Winter Sleep
Note moyenne
3,8
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246 critiques spectateurs

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41 critiques
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79 critiques
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58 critiques
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37 critiques
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dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2014
Je constate en effet que c'est un excellent film dramatique et psychologique.J'ai beaucoup apprécié.Toutefois le film est malgré tout vraiment trop long (3 h 15), je pense qu'une durée d'environ 2 h 30 aurait suffi.Aussi c'est un film assez dur à suivre, âpre, d'autant plus qu'il est en v.o.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 août 2014
L'arbre au sabot version turc, à coté de moi les personnes dormaient au bout d'une demi-heure !
quelque beau paysages cependant,
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 août 2014
Une plongée dense et intense au plus profond de la psyché humaine dans toute la splendeur de sa complexité.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2014
Un petit village troglodyte flanqué en cœur de montagne… Une lumière diaphane, une nature exubérante, nous voici plongés, dès les premières minutes dans l’univers d’un Caspar Friedrich. Ce même village, cadré différemment et ramassé sur lui-même, sera la dernière image. Elle donne l’impression d’une tour de Babel à la Bruegel qui vient de s’effondrer. Toute la symbolique du film se retrouve dans ces deux plans… Nuri Bilge Ceylan nous offre 3h16 d’une méditation polémique autour de la conscience et de la raison. Aydin, personnage emblématique au cœur de ce drame intérieur, est un homme sur la fin. L’isolement lui pèse. Perdu au milieu de nulle part dans son petit hôtel d’Anatolie, incompris de sa femme, de sa sœur ou de ses proches, il est perdu et s’interroge sur le sens qui lui reste à donner à sa vie. Commence alors une ultime quête, toute en violence intérieure, où il provoque sa remise en question. Cela donne droit à des magnifiques joutes où, bien et mal, raison et sentiments, non dits et faux-semblants rivalisent avec la vérité cinglante et aride. Les contrastes humains se font à l’image du décor, entre froid polaire à l’extérieur et le côté cossu et généreux à l’intérieur. C’est du Tchekhov revisité par Ingmar Bergman, avec toutefois la griffe si particulière de Ceylan (on se souvient du poignant « Les climats ») qui ordonnance avec autant de gravité que de fluidité les discours de l’âme. On peut certes reprocher la durée, mais au final, on s’accorde à penser que compte-tenu de la dimension de ce magnifique film, elle se justifie et ne pèse à peine.
alexandre75
alexandre75

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2014
Avis mitigé : paysages magnifiques, décors hyper soignés (ah qu'elle est belle la Cappadoce ! et les intérieurs troglodytiques), mais 3 h 15 de bavardages (intéressants : c'est parfois du théâtre filmé), c'est quand même long.....

Ce film aura un succès plus que mitigé et est réservé à un public averti, amateur de théâtre et de pensées intemporelles sur la vie en général......
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2014
Winter Sleep (Kış Uykusu, 2014) est le huitième film de Nuri Bilge Ceylan, un réalisateur que le public français avait déjà remarqué il y a quelques années avec Il était une fois en Anatolie (2011). Inspiré de trois nouvelles de Tchekov, Winter Sleep et co-écrit avec sa femme Ebru, ce dernier opus du réalisateur turc nous parle admirablement bien des contradictions morales qui guident nos vies à travers le microcosme d'une famille aux failles multiples.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 août 2014
Nuri Bilge Ceylan est un cinéaste ambitieux, un metteur en scène inspiré, un dialoguiste brillant (même si ses films, jusque-là, étaient peu bavards). C'est un homme intelligent et cultivé. Un esthète aussi. Cela ne fait aucun doute. Et Winter Sleep le prouve. Le récit est à la fois intimiste et ample, navigue entre drame psychologique et drame social, noue et dénoue des relations conjugales, des relations entre frère et soeur, toutes sortes de rapports amour/haine, dominant/dominé. Autour des thématiques du vide existentiel, des sentiments tourmentés, du pouvoir de l'argent, Ceylan fait s'entrechoquer égoïsme et générosité, courage et lâcheté, dignité et indignité, parle de foi, de religion, de morale, de conscience, épingle les prétentions humaines, les arrogances, les condescendances, avive les illusions et les désillusions, les frustrations, les culpabilités, les humiliations... Tout cela exprimé en un long fleuve de dialogues absolument bergmaniens, une longue série de règlements de comptes de plus en plus cinglants et cassants au fur et à mesure du film. Ceylan s'est inspiré de plusieurs nouvelles de Tchekhov et convoque aussi Dostoïevski, Shakespeare... dans le décor à la fois insolite et magnifique de la Cappadoce, superbement photographié. Voilà qui donne une Palme d'or dans la pure tradition d'un grand cinéma qui se considère comme tel et qui présente tous les défauts de ses qualités. Le talent sombre malheureusement dans la démesure : 3 h 15 de dialogues certes affûtés mais fastidieux sur la durée, qui n'évitent pas les lourdeurs analytiques. L'ambition confine à la prétention. Tout en critiquant une forme d'intelligence donneuse de leçons, Ceylan finit par en donner lui-même. Et il est franchement difficile de voir dans la nature du film ce que Télérama appelle un regard "constamment éclairé par la bienveillance" (Pierre Murat). On peut y voir au contraire un mépris suintant de toutes parts, à tous égards : le mépris que se vouent les personnages entre eux, le mépris que voue l'auteur à ses personnages, riches ou pauvres, maîtres ou larbins... Humainement, on peut trouver que ce déploiement d'intelligence méprisante est aussi assommant que déplaisant.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2014
Bon je dois dire que je n'étais pas enchanté de voir Ceylan gagner la palme d'or, j'avais juste vu Trois Singes et j'avais pas aimé du tout. C'était trop mis en scène, trop artificiel pour moi et du coup j'avais volontairement zappé Il était une fois en Anatolie.

Cependant zapper la palme d'or, j'aurai eu du mal, j'étais trop curieux et finalement j'ai bien fait, parce que malgré la durée, le sujet, la nationalité (le tout faisait vraiment caricature de film d'auteur chiant comme la pluie) c'est un vrai bon film et si je n'ai pas adoré, j'ai beaucoup aimé.

Alors certes (je commence par les défauts), c'est toujours un peu artificiel dans la composition des plans et ça ne sert pas forcément le film, je pense à cette scène où l'Imam vient s'accouder à la voiture pour une discussion et le plan est vraiment sublime, on voit le type dans la voiture parler et dans le rétro l'Imam causer, on a le champ et le contre-champ dans le même plan, génial. Cependant je trouve que ça ne va pas avec la teneur de la discussion, quelque chose de plus simple aurait été tout aussi efficace et plus juste, plus vrai. Quelque chose qui ne rappelle pas que c'est du cinéma.

Mais c'est juste 2 ou 3 plans dans le film, donc finalement ça passe plutôt bien. Et puis plus que la mise en scène ce qui est intéressant là c'est la vivacité du montage qui permet de faire passer ces longs échanges qui n'en finissent pas comme une lettre à la poste. Parce que j'adore les séquences qui s'étirent et là c'est le cas. On a de longues discussions, tantôt triviales, tantôt profondes et il se dit à chaque fois des choses intéressantes.

Ce que j'ai aimé c'était vraiment le fait que malgré le fait que ça soit un peu austère, c'est un film chaleureux, le genre de film qui se regarde comme on regarde la neige tomber bien au chaud sous sa couette avec un thé et des gâteaux au miel. C'est pas un film à voir au cinéma, c'est un film à voir sur sur canapé, avec une couverture et une boisson chaude lors d'une nuit d'hiver.

Je pense que la photo y est pour beaucoup dans cette impression de chaleur, la couleur des pulls, l'ambiance des pièces, mais aussi l'ambiance sonore avec le feu qui crépite sur chaque plan. Quelque part cet hôtel est rassurant. Et puis lorsque l'on sort on a ces paysages qui sont d'une beauté à couper le souffle.

Il y a un moment où le personnage principal dit que son hôtel se mérite, et il a raison. Un paysage de la sorte ça se mérite. Ainsi le dernier plan du film se mérite également, il faut voir les 3h16 pour voir ce sublime plan final.

Ce qui rend également le film passionnant c'est les personnages que j'ai trouvé très intéressants parce que pas unilatéraux, ici pas de manichéisme, tout le monde en prend pour son grade… et j'ai trouvé que le perso principal me ressemblait, du moins il dit des choses qui me parlent, que j'ai déjà pu penser et on lui reproche des choses que j'aime bien (étrange de dire ça). Du coup je me suis un peu identifié à ce type.

Je ne sais pas si ce film méritait la palme (j'ai préféré le Dardenne et le Godard (entre autres)), mais c'est un beau film et ça m'a fait un bien fou de voir ça. Je veux dire que ça change de ce que j'ai l'habitude de voir (disons que je préfère voir du Rohmer qui n'en fait pas trop avec la mise en scène plutôt qu'un réal qui en fait des caisses et qui se met à filmer la tapisseries juste parce que ça lui fout la gaule) et c'était pas si mal.

De toute façon le rythme du film fait qu'il est impossible de se faire chier et la construction des personnages fait le reste.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 août 2014
Une critique annonçait 3h15 de bonheur, pour mois 1h45 d'ennui. Je suis le 3ème à être parti de la salle.
C'est trop long, coupez M le réalisateur ! C'est pas possible ! Des images parfois magnifiques, mais des dialogues interminables, on se surprend à penser à autre chose....
C'est un peu facile, mais ca aurait pu s'appeler "summer sleep".
La palme d'or.... Je suis certain que "Mommy" de Dolan l'aurait 100 fois plus méritée.
à éviter !
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2014
Winter Sleep est un bon film. Esthétiquement, on aborde la beauté dés le premier plan. Décors et écriture, il y a vraiment rien à redire. Les trois heures et des poussières peuvent paraître effrayante. Effectivement, elles le sont. Mais ce n'est pas de l'ennuie. Nuri Bilge Ceylan est un réalisateur intelligent. Il nous offre la liberté de décrocher puis de reprendre un peu plus tard sans pour autant être largué. Néanmoins, çà ne justifie en rien ces longs dialogues interminables.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2014
Certes, le film dure plus de trois heures.

Pour celles et ceux qui aiment le grand et beau cinéma, cette longueur ne sera en rien gênante. C'est l'un des points forts du film qui permet de pénétrer au plus profond des états d'âme de chacun des protagonistes. Pas seulement en simple spectateur, mais presque comme acteur. Tout est parfait. Parfaitement maitrisé, écrit, filmé, interprété. Un rien théâtral. Dans ce monde, comme dans le nôtre chacun tentera de trouver sa place.

Nuri Bilge Ceylan, réalise un film, rare, fort, d'une extrême finesse et magnifique de bout en bout.

Inutile de chercher des mots qui n'arriveront pas à traduire le ressenti devant la sublime photographie et cette façon toute particulière de filmer les visages et les regards. Il y a aussi les paysages magnifiques et envoûtants de cette région de Cappadoce. Le cadre est propice à certaines scènes qui m'ont particulièrement marqué. Un cimetière, un lapin abattu au cours d'une partie de chasse, des villages perdus, mais plus que tout une séquence avec un cheval sauvage.

Le scénario est magnifiquement construit. Les dialogues, très bavards obligent à une attention permanente, avec la lecture des sous-titres, pour tous ceux qui ne possèdent pas la langue turque. Ils nous renvoient bien souvent face à nos propres failles et reflètent l'exacte photographie de notre monde actuel. Ce simple fait, peut déranger, ou enrichir.

Le film met en avant un incroyable trio d'acteurs. L'ensemble du casting est tout aussi parfait. Chaque rôle, aussi court soit-il, apporte un plus supplémentaire à une intrigue qui ne finit pas de s'enrichir.

Winter Sleep et sa Palme d'or largement méritée est un film à voir. Un grand moment de cinéma qui s'offre à vous.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2014
La longueur est le seul réel défaut d'une histoire prenante, où la solitude imprègne l'ambiance avec comme écrin le plus beau des panoramas turcs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 novembre 2014
Brillant ! Bien que le film soit proche d'un huit-clos, on ne voit vraiment pas les 3h16 passer grâce aux dialogues passionnants et aux personnages charismatiques. Néanmoins, certaines questions qui subsistent à la sortie mériteraient des réponses...
xando
xando

17 abonnés 63 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2014
L'hotel Othello, le théâtre de la vie. Des dialogues et une interprétation incroyables. Un film d'une beauté intense qui m'a passionné de bout et en bout. On resterait bien une ou deux heures de plus avec nos personnages tant Nuri Bilge Ceylan parvient à nous faire entrer dans leur monde, dans leur intimité. Des paysages des Capadoces à couper le souffle et comme toujours chez le réalisateur un sens du cadre et de la lumière inégalé. Un pur chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 août 2014
Oui, c'est vrais c'est un chef d'œuvre. Ils ont pas mentit. 3h16 sans les sentir.
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