. Cela en est détestable est plombe lourdement le film. Du coup, ce dernier ne décolle jamais et le spectateur, épris de grands espaces, reste singulièrement sur sa faim. Reese Whiterspoon joue bien mais ne sort pas ses tripes pour incarner les difficultés du trek, sauf sur la courte scène du prologue. Grosse déception.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 janvier 2015
Quoi de mieux que de partir sur les routes pour oublier son chagrin ? Faire table rase du passé et marcher, s’arrêter, lire, penser, faire de nouvelles rencontres, c’est cool, mais en ce qui concerne ce film Jean-Marc Vallée ne peut pas s’empêcher d’en faire des caisses et arrive même à le rendre à la limite du supportable. L’idée de base est très bien, j’ai même plutôt aimé la première partie du film mais j'ai senti petit à petit ce qu’il voulait me dire et j'ai trouvé ça pénible, pour ensuite finir en roue libre en concluant le tout d'une morale des plus prévisible et sans grand intérêt.

Cheryl Strayed (Reese Witherspoon) réalise donc de ce parcours de 1500 km dans le but de se reconstruire, une rupture amoureuse et le décès de sa mère l’on conduite à errer sur le Pacific Crest Trail, seule avec son gros sac à dos et ses bidons d’eau, elle va de l’avant, veut abandonner, puis continue, rencontre des gens sur son chemin, mais au delà de l’immensité des paysages elle reste prisonnière de sa mémoire et de ses souvenirs, ce trip a pour but de les exorciser, une sorte de quête spirituelle.
J’ai donc bien aimé la première demi heure, lorsque Cheryl part et commence à s’interroger, c’est plutôt bien expliqué et on s’attache à la jeune femme, on compte les miles, on la voit suer de partout les lèvres gercées par l’aridité désertique, bref on marche avec elle. Mais ensuite le problème est qu’a trop vouloir sensibiliser les choses ça en devient indigeste, tous ces flashbacks incessants deviennent au fur et à mesure gavants, il y a même des flashbacks dans des flashbacks, du coup ça coupe bien trop souvent le récit, évidemment il en faut mais toutes les 2 minutes, non, et puis parfois c’est complètement inutile, genre elle se casse la gueule sur un chemin de terre et ça lui rappelle quand elle se faisait prendre par derrière par son ex boyfriend, okay bon … Même le sujet de sa relation maternelle en fini par saouler, on nous en dit limite trop, ça aurait dû seulement rester des bribes de souvenirs remontant à la surface, pas des scènes entières, et surtout garder une cohérence dans le montage et l’avancée de la trame principale.

En plus je ne suis pas forcément fan de Witherspoon, même si pour le coup je la trouve correcte, c’est juste son personnage qui a eu du mal à me convaincre, le destin de cette femme parait tellement sur-romancé qu’on a un peu de mal à croire en sa véracité, genre elle tombe dans la drogue, se fait sauter par des inconnus entre deux poubelles pour le plaisir, la déchéance clichée, le dialogue avec le psychanalyste est énervant parce l’actrice est complètement dans la performance, sans maquillage et jouant l’ambivalence de la femme déchirée et impertinente, on voit où Vallée veut nous emmener et là j’ai pas eu envie de le suivre, moi ce qui m’intéresse dans ce film c’est la voir marcher, souffrir pour peu à peu se restructurer par des petits moments de vie, son passé je m’en fout limite, surtout de manière imagée. Et dommage qu’il n’y ai pas assez de moments de panique comme lors de la séquence où elle ne trouve plus d’eau et qu’elle est abordée par deux types bizarres, un des rares passage sujet à la tension, par exemple j’aurais aimé qu’elle se fasse violer comme ça au moins ça aurait été cohérent avec ses flashbacks de sexe, le tout avec des vieux cris et des gros plans sur son visage qui hurle, mais bon non. Ensuite la dernière partie du film est ultra poussive, on dirait franchement que Vallée a eu un mal de chien à conclure son oeuvre, et la morale est torchée à jouer la carte de la spiritualité et de la sacralisation pour amadouer le spectateur.

Par contre les paysages m’ont conquis, c’est bien filmé, à ce niveau là la photographie est très bonne, dommage qu’on en voit si peu en 2h, "Wild" c’est l ‘état sauvage, la nature, les forets, le désert, les plaines, etc, et au final le long métrage ne le met pas forcément en évidence, le film aurait dû s’appeler "Memories" ou un truc comme ça, ça manque aussi d’instants de silence et/ou de réflexions, on nous dit tout, on nous explique tout de A à Z, Cheryl n’a pas de secrets pour nous, son parcours on le connait presque à l’avance, tout comme la finalité de son tracking introspectif, ça manque cruellement de mystères, on nous balance tout à la figure. Même ses rencontres ne sont pas intéressantes, alors que par exemple dans "Into the Wild" (il fallait forcément que je le compare à lui un moment ou un autre) le film abordait des personnages sur le chemin de Chris qui allaient le faire élever vers la sagesse, la pauvre Cheryl elle ne tombe que sur des tocards, même un renard semble avoir plus de crédit à ses yeux. Triste. Et puis forcément il n'y a pas la même puissance émotionnelle, ni le rôle de la bande son (quoi que pour le coup sans musique ça passe) ni une conclusion digne de ce nom avec une morale qui nous surprends.

Enfin voilà je n’ai pas aimé "Wild" bien que je pense qu’avec un peu plus de boulot dans l’écriture et le montage il aurait pu ressembler à quelque chose, le résultat du film de Vallée passe un peu à côté du sujet qu’il fallait mettre en évidence, à côté de ça il n’aborde que d’autres éléments narratifs rébarbatifs avec bien trop d’insistance, ce qui fait qu’a la longue on ne s’évade plus dans ces paysages et cette quête initiatique.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2015
Fuyant son passé et une vie faite de chagrin et de perdition, Cheryl Strayed décide de parcourir seule 1700 kilomètres à pied, franchissant le désert, les forêts et les montagnes pour affronter ses peurs et découvrir qui elle est vraiment. Partant d'une histoire vraie, Jean-Marc Vallée signe ici un road-movie classique qui rassemble les clichés du genre : de beaux paysages, des rencontres, des moments de doute, de peur et de grâce. Se reposant essentiellement sur la personnalité de son personnage (superbe Reese Witherspoon), le réalisateur semble ignorer qu'il tombe dans le cliché. Ajouter au calvaire du personnage des réminiscences fugaces et explicites de son passé n'aide pas du tout à alléger le film au contraire. Entre de beaux décors et des images du passé insistantes, "Wild" ne fait pas dans le subtil. Sans grande originalité, que ce soit aussi bien formellement que scénaristiquement, le film finit par ressembler à un road-movie banal et sans surprises, loin d'être ce qu'il voudrait être.
A v
A v

7 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2019
Agréablement surpris par ce formidable drame de Jean-Marc Vallée à la réalisation impeccable, d'après l'oeuvre autobiographique de Cheryl Strayed et le scénario de Nick Horny, remarquablement interprété Reese Witherspoon. Ce biopic offre de superbes paysages magnifié par la photographie de Yves Bèlanger. En quête de rédemption et de recherche à des réponses sur sa vie passé, jalonnée d'errance, d'addiction et l'échec de son couple, cette femme devenu fragile n'aura qu'un seul objectif, celui de se reconstruire avec pour seule compagnie les souvenirs de sa mère décédé. Cheryl Strayed (Reese Witherspoon) va entreprendre un périple de 1700 km en solitaire, à pied, sans aucune expérience. "Pacific Crest Trail", C’est le sentier de randonnée le plus long, le plus difficile et le plus sauvage d’Amérique. Il se situe sur la côte ouest des Etats-Unis. Il part de la frontière Mexicaine et se termine au Canada. Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force. Ce parcours initiatique se révélera pour Chéryl un véritable chemin vers la rédemption. Bref, ce chef-d'oeuvre est une véritable ode à la vie.
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