Deux jours, une nuit
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536 critiques spectateurs

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49 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mai 2014
« Sandra ou la Prime !» Les 16 salariés de la boîte de panneaux solaires doivent juste cocher un des deux noms sur le bulletin de vote. Et Sandra, licenciée au retour d’un congé maladie, dispose d’un week-end pour tenter de convaincre une majorité de salariés de renoncer à leur prime de 1000€ pour préserver son propre emploi. Puisque tel est le marché/chantage décidé par le patron.
Pour Sandra, une course contre la montre, aussi stressante qu’humiliante, la conduit à faire du porte à porte pour tenter de rallier ses collègues à sa cause. Mais certaines portes ne font que s’entrouvrir car elle n’est pas la bienvenue partout. Le clan du refus a ses bonnes raisons : Pour « payer un divorce » ou « le gaz et l’électricité » ; « compenser le chômage du conjoint » ou « rénover la maison »… La liste des empêchements semble infinie.
Cette plongée dans la conscience des travailleurs est au cœur du film. Avec une traque sans complaisance des rapports sociaux lorsque les valeurs sont confrontées au réel. Et que la solidarité se heurte à l’individualisme. Les Dardenne restent fidèles à leur univers. Celui des gens modestes face à l’épreuve. Marion Cotillard donne toute sa force à cette histoire. Elle habite son personnage avec un état de tension extrême et une vérité à fleur de peau.
« Deux jours, une nuit » est un film puissant qui raconte une histoire d’aujourd’hui. Avec une jolie fin qui évite le pathos. Il n’empêche, le processus de « démarchage » avec ses questions/réponses est un peu répétitif. De même que certains effets apparaissent trop démonstratifs
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 23 mai 2014
Un emballement médiatique... mais qui à la projection laisse une impression de film-social-déjà-vu-1000fois.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mai 2014
Un combat interprété à la perfection par Marion Cotillard, qui fait un travail remarquable en étant constamment présente dans les nombreux plans-séquences. Un film simple et vrai, qui mériterait une palme d'or.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2014
J'ai rarement vu un film social français avec cette qualité, cette intégrité narrative, (on pense au film américain, 11 hommes en colère), d'emblée rien n'est acquis dans le film et sans le dévoiler, chaque rencontre avec un collègue de travail est une épreuve aussi incertaine que la précédente, pour ne pas perdre son emploi....
Marion Cotillard est bouleversante et rend le réalisme du film poignant, par ses intonations, ses expressions, et sa psychologie très nuancée...
Pour moi , les frères Dardenne se hissent au niveau de Ken Loach et offrent au cinéma de langue française une pépite sociale, où chaque mot est pesé, où la crise sociale et les égoïsmes ou les gestes amicaux sont les reflets impitoyables de l'homme, en tant qu'être social.....
Rien n'est joué comme j'ai cru le lire ici ou là, et la fin est d'une nuance très révélatrice de la notion (presque philosophique) de bonheur.....Des questions essentielles se posent au spectateur, la société n'est au fond qu'une addition d'individus bien individualistes c'est le cas de le dire......
Reflet indubitable d'une époque, d'une société et d'une personne, j'ai vécu un excellent moment de cinéma ou plutôt d'humanité, je conseille......
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2014
un film simple avec des gens simples et une femme qui essaye le temps d'un week end de sauver son boulot.
s'en suit une galerie de portrait avec des ouvriers touchés de plein fouet par la crise.
c'est vrai que c'est répétitif mais c'est le but du film de découvrir tous les employés
de cette société qui ont tous une bonne raison soit d'accepter soit de refuser l'offre que
leur fait Marion Cotillard.
on sent vraiment des artistes concernés et jouant admirablement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mai 2014
très très beau film mise en scène parfaite les acteurs joue bien brillant scénario
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2014
Retrouver les frères Dardenne est un plaisir cinéphilique à nul autre pareil. Avec eux, on sait que l'on va être envahi par l'émotion... Et, là encore, ils ne déçoivent pas avec une Marion Cotillard à la hauteur de son talent incomparable... Oui, vraiment, un grand moment de cinéma...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mai 2014
Je ne me souviens pas d'un film qui montre le monde du travail de cette manière, qui aborde sans jugement la vie des gens de tous les jours avec autant de justesse, de vérité. Le quotidien de ceux qui n'ont que leur travail pour vivre avec leur égoïsme mais aussi leurs élans de générosité.
Enfin et peut-être surtout la morale de l'histoire n'est pas celle que l'on cultive en ces temps dominés par le culte de l'individualisme. Sandra retrouve le sens de la vie grâce à son combat et aux valeurs de solidarité qu'elle conserve envers et contre tout.
C'est magnifiquement interprété. Un chef d'oeuvre !
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2014
A travers une histoire assez ordinaire (là n'est pas le plus important) les frères Dardenne arrive encore une fois à décortiquer de façon simple et fluide certaines relations humaines et le tiraillement face à certains choix. Les acteurs sont impeccables renforçant cette sensation de réalisme tout comme la réalisation épurée comme d'habitude. Une belle réussite.
benoit_9715
benoit_9715

10 abonnés 29 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mai 2014
"Sociologiquement intéressant" comme dirait mon ami Brice.

S'il y a un aspect de ce film qui est indéniable, c'est la performance de Marion Cotillard. Elle interprète à la perfection le rôle de la femme dépressive, qui réussie un temps à remonter la pente avant de replonger plus profondément dans le gouffre ouvert par la nouvelle de son licenciement. On y voit une grande détresse, mais aussi une grande douleur, une honte de devoir mettre sa fierté de côté. Elle a ce qu'on peut appeler un visage fait pour la souffrance. Pour ce qui est du reste de cette histoire, les premiers mots qui me viennent à l'esprit sont : par pitié quand est-ce que ça se termine ?! Pour conclure je dirais que Deux jours, une nuit est ennuyant même s'il reste d'un certain point de vue intéressant. En effet, il est fascinant de se rendre compte de la manière, positive ou négative, dont peut réagir un groupe de personnes face à un choix moral.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 mai 2014
"Deux jours, une nuit", c'est l'affrontement entre individualisme et solidarité. Le propos est suffisamment subtil pour balayer toute suspicion de dérive démagogique, et le film est dans l'ensemble convaincant. Mes réserves relèvent plutôt de l'aspect formel. Naturalisme, caméra à l'épaule, les Dardenne ont toujours su reprendre à leur compte cette sorte de degré zéro de l'écriture cinématographique, créant une oeuvre qui vise l'efficacité plus que la profondeur, organique, parfois même forte, mais dénuée de toute dimension onirique ou fantasmagorique.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 mai 2014
Sensible, fragile, combative et fière, si Sandra la nouvelle héroine des frères Dardenne trouve en Marion Cottilard, une interprète parmi les plus grandes du cinéma contemporain, le scénario lui pêche. Construire tout le film sur cette idée unique qu’il faut convaincre ses collègues de refuser leurs primes de 1000€ pour que Sandra garde son travail, c’est au final trop léger pour ne pas nous ennuyer. Il manquerait quelques échappées parallèles, pour aérer le scénario et étoffer les personnages secondaires.

Trés vite, on se surprend à répéter le texte de Marion Cotillard à chaque nouvelle rencontre. "Avec Juliette on a vu Dumond. On refait le vote lundi matin… Parce que vendredi… parce que je veux pas aller au chômage".

Alors bien sûr peindre la crise économique à travers un exemple concret de mise à l’épreuve permet d’entrer en profondeur dans toutes les conséquences sociales du chômage, du manque de moyens et de l’angoisse permanente du lendemain.
Bien sûr aussi ralier ses partenaires à sa cause, sa survie, son existence, permet à notre fragile héroine de reprendre confiance en elle, c’est beau et palpable.

Mais cela ne suffit pas… on est loin de Rosetta.

Intime et touchant sans aucun doute, ce film met en scène le combat intérieur d’une femme contre la dépression et l’amour inébranlable d’un mari qui lutte pour sauvegarder son couple. L’usine n’est qu’un pretexte. Bref si "De Rouille et d’os" méritait la palme d’or, pas ce dernier film des Frères Dardenne, non… désolée.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 mai 2014
Ne perdez pas votre temps a voir ce film ....ennuyeux à souhait....très déçue ! Ce film est déprimant a souhait ! Circulez rien a voir
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2014
Deux jours et une nuit: c'est le temps qui est accordé à Sandra (Marion Cotillard) pour sauver son emploi au sein d'une entreprise de panneaux solaires. Deux jours et une nuit: c'est le nouvel ultimatum qu'a réussi à négocier Juliette, l'amie de Sandra, afin d'organiser un deuxième vote (après celui qui devait évincer cette dernière de son emploi). Crise oblige, les salariés sont mis au pied du mur et contraints à un choix cornélien: ou ils toucheront une prime de mille euros et Sandra sera licenciée ou ils renonceront à la prime et Sandra retrouvera son emploi.
On l'apprend rapidement, cette dernière vient à peine de se sortir d'une dépression (dont on ne connaît pas la cause), elle est encore fragile, elle absorbe sans arrêt des pilules, et il lui faut pourtant mener ce combat. Elle a besoin de ce travail, elle doit se battre pour le garder, nonobstant l'opinion cynique d'un patron qui juge que son absence forcée pour cause de maladie n'a causé aucun tort à l'entreprise. On peut se passer d'elle, juge-t-on en haut lieu, d'où ce chantage à la prime qui fait la part belle à l'inhumanité et au mépris.
Poussée par son amie Juliette et par son mari (Fabrizio Rongione), Sandra entreprend de visiter, un par un, chacun des salariés de l'entreprise afin de le convaincre de voter en sa faveur (et, du même coup, de renoncer à la prime, puisque c'est le choix qui leur est imposé!). Cela pourrait être vite lassant, d'autant plus qu'il faut que Sandra tienne à peu près le même discours à chacun des salariés. Mais, avec les Dardenne, pas de place au ronron ni à l'ennui! Chaque rencontre est certes ponctuée par ce même discours qui revient comme le refrain d'un chant fait d'espoir et de détresse, mais chaque rencontre est aussi le moment d'un mini suspens, de l'attente angoissée d'une réponse, d'une acceptation, d'un refus, d'un revirement, d'une hésitation... Avec Sandra, le spectateur espère, pleure, sourit, est pris à la gorge...
Sandra vacille, Sandra chute, Sandra se relève, Sandra espère... On vibre avec elle, on souffre avec elle, on suffoque et on avance avec elle. Ce qu'on l'oblige à faire est inhumain et injuste: si elle retrouve son emploi, que diront les employés qui auront voté pour la prime et qui, du coup, l'auront perdue? Les Dardenne se gardent de porter des jugements sur les personnes: ceux qui souhaitent garder la prime ont de bonnes raisons de faire ce choix. Chaque rencontre de Sandra avec un salarié nous laisse entrevoir les difficultés de vivre, voire les détresses, que connaissent les autres. Sandra se bat pour son emploi, mais la plupart des autres aussi sont obligés de se battre, qui pour payer des échéances, qui pour soutenir financièrement un enfant qui fait des études, etc. Ce ne sont pas les personnes qu'il faut condamner, mais un système inique qui les fait pencher dangereusement du côté de la dureté, voire de la violence.
Reste ce que les Dardenne essaient toujours de détecter, de déceler, de retrouver, même quand il nous décrivent les pires détresses et les pires injustices: la part d'humanité. Rester un être humain, garder ou retrouver sa dignité d'homme ou de femme, même quand on est broyé par un système qui n'a que mépris pour la personne. Où donc Sandra puise-t-elle sa force, elle qui apparaît par moments si fragile et si défaillante? Dans l'amitié, dans la solidarité et dans l'amour. Il y a la force insufflée par son amie Juliette et par les autres salariés qui se rangent de son côté. Et il y a la force insufflée par son mari, bel exemple d'un amour qui relève, qui soutient, qui partage chaque souffrance, qui donne à espérer contre toute espérance. L'humanité, la grandeur et la beauté de l'humain qui ensoleillent ce film pourtant douloureux, les voilà.
Une fois encore, Jean-Pierre et Luc Dardenne nous proposent un film écrit, mis en scène et réalisé avec un soin et un talent qui ne peuvent qu'emporter l'adhésion. Il n'y a pas eu la moindre fausse note, jusqu'à présent, dans leur filmographie. C'est assez rare pour être souligné. Quant à Marion Cotillard, malgré son statut de star, en grande actrice qu'elle est, elle a su parfaitement s'adapter à l'univers et au style des deux frères. On ne se lasse pas de la scruter, on ne se fatigue jamais d'admirer son jeu. 9,5/10
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 mai 2014
A éviter sauf si vous souhaitez rester immergé dans la pénible vie quotidienne des salariés d’aujourd’hui. Dans ce cas, ce film sans une once d’humour ni un gramme de paillettes est pour vous.
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