1534 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
122 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
51 critiques
3
35 critiques
2
3 critiques
1
0 critique
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Shékiinä .
66 abonnés
678 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 17 juin 2013
Quai des orfèvres n'est pas un film policier mémorable. Pas un film lent, au contraire tout s'enchaîne à une bonne cadence ; mais malgré tout, il en arrive à être d'une lourdeur rasoir à cause de personnages peu marquants et d'une enquête policière d'une banalité exaspérante qui ne passionne pas du tout selon moi : c'est ''juste'' un homme victime d'une erreur judiciaire. Bon, ce n'est pas seul film traitant de ce sujet on est d'accord, pour autant la mise en scène aurait pu me faire changer d'avis... Et non. Elle est ordinaire et a tout simplement mal vieilli.
Quel plaisir de voir et d'entendre Louis Jouvet, son style inimitable, sa diction, son humour. Dommage que cette oeuvre soit desservie par un son de mauvaise qualité rendant pénible l'audition de certaines scènes, ainsi que par une musique parfois trop présente et sans rapport avec l'intrigue. Reste cette ambiance, tellement agréable, et ces dialogues, comme disparus avec le temps.
Un bon polar, qui démarre avec des personnages égoïstes et marqués par leur milieu, mais qui finissent par être attachants, car ce sont des êtres aimants, et aimés. La "happy end" est assez surprenante. Ce film a la particularité de laisser place à l'érotisme sous diverses formes (corps dansants au music hall, sexualité dans un couple, perversité du vieil homme assassiné, lesbianisme de l'un des personnages principaux...), ce qui est assez osé pour un film des années 40.
Un bon policier qui n'a pas trop mal vieilli dans l'ensemble, l'enquête est intéressante à suivre à défaut d'être très originale mais ce sont surtout les dialogues qui donnent tout son sens à ce film, ils sont pour la plupart très bons et sonnent souvent justes même à notre époque. Maintenant le son est très moyen, ce qui donne du fil à retordre pour comprendre certaines répliques trop criardes et je n'ai clairement pas aimé les phases en chanson ainsi que les musiques qui accompagnent assez mal l'intrigue. Evidemment, les acteurs sont excellents et la mise en scène parfaite pour l'époque, à voir au moins une fois, sans soucis.
"c'est un faussaire qui m'a appris l'alphabet et c'est un escroc qui m'a appris la comptabilité" Quai des Orfèvres vieillit bien et continue de séduire 60 ans après sa sortie, par sa description du Paris de l'après-guerre, d'un monde du spectacle vénéneux et sa fine galerie de personnages noirs et attachants, en proie à la jalousie, à l'arrivisme mais aussi capables de nobles sentiments... Le noir et blanc est très beau, le découpage est précis, Louis Jouvet apporte ses bons mots, et Henri-Georges Clouzot a bien mérité sa réputation d'Hitchcock Français.
Une oeuvre impeccable,très moderne pour l'époque pour un suspense de haute volée par Henri-Georges Clouzot,le Hitchcock français de l'après-guerre."Quai des Orfèvres"(1947)transcende une classique histoire de meurtre,sur fond de jalousie et d'arrivisme.On est frappé par la rythmique très rapide des dialogues et par la mise en scène au scalpel de Clouzot,qui s'autorise quelques savoureuses métaphores visuelles pour contourner la censure.C'est aussi une peinture du Paris de la fin des années 40,où tout le monde tente de se faire une place au soleil,privilégiant l'individualisme et le mensonge.Bernard Blier incarne un brave homme,qui devient le suspect idéal après avoir proféré des menaces de mort envers un puissant lubrique.Suzy Delair y est sa femme,chanteuse de cabaret prise dans l'engrenage.Bien sûr,le clou du spectacle,c'est la composition incroyablement humaine,cynique et inspirée de Louis Jouvet en inspecteur Antoine.Il est aussi têtu dans son enquête que volubile quand il s'agit de cuisiner des suspects,tout en étant très protecteur en vers son jeune fils.Clouzot livre un policier de haute volée,lucide et ludique.
Film vu facilement 10 fois, et c'est toujours un régal. Un grand classique, merveilleusement joué, avec des dialogues savoureux, une mise en scène diabolique (du reste primée). Tout est parfait. Certes le scénario est un peu basique, mais quel talent ! Un vieux film qui ne vieillit pas.
Henrie-Georges Clouzot, le réalisateur des "Diaboliques" signe ici un polar assez intéressant mais pas son meilleur. La mise en scène du film est au top, les acteurs le sont également, tout particulièrement Louis Jouvet dans son rôle d'inspecteur à l'humour quelque peu sarcastique. Basé sur un scénario assez banal, le film remporta le prix international de la mise en scène au Festival de Venise en 1947! En partant d'un scénario assez simpliste à première angle, Clouzot arrivera à en faire tout simplement un film marquant pour l'histoire du cinéma française! A voir amis cinéphiles!
HGC réalise encore un chef d'oeuvre du cinéma français. Tous les acteurs (Jouvet,Blier, Delair...) sont impeccables, chacun dessiné selon des caractères différents. Les dialogues c'est un régal (ça change d'aujourd'hui). Le scénario est parfait, rappellons que le titre du livre dont c'est adapté est "legitime defense" pour comprendre l'intrigue principal qui amènera l'enquête. Dans les rues, dans les cabarets, dans le commissariat Clouzot nous emmène et captive, par sa réalisation et mise en scène irréprochable. Une histoire somme toute simple mais qui prend des allures grandioses dans les mains d'un de nos plus grands réalisateurs.
Un excellent film d'Henri-Georges Clouzot! Certes pas son meilleur (ce qui n'est pas peu dire!), mais le savoir-faire du cinéaste français est décidément incomparable. La distribution est comme toujours éblouissante, de Louis Juvet à Pierre Larquay en passant par Bernard Blier ou Simone Renant, les dialogues sont exquis, la mise en scène magistrale, l'atmosphère est prenante... bref tous les ingrédients du bon polar « à la française » sont réunis, mais le côté classique du genre, pas la soupe qu'on nous refile de nos jours. Les rebondissements sont nombreux et l'on parle tout de même d'un crime, mais Clouzot opte pour un ton beaucoup plus léger que pour «Le Corbeau», son film précédent qui lui avait valu une interdiction de tournage à vie heureusement suspendue quelques années plus tard. Au final «Quai des Orfèvres», sans être un chef-d'oeuvre, est un long métrage fort réussi et plus que recommandable! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Un film classique, indémodable. Des dialogues qui font mouches, une intrigue délicate et intelligente, mélangeant avec adresse l'enquête polièce, la comédie et une peinture du milieu artistique des années 40.
"Quai des Orfèvres" est un de ces rares films français de l'après-guerre relevant à la fois du divertissement (une intrigue policière solide, une ironie sombre mais plaisante, des dialogues efficaces, de grands acteurs) et de l'art (Clouzot fait du cinéma et se distingue totalement de la Qualité française), un peu à la manière d'un Hitchcock, réalisateur auquel Clouzot a souvent été comparé. Les deux réalisateurs partagent en effet des points communs, à commencer par un certain mépris envers les personnages. Dans "Quai des Orfèvres", tous les personnages sont abjects : le trio principal s'enlise dans le mensonge, l'un ayant souhaité commettre un meurtre, l'une pensant l'avoir commis et ne le vivant pas trop mal et la dernière ayant dissimulé les preuves. Un homme faible et colérique, une femme dévorée par l'ambition, l'autre par la jalousie, auxquels s'ajoutent le personnage de l'inspecteur Antoine (le grand Louis Jouvet), cassant et cynique à souhait. Le vrai meurtrier est à chercher ailleurs, ce qui révèle bien les ambitions de Clouzot : sous ses aspects, tout à fait respectés, de film policier, "Quai des orfèvres" dresse en réalité le portrait de la société de l'époque, traduisant parfaitement la misanthropie de son auteur. Excellent scénariste, Clouzot est également un grand metteur en scène : pensons notamment à ce formidable jeu de miroir (littéralement et métaphoriquement) à l'Eden ; ou à cette scène de suspense, pour le coup très hitchcockienne, où Clouzot nous montre un petit bout de papier depuis le point de vue du personnage de Bernard Blier ; ou encore à la scène tonitruante d'interrogatoire, puis de dispute, durant laquelle les musiciens de Jenny Lamour se déchaînent. Malgré une fin un peu trop heureuse détonant avec le cynisme du reste du film, "Quai des Orfèvres" est un des polars français les plus marquants et les plus influents... à côté d'autres films du même Clouzot ("Les Diaboliques").
La force de ce "Quai des orfèvres" tient dans son scénario et ses acteurs. On a même l'impression que le scénario a plus été écrit pour ses personnages que l'intrigue, intrigue correcte qui ne pète pas plus haut que son cul. Je parlais des acteurs et là je leur à tous 21/20 et particulièrement à Louis Jouvet. On les regarde et on se tait, on n'ose à peine s'incliner ou applaudir la performance. A noter certains sujets tabous à l'époque évoquer subtilement: la photographe lesbienne, l'adoption d'un enfant noir. Après le chef d'oeuvre "Le corbeau" Clouzot revient en forme dans ce film noir, même si pour moi il n'a pas frappé aussi fort.
Bon film policier par Henri-Georges Clouzot qui en a souvent réalisé. Un scénario qui suit une enquête bien ficelée, Louis Jouvet est vraiment excellent (tout comme son personnage). La mise en scène n'est pas en reste.