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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juillet 2012
Bon film policier par Henri-Georges Clouzot qui en a souvent réalisé. Un scénario qui suit une enquête bien ficelée, Louis Jouvet est vraiment excellent (tout comme son personnage). La mise en scène n'est pas en reste.
La légereté du ton aurait pu jouer en défaveur d'un film finalement sans grande ambition ; c'était sans compter sur une magnifique galerie de personnages et une forme soignée.
Il s'agit d'un bon film souvent drôle avec des personnages comiques ou charismatiques. Malheureusement, mon plaisir fut gâché par le mauvais son de cette vieille production : je ne comprenait pas deux phrases sur trois.
Un petit bijou du cinéma français! Un classique du polar et du policier ! Ce film culte réalisé par le grand Clouzot a tout pour plaire aux fans de cinéma. Des acteurs prenants (Blier en tête et Delair magnifique), un scénario aux petits oignons sous fond de jalousie, de crimes et de suspicions. Le spectateur est captivé du début à la fin par les péripéties d'un jeune couple au coeur d'un assassinat qu'ils n'ont pas commis mais qui le souhaitait. Une ambiance agréable, des dialogues croustillants, une mise en scène sublime, un film à voir et à revoir !
Toujours un film merveilleux, tant par l'intrigue remarquablement mise en scène par Clouzot, que par la performance des acteurs, du chef opérateur, de la musique et des décors qui font tout renaître avec nostalgie le Paris d'avant-guerre. Bref, un chef d'oeuvre.
Un riche vieux et dégueulasse est assassiné. Une chanteuse arriviste, qui usait de ses charmes auprès de lui, risque d'être inquiétée. Son mari jaloux, qui avait proféré des menaces de mort, est également ciblé par la police... Evidemment, "Quai des Orfèvres" n'a pas le rythme d'un policier moderne. Il faut d'ailleurs attendre un moment avant l'occurrence du crime. Néanmoins, il offre une plongée amusante dans le Paris d'après-guerre. Amusante, et surtout malicieuse. Car Henri-Georges Clouzot n'a pas perdu la main. Malgré l'accueil post-Libération très violent envers "Le Corbeau", qui lui interdira de travailler pendant quelques temps, on retrouve ici son style incisif. Qu'il s'agisse des répliques cinglantes, ou des allusions osées ouvertement sexualisées (cette casserole dont le lait déborde sur le feu !). Malgré cet aspect parfois vache, le film présente finalement tendrement le couple Bernard Blier / Suzy Delair, qui avait pourtant tout pour exploser en vol. C'est cette épreuve et ce crime qui leur donnera en fait une occasion de se rapprocher. Tandis que la vraie star, c'est Louis Jouvet, l'ancien professeur de Bernard Blier. Excellent en inspecteur blasé, à l'allure nonchalante, et qui s'avère en fait un limier méticuleux, et un interrogateur retord qui n'hésite pas à user des méthodes peu orthodoxes. Le scénario a eu la bonne idée de lui donner un arrière-plan, en le présentant comme ancien des colonie et à la charge d'un enfant métis qu'il chérie, ajoutant un décalage sympathique. Du bon polar à la française.
Deuxième long métrage que je découvre de ce cinéaste Français qui avait beaucoup de talents après "L'assassin habite au 21", monsieur Henri-Georges Clouzot qui fait du travail plus que remarquable méritant reconnaissance avec "Quai des orfèvres" !! Un polar qui date des années 40 avec une superbe intrigue autour d'un meurtre, on voit les faits sous différents angles avec des personnages impliqués et un inspecteur de police qui connait son métier qui est très malin pour retrouver le ou les coupables. Le scénario co- écrit par Henri-Georges Clouzot ménage le suspense et on suit l'enquète avec intérèt en se demandant comment ça va se finir. La mise en scène, tourné bien souvent pendant la nuit et dans des décors de rue, de restaurant, d'une salle de spectacle ou du commissariat et qui joue avec les lumières souvent obscures nous ménager le mystère, les plans sont magnifiques. Quant aux acteurs, ils sont formidables, de Louis Jouvet en inspecteur de police qui est grandiose au couple joué par Suzy Delair et Bernard Blier plus le reste du casting, ils sont tous excellents. "Quai des orfèvres" est un chef d'oeuvre du cinéma Français et il me tarde de creuser la filmographie du cinéaste Henri-Georges Clouzot qui donne très envie.
Pour le Paris des années 40, pour l'ambiance délicieuse, les acteurs mythiques, Jouvet toujours extraordinaire et une enquête minutieuse avec un couple qui a peur mais qui ne sait rien de l'autre. C'est vraiment bien. "Cela fait 2 heures que je suis devant cette table à répondre à des questions idiotes..... Et moi ça fait 10 ans que je suis là à les poser!!!!!"
Exclu de la grande famille du cinéma français, le grand H-G Clouzot revenait en grandes pompes (pris de la mise en scène à Venise) dans le monde du cinéma. L'intrigue est simple au 1er abord et ressemble à du Simenon, la seule différence étant qu'au débonnaire commissaire Maigret s'est substitué le touchant inspecteur Antoine, gouailleur et perspicace, flanqué d'un petit enfant adopté (relation à peine exploitée içi). L. Jouvet se régale avec des dialogues sur mesure, bien entouré par les B. Blier, S. Delair ou R. Dalban. C'est du cinéma de papa comme on dit mais c'est bien mis en scène et l'intrigue se révèle bien tordue et rebondit jusqu'à la fin. Une étude de caractères parfois pertinente doublée d'une enquête policière solide, un truc qu'on ne sait plus trop faire de nos jours, surtout en France. D'autres critiques sur
Un chef-d'oeuvre dans lequel Clouzot fait preuve d'un don inouïe pour la mise en scène et la réalisation. Ses prouesses font encore mouche plus de 60 ans après. Louis Jouvet, quant à lui, est simplement immense ; son charisme happe littéralement le spectateur. Ajoutez à cela des dialogues cinglants et souvent drôle, vous obtenez un très très grand film !
Film de 1947. Brignon, un vieux producteur harceleur tourne autour de la chanteuse et femme du pianiste,Bernard Blier, (Weinstein ne date pas d’hier). Alors que celui-ci décide de le tuer il découvre Brignon mort dans sa villa de Passy. Aucun personnage n’est innocent, malgré sa grande humanité avec l’adoption d’un enfant venu des colonies sur lequel il veille, l’inspecteur finit par abuser de sa position pour obtenir les faveurs d’une femme. Savoureuses répliques de l’inspecteur incarné par Louis Jouvet. Utilisation du miroir. Des passages contre la délation rappellent les heures sombres de l’épuration à laquelle Clouzot fut confronté : un personnage qui refuse de livrer son témoignage à la police et, comme l’a noté Sylvie Lindeperg, une adresse notée sur un vieil exemplaire des Lettres françaises, organe culturel du PCF qui fut un instrument de délation contre Clouzot à la Libération.
Un seul reproche: la musique beaucoup trop envahissante dans un film dont les dialogues dits par de très grands comédiens sont si agréables à écouter. Il est probable, en plus, que la bande son ait vieillie et que sa puissance dépendait de la mode du moment . Le reste est parfait avec une Suzy Delair (30 ans dans ce film et 95 ans bientôt) et son petit tralala en haut de l'affiche, elle arrive même ici à dépasser Jouvet. Le scènario est comme à cette époque d'une logique absolue ce qui signe le respect du au public. La mise en scène s'adapte parfaitement à toutes les situations mais n'est pas le point le plus fort de Clouzot qui reste sa direction d'acteurs et son extrême précision à les placer dans un contexte qui explique leur comportement. Ils jouent tous à la perfection avec des temps extrêmement fort comme Larquey éblouissant lorsqu'il revient vers Simone Renant en lui disant ''Excusez moi madame, nous ne sommes pas les plus forts'' La double histoire d'amour, un peu tumultueuse, est une idée de génie pour faire avancer l'intrigue et la fameuse phrase du commissaire à la photographe vaut autant à mon sens que le ''Nobody is perfect'' de ''Certains l'aiment chaud''. L'intrigue policière, bien évidemment secondaire, seules les ambiances intéressant Clouzot, a encore plus de mérite de rester exemplaire. On ne peut qu'admirer ce grand cinéaste français à la réputation austère. Il est ici plein de compassion pour ses personnages auprès desquels il est en permanence à leur service.
Tavernier disait au cours d'une interview qu'il tenait ce film pour un chef d'oeuvre et que c'était le meilleur de Clouzot. Je ne partage pas cet avis. Je ne suis pas sûr du tout qu'aujourd'hui il ferait encore plus de 5 millions d'entrées en salle. Certes, deux ans après la guerre, les gens étaient avides de se distraire et il n'y avait pas encore beaucoup de choix. La télévision n'existait pas encore, et tout le monde n'avait pas la TSF ! Et puis, les anciennes stars d'avant-guerre arrivaient encore, mais pour plus longtemps, à faire recette avant d'être envoyées à la retraite par le public et la jeune vague d'acteurs montante. Je n'ai pas été tenu en haleine par ce film d'autant que le rythme en est interrompu par des chansons comme "son tralala" devenues aujourd'hui des "scies musicales" et sans intérêt pour l'action si tant est qu'elle existe ici ! Cette exhumation permet néanmoins de revoir d'anciens acteurs renommés et le retour de Clouzot après une mise en quarantaine au lendemain de la guerre pour sa conduite durant celle-ci...Quant à Louis Jouvet, on aime ou on déteste ! willycopresto