Jardin d'été (The Friends)
Note moyenne
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Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2026
Un joli film qui place les relations humaines et intergénérationnelles au centre de son histoire.
Un début à la "Stand by Me" mais qui prend rapidement une direction plus légère et poétique.
Mais chaque vie cache son lot de malheurs et de secrets et ce grand-père mystérieux et taciturne ne fait pas exception.
C'est beau, parfois un peu long et surtout pas très bien interprété par les jeunes comédiens.
Dommage mais "Jardin d'été" reste un bon film qui dégage de bonnes vibrations.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2025
Jardin d’été (The Friends) se jouait dans plusieurs cinémas de Paris depuis le début de l’été et les critiques étaient excellentes. Cela a éveillé ma curiosité pour ce film de Shinji Sōmai de 1994 rénové et distribué comme s’il s’agissait d’un film de l’année. Les amis, c’est un peu le Club des Trois à la Enid Blyton, du plus grand (et gros) au plus petit : Sumo, Tas d’os et Lunettes. Le vieil homme qui devient leur ami cache des secrets qui le hantent et l’affaiblissent. Les enfants lui donneront un coup de pouce salutaire le temps d’un été. Une touchante fable dans un jardin évolutif soumis aux caprices des enfants et d’une météo estivale.
J. V.
J. V.

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2025
Dans la chaleur moite de cet été caniculaire, je me suis souvent assoupi au début du film.(Quelques longueurs). Mais l’intrigue prends forme quand les enfants rencontrent la femme du vieillard. Le spectateur est alors emporté par le récit du vieux pendant la guerre. Du grand cinéma !
garnierix

306 abonnés 592 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2025
Quel film étonnant ! Tout semble naïf au départ (l'histoire, les personnages, les images), et pourtant ça finit gonflé de significations. La caractéristique de l'art naïf ? Les gamins que le grand-père nommera simplement Lunettes, Sac d'os et Sumo seront les véritables héros d'une fin complexe que nous n'aurions pas imaginée (le grand-père non plus). De plus, comme le synopsis l'écrit, la mort est le premier sujet de l'introduction (tel que ressenti ou vécu par les enfants) : ce n'est quand même pas banal. Et la mort (dans ses diverses manifestations, et au travers de divers personnages) restera le sujet principal jusqu'à la fin : ce qui est encore moins banal.

Cela dit, ce film aura sûrement du mal à faire de l'audience. Certains s'impatienteront (pour ne pas dire qu'ils s'endormiront) devant cette naïveté au départ (et finalement durant tout le film) suivie d'invraisemblables merveilles de situation (grâce à la curiosité, le courage, l'ouverture, la gentillesse, sans parler d'amour tout pur). Autre possibilité : ce film datant d'il y a trente ans (quand on ne le savait pas, on finit par le découvrir grâce au contexte de l'histoire), a-t-il vieilli ? Faut-il voir ce film avec des yeux de 1994 ? -Venait alors de sortir Madame Doubtfire, la Liste de Schlinder... Et quelques mois plus tard, allait sortir Forest Gump, Pulp Fiction, The Mask, Le Roi Lion... Tant de chefs d'œuvre ! Pas sûr que Le Jardin d'été (The Friends) eût pu émerger en ce temps-là. Film décalé avec les courants artistiques de son temps (en France) ?

Et alors, aujourd'hui ? Ces gosses redonnent un destin honorable au grand-père (et pas seulement à lui) ; ils ressortent eux-mêmes apaisés, fiers, spirituellement grandis. -C'est clair qu'on n'imagine absolument pas cette histoire se dérouler de nos jours, ni au Japon ni en France. C'est peut-être ce dernier point qui explique la sortie de ce film aujourd'hui (en France). Mais gageons que la raison est plus simple... Ce film mérite juste d'être vu pour son originalité aigre-douce : gravité sous-jacente, imagination enfantine, humour qui suinte, bonté, beauté de la nature enfin (grosses pluies, soleil écrasant, et ces cosmos qui finiront par remplacer les mauvaises herbes).
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2025
Trois garçonnets se lient d'amitié avec un vieux monsieur solitaire.

Shinji Somai est un réalisateur japonais décédé en 2001 à cinquante-trois ans à peine. Un seul de ses films est sorti en France de son vivant, "Typhoon Club". Le distributeur Survivance a décidé d'en sortir d'autres : "Déménagement" fin 2023 et ce "Jardin d'été" dont la sortie coïncide avec une rétrospective organisée à la Maison de la culture du Japon à Paris consacrée à l'oeuvre de Shinji Somai.

Son cinéma n'a pas pris une ride, même si le grain du 16mm lui donne une patine dont nous avons perdu l'habitude. En particulier le cadrage de "Jardin d'été", vieux de plus de trente ans, est d'une étonnante modernité.

"Jardin d'été" évoque un sujet grave à hauteur d'enfant : la mort. La grand-mère de l'un des trois héros vient de mourir. L'événement les sidère et les fascine. Sa mort les conduit à se rapprocher d'un vieillard excentrique qui, à leur contact, retrouve goût à la vie et leur raconte sa vie et le lourd secret qui l'étouffe

"Jardin d'été" est un film estival, comme l'était (!) à sa façon "L'Eté de Kikujiro" qui lança, sur un contre-sens, la carrière de Kitashi Kitano en France à la fin des années 90, laissant penser que cet acteur-réalisateur de petits films noirs et violents était un poète élégiaque. Jardin d'été baigne dans une atmosphère ensoleillée et joyeuse. Tout y est léger, même la mort qui finit toujours, comme on le sait hélas, par nous rattraper.
M B
M B

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2025
Alors, j’ai énormément aimé : le côté réconfortant, suivre le quotidien d’enfants, c’est reposant. La relation qu’ils ont avec le grand-père est attachante et un peu triste. spoiler: Le passé du papi, qui fait une piqûre de rappel sur les ravages de la guerre et ses conséquences, m’a un peu surpris, surtout la façon dont il le raconte aux enfants. Normalement, ce ne sont pas des choses que les anciens abordent, sauf dans des cas bien précis, ce qui rend le travail de mémoire compliqué d’ailleurs
. spoiler:
Sarah-Louna Bédé
Sarah-Louna Bédé

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2025
Un agréable film, tout en finesse, léger, contemplatif, improbable malgré tout...
Trois enfants venus s'occuper d'un vieillard de la sorte paraît impossible aujourd'hui, même en 1994, cependant cela se passe au Japon et non en Europe, l'éducation n’étant pas du tout pareille...
Arnac E
Arnac E

70 abonnés 26 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 juin 2025
Je ne comprends absolument pas la ressortie de ce film et les critiques dithyrambiques ! Les enfants jouent atrocement mal, le vieux qui est outrageusement grimé est aussi grotesque et outrancier dans son jeu. Il ne se passe rien et c’est bien pensant à souhait! Franchement c’est un ennui sidérant et d’un intérêt nul. Ça sent le creux dans le calendrier de programmation des exploitants!
Jeremie Lemoine
Jeremie Lemoine

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2025
film touchant retenu par le mauvais jeu d'acteur des enfants ( vu en VO et je ne parle pas japonais, c'est dire à quel point).
le sujet est pourtant intéressant, l'image belle mais pénible a regarder.
(après j'aime pas les enfants aussi ..)
Ann Ponthieu
Ann Ponthieu

5 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2025
une pure splendeur joyeuse et profonde portee par une force vitale splendide, je n avais pas depuis tres longtemps ete autant admirative et emue par un film un vrai bijou tellement beau joyeux et profond tout en meme temps je suis soufflee et le sound design et fou, whouaou
PrisonnierDuDessert
PrisonnierDuDessert

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2025
"Jardin d’été" (1994) de Shinji Sōmai, récemment restauré et sorti en France en 2025 , se pose moins comme un simple récit d’enfance que comme une méditation sensorielle et métaphysique sur le deuil, la transmission, et la naissance d’un regard adulte à travers le prisme de la chaleur estivale.
Le film commence par un jeu morbide : trois gamins de Kobe, obsédés par la mort, espionnent un vieil ermite, espérant « voir un cadavre ». Cette obsession initiale est traitée avec sérieux : chaque conversation sur la mort déclenche une lumière brûlante, un souffle de frisson métaphysique... Mais peu à peu, cette macabre curiosité cède la place à un geste bien plus créatif – et bienveillant : les enfants entreprennent de restaurer la maison et le jardin du vieil homme, qui à son tour, avec eux, transforment leur regard sur la vie.
Visuellement, Sōmai s’ancre dans la palpabilité : la pellicule restitue l’épaisseur de la chaleur estivale, la lumière crue, la sueur sur la peau, les couleurs saturées comme dans un souvenir d’enfance revivifié. Sa caméra, en longs plans-séquences, capte l’innocence avec la même rigueur qu’il capte l’horreur qui hante l’homme âgé, créant des ruptures fluides entre réel et émotion intérieure.
Le jardin, plus qu’un décor, devient un synonyme de métaphore : tombeau ou espace de renaissance ? Les enfants en font un atelier de régénération — pour la maison, pour l’homme, pour eux-mêmes. Ce geste de soin s’oppose au chaos adolescent de Déménagement, qui qui confrontait l’enfance à la violence et à la rupture familiale. Ici, la présence silencieuse du vieil homme ouvre une brèche : à travers lui, les enfants découvrent qu’un homme porte en lui les cicatrices indélébiles de la guerre – confessions nocturnes durant un typhon, rappel brutal de la violence historique et intime.
Ce « rite de passage » est tissé dans l’invisible : Yamashita, marqué par la mort de sa grand-mère ; Kawabe, sans père et perdu dans ses mythologies ; l’ermite, hanté par une faute de guerre et une disparition de femme. Le dénouement n’offre pas d’ultime catharsis, mais bien un début d’adieu : voir le corps devient adieu à une mémoire collective douloureuse, que les enfants apprennent à regarder avec lucidité.
On redécouvre ici l’un de ces joyaux de la « seishun-eiga », où l’enfance n’est pas idéalisée, mais captée dans sa complexité affective et sociale. Kiyoshi Kurosawa ou Ryusuke Hamaguchi ont évoqué l’influence des longs plans séquences sensibles de Sōmai sur leur oeuvre. Sorti trente ans après, redécouvert dans son diptyque avec Déménagement, « Jardin d’été » s’impose désormais comme l’un des plus beaux récits initiatiques du cinéma japonais.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2025
Très beau récit initiatique où trois enfants grandissent le temps d'un été, au contact d'un ermite misanthrope dont ils réussissent à se faire adopter à force de persévérance.
Surgissent des souvenirs depuis longtemps enfouis, parfois terribles, dont la seule évocation fait basculer le récit dans des notes à la fois plus graves et plus mélancoliques.
Le casting et la direction d'acteurs sont de grande qualité, tout comme la poésie évanescente qui émane de ce jardin abandonné puis repeuplé.
solvej CREVELIER
solvej CREVELIER

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2025
Voyager vers des horizons lointains, vers des cultures très étrangères est toujours un plaisir,et quand en plus c’est avec cette poésie , cette tendresse, c’est vraiment un régal. Ces trois charmants garnements captivent grâce à une mise en scène extrêmement sophistiquée sous ses airs quotidiens, tous les acteurs sont excellents, un joli moment. Cosmos et papillons…
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juin 2025
Dans ce film de 1994, resté inédit en France, le réalisateur Shinji Sômai ( 1948 – 2001) met en scène avec beaucoup de délicatesse trois gamins de Kobe, d’à peine 10 ans, qui à l’approche des grandes vacances , s’interrogent sur la mort, cette grande inconnue et cherche à voir un cadavre...pour cela ils rôdent autour de la maison d’un vieil ermite plus ou moins clochardisé, qui vit dans une maison délabrée, au milieu des grands immeubles qui ont poussé tout autour...se figurant ses jours comptés, les enfants l’observent, le suivent, entrent par effraction dans son jardin...mais le vieillard finit pas y trouver son compte, confiant aux enfants les tâches qu’il ne peut plus accomplir, tailler, débroussailler, planter ...va naitre sous le soleil de l’été, une amitié entre ces enfants et le vieil ermite, qui dévoilera par bribes son histoire marquée par la guerre aux Philippines et des horreurs qu’il a pu vivre et commettre. Ce film est tiré d’un roman jeunesse de Kazumi Yumoto , romancière d’ouvrages pour adolescent(e)s ...cela se sent et même si le cinéma japonais traite comme nul autre de la nostalgie...je dois avoir perdu toute l’innocence que demande ce genre de films pour l’apprécier...et entrer dans le territoire de l’enfance...c’est pourtant un film frais, plein de poésie comme les films de Miyasaki...encensé par la critique à un niveau rarement atteint...mais voilà je n’y suis pas entré et m’y suis plutôt ennuyé...
Fabien N.
Fabien N.

8 abonnés 70 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2025
Une maison délabrée entourée d'un jardin foisonnant, un viel homme qui sort rarement, des enfants curieux...

Cette histoire toute simple en apparence est un véritable chef d'oeuvre. L'enfance, culottée, fantasque, intrépide, généreuse, parfois cruelle mais toujours profondément attachante y est montrée avec un brio époustouflant.

C'est aussi une merveilleuse histoire de reconstruction, dans tous les sens du terme, qui aborde aussi avec une grande justesse les thèmes les plus graves.

Il a fallu une trentaine d'années pour que cette pépite japonaise arrive sur nos écrans, il serait vraiment dommage de la manquer!
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