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Gérard Delteil
257 abonnés
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2,5
Publiée le 29 janvier 2020
Contrairement à d'autres critiques, j'ai trouvé que le jeu des acteurs et les dialogues sonnent juste. Sauf peut-être les propos de l'officier "humain" qui s'indigne de certaines pratiques sanguinaires. La cruauté de la guerre sonne elle aussi juste. Mais le réalisateur semble renvoyer dos à dos la cruauté d'une population opprimée et celle des soldats de l'impérialisme français. Au delà de cet aspect idéologique, le plus gros défaut de ce film, c'est son scénario décousu qui laisse le spectateur sur sa faim. Le personnage de Depardieu est par exemple totalement inutile et la dernière séquence sans lien avec le reste du film et dépourvue d'intérêt. Au final, un mélange d'Apocalypse now et de la 317ème section, le souffle en moins.
Très belle réussite de Guillaume Nicloux. Grâce à ses images sublimes, le réalisateur nous propose un film bouleversant au coeur de l'Indochine des années 40. Tiraillé entre la solitude, la vengeance et son besoin/désir d'amour, Gaspard Ulliel, lui, nous offre un jeu d'acteur d'anthologie. Je recommande ce film.
Un grand film de cinéma comme on n'en voit (presque) plus de nos jours! Un pur film de mise en scène à la direction artistique impeccable (image 35mm magnifique, décors incroyables, sound design soigné) et à l'interprétation remarquable (le jeu de Gaspard Ulliel est d'une intensité folle, saluons aussi les performances de Guillaume Gouix et de la nouvelle venue Lang Khê Tran, sans oublier Gérard Depardieu toujours aussi juste et émouvant chez Nicloux). Il y a aussi ce qu'il faut d'aspérités, de sueur et de folie pour en faire une oeuvre qui remue le spectateur et lui reste longtemps en tête. Ce film vous prend aux tripes, on ressent vraiment la moiteur de la jungle vietnamienne et l'horreur de la guerre (on découvre ici les prémisses de la guerre d'Indochine, alors que la seconde guerre mondiale s'achève à peine en Europe). Le parcours du personnage de Robert Tassen montre bien toute l'absurdité de l'occupation coloniale. Film d'aventure, de guerre et d'amour, qui flirte avec le fantastique en parlant magnifiquement du deuil, "Les confins du monde" est la belle surprise du cinéma français de cette fin d'année.
L’observation mutique, quasi clinique de la mise en scène et l’incarnation parfois distanciée des acteurs sont peut être dignes vis-à-vis du sujet, mais peinent à embarquer dans ce récit de vengeance par nature viscérale. Le contraste entre cette approche plutôt cérébrale, conceptuelle et la simplicité de l’intrigue intriguent avant d’ennuyer, passant d’une force à une faiblesse.
J'ai cru assister à un film d'horreur avec les sursauts et le sang qui vont bien. Et comme je n'aime pas les films d'horreur cela se voit sur la note que j'attribue à ce film. En plus, on ne comprend pas vraiment le but du réalisateur dans ce film. Le bon point c'est qu'il nous montre cette guerre dans ses plus pires détails et dont je n'aurais jamais soupçonné la dureté. En revanche ce qui pêche c'est qu'il n'y a pas vraiment d'histoire suivie.spoiler: Le héros du film veut se venger mais est perturbé par l'Amour. Au final il n'arrive pas à se venger car le chef vietnamien se fait tuer par l'un de ses soldats. Et les personnages secondaires ne servent, à mon goût, strictement à rien. Je n'ai pas compris ce qu'ils apportaient à l'histoire de vraiment pertinent.
Il est de coutume de dire qu'il n'y a pas de guerre "propre" mais dans ce film, Guillaume Nicloux, ne nous épargne rien. L'action se déroule en Indochine en 1945 et le jeune Robert Tassen, incarné par Gaspard Ulliel, va subir la guerre de plein fouet devant l'atrocité des crimes perpétrés sur son frère et sa belle-soeur. Le film relate une vérité sombre mais il tombe très vite dans des scènes d'une violence incommensurable, du sexe à foison avec la relation qu'entretient Gaspard Ulliel avec une jeune prostituée vietnamienne. Bref, malgré la qualité de la réalisation, j'ai trouvé ce film malsain et trop démonstratif des horreurs inhérentes à cette guerre. A noter la présence de Gérard Depardieu dans un rôle d'écrivain balançant de la philosophie à deux sous. Mauvais.
Les Confins du Monde est un grand film : captivant, vénéneux, sensuel et violent, porté par une distribution exceptionnelle (Gaspard Ulliel, Guillaume Gouix, Gérard Depardieu) et une très belle photographie (en 35mm) .
Un film clivant , hypnotique et mystérieux oú durgit BUNUEL ( LA MORT EN CE JARDIN ), GODARD , CIMINO ; COPOLLA, FASSBINDER ,, LAM LE (POUSSIERE D'EMPIRE )et VALLEY OF LOVE . i Incorfortable , violent , utérin , méditatif et terriblement humain . En Indochine loin du pompier ou du carton pate de WARGNIER et du cliché de Barrage du Pacifique de Rithy Panh, une oeuvre en apesanteur , un voyage en immersion visuel et auditif , une reverie sous opium , et du charnel , du sexe brutal filmé frontalement , une poésie des corps et de l´ espace :,
L' intrigue est minimaliste , évidée , remplie d´ellipses , une invitation au voyage dans son intime:et à se perdre :
Au delà de Depardieu en image tutélaire , un GASPARD ULLIEL ; aprés EVA en usurpateur d'ídentité ; revenu des morts comme le Colonel CHABERT qui doit d´abord justifier de son existence restera en éternelle survivance , rempli de vengeance est juste magique , magnétique et incarné : il a ce regard , une démarche féline et porte en lui le courage au delà de la frontière des mots et une respiration de l´ordre d´un ange ou d'un messager de Dieu à l ínstar de Terance Stamp de THEOREME de PASOLINI .
Quant á Guillaume GOUIX ;il es terrien , rempli de secrets , un Charles VANEL jeune ,ou un Jean YANNE gouailleur , terriblement humain , avec un lourd secret inavouable , habite l'espace de manière animale , brute et loyale : Du grand art -
Une traversée sensuelle , arborée , feuillue , pluvieuse , tropicale , groupale au masculin et des scénes á la Conrad ; á la Hemingway et à la Romain GARY adossée aux sons et 'a la musique envoutants.
Du grand art qui donne accès au monde de l'invisible et de l'ímpalpable´:
Du grand art avec une dimension métaphysique apportant des questions et non des réponses :
Très difficile de sortir de ce film. Il nous montre la sale guerre dans ce qu'elle a de plus immonde dans la destruction de toute trace d'humanité dans l'âme humaine. Rien n'est épargné de l'amour, de la camaraderie, de la compassion ou de la bienveillance.... même la peur y passe... Tout est écrasé par la haine, la violence et la vengeance. Assez peu de scènes de combats... mais elles sont inutiles. Tout est inscrit en filigranes. Je me demand d'ailleurs comment les acteurs, parfaits, peuvent sortir indemne de ce film. Un grand film assurément dans ce qu'il laisse au fond de soi... mais à ne pas voir quand on a le blues.
Film étrange. Son principal intérêt est l ambiance, l atmosphère dégagée, les impressions ressenties. Il a pourtant une bonne histoire mais ne s appuie pas beaucoup dessus.
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Cela donne un film intéressant bien qu un peu déroutant. 10% des dialogues ne me semblent pas compréhensibles, l histoire paraît compliquée du fait des nombreux manques, mais en même temps, une fois le film fini, on se rend compte que l histoire, les péripéties ne sont qu un prétexte et finalement que peu importe cette histoire racontée, l’intérêt du film réside ailleurs.
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Les confins du monde, pour moi, raconte l acceptation de la mort, la perte d ambition, d envie. Je n ai pas compris ou se situe cette scène d ouverture du film, la prostration dans le village. Vu que le film est quasiment exclusivement chronologique, on peut imager son époque et son sens par rapport au récit, mais je n ai pas de certitude.
Toujours est-il que la seconde scène du film, le vietnamien avec son flambeau et les ex-prisonniers, le film ne semble commencer par Robert qui retrouve l envie et le film raconte comment il la reperd.
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Je n ai pas vu ce que le synopsis suggère, que sa relation avec mai l atteint, le fait évoluer. Mai provoque un bouleversement de ses croyances. Je n ai vraiment pas vu cela et un bouleversement, cela semble bien improbable de le rater. Il devrait y avoir un avant et un après, une différence entre les deux. Je pense que le synopsis n est pas bien conforme au film.
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Mais cela importe peu, car ce qui reste du film est une ambiance, un goût pour l introspection, une désillusion très bien représentée.
Une plongée au cœur de l'Indochine et de l'armée française. Le récit d'une soif de vengeance (tout comme ce pseudo trouble amoureux) qui a aucun moment nous emporte. faute à une interprétation trop peu convaincante, sur des dialogues pauvres et un rythme sous anesthésie. Ennuyeux à souhait!
Ce film difficile raconte l'histoire d'un jeune soldat miraculé et obsédé par la vengeance, cinq ans avant la chute de l'Indochine française. Guillaume Nicloux avec sa grande maîtrise décrit, dans cet enfer crasseux, la terrible haine menant à la folie humaine, revers de l'abjecte colonisation...