Pas vu pas besoin... La bande-annonce se suffit à elle-même avec tout ce qu'il y a de plus rebutant qu'on puisse voir dans un film à la manière des blockbusters en écran vert (pour ne pas dire en carton !) comme les récents ersatz "La légende d'Hercule" (2014), "Pompei" (2014) ou "Gods of Egypt" (2016). Non le film ne vaut pas le coup car il est tout simplement d'une laideur plastique repoussante et que les dialogues sont dignes d'entrer à Nanarland. Ca donne envie de revoir de vrais et bons peplums, c'est déjà ça ! Pas vu pas besoin...
Ce remake relativement réussi, bénéficie bien sur des moyens actuels et donc brille par ses effets spéciaux. En revanche il y manque le souffle épique et le charisme. N'est pas Charlton Heston qui veut !
Face aux critiques presse et spectateurs médiocres, je suis sorti de la séance agréablement surpris. Les deux heures passent vite, je n'ai pas trouvé de longs temps morts. Les deux acteurs principaux s'avèrent convaincants. La fameuse scène de la course de chars est plutôt réussie. J'ai finalement l'impression que le réalisateur a un peu bâclé son film. Le montage semble précipité. La photographie et la production en général sont décevantes. Dommage. Il manque le brillant et la poésie qu'un Ridley Scott par exemple aurait pu apporter. Ça aurait pu être un grand film !
Après nous avoir régalé en filmant Abraham Lincoln chasser des vampires qui lui balançaient (littéralement) des chevaux à la gueule, le cinéaste kazakh Timur Bekmambetov s’attelle à un projet des plus improbables, à savoir la réadaptation du roman Ben-Hur, déjà formidablement mis en images par William Wyler en 1959. Pourquoi s'est-on acharné à remaker un long-métrage aussi culte ? Et surtout, pourquoi avoir confié le projet au tâcheron qui avait signé Wanted et Night Watch ? De nombreuses questions demeurent sans réponse, mais une chose était sûre : le résultat promettait d'être aussi affligeant qu'involontairement hilarant... Affligeant, le film l'est. En revanche, pour le côté hilarant, il faut s'armer de patience. Durant une bonne heure, j'avais effectivement l'impression que l'on me privait d'un nanar que j'avais très envie d'aimer. J'assistais simplement à un mauvais blockbuster, avare de grandes scènes d'action, mais chargé en dialogues insipides et en situations stéréotypées. Pour commencer, le scénario ne rend pas du tout hommage au mythe, tout est bancal, pénible, incomplet... Bien que l'exposition nous semble extrêmement lente, la relation entre Judah Ben-Hur et son frère adoptif Messala est totalement bâclée. Ces personnages sont un creux, ils ne suscitent aucun intérêt et leurs interprètes, Jack Huston et Toby Kebbell, ont autant de charisme qu'une paire de sandales romaines. Ensuite, la mise en scène, c'est vite dit : il n'y en a pas (vingt caméras numériques, dont cinq GoPro, planquées un peu partout et on tente de sauver ce qu'on peut au montage), si ce n'est lors d'une assez bonne scène de bataille navale, où l'action est uniquement filmée du point de vue d'esclaves coincés dans la cale d'un bateau. Mais tout l'intérêt de ce remake réside évidemment dans son unique autre scène d'action : l'incontournable course de chars. À ce moment, le film commence enfin à assumer joyeusement sa part de fun incontestable ! Bekmambetov renoue avec son sens de la démesure et du grand n'importe quoi qui faisait la sève de son Abraham Lincoln, Chasseur des vampires. Les comédiens surjouent à fond, le filmage et le découpage sont illisibles, on balance des chevaux non plus sur le président des Etat-Unis, mais dans le public de l'arène... Que du bonheur ! Néanmoins, quelques fulgurances nanardesques survenaient déjà durant la plage d'ennui que j'évoquais précédemment. À commencer par un traitement incroyablement ridicule du personnage de Jésus, qui tente en vain de diffuser son message de paix. Puis il y a à plusieurs reprises quelques coiffures et costumes légèrement anachroniques (H&M n'existait pourtant pas l'époque). Enfin, on aime beaucoup la perruque rasta de Morgan Freeman. Quelle surprise, c'est d'ailleurs lui qui assure une nouvelle fois la voix off (on ne se refait pas !)... Mais le coup de grâce se situe bel et bien dans l'épilogue qui, en plus de véhiculer une morale religieuse complètement kitsch, nous offre un happy end consternant de bêtise. On assiste hilare à une réconciliation express entre les deux frères ennemis qui, après la réplique « Ne regarde pas en arrière, l'avenir est devant toi » lancée par Freeman, galopent ensemble dans les champs, au ralenti, sur fond du musique pop à la Taylor Swift. Fou rire général dans la salle. Après Alice de l'autre côté du miroir, Tarzan ou encore Suicide Squad, voilà donc un énième ratage artistique qui en dit long sur l'état assez calamiteux du blockbuster américain cette année. Contrairement au Ben-Hur de William Wyler, la version Bekmambetov ne gagnera pas onze Oscars, mais aura toutes ses chances lors de la prochaine cérémonie des Razzie Awards.
Alors comment dire ... Ce film est un very bad movie !!! Réalisation à chier, acteurs mêmes dans une serie Z ils sont meilleurs, le scénario insipide. Sur 2 heures le seul trip c est les 15mn de la course de chars en 3D. Quand on veut s attaquer à un monument du cinéma, il faut en être capable et là c est un gros raté. Conclusion attendez qu il passe sur TF1, même les pubs vous paraîtrons courtes
Ben-Hur. Le nom s'est tellement inscrit dans la légende du cinéma avec le film réalisé en 1959 par William Wyler qu'on a bien du mal à comprendre ce que Hollywood pourrait proposer de nouveau en racontant cette histoire une nouvelle fois. Si l'on ne compte plus les différentes versions d'une même histoire dans le cinéma américain, il y a certains classiques auxquels on ne devrait plus toucher. Cette leçon a été récemment comprise amèrement par les producteurs du film alors que ce "Ben-Hur" version 2016 s'avère être un flop total au box-office. Pas dupe, le public n'a pas vu l'intérêt de se tourner vers une nouvelle version de l'affrontement entre Ben-Hur et Messala en dépit des propositions nouvelles de ce péplum.
Un film sans âme, un énième remake sans identité ..ennuyeux! le casting est réduit à une bande de cosplayeur dans un magnifique terrain de jeu à mi-chemin entre gladiator et 300 !des invraisemblances en veux tu en voila!
Critiques presse désastreuses et public moyennes, c'est avec quelques incertitudes que je suis allé voir cette nouvelle adaptation de Ben-Hur que j'ai trouvé au contraire très réussie! Bien rythmé du début à la fin, alternant scènes bavardes et d'action - plutôt impressionnantes par ailleurs - le film a su garder mon attention dans une histoire déjà connue mais bien jouée et racontée, et moins longue que la version 50's (2h contre 3h30, ça fais une différence). A chacun de se faire son avis: moi, j'ai aimé.
Je suis sorti de cette séance agréablement surpris... Les premières critiques étant plus que mitigées ( voire très mauvaises dans la presse ) je m'attendais au pire ...... Ben-hur c'est toute mon enfance( j'ai plus de 60 ans et mes films préférés datent de cette époque bénie) j'ai vu le film de William Wyler plus de dix fois et la course de chars bien plus encore...... Alors c'est vrai que Charlton Heston ( qui y joue trop des pectoraux façon péplum à la Steve Reeves) et Stephen Boyd ont bien plus de charisme que les acteurs de cette nouvelle version et que le technicolor c'était quelque chose... Pour autant les acteurs Jack Huston en tête - plus fragile que son ancêtre - ( parfait dans Boardwalk empire) tiennent la route ... Ce scénario ( je n'ai pas lu le livre) m'apparaît plus crédible ( dans la première version on l'envoie aux galères parce qu'une tuile tombe du toit puis après la bataille navale il sauve un notable qui le recueille et en fait son héritier en l'introduisant dans les hautes sphères romaines ...) La course de char maintenant : eh bien je considère que cette version est très réussie et comporte moins de problèmes de montages que la première. La fin du film elle aussi m'apparaît plus appropriée ...( moins de longueurs - dans la version de 1959 après la course de chars on s'ennuie sec un long moment - le film durant près de de 90 minutes de plus ) Ce film mérite d'être vu ne fusse que pour retrouver le cirque mythique des studios italiens ...
Ce "Ben-Hur" 2016 n'est pas celui de 1960 de William Wyler et heureusement ! (Ce dernier a beaucoup vieilli, sa durée astronomique : 3h32, nous propose des couloirs de dialogues, et il reste dans l'histoire presque uniquement pour sa fameuse course de chars...). Réalisée par Timour Bekmambetov, cette relecture n'a pour seul but que de divertir, et le cahier des charges est parfaitement rempli : décors naturels, effets spéciaux sans doute nombreux mais discrets, acteurs convaincants...
J’avoue que Ben-Hur, ancienne version, je l’ai déjà vu mais je ne m’en souviens pas spécialement car même si je l’ai vu plusieurs fois cela fait des années que je ne l’ai pas vu et moi j’étais plus fan du film Les dix commandements. Je ne ferai donc pas de comparaison et puis à quoi bon ? Je me doutais en allant le voir qu’il ne surpasserait pas son prédécesseur qui était juste exceptionnel et un monstre du cinéma. Il faut dire que lorsque l’on pense au tournage de l’époque et au fait qu’il n’y avait pas d’effets spéciaux, que tout était tourné tel quel cette nouvelle version fait pâle figure avec tout ce qui a été fait par ordinateur. Cela reste quand même du grand spectacle et quelques passages sont excellents même si on peut critique la façon de filmer et le mal qu’à le spectateur à suivre à cause des mouvements de la caméra. L’histoire est très bien retracée, on reconnait assez bien les personnages. La mise en scène est très bien menée et certains passages sont extrêmement bien travaillés comme le passage dans la galère ou encore la course de char. Esthétiquement il est très beau, les couleurs sont utilisées à bon escient aussi bien sur les personnages que les chevaux ou les tenues. Je regrette un peu la fin qui m’a donné un peu l’effet d’être bâclée ou bien de trop … Elle laisse un gros sentiment négatif et c’est dommage.
En résumé, Ben-Hur est un bon remake mais il est loin d’arriver à la cheville de celui avec Charlton Heston de 1959. Il manque un petit quelque chose pour qu’il reste réellement dans les mémoires. En plus, la façon de filmer est vraiment horrible par moment avec des gros plans et une action fouillis on ne sait plus trop où donner de la tête. C’est dommage car le casting est assez efficace et le grand spectacle s’annonçait pourtant bien. Après je pense que c’est tellement fait par effets spéciaux que c’est pour essayer de les masquer. Je ne vous raconte pas la 3D … ça fait très mal aux yeux sur ces passages ! Ça reste quand même du grand spectacle à voir au cinéma.
Encore un blockbuster estival, le dernier semble-t-il, qui enfonce définitivement le clou de l’inanité la plus totale de cette saison 2016 pour le genre. Faire un remake du chef-d’œuvre de Williame Wyler semblait déjà quelque peu risqué et incohérent à la base mais lorsqu’on voit le résultat, on se demande quelle mouche a piqué la Paramount lorsqu’elle a décidé de valider le lancement du film. « Ben-Hur » version 2016 n’est pas catastrophique, il est juste d’une vacuité impressionnante et pâtit d’un manque d’âme et de motivation cinématographique évident.
Les effets spéciaux sont réussis ainsi que les décors mais cette histoire semble totalement surannée aujourd’hui et manque d’actualisation. Dans un monde occidental (auquel est destiné le film) majoritairement athée ou peu pratiquant, voir les scènes où intervient Jésus semble totalement hors propos. Il n’en était pas de même il y a plus de cinquante ans, mais ces incursions idéologiques et religieuses dénotent beaucoup trop et paraissent hors propos voire ridicules aujourd’hui.
Après le ratage total « Abraham Lincoln, chasseur de vampires », le metteur en scène russe Timur Bekmambetov qu’on croyait quelque peu doué avec « Wanted » montre qu’il sait filmer des scènes d’action mais qu’il n’est pas apte à donner sens et profondeur à un long-métrage. En effet, si la scène du naufrage des galères ou la fameuse course de chars sont impressionnantes, le reste du film ressemble à du remplissage, ennuyant et manquant fortement d’enjeux et d’incarnation. Et encore ces scènes souffrent parfois d’un montage épileptique manquant de visibilité et de clarté.
Et que dire des acteurs choisis. Peu connus, ils n’ont majoritairement aucun charisme et pas la prestance nécessaire pour reprendre des rôles si mythiques. De ce fait, on est embarqués durant deux heures dans un film à la banalité confondante doté d’un happy-end de la pire des espèces, que même les pires tâcherons hollywoodiens n’auraient pas osé présenter à leur public. L’ennui n’est pas vraiment là, car l’aspect technique rattrape le tout, mais le désastre artistique lui est bien présent.