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Un visiteur
3,5
Publiée le 17 novembre 2012
Bon premier film de Christopher Nolan (The Dark Knight, Inception). L'idée est pas mal du tout, les acteurs sont bons. Dommage cependant que ça soit un peu mou parfois et que la fin ne soit pas facile à comprendre. Le noir et blanc donne un genre mais pique un peu les yeux au début (en même temps avec 6 000 $ pour faire un film...). Le reste est appréciable. Marrant le logo Batman sur la porte de l'appart', signe prémonitoire ?! ^^
Même si ce premier essai est très respectable,de par sa malice,son côté fauché et les conditions dans lesquelles il a été tourné(chaque samedi avec des amateurs),il n'est en soi pas terrible.S'il ressort du placard aujourd'hui,c'est qu'il attise la curiosité des fans de Christopher Nolan,soucieux de découvrir la matrice du cinéma complexe et spectaculaire du réalisateur à la trajectoire fulgurante.On y retrouve donc son goût pour une narration destructurée,avec des personnages énigmatiques et le sens du twist.Un homme intriguant suit les personnes dans la rue.Voyeurisme?Désoeuvrement?Intérêt quelconque?On ne le sait pas tellement.Quoi qu'il en soit,une autre personne découvre le petit ménage et la manipulation commençe avec le secours d'une femme blonde."Following,le suiveur"(1999)est très expérimental,ne dépasse pas les 110 minutes et son noir et blanc n'a rien d'alléchant.C'est une sorte de brouillon au "Memento" qui suivra.Nolan avait déjà tout compris,mais pas les moyens de le montrer.Pas facile de noter ce genre d'oeuvres.
Première réalisation de Christopher Nolan, "Following" est un thriller en noir et blanc, façon puzzle. On retrouve déjà les spécificités du cinéma de l'auteur; un scénario recherché, des répliques qui font mouche et un sens de la narration très particulier (Nolan ne sait décidément pas faire un film dans l'ordre chronologique). Intéressant, mouvementé, plein de rebondissements maitrisés, le film souffre malheureusement d'une esthétique parfois trop classique, manquant d'ambition. Le faible budget (6000 euros) se ressent, et l'oeuvre fait parfois un peu amateur. Les musiques sont aussi un point noir, répétitives. Pourtant, grâce à la force de son histoire, son interprétation et sa structure pertinente, "Following" est un excellent premier film.
Un premier film très fauché pour Christopher Nolan mais le manque de moyens n'empêche pas l'imagination, et on a déjà son goût pour la narration non-chronologique. La direction d'acteurs est impeccable, le scénario est retors, principalement psychologiquement, et il y a de l'idée dans la technique en particulier sur le dernier plan. Bref on n'est nullement étonné que le réalisateur de ce petit film est très bien réussi par la suite.
Un film non chronologique qui repose entièrement sur l'écriture et sur les personnages. Chaque détail a son importance et c'est tellement bien amené qu'on en sort à la fin à bout de souffle. Le suspens est haletant et le scénario dantesque. Bourré de coups de théâtre. C'est vraiment génial. La mise en scène est malgré tout sans budget et le choix musical n'est pas forcément évident. Un premier long-métrage diablement réussi.
Avant d'avoir réalisé The Dark Knight et Inception, Nolan avait réalisé un thriller intelligent, méticuleux et calibré facilement capable de ce hissé parmi les gros blokbuster qu'il fait maintenant ! A ne manquer sous aucuns prétextes !
Avec ce film on retrouve le style Nolan (qui exultera avec Memento). Dans cette intrigue bien écrite anti-chronologique, on suit le parcours d'un suiveur qui se lie avec un cambrioleur. Je ne peux en dire plus tant la chute est bonne. Par contre on peut parler du choix judicieux du noir et blanc, de la bonne prestation des acteurs (j'ai beaucoup aimé le jeu de Alex Haw) et la musique d'ambiance. On y voit aussi une sorte de film noir dans ce Following qui s'en être un grand film (il faudra attendre Memento) s'en sort bien.
Following est un film du désormais très connu Christopher Nolan tournée avec seulement 6000 Dollars et des acteurs amateur Nolan réussit quand même un véritable coup de maitre avec ce long métrage le scénario est simple mais efficace pareille pour la mise en scène c'est simple mais c'est super efficaces Nolan prouve avec ce film qu'il était déjà un grand cinéaste a voir et a revoir.
Premier long-métrage pour le réalisateur Christopher Nolan qui, malgré qu’il soit méconnu du grand public, beaucoup de spectateurs considérant encore Memento comme le premier film du Britannique, a su se faire connaître via divers festivals indépendants durant lesquels il a raflé quelques récompenses et des critiques élogieuses. Un succès certes discret aux yeux du monde entier mais qui sera pourtant les prémices d’une carrière internationale et reconnue. À l’occasion de cette rétrospective sur le papa d’Inception et d’Interstellar, voici la critique de Following, le suiveur, un film qui mérite d’être vu au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour les aficionados acharnés du réalisateur.
Faire un premier long-métrage qui puisse être repéré par des producteurs beaucoup plus influents qu’à ses débuts est le but primordial d’un cinéaste. La plupart du temps, pour réussir, il faut se plier aux règles des producteurs en question pour que ceux-ci acceptent de financer le film, le réalisateur n’ayant alors pas encore assez de pouvoir pour imposer son style ou ses ambitions, tout en se pliant aux codes du genre auquel il s’attaque (thriller, comédie, horreur…). Bien que cette remarque s’applique principalement au monde hollywoodien, elle s’adresse pourtant à chaque réalisateur en herbe qui ne cherche qu’à montrer son talent, son savoir-faire. Bien avant de connaître la notoriété grâce à la trilogie de The Dark Knight et ses premières œuvres américaines, Christopher Nolan faisait parti de ces cinéastes et pourtant, en livrant Following, le Britannique a su se démarquer très vite grâce notamment à une technique scénaristique qu’il affectionne tout particulièrement et qu’il réutilisera dans d’autres films (principalement Memento, la première partie de Batman Begins et Le Prestige) : la narration non-chronologique.
Le but est simple : le scénario et donc le film racontent une histoire qui ne suit nullement l’ordre établi par le temps. Ainsi, vous vous retrouverez avec une séquence qui se passe avant celle qui la précède dans le montage. Un procédé assez tortueux et risqué auquel le spectateur n’est pas spécialement habitué, pouvant lui faire peur et se désintéresser du long-métrage. Un danger que courait principalement Following, surtout avec une histoire aussi peu accrocheuse (un écrivain paumé qui s’amuse à suivre des inconnus dans la rue et qui devient cambrioleur malgré lui) et des personnages mis de côté au profit de l’histoire elle-même (juste un seul d’entre eux possède un nom). Au début du film, le résultat donné n’en est que plus frustrant : un enchaînement de scénettes à première vue sans aucun lien qui se terminent brutalement par un fondu en noir. Mais le fait d’utiliser une telle narration va permettre à Christopher Nolan de complexifier une histoire pourtant simple sur le papier, de se jouer aussi bien de son personnage principal que du spectateur, comme il l’avait fait pour son court-métrage Doodlebug.
Following se présente donc comme un thriller à la trame labyrinthique qui pousse le spectateur à rassembler les morceaux d’un même puzzle pour lui permettre de reconstituer l’histoire dans sa tête, jusqu’au moindre détail, et d’être impressionné par une révélation finale, un twist qu’il n’aura pas su voir venir malgré un synopsis basique. Ce film en quelque sorte interactif, Nolan le raconte certes à sa manière, mais ne laisse jamais le spectateur sur le banc de touche en lui fournissant des plans d’insert, des images subliminales qui permettent d’indiquer l’importance de celle-ci à l’histoire (gros plans sur un objet, séquence qui s’attarde sur le regard d’un personnage…). Un effet de mise en scène classique qui permet néanmoins de titiller la curiosité du spectateur vis-à-vis de l’histoire et d’essayer de la construire lui-même avant que celle-ci ne lui soit révélée. Et comme vous vous laisserez emporter par la trame et les indices disséminés par Nolan, vous vous ferez prendre au jeu comme le personnage principal.
Et le format en noir et blanc dans tout cela ? Est-ce par manque de moyen (le budget du film s’élève à 6 000 dollars) ou par caprice de Nolan qui utilise ce dernier depuis ses courts-métrages (Doodlebug en tout cas) ? Si Christopher Nolan est souvent considéré comme un excellent conteur d’histoires (ce film et son montage en sont la preuve) et non un metteur en scène exceptionnel qui use d’effets mémorables, Following saura convaincre les plus réticents à son cinéma. S’il est vrai qu’ici, le réalisateur ne fait que filmer et suivre ses comédiens (très bons, soit dit en passant), le fait d’avoir choisi le noir et blanc participe également à se jouer du spectateur. Cela donne une certaine classe à l’image, certes, mais ce format donne un côté 50’s à l’histoire, si bien que le spectateur peut se retrouver perdu en ce qui concerne l’époque à laquelle se déroule le film. Bien que celui-ci semble se passer dans le présent (suffit de voir les vêtements et les décors), le noir et blanc donne pourtant l’impression que Following embarque le spectateur dans l’époque de la Prohibition en faisant dériver son histoire dans une ambiance plutôt mafieuse où défilent décors luxueux et rétros (un club, un appartement chic), objets anciens (une machine à écrire) et une blonde hitchcockienne (coiffure et apparence vestimentaire d’époque) au service d’une histoire de gangster. Une simple apparence filmique dans laquelle le spectateur va pourtant se laisser plonger sans se rendre compte qu’il a affaire à une illusion, se retrouvant ainsi aussi naïf et impuissant que ne le sera le héros au cours de l’histoire.
Bien que Following préfère s’attarder sur son enquête et non sur l’histoire des personnages qui ne servent de pions qu’au déroulement du script, Christopher Nolan livre une première œuvre tout simplement bluffante de maîtrise tout en imposant son style scénaristique. Un coup d’essai réussi pour celui qui deviendra le réalisateur hollywoodien le plus acclamé du XIXe siècle.
le meilleur de Nolan à mon avis avec memento. Depuis déçu par les autres inception et batman ou je ne retrouve plus ce montage particulier et l ambiance propre ou le film s'impose d'une forte identité
Le premier film de Christopher Nolan est un film-puzzle habile qui joue autant avec les nerfs que les méninges du spectateur. Et ce qui aurait pu virer à l'exercice de style (récit non chronologique, noir et blanc), est soigneusement évité grace à sa durée modeste et à son interprète principal (au regard inquiet, un peu allumé) auquel on s'attache très rapidement dans ses errements.
Fascinant, ce film nous plonge dans le monde de cet écrivain qui suit des gens au hasard dans le rue. On suit donc avec plaisir et fascination cet homme , campé par un acteur très convaincant, et sa rencontre avec Cobb, un cambrioleur. Dans un pêle- mêle d'image dans un ordre qui ne suit pas la chronologie de l'histoire, ne nous laissant ainsi pas deviner le final excellent et totalement inattendu.
Un film qui démontre plus les qualités scénaristiques que de réalisation de Nolan.Le choix du noir et blanc est intéressant, les acteurs (hormiks la blonde) sont plutôt bons. Un bon premier film.