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    Il est difficile d'être un dieu
    note moyenne
    3,0
    112 notes dont 29 critiques
    répartition des 29 critiques par note
    6 critiques
    7 critiques
    6 critiques
    5 critiques
    4 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Il est difficile d'être un dieu ?

    29 critiques spectateurs

    Miltiade
    Miltiade

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    5,0
    Publiée le 3 octobre 2014
    Regarder « Il est difficile d’être un dieu », c’est être trainé et même enfoncé dans la boue et les déjections, c’est être piétiné par les gueux qui peuplent ces images, c’est être rongé par la vermine qui grouille dans ses recoins… C’est être suffoqué par la promiscuité imposée par la caméra avec ce monde et ces personnages : le film est une suite de plans-séquences saturés au plus haut point de détails, dans tous les espaces du champ, aussi bien à l’avant-plan qu’à l’arrière-plan – c’est assurément la mise en scène la plus baroque qui soit. Regarder « Il est difficile d’être un dieu » est une expérience très forte, qui donne la nausée par sa densité insupportable, mais provoque aussi de vrais moments d’euphorie lorsqu’on essaye de loin en loin de s’extraire de ce chaos épouvantable et que l’on se rend compte que l’ampleur de cette œuvre est si démesurée qu’elle est insaisissable…
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    1,5
    Publiée le 1 décembre 2017
    Après "Un dieu rebelle" (1991), le roman "Il est difficile d'ëtre un dieu" des frères Strougatski se voit adapter une seconde fois au cinéma par Alexeï Guerman, l'auteur de "Vingt jours sans guerre" (1976) et "Mon ami Ivan Lapchine" (1984). Le rythme lent du film rappelle celui de ses compatriotes que sont Tarkovski et Sokourov. Si ces lenteurs peuvent en rebuter plus d'un, il faut bien admettre qu'elles servent parfaitement l'ambiance voulue par le cinéaste russe. Le choix du noir et blanc se place aussi sur cette ligne et accentue les aspects sombres et malsains de ce monde médiéval. La mise en scène est excellente et originale. Nul doute que ce long métrage ait nécessité un sacré travail de la part de son réalisateur ne serait-ce qu'avec ces nombreux plans-séquences. Le problème principal vient de l'univers même. Guerman prend de grosses libertés avec le roman en mettant en avant les aspects sordides, violents, crades et vulgaires de cette planète qui a vu sa pèriode de Renaissance bloquée. Dès lors, le cinéaste force les traits rustres de ses personnages et tombe (volontairement) dans la surenchère de grossièreté que cela soit dans le décors, les dialogues et comportements. Le spectateur fait rapidement une overdose de ces scènes "gores" (flatulences, scatophilie,...). Elles ne présentes guère d'intérêt et cette inutilité prolongée que l'on additionne à la longue durée du film (3h00 !!!!) nous ennuie mortellement. Un ennuie renforcé par cette absence d'intrigue. Il vaut mieux lire le roman avant de visionner cette adaptation afin d'en comprendre les enjeux. Dommage aussi que cette subtilité que l'on retrouvait dans l'oeuvre des frères Strougatski ait disparu dans celle de Guerman. Ce dernier a privilégié la démonstration et l'expérimentation au détriment du ressenti, laissant ainsi le spectateur dans l'ennui et la confusion.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    1,5
    Publiée le 6 août 2015
    Adapté du roman des frères Strougatski, "Il est difficile d'être un dieu" est porté à l'écran par le cinéaste russe Alexei Guerman. Près de trois heures purement viscérales où la boue, la merde et le sang se mélangent, c'est le programme de ce film aussi radical qu'ennuyeux, tellement hermétique qu'il laisse indifférent. Incompréhensible de bout en bout, cet objet virtuose aux plans-séquences impressionnants fonctionne essentiellement à l'épate, une façon de faire oublier qu'il n'a rien à raconter. Visuellement grandiose, ce film-arty m'a sorti de ma torpeur lors de ses rares moments drôles (une drôlerie très singulière) ou gores (l'horreur y est inconcevable). "Il est difficile d'être un dieu" n'est pas loin d'être l'arnaque auteuriste de l'année, un délire qui réclame une patience inimaginable.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    2,5
    Publiée le 10 mars 2015
    Bon j'avais un peu de temps, je suis allé voir ça, le pitch avait l'air sympa, ça faisait penser à Stalker... normal, c'est adapté d'un bouquin des mêmes auteurs... Je rentre dans la salle et c'est long, franchement c'est long... J'aurai aimé dire que le film me reste à l'esprit et me parle même une fois dehors, comme ça peut arriver des films qui hantent et qui obligent à reconsidérer le premier visionnage, mais ce n'est même pas le cas. J'adore l'idée de base, une autre planète coincée dans une sorte de Moyen-âge, ils ont empêché la renaissance de se produire... et on suit ces personnages avec des plan séquences qui ne sont pas laids, loin de là (enfin quoique, la salle (toute petite) était bondée, j'étais au second rand, le nez collé à l'écran et la projection numérique c'est immonde à cette distance, l'image du grain et tu vois les sortes de pixel sur l'écran ça pique !), mais en fait la même scène tourne en boucle pendant 2h50, alors si on rentre dans le truc je suis certain que l'on peut trouver ça magnifique, mais si comme moi on regarde ça de dehors, ben 2h50, c'est 2h50 et c'est long. Je ne dirai pas que c'est ennuyant, mais c'est long, on regarde ça montre quoi... En fait ça manque d'intérêt, d'émotions, c'est trop tout le temps... ça n'ose pas tout simplement se poser et filmer ces gens là, faut toujours faire pleins de mouvements de caméras dans tous les sens... Je pense également que le Moyen-âge ne devait pas en être très loin niveau crasse, mais là vu comme c'était filmé ça faisait quand même un peu caricature et ça lasse, c'est toujours la même chose. L'intrigue de base passe totalement au second plan pendant tout le film pour suivre ces bouseux vivre leur vie pestilentielle ! C'est triste quoi. Un film que j'ai déjà oublié en fait... sans que ça soit mauvais, je comprends qu'on puisse accrocher, les quelques plans où il filme les décors naturels c'est pas mal parce que ça fait dans la simplicité et pas dans l'esbroufe, le surplus, on est dans l'épure. Je pense par exemple au plan final. J'ai cependant bien aimé le truc pour promener les prisonniers, une sorte de véhicule où tous les gens sont attachés à une corde et s'ils tombent ben ils meurent pendus. La sélection naturelle en somme. Faut peut-être le voir comme une curiosité. Pour ma part j'irai sans doute voir la première adaptation du bouquin qui sera peut-être moins bordélique.
    Anthony R.
    Anthony R.

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    1,0
    Publiée le 18 février 2015
    Non, franchement non. Pas de scénario (y'a bien un pitch de départ, mais rien ensuite), des dialogues qui ne veulent rien dire et des effets gores parfaitement gratuits, le tout pendant presque 3h, dans un décor crado de pseudo Moyen Âge qui n'est pas sans rappeler parfois les Visiteurs (l'humour en moins). On sent une volonté de choquer le spectateur, de le dégoûter, de l'emmener loin dans une expérience foutraque, mais faute de construction narrative c'est juste une longue succession de scènes insensées, de crachats et de glaires, qui n'inspire qu'un profond ennui et un franc sentiment de perdre son temps. C'est un film d'esthète qui repose entièrement sur son ambiance visuelle et sonore, ce qui est bien insuffisant pour en justifier la longueur, d'autant qu'on se lasse de cette ambiance dès la première heure. Une caricature même de ces films qui se veulent conceptuels/expérimentaux/hardcore mais qui réussissent juste à être chiants, comme ces dernières scènes qui s'éternisent et n'en finissent pas à l'image du film tout entier. Un navet obscur et halluciné donc, long comme un jour sans pain, et même pas assez drôle pour faire un nanar.
    Julien D
    Julien D

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    3,0
    Publiée le 15 février 2015
    Le cinéma d’art et essais russe peut de prime abord sembler appartenir à un style parfaitement déconnecté des attentes du grand public européen mais, pour qui a appris à apprécier les maitres Eisenstein et Tarkovski, l’exercice de style proposé par Alexei Guerman (malheureusement décédé avant de voir son projet finalisé) apparait comme une continuité logique des classiques du genre. Voir tournoyer pendant près de trois heures une caméra à l’épaule, formant des plans séquences d’une fluidité impeccable, dans une photographie noire et blanche sublimée par la pellicule argentique, est un spectacle qui, sur la forme, évoque en premier lieu l’œuvre de Bella Tarr. Mais le véritable tour de force de ce film inclassable, dont le tournage et la post-production auront chacun mis plus de six ans, est d’avoir noyé cette beauté formelle dans une véritable apologie de la laideur, dans laquelle chaque image pourrait être une peinture gothique inoubliable. Tiré du roman éponyme datant des années 60, le récit de Don Rumata n’a finalement que peu d’importance, le film n’étant pas construit sur son intrigue mais sur une observation de son contexte crasseux. L’obscurantisme et la barbarie qui règnent sur la planète fictive Arkanar, métaphore évidente de la Russie contemporaine, sont reconstitués dans des décors majestueux peuplés de figurants aux allures rebutantes. Cette fresque immersive dans un univers cauchemardesque sera indubitablement un vrai supplice pour un spectateur habitué à être brossé dans le sens du poil mais un moment de cinéma intéressant à vivre pour les cinéphiles amateurs de performances filmiques inattendues.
    poet75
    poet75

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    3,0
    Publiée le 17 février 2015
    Adaptation d'un roman des frères Strougatski. Tout est censé se dérouler sur une autre planète, une planète où sévit un Moyen Age horrifiquement fantasmé. Un monde de violence, de boue et d'immondices dans lequel pataugent des êtres qui semblent tout droit sortis d'un tableau de Jérôme Bosch. Un monde privé de Dieu où des hommes se rendent compte qu'il est difficile d'être dieu à la place de Dieu, comme le suggère le titre. Une vision de l'enfer. Alexei Guerman, le réalisateur, a passé les quatorze dernières années de sa vie à tourner ce film monstrueux. Comment noter une telle oeuvre, tellement hors norme? Je suis partagé entre l'admiration et le dégoût. J'admire l'obstination et le talent du cinéaste, mais je n'éprouve que répulsion pour ce qu'il met en scène. Disons donc: 6/10
    Caroline B.
    Caroline B.

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    4,5
    Publiée le 13 février 2015
    Film de perfectionniste acharné, il a fallu plus de quatorze ans pour achever ce chef d'oeuvre de science fiction de près de trois heures, dont le montage (uniquement, comme a tenu à le préciser sa compagne et co-scénariste Svetlana Karmalita avant la projection) a été achevé par Karmalita et le fils du réalisateur après la mort de ce dernier. On ne va pas s'en cacher, Il est difficile d'être un dieu ne plaira pas à tout le monde, certains spectateurs ont d'ailleurs quitté la salle en cours de film (dommage, une oeuvre de cette envergure s’endure jusqu’au bout), Il est difficile d'être un dieu ne divertira ou ne fera rêver aucune spectateur. Témoin contemplatif d'un nouveau monde moyenâgeux, c'est un éprouvant spectacle presque physique que s'impose le spectateur porté dans une reflexion sociale et métaphysique pour le moins marginale avec pour coeur le rôle dans les affaires politiques et sociales de ce nouveau monde des chercheurs envoyés sur cette planète, notamment de Rumata à qui les locaux prêtent des facultés divines. Une reflexion également artistique, Alexei Guerman livre une perle d'esthétisme. La bande son, d'abord, est travaillée dans les moindre détails, aucune musique autre que celle de la vie quotidienne, une particularité qui offre un rythme unique au film empreint de chaos. Les plans ensuite, chaque séquence est un désordre ahurissant, les personnages s'adressent à la caméra, interfèrent, continuent leur vie, rien n'est figé, le spectateur n'est plus spectateur, la fiction devient réelle. A noter que les acteurs sont foudroyants, Leonid Yarmolnik est littéralement un dieu du cinéma et chaque figurant effectue un travail remarquable. On ne se privera pas non plus de mentionner qu'il y a du sang (beaucoup), des crachats (encore plus), du nu (et on ne fait pas dans le sexy), des excréments, de la laideur, des entrailles et un amont de boue impressionnant, une boue qui se mêle à tout, élément liant et omniprésent. Certains spectateurs vont donc adorer le voyage, d'autres detester, une chose est certaine, Il est difficile d'être un dieu ne ressemble à rien, ne se termine pas vraiment, ne respecte aucun code autre que celui de la création, ce qui en fait à mes yeux un véritable monument du cinéma.
    Tupois Blagueur
    Tupois Blagueur

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    4,0
    Publiée le 7 mars 2015
    "Il est difficile d'être un dieu" est le film testament de Aleksei Guerman, un des cinéastes singulier du cinéma russe. Rappelant quelques-uns des films de Tarkovski, cet enfer logistique, qui a nécessité en tout treize ans de production, est d'ailleurs un enfer tout court. Un enfer pour les chercheurs, pour les savants, pour les Don, pour les pauvres, pour les gris, pour les noirs, et même pour le spectateur. Rarement à ce point le spectateur aura pu être maltraité par un long-métrage : pendant plus de 2h50, partout notre regard s'attarde sur un univers gris, désargenté, meurtri, poisseux, boueux, sale, indigent et violent. La caméra de Guerman et les cadrages serrés nous font devenir claustrophobes à force de montrer tout une succession de pièces, de taudis et d'endroits tous plus insalubres les uns que les autres sans jamais montrer de vue d'ensemble ; les plans rapprochés donnent à voir de près une galerie répugnante mais non moins formidable de personnages qui débitent à la pelle des dialogues très souvent abscons, participant un peu plus à la déstabilisation du spectateur. Et ce ne sont pas les quelques secondes de répit que l'on nous offre de temps en temps pour nous laisser reprendre notre souffle qui vont nous faire apprécier ce monde anxiogène et malade... La mise en scène mise à part, on peut comprendre ce film comme une allégorie de la Russie contemporaine, enfermée dans ses idées et ses préjugés, mais aussi comme une métaphore de notre civilisation tout entière où Don Rumata, prétendu "dieu vivant", ne parvient pas à sauver le peuple d'Arkanar de lui-même et de ses travers. Un exercice de style qui ne plaira pas du tout au plus grand nombre, mais qui demeurera quoi qu'il arrive une expérience unique et mystique de cinéma.
    Yves G.
    Yves G.

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    5,0
    Publiée le 19 février 2015
    "Il est difficile d'être un Dieu" est un film monstre. Une expérience visuelle douloureuse et inoubliable. L'adaptation en noir et blanc en 2h50 d'un roman de science-fiction des frères Strougatski - qui avaient inspiré "Stalker" à Tarkovsky. Dans un univers parallèle, l'humanité n'est pas sortie du Moyen-Age. Un pouvoir tyrannique a empêché l'émergence de la Renaissance. Sous la pluie, dans la brume, les hommes, soumis à leurs instincts, survivent misérablement. Alexeï Guerman a consacré treize ans de sa vie à la réalisation de ce film. Décédé en 2011, il n'en a pas vu l'achèvement. Chaque plan est un chef d’œuvre débordant qui sollicite tous nos sens. On patauge dans la fange, dans le sang, dans les fèces. On est assourdi par les cris et la musique. On est révulsé par les trognes des acteurs qui nous dévisagent pour nous prendre à partie et nous happer dans le cadre et par l'odeur de décomposition qui s'exhale des cadavres animaux et humains. Cette œuvre dantesque s'inscrit dans une filiation typiquement russe : les films monstrueux de Tarkovsky (Andrei Roublev), de Klimov (Requiem pour un massacre), de Kanevsky (Bouge pas, meurs et ressuscite) sont de la même farine. Tous à leur façon décrivent une humanité misérable, violente, opprimée, mais aussi baroque, charnelle, débordante de vitalité. J'ai failli quitté la salle vingt fois. La moitié des spectateurs l'ont d'ailleurs fait, assommés par une telle violence visuelle. Mais je suis resté scotché à mon siège, sans rien comprendre à tant de bruit et de fureur.
    negsa
    negsa

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    5,0
    Publiée le 17 mars 2015
    Difficile de "noter" un tel film. L'image relève du chef d'oeuvre absolu (version Grünewald et Bosch), les acteurs sont exceptionnels tout comme leur direction, l'expérience est saisissante (au sens littéral et quasi obscène du terme), si l'on se prête au jeu de ce déferlement de boue, de morve et de gris. Et puis il y a le scénario, tiré d'un roman fantastique de la fin des années 60s pas fameux et un peu daté. De quoi est-il question au juste? S'agit-il d'une critique radicale du stalinisme, d'une méditation sur les liens entre politique / art-science / religion / folie, d'une ballade avec Caligula dans quelque cercle de l'Enfer de Dante...? D'un peu tout cela, mais de manière confuse, anecdotique... Et... j'ai vaguement eu l'impression, passé un moment, de regarder un film expérimentalo-moyen des années 70s avec leur goût pour les propos obscurs et abscons. Si les dialogues ont parfois la fulgurance de révélations, ils laissent rapidement le spectateur sur sa faim, moins pour leur hermétisme que pour leur vacuité, la prédictibilité de leur incohérence presque...Et comme le récit ne parvient pas à toucher à l’universel (en raison même de la période qu’il évoque de manière très précise et du traitement romanesque proposé), on peut finir par éprouver la sensation d’être face à une œuvre gigantesque et un peu vaine. Je classerais donc ce film du côté des curiosités, pas des curiosités délicieuses et charmantes, mais monstrueuses et dérangeantes, une œuvre hors norme dont on parlera encore dans tous les cours de cinéma d’ici 50 ans pour son INCROYABLE performance formelle. Pourquoi 5 étoiles alors? Sans doute car il en faudrait 10 ou zéro et que 5 est le compromis fade, la réponse comptable à une production d'une telle ambition, même s'il peut paraître lui manquer "LE" propos à la hauteur de sa réalisation titanesque.
    Chris Art
    Chris Art

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    4,5
    Publiée le 14 novembre 2014
    (...) Il Est Difficile d’Être Un Dieu est un film complètement fou, certainement le film le plus fou de ce début 2015, et probablement au-delà. Voilà un film, testament de son réalisateur mort quelques temps après le clap de fin, qui explose tous les codes cinématographiques en vigueur, pour livrer une partition artistique comme peu d’œuvres peuvent prétendre le faire (...) cette absence de narration, véritable volonté artistique (comme chacun sait, l’art fait peur) est assortie d’un joyeux bordel à l’écran, de scènes et de répliques parfois d’une drôle intelligence telle que : « Ce n’est pas parce-que nous parlons que nous avons une conversation ». S’il n‘y avait pas, à défaut d’un scénario, une thématique commune, on pourrait presque parler d’un film à sketchs, tant différentes saynètes se succèdent distinctement, mais avec toujours un fond de bouffonnerie. Certes, le film est long, mais l’idée que chaque séquence soit un paquet surprise qui réserve au choix : de l’humour, un peu d’action ou un peu de gore, aide à ne pas voir le temps passer (...) Il Est Difficile d’Être Un Dieu restera comme un objet captivant, la pépite d’un réalisateur qui trouva une fulgurance artistique juste avant de trépasser. Un film qui déconstruit un art pour mieux le reconstruire sur les cendres du surréalisme. Un film épique, sale et répugnant mais qui captive, par un foutoir récréatif et sans tabous pour ces corps, que l’on donne en pâture à un public coupable et voyeur (...)
    Metalliphoenix
    Metalliphoenix

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    2,0
    Publiée le 11 mai 2015
    Esthétiquement c'est du génie, bravo! les ambiances, les décors, tout ce qui grouille, qui suinte, toute cette fange et ces trognes sont fascinants. Mais par contre niveau trame narrative et dialogues c'est raté. Déjà le bouquin est un peu exigeant et touffu, mais là c'est carrément un sac de noeuds remplis de dialogues incohérents! Je pense que les spectateurs n'ayant pas lu le livre avant ont du ne rien comprendre et rester interdits. C'est bien trop long à ce régime là, 3h de déambulations dans la boue et d'élucubrations sans queue ni tête qui trahissent le texte original, c'est interminable.
    QBN
    QBN

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    4,0
    Publiée le 12 septembre 2014
    Film testament. Intimidant. Expérience de 3h. Difficile à cerner. Face à quelque chose de plus grand que nous. Densité du propos. Saturation de l'image. Période du moyen âge sur une planète familière. Scientifiques humains censés chaperonner cet embryon misérable de civilisation. Boue, crachat, morve, excrément, obscénité, tripes à l'air, odeur nauséabonde, violence. Déambulation suffocante durant 3h parmi la fiente. Parmi la souillure d'un peuple ignare et ignorant. Où les dieux humains sont censés les guider vers la lumière.
    oldsport
    oldsport

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    5,0
    Publiée le 26 mars 2015
    Vous qui entrez ici , abandonnez tout espoir... Tout espoir de compréhension , de cohésion car tout glisse, tout se répand, tout se décompose & putréfie dans ce monde post (pre?)- apocalyptique qui n'aurait de médiéval que l'apparence. Si vous voulez vous confronter à une expérience de cinéma de type "Cheval de Turin film" vous allez vous régaler avec ces interminables plans-séquence caméra à l'épaule ( attention à la tête!) dont le dispositif a du tourmenter bien des nuits du réalisateur Alexei Guerman. Le critique paresseux arguera d'un mélange vodka artisanale & d'une folie créatrice difficile à maitriser mais ne nous y trompons pas : on ne filme pas le chaos en secouant simplement la caméra . Il faut un grain, un gros grain un grain COLOSSAL pour embarquer dans ce trip halluciné Une pensée aussi pour les 2 personnes qui ont du se coltiner le montage final ...Chapeau bas
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