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Kill-Jay
79 abonnés
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4,0
Publiée le 3 septembre 2014
"Locke" était un film assez intriguant à la base, il se révèle unique après visionnage. J'adore les huis clos en général, ce qui sont bien réalisés se veulent oppressant et pleins de tension. Ici, c'est un huis clos mais ça n'a pas le même but. Le but est uniquement de suivre pendant une heure et demi le destruction sobre d'un homme lambda qui a une famille, un travail correct mais aussi une double vie puisque son plan-cul d'un soir attend leur enfant. Alors dans un élan de conscience retrouvée, il décide d'aller la soutenir alors qu'il sait qu'il va tout perdre. Ce film est aussi une petite leçon de vie d'un homme qui tente, mais il ne le peut pas, de palier ses erreurs. Steven Knight parvient à nous captiver, et c'était franchement pas couru d'avance, pendant une heure et demi en alternant boulot et vie de famille. par une mise en scène parfaite, il travaille la conséquence des actes de chacun. Mais il ne faut pas oublier par dessus tout que le film est porté du début à la fin par un Tom Hardy exceptionnel qui se révèle de plus en plus comme l'acteur le plus intéressant à suivre d'Hollywood. On ne peut plus dire qu'il s'agit d'une figure montante mais le gars est de plus en plus extraordinaire à chaque film qu'il sort. Pourvu qu'il ne change jamais !Ce film est donc un excellent long métrage, porté également par une photographie magistrale. En fait, il n'y a pas beaucoup de points faibles, bien sûr, le film ne plaira pas à tout le monde. Le grand public n'adhèrera certainement pas (c'est pour ça qu'il a été si peu distribué dans les salles françaises d'ailleurs), mais moi j'ai adoré. J'ai adoré l'histoire, j'ai adoré l'ambiance, l'acteur. J'ai tout aimé en fait.
Les critiques l'annonçaient comme exceptionnel, elles ne sont en rien mensongères. Huis-clos pur et dur puisque l'intégralité du film se passe au volant d'Ivan Locke (Tom Hardy), Locke est un thriller au suspense bien dosé qui apporte un peu de fraîcheur parmi les sorties ultra-conventionnelles de cette année. L'histoire est pourtant simple : pour la naissance de son fils, un homme prend ses responsabilités en main en plaquant travail et famille. Une histoire simple mais dont les répercussions suivent un déroulement dramatique sur les deux plans, ce qui suppose une bonne dextérité. De ce côté, Steven Knight remplit le pari en jonglant habilement entre les deux, via une réalisation fort habile. Tom Hardy, quant à lui, poursuit son bout de chemin vers la gloire en signant une nouvelle fois une jolie prestation.
La réputation pré sortie du film entache un peu le ressenti. Exercice de style, bien mené, la mise en scène est intelligente sur un «espace» réduit, et surtout portée par le brillantissime Tom Hardy qui à défaut d’une filmographie irréprochable (il n’est pas responsable de certaines mises en scène) nous gratifie toujours et encore d’une prestation envoutante. Cet acteur est Majeur.
Si c'était une pièce de théâtre (en fait, un "seul en scène"), ce "Locke" serait parfait, car les enjeux sont énormes, le texte remarquable et la dramaturgie aérienne. Mais c'est un film, et la limite de ce genre d'exercice à l'écran est rapidement atteinte (un seul personnage, relié au monde extérieur par téléphone, évoluant dans un espace réduit) - en l'occurrence : Ivan Locke face à son destin de mari, de parent (actuel et futur...), d'être humain tout simplement, entre le marteau de ses responsabilités professionnelles et familiales de quadra solidement installé, et l'enclume du présent (ou comment un "moment d'égarement" vient raviver une douleur insupportable - le rapport au père), de nuit, dans sa voiture..... C'est très peu visuel.... Tom Hardy est excellent, à contre-emploi. On saluera en tout cas sa performance, toute en nuances - de comédien (et non plus d'acteur).
Nan mais avons nous vu le même film? Quand je vois des commentaires encensant ce film, je ne comprends pas tout...Oui le concept est plus ou moins intéressant, mais la réalisation est moyenne avec des plans ne servant strictement à rien. Et arrêtez moi si je me trompe mais je n'ai pas vu une seule minute de thriller dans ce film, alors pourquoi le catégoriser comme cela? Et ne me dites pas que c'est par rapport au huit clos. Je suis désolé mais une mise en scène plus que douteuse, une intrigue inintéressante, des dialogues creux et un personnage quasi sans émotion alors que c'est ce qui aurait pu sauver le film (les seuls moments intenses sont ceux ou tom hardy parlent à son père décédé). Et un rythme à endormir n'importe qui au vu de l'histoire on préfèrera the last kiss avec zach braff sur le thème de la tromperie ou chute libre avec michael douglas pour une vie qui à la fin est ruiné...Dommage pour tom hardy qui est excellent. Désolé mais je n'ai pas du tout aimé ou pas du tout compris les enjeux de ce film.
Steven Knight démontre avec brio qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des centaines de millions de dollars pour faire un film, que parfois le plus minimaliste des scénarii peut nous toucher l'esprit et le cœur. Dans le même genre, autant "Under the skin" était prétentieux et creux, autant "Locke" est sincère et humain. Cette plongée dans l'intime risque cependant de toucher bien peu de monde...
On avait laissé Steven Knight avec le polar d'action Crazy Joe, inégal mais néanmoins sympathique. On le retrouve un an plus tard dans un tout autre film : Locke ne met en scène qu'un seul acteur au volant de sa voiture, ne communiquant que par le biais de son téléphone. Un film-concept donc qui arrive à tenir la route grâce à la prestance de Tom Hardy, héros-titre torturé comme toujours bluffant face caméra. L'acteur britannique reste donc l'intérêt majeur de ce long-métrage atypique et original où l'on suit durant 1h20 les déboires téléphoniques d'un homme déchiré roulant vers son destin... À l'instar de Phone Game, Buried ou encore Stuck, les films en huis-clos extrême sont des paris risqués qui, entre de bonnes mains, arrivent à demeurer impressionnant. Ici, notre protagoniste roule vers un hôpital afin de voir naître son enfant. Sauf qu'au fil de l'intrigue, on apprend que ce bébé est issu d'une liaison d'un soir avec une paumée plus âgée que lui, que Locke ne veut pas abandonner cet enfant comme il a été lui-même abandonné et va, pour cela, aller jusqu'au bout des choses, quitte à avouer à sa femme le drame et à ne pas être présent pour le plus gros évènement de sa carrière d'architecte. Les choses vont naturellement empirer (toujours par téléphone) et plus Locke avance, plus sa vie passée devient des souvenirs... Sans être époustouflant, le film parvient à nous tenir en haleine et le concept tient bon, Hardy nous livrant une prestation épatante et ce, même si les interminables appels téléphoniques semblent répétitifs et parfois ridicules (les dialogues entre Locke et son père imaginaire). Meublant bien entendu son scénario tenant sur un post-it, Steven Knight n'évite pas quelques longueurs difficilement rattrapables – on l'admet – mais réalise tout de même ici un film surprenant, aussi bien dans son fond que dans sa forme, les plans serrés et les lumières étant incroyablement maîtrisés. Au final, Locke n'est pas une baffe ni un grand film mais tout simplement une réussite dans le genre, sauvé par son acteur principal, toujours au top.
Ivan Locke roule, roule, roule. Contre-maître sur un chantier, l'homme prend un chemin différent de celui qui le ramenait d'habitude chez lui. Assez vite, il fait comprendre que durant les prochaines 90 minutes, il va devoir prendre contact avec sa famille, ses amis, certains collègues. Ce sera une heure et demie longue et difficile pour lui auxquels nous sommes conviés...en temps réel. Et avec comme seule unité de lieu la voiture que Locke conduit et les paysages nocturnes qu'il traverse. Une idée simple mais incroyablement excitante d'un point de vue cinématographique. Steven Knight ne s'égare pas et colle à ce personnage à un tournant de sa vie. L'histoire en elle-même demeure assez sommaire, et malheureusement le rythme reste le même, sans point d'orgue ou tensions paroxystiques. Dommage car, malgré une intrigue simple comme le monde, il n'était pas incohérent d'y ajouter discordance et plus de rebondissements pour rendre le voyage beaucoup plus fluide. Cela dit, on ne va pas se plaindre de le faire en compagnie de Tom Hardy, une nouvelle fois exceptionnel. Il nous offre une performance sobre, tout en s'autorisant à différents passages à déborder. Ce qui renforce l'empathie envers Locke. Un film audacieux et sympathique, qui s'est posé trop de limites dont certaines n'étaient clairement pas nécessaire.
Un huis-clos qui rappelle l'ambiance suffocante de Buried. Avec sa mise en scène et son scénario dépouillé, le film repose entièrement sur le charisme de Tom Hardy, spoiler: acteur unique ne quittant pas l'habitacle de sa voiture qui essaie de gérer au téléphone la réaction en chaine dont il est à l'origine. Le spectateur subit la lente et implacable descente en enfer du conducteur, étonnant calme et posé alors que sa vie s'effondre autour de lui.
Alors l'idée est bonne. Mais on se demande si c'est pas juste pour faire un film avec le minimum de budget tout en étant sponsorisé par BMW! La fin est un peu bizarre! Bref voilà encore un film banal sur grand écran!
1h20 enfermé dans une voiture, avec un téléphone et un homme rempli d'états d'âme ... Tom Hardy à beau être un bon acteur, il ne sauve hélas ce film d'un ennui terrible. Un film sans aucune utilité.