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Jean Pierre Villaume
38 critiques
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4,5
Publiée le 11 août 2026
Dommage que Jacques Perrin soit là. Je ne crois pas un instant à son personnage. Il faut dire que face à lui, les acteurs sont haut de gamme. Rochefort, Rich, Dufilho sont remarquables. Et leurs personnages sont très bien construits, l'histoire est profonde et cohérente. L'autre volet de ce film, c'est la vie en mer (militaires et marins pêcheurs), avec des images remarquables de la mer. Du grand art.
Ayant travaillé plusieurs années sur un bateau j'ai eu le plaisir de retrouver des ambiances que j'ai bien connu : les vagues d'une mer déchaînée que l'on observe depuis la passerelle ou l'ambiance de la salle de repos avec ses histoires de marin. Le rythme est assez lent mais permet des moments contemplatifs, comme ces plans où l'étrave du navire fend la houle de l'Atlantique Nord en de gigantesques gerbes d'eau. A noter un très beau casting : l'occasion de revoir Jean Rochefort dans l'un de ses meilleurs rôles.
Bref, un film de marins, avec des histoires de marins et des ambiances de haute-mer.
C'est la troisième fois que je regarde ce film et je pense que cette œuvre tangente vers le chef d'œuvre. Un film "chef d'œuvre" est un film 1) que l'on ne se lasse pas de revoir, 2) dans lequel on découvre toujours quelque chose de nouveau. "le crabe tambour" est un film exigent. Il faut, pour bien le comprendre, connaître une histoire qui a longtemps été occultée: le drame de ces militaires tiraillés entre le devoir d'obéir et celui de conserver une attitude honorable devant la souffrance d'autrui. Il faut connaître la mentalité des marins réputés pour leur indéfectible loyalisme. Même sur le petit écran les images sont magnifiques. Les dialogues peuvent sembler un peu abscons à ceux qui ne savent rien de la vie sur un bateau de guerre affecté à une mission de secours. Pour les comprendre, il faut soit avoir navigué, soit avoir lu des livres de navigation comme "dans le vert sillage des cap-horniers" ou "pécheurs d'Islande" de Pierre Loti.
“Le Crabe Tambour” est un film qui nous plonge dans l’univers de la Marine à travers le récit de trois officiers. Malheureusement, l’un des principaux défauts de cette réalisation est sa narration, qui se révèle bien trop complexe pour le spectateur. La lenteur du film, qui dure près de deux heures, peut devenir insupportable. L’arrivée du générique de fin semble presque être une délivrance.
Ce que j’ai retenu de ce film : des trompettes résonnant sur un navire et des scènes de mer déchaînée. Malgré ses défauts, le film a tout de même remporté trois César, dont ceux du meilleur acteur dans un second rôle, du meilleur acteur et de la meilleure photographie. À cette époque, il n’était pas rare que des œuvres au ton pompeux soient récompensées. 3/10
Une histoire d’honneur, une belle distribution, une certaine authenticité, de belles images de mer, des références historiques et trois Césars à la clé. Malgré ses qualités, « Le Crabe-Tambour » m’est apparu comme une longue et linéaire houle d’ennui.
Le commandant d'un navire militaire d'assistance souhaite retrouver un officier qu'il a connu en Indochine. Superbe film, assez sombre et mélancolique, sur la Marine Nationale, le sacrifice et la fidélité. J'ai trouvé les acteurs Jacques Perrin, Jean Rochefort et Claude Rich excellents. Les images de la mer, des bateaux, de la vie à bord, de l'Indochine et de Terre-Neuve sont particulièrement belles, réalistes et bien filmées.
Au temps de l’Empire français moribond, un film magnifiant la Marine Nationale avec un grand M, et ses marins présentés comme des amateurs d’exotisme et d’aventures (et d’alcool !), tout en gardant le sens du devoir et de l’ordre. La mise en scène hachée virilise les protagonistes et Jean Rochefort est impérial dans son rôle de commandant nostalgique condamné par la maladie. Toutefois, le film, largement récompensé aux Césars, manque parfois de rythme. A noter la dernière apparition au cinéma d’Odile Versois, sœur de Marina Vlady.
Pierre Schoendoerffer adapte son propre roman, l'histoire d'un commandant d'escorte de chalutier qui cherche à retrouver une vieille connaissance dans l'Atlantique Nord. Soyez prévenus, l'entreprise n'est guère étouffée par son rythme lent. "Le Crabe-tambour" avance à pas très mesurés, à travers divers témoignages tournant autour d'un officier haut en couleurs interprété par Jacques Perrin. Pour l'anecdote, Schoendoerffer voulait Alain Delon mais celui-ci refusa... En conséquence le récit fera des allers-retours pour expliquer le parcours de cet homme. Guerre d'Indochine, guerre d'Algérie, putsch des généraux de 1961 : divers événements seront évoqués en sous-main pour caractériser ce personnage, et ses rapports aux autres. Le film bénéficie de jolis moyens. Tels qu'un tournage dans divers endroits du globe, qui lui donne un parfum d'aventure. Ou des navires mis à dispositions par la Marine, avec de vraies séquences tournées en mer, montrant la puissance du large. Pour autant je m'étonne du soutien de la Marine, tant l'oeuvre ne respire par vraiment la joie de vivre. A part quelques flashs back ensoleillés, tout parait froid et grisâtre. Les hommes épuisés par la mer et des carrières difficile sombrent dans la mélancolie et l'alcool, voire le regret. Pas vraiment une promotion pour le métier de marin ! Si ce n'est la camaraderie et le corps soudé que l'on ressent, la plupart de ces hommes se connaissant directement ou non. Et finalement, si le film ne propose pas de vraie intrigue à suspense, il développe surtout des rapports entre ces hommes. A ce niveau, Pierre Schoendoerffer s'appuie sur une belle distribution. Jean Rochefort en commandant orgueilleux et malade. Claude Rich en médecin compatissant mais aussi agacé. Et Jacques Perrin dans le rôle de cette officier éclatant, inspiré de la vie de Pierre Guillaume, vrai officier décédé dans les années 2000.
Film revsionné avec 40 ans d’interval . Aucune ride , une perception plus mûre de la profondeur du propos evidemment. Une fin amère après une histoire riche et complexe mue par le cynisme et l’orgueil. Nostalgie d’acteurs magnifiques malheureusement disparus Superbe à redécouvrir .
Je viens de revoir ce film pour la troisième fois et je suis toujours autant séduit par cette histoire sans queue ni tête. Les images sont exceptionnelles, sans doute inégalées pour décrire la haute mer. Et le charisme de Jacques Perrin qui reste pour moi un des plus grands acteurs français. Tous ses rôles sont choisis avec intelligence et il les incarne comme personne. Si vous voulez avoir un aperçu du monde militaire au 20eme siècle, regardez ce film !
C'est du cinéma qui prend son temps… tellement de temps que t’as l’impression que le bateau n’avance jamais. Austère, lent, parfois hypnotique mais surtout, disons-le, ennuyant. On admire la mer, on attend, on patiente, et on se dit que le vrai héros du film, c’est la lenteur. Bref, une expérience où le spectateur rame autant que l’équipage.
Un film comme on en fait plus beaucoup et ce n'est pas plus mal. Certes il y a une belle brochette d'acteurs mais le film se traine tellement que l'on finit par perdre le fil de l'histoire. Pour se consoler d'avoir tenu jusqu'à la fin on a droit alors à de belles images de bateaux à Terre-Neuve en particulier de la pêche à la morue.
Film aux trois Césars dont celui de la meilleure photographie, Le Crabe-Tambour est avant tout un film sur l'honneur et sur les liens entre frères d'armes. Avec de grands moyens, on s'imprègne d'une vie à bord d'un navire de guerre vers les eaux froides, tout en explorant au cours de récits passés les terres d'Algérie et d'Indochine. Romancé, adapté et réalisé par Pierre Schoendoerffer ancien opérateur du service cinématographique des armées, également dans la Marine, connais parfaitement son sujet. Il y romance ici les souvenirs et les échanges entre deux militaires durant la période d'Indochine mais le film s'éloigne du film de guerre classique ; Le commandant, le vieux comme certains le nomme, atteint d'un cancer et acculé par les remords et le médecin militaire, présent à bord, évoquent le passé. Tous deux se remémorent les souvenirs d'un homme qui a marqué leur vie sur son passage, un homme surnommé Crabe-Tambour par le médecin. On reste en alerte sur le pont supérieur de ce navire et dans les cabines privatives, face à la richesse de ce récit sous forme d'enquête militaire. De très belles images et beaucoup d'attente vers une conclusion plutôt évidente finalement. Le récit est malheureusement étiré. Un sacré défilé d'acteurs de renom tout de même.
A travers ce long-métrage, sorti en 1977, Pierre Schoendoerffer rend un vibrant hommage à la Marine nationale ainsi qu’aux hommes de la mer. En croisant les souvenirs de deux militaires, ayant vécu les guerres d'Indochine et d'Algérie, le récit aborde les notions d’honneur et de respect entre anciens compagnons d’armes. La principale richesse de ce film demeure sa distribution avec la présence de Jean Rochefort (lauréat du César du meilleur acteur pour son rôle), Claude Rich, Jacques Perrin et Jacques Dufilho. Pour le reste, le ton est profondément nostalgique et monotone, simplement ponctué de séquences en pleine mer montrant le quotidien d'un navire d'assistance de marins pêcheurs. Bref, une œuvre à l’ancienne qui a parfois tendance à tanguer mais ne coule jamais.
Adaptation de son propre roman, "Le Crabe-Tambour" est encore une fois une totale réussite de Pierre Schoedoerffer, dans laquelle on retrouve Jacques Perrinspoiler: (qui interprète un personnage qui n'est autre que le frère de celui interprété par Bruno Cremer dans "La 317ème Section", au passage) , et où on trouve aussi, casting impeccable, Claude Rich, Jean Rochefort (dans un de ses plus grands rôles) et Jacques Dufilho. On y suit, en filigrane, le parcours d'un homme, officier au pédigrée imposant et à la réputation parfois glissante, héros de l'Indochine ayant fait des erreurs, un militaire certes, un homme avant tout, avec ses parts d'ombre, ses obsessions. On y suit aussi et surtout la spoiler: probable dernière campagne maritime d'un commandant de la Marine Nationale qui, tout du long, se liera d'amitié avec le médecin du bord, durant leur traversée en direction de Saint-Pierre-et-Miquelon. Immense film que je ne me lasse pas de revoir, et pour les amateurs de lectures, le roman initial est lui aussi une totale réussite.