...Moins un film sur le monde de l'enfance que son précédant que sur celui des parents confronté à un événement inattendu qui les ébranlent et met leurs convictions à mal au-delà de ce qu'ils pouvaient imaginer. Sorte de remake improbable de La vie est un long fleuve tranquille (beaucoup de similitudes tout de même), les traditions si particulières des japonais, la discrétion et une certaine fatalité sont...
Kore-Eda me déçoit un petit peu ici. Pourquoi? Et bien parce que d'habitude il approfondit plus des personnages et leurs relations. Ici, finalement, on survole trop l'ensemble des personnages sans vraiment savoir ce que pensent les enfants. On retrouve tout de même de nombreux éléments de la société japonaise que l'on commence à connaître à force de voir des films japonais. Le film n'apporte pas grand chose de neuf et n'est pas suffisamment approfondit pour révolutionner le genre. Un bon film mais qui reste en-dessus de nombreux autres quand on est un habitué. Pour les novices par contre, il sera probablement beaucoup mieux considéré et noté.
Hirokazu Kore-Eda est sans aucun doute le cinéaste le plus fin et le plus délicat quand il s'agit de décrire l'enfance, et plus généralement les rapports humains.
Dans son dernier film, il le démontre encore à la perfection, sur une trame qu'on a trop vite tendance à rapprocher de celle d'Un long fleuve tranquille. Il s'agit en effet d'un échange d'enfant à la naissance entre deux familles de milieux très différents, mais là où le film de Chatilliez jouait la carte de la comédie pure, celui de Kore-Eda joue celle de la tendresse et de la réflexion.
Écrit et parfaitement mis en scène par Hirokazu Kore-eda, ce film douloureux nous offre des scènes d'une grande intensité. Son scénario aborde un sujet grave interprété par des comédiens parfaitement impliqués. Dommage que le rythme du film soit si lent car le réalisateur nippon nous montre de belles images sur un fond triste de Japon gris et aseptisé, heureusement enluminé par la beauté du petit Keita.
Un très beau film de Kore-Eda , décidément un des maitres du cinéma japonais contemporain , très profond , très humain , dans la grande tradition japonaise de Ozu, de Mitsogushi , sur le questionnement de l’homme, sur la bienveillance et la quête d’identité. Le scénario aborde un thème déjà -vu, de l’échange de bébés au berceau, et de leur destin parallèle élevés par des familles de milieu très différent. Ici Le couple principal est un jeune couple CSC , le mari travaille dans un grand groupe japonais à une poste de cadre supérieur. IL donne une éducation parfaite à son fils, cours de piano, de maintien, meilleure école privée. Mais l’annonce par l’hôpital du changement de bébé au berceau va tout bouleverser. Son fils de sang va lui être présenté, mais le charme n’opère pas . Se pose alors la question essentielle de la filiation. La différence entre l’inné et la transmission. Pourra-t-il apprendre à connaître, amadouer, éduquer ce nouveau 2e fils ? Un temps il est tenté d’acheter ce 2e fils, financièrement pour en avoir la « propriété » mais l’argent n’est pas suffisant et il faudra qu’il essaie de chercher au fonds de lui même les ressources pour se remettre en question et retrouver le sens de l’amour. Le final est très astucieux ne prenant pas parti et laissant toutes les options ouvertes, et chaque spectateur face devant ce questionnement ouvert, pourra s’interroger sur son propre ressenti… Très beau film , même si j'ai un faible pour son autre chef d'oeuvre dans la même veine " Notre petite soeur" .
Kore-Eda Hirokazu est un directeur d'acteurs extraordinaire. Il trouve une formidable justesse dans cette description de deux familles japonaises opposées qui ne tombe jamais dans la caricature, et il s'attaque à des valeurs traditionnelles trop strictes. Une version de "La vie est un long fleuve tranquille" sans caricature mais avec émotions.
Esthétique superbe et classicisme exacerbé, on frôle parfois l'overdose en raison d'un rythme qui pourrait paraitre lymphatique. Sur une histoire d'échange de berceaux, on est bien loin des Groseille et des Le Quesnoy. Traités avec finesse et pudeur, les sujets de l'importance de l'inné et de l'acquis, de la transmission, de l'éducation ou des différences de classes sociales, nourrissent un scénario remarquable d'intelligence. Acteurs excellents, y-compris les enfants.
Tel père, tel fils est un mélo dans la pure tradition du genre or ce qui aurait pu devenir, dans la main d'un réalisateur américain, une immonde guimauve, se présente ici comme une oeuvre sobre et épuré particulièrement bien interprété. Si l'on peut regretter un certain schématisme (l'opposition sociale très marquée des deux familles, une fin très belle et réussie mais attendue), le film de Koreeda touche par sa manière pudique de retranscrire les sentiments. On s'attache aux personnages et on ressent les émotions qu'ils cherchent à retranscrire. Tout sonne vrai dans cette chronique émouvante, douce et amère à la fois. La mise en scène simple mais mimétique retranscrit parfaitement ce flottement permanant entre nostalgie et mélancolie. Si Tel père, tel fils souffre de quelques longueurs (le film aurait gagné en limpidité avec vingt minutes de moins), il est aussi la preuve que le cinéma asiatique est le seul capable de transfigurer un sujet propice aux pires éceuils lacrymales.
J'ai vu un film... extrêmement touchant et particulièrement réussi ! On est vraiment saisi par l'humanité d'un tel film, avec des questions de fond sur l'éducation, l'exigence, l'amour pour ses enfants... C'est une vraie réussite tant on est touché par ces familles qui se rédecouvrent elles-mêmes, leurs valeurs, leurs fondations, leurs projets. C'est un mélodrame intime, et drôle... On voit bien que l'enfant est un ensemble d'inné et d'acquis... qui se révèle par les conditions, les circonstances... et les parents... Et ce qu'on peut penser comme une "bonne éducation" peut sembler manquer de place pour l'enfance, tant on fait porter sur les enfants les stigmates d'un état adulte en manque... La réussite de ce film tient dans le jeu des comédiens, le montage, et la longueurs des plans qui permet à l'émotion d'émerger.. Un bien beau film !
"La vie est un long fleuve tranquille" version Hirokazu Kore-eda qui au contraire d'Etienne Chatiliez qui avait misé sur l'humour, lui a voulu traité ce drame avec le plus de sérieux possible au point d'émouvoir au plus haut point. C'est parfaitement maitrisé avec d'excellents acteurs qui nous ramènent une fois de plus à cette réflexion sur l'influence de l'argent et le niveau social sur le bonheur de nos enfants. Comme quoi nous avons les mêmes préoccupations au pays du soleil levant...
Kore-Eda est un formidable cinéaste de l'enfance. Alors qu'elle est au coeur du propos, ici, elle se révèle pourtant ici bien absente, le réalisateur préférant poser sa caméra distanciée sur le moins sympathique des protagonistes, jusqu'à l'amener à se transformer. Mais on n'y croit pas trop. Dommage, il avait tous les éléments pour un grand film.
Le cinéaste pose le problème avec subtilité : les liens du sang sont-ils plus forts que ceux du cœur et de l'éducation ?
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La plus grande force du film est dans le regard des enfants, admirablement dirigés, avec toute l'innocence de leur jeune âge. C'est dans cette pureté que les parents trouveront la réponse à leurs doutes.
Magnifiquement interprété, "tel père, tel fils" évoque le délicat sujet de la filiation, des liens du sang et de cette capacité à se sentir parent d'un enfant qui n'est pas de soi. Les scènes sont délicates et jouées avec justesse tant par les adultes que les enfants, la musique est parfaitement adaptée, les émotions sont bien présentes. J'ai regretté la caricature sur les 2 familles que tout oppose et quelques maladresses dans le déroulement du scénario. La mise en scène est néanmoins excellente, jai vraiment apprécié ce drame à la nippone....