Tel père, tel fils
Note moyenne
4,2
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352 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2014
Excellent. Tendre . Cette plongée dans l'univers japonais est agréable et étonnante. L'histoire de leurs sentiments et leur évolution est bien traité . Subtil et pas caricatural. Réussi .
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2014
Le dilemme des deux familles va être de réfléchir à la question suivante : "les liens du sang sont-ils plus importants que l’amour porté à celui que l’on croyait être notre enfant ?"

Le film donne une place importante au père, ses sentiments, ses attentes, son amour … Le réalisateur nous offre de très jolies scènes entre Ryoata et Keita son fils. Ryoata est un père qui se pose beaucoup de questions sur l’amour qu’il porte à son fils. De son côté, son fils Keita fait tout ce qui pourrait plaire à son père. Le réalisateur met en parallèle également les deux familles et la disponibilité et le comportement des pères avec leur enfant. Pas de jugement, à aucun moment. Beaucoup de scènes sont poignantes et tirent quelques larmes mais le réalisateur ponctue son film de scènes plus légères. Tout est feutré, mais tout est dit.

Les acteurs sont formidables. Le réalisateur a su diriger les enfants. Leur questionnement sur la situation, leur adaptation a leur nouvel environnement, leur sentiment…. Tout ceci est abordé avec beaucoup de délicatesse. Les enfants sont très naturels, mention spéciale au petit garçon Keita qui est particulièrement touchant.

Tel père Tel fils est un mélodrame fin et délicat. Tel père tel fils ou l’art d’être père….
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 janvier 2014
Un film très émouvant. A voir absolument, le meilleur film de ce dernier trimestre au cinéma !
Myene
Myene

20 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2014
Décidemment je me sens gâtée ces derniers temps par les réalisateurs d' Extrême Orient qui nous invitent à voir au plus près les perturbations de sociétés tiraillées entre le maintien de la stabilité des principes culturels et d'éducation , les inévitables adaptations plus ou moins consenties aux affres de la mise en compétition de notre société transnationale implacable et ce besoin de réaliser son bonheur personnel dont l'apogée serait la transmission. Apres la Chine ses faits divers comme réponses personnelles à la déshumanisation de "Touch of SIN'; le japonais Hirokazu Kore Edan confirme ses dons pour nous impliquer avec délicatesse dans l'intime des familles nippones. Comme d-habitude il excelle dans les portraits de scènes familiales, le monde féminin est rendu avec nuances , les enfants sont saisis sur le vif dont il nous donne l'impression d'être des voisins privilégiés...J'ai été très sensible à l'atmosphère du film qui dans des parcours sociaux contrastés témoignent des comportements japonais teintés de rigueur individuelle et d'empathie collective .Fortement ancré dans son contexte culturel ; ce film est aussi universel ; car dans cet architecte Samouraï on reconnait toute la psychorigidité des doués qui au nom de leur réussite imposent leur point de vue, s"enferment dans leurs certitudes et peuvent laisser passer le bonheur!
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2014
"Tel père, tel fils" part d'un postulat très simple : deux bébés ont été échangés à la maternité par une infirmière jalouse. L'un a grandi dans la classe supérieure, porteur des ambitions démesurées de son père. L'autre est devenu l'aîné d'une joyeuse fratrie de saltimbanques provinciaux.

Etienne Chatilliez en avait fait une comédie. Hirozaku Kore-Eda en fait un drame, qui sans atteindre les sommets lyriques de "Nobody knows", qui m'avait arraché des sanglots douloureux en 2004, n'a pas volé son prix du jury à Cannes.

L'intrigue repose sur un ressort qui ne me semble pas crédible : la fraude ayant été révélée six ans plus tard, l'hôpital recommande aux parents d'échanger leurs enfants. Est-ce la pratique usuelle (à supposer que ce genre d'erreurs ou de fraudes soient fréquentes et ne soient révélées que si tardivement) ? Au Japon ? En France ? Irait-on désunir, au nom des liens du sang, les liens d'amour que six années de vie commune ont tissé ?

Si l'on surmonte cet obstacle, les deux questions que pose le film sont à la fois immenses et simples : qu'est-ce qu'un fils ? qu'est-ce qu'un père ?

La première n'est pas la plus facile : un fils partage-t-il le sang de son père ? ou hérite-t-il avant tout de son éducation, de son amour, de ses valeurs transmises, du temps partagé avec lui ou au contraire de son absence douloureusement ressentie ? Ainsi posée, la question appelle une réponse évidente. Le mérite du film de Kore-Eda est de ne pas sombrer dans la bien-pensance complaisante qui vanterait la prééminence du choix librement consenti sur les liens naturels prédéterminés. Il maintient pendant plus de deux heures le suspense sur la destinée des enfants (seront-ils échangés ou pas ?) pour laisser finalement la réponse ouverte.

Mais au-delà de la question de la filiation, c'est la question de la paternité qui est au centre du film (laissant de côté celle de la maternité avec un dilettantisme qui choquera le ministère des Droits des femmes).
On comprend progressivement que les difficultés de Ryota à accueillir Ryusei, son fils de sang, et/ou à se séparer de Keita, son fils adoptif, ont moins à voir avec eux qu'avec sa propre difficulté à s'assumer en tant que père - et en tant que fils de son propre père.
Cette lente maturation trouve son épilogue dans une scène bouleversante où le père et le fils, quoique cheminant sur des routes séparées, parviennent enfin à s'entendre.

Un film que je suis content d'être allé voir avec mes garçons en ces périodes de fêtes où les bons sentiments ne manquent pas ...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 janvier 2014
C'est lent, c'est japonais, c'est magnifique. Kore-Eda Hirokazu nous entraine encore une fois, dans un drame doux amer avec une réelle finesse et virtuosité. Étant fan du réalisateur, je partais avec une certaine confiance, et il ne m'a en effet pas déçu.

Difficile de retranscrire par écrit ce que j'ai ressenti durant la projection, mais c'est du tout bon. Commençons par le point négatif à mes yeux pour nous en débarrasser. L'impression qu'à certains moments, les acteurs surjouaient, m'agaçait. Peut-être la culture japonaise, mais chose que je n'avais pas ressentie dans ses précédents films.
Malgré ça, l'histoire nous transporte réellement du début à la fin. Comment ne pas partager les doutes, les joies et les peines de ces familles....Le réalisateur retranscrit avec justesse ces moments du quotidien qui font d'une famille, une Famille avec un grand F. Car oui, qu'est-ce qui fait une famille? Ces moments à première vue anodins que l’on passe avec ses proches, ou la filiation du sang? Cette question, on se la pose durant tout le film, en se demandant jusqu'au bout quelle choix les parents feront. Y en a-t-il un "bon" d'ailleurs?
Même si le film essaie d'apporter un élément de réponse, le réalisateur arrive à nous faire réfléchir sur cette dure problématique.

Hirokazu prend le temps de nous livrer sur un plateau d’argent un film bouleversant sur la famille, avec ses moments qui nous font verser notre petite larme pour notre plus grand bonheur. Et ce qui est bizarre, c'est qu'on en redemande.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2013
Une nouvelle fois, Hirokazu Kore-eda, offre dans son dernier film, les rôles essentiels à des enfants. Ils sont rois. Le réalisateur excelle depuis longtemps dans son étude des rapports humains, familiaux aussi. (Nobody knows, le magnifique Still Walking et plus récemment I wish).

Ici, deux familles que tout oppose, vont devoir composer, suite à un malencontreux coup du destin. Les images, souvent glaciales, parfois dérangeantes se succèdent, ponctuant ainsi des tranches de vie qui n'auraient jamais du se croiser. Aucun jugement et encore moins de leçon de morale de la part du réalisateur.

Il y a des moments de doutes, d'incertitudes, de calculs aussi, que rencontre l'un de deux pères, rôle essentiel du film, interprété par Masaharu Fukuyama. À sa froideur, doublée d'une rigidité extrême, viennent s'ajouter les rapports à l'argent. Il va voir ses certitudes s'envoler d'un coup d'un seul. Les liens entre un père et un fils n'existent-ils que par le sang, sont-ils plus forts que tout ? Quand la réponse viendra s'imposer, s'en suivront une magnifique leçon de vie et l'un des moments le plus intense du film.

Les femmes sont bien présentes et ne sont pas réduites aux sourires et à l'inclinaison quasi obligatoire devant leurs interlocuteurs. Fortes de leur amour maternel, deux mères vont finir par se rapprocher en se confiant l'une à l'autre. La moins perturbée n'est pas forcément celle qui semblait avoir un avantage au départ. L'une des deux grand-mères affirme avec simplicité que les liens affectifs restent primordiaux face à ceux du sang. Des femmes justes, respectables, étonnantes de vérité.

Deux mondes. Deux époques, aussi. Mais plus que tout, deux enfants, Shôgen Hwang et Keita Ninomiya, qui eux, sont les plus forts et vaincront là, où les parents ont trébuché.
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2014
Voici un film en manque de rythme. Durant ces deux heures, une dizaine de minutes sont ennuyeuses. Soit parce que la caméra reste impassible reste impassible sur un objet ou une personne quelconque. Soit parce que le spectateur ne se sent pas du tout visé. Par contre, ce qui est de cette émotion, qui frappe en plein cœur, douloureuse ou joyeuse, longue ou brève, cela vous le fracasse et vous le fait tomber en mille morceaux, tellement que la vie est montrée si chienne. Un véritable moment de vie pure et pourtant si simple, des fois gênant et parfois carrément heureux. Ou plutôt qui rend heureux le spectateur qui, pour ce dernier, est subjugué par ce bijou de cinéma.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2013
Les liens du sang ou les liens du temps ? voila une question parmi d'autres que pose ce film remarquable, pellicule de tendresse, d'émotion qui interroge sur les différents état de la famille, nombreuse ou avec un enfant ? tournée vers l'avenir ou soudée dans le présent ? Au dela d'une intrigue convoquant de grands enjeux,Ce Hirokazu Kore-Eda sait utiliser un ton délicat et faire jaillir le quotidien dans ce qu'il a de plus banal et de plus précieux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 janvier 2014
Comme toujours, Kore-Eda Hirokazu aborde la question de la famille japonaise au sens large et focalise ici sur le couple père-fils en procédant par petites touches avec beaucoup d'intelligence, de sensibilité et de finesse. Il reprend finalement la problématique freudienne de la relation avec les parents basée sur l'inné ou sur l'acquis. La question est de savoir si la relation parents-enfants se fondent sur l'aspect biologique ou sur la culture...

Mais Kore-Eda ne se contente pas d'aborder cette question en tant que telle, il la considère en rapport avec la société nipponne, ses traditions patriarcales, ses codes très contraignants et son idéal de perfection qui soumet les individus à une pression énorme, au point que le Japon détient le triste record mondial du taux de suicide...

La figure du père - patriarcale, autoritaire, laborieuse et finalement très fragile dans son obstination à se conformer à l'idéal nippon - cristallise à elle seule la problématique du cinéaste qui ne juge jamais son personnage mais qui au contraire le met en scène avec beaucoup d'empathie et de tendresse. C'est avec une grande intelligence et beaucoup de pudeur que Kore-Eda en explicite toute la friabilité, toute la fragilité de son personnage.

"Tel Père, Tel fils", à travers la question de la filiation, étend son propos à la question des rapports humains au sein de la société japonaise hyper corsetée par ses codes sociaux et l'idéal nippon. Il confronte cet idéal à la quête du plaisir et surtout de la recherche du bonheur individuel et collectif qui vient en révéler toute l'aberration et son impossibilité dans un cadre à la liberté d'agir est bridée par des contraintes idéologique et morales insurmontables.

Le réalisateur prend - comme toujours - le temps de caractériser ses personnages qui ont de ce fait beaucoup d'épaisseur et de dérouler, dans un tempo imprégné de cette mélancolie qui le caractérise, la dramaturgie d'un scénario extrêmement bien écris. On est saisi par le drame qui sous tend le déroulement du film et qui - presque par surprise - rejaillit dans un dénouement qui du coup prend un une grande intensité.

Tout ça se fait de manière subreptice et insidieuse, et c'est ce qui fait tout le génie du réalisateur japonais qui sous couvert de se contenter d'observer le quotidien et la banalité de ses personnages en fait peu à peu ressortir toute la souffrance et toute la fragilité. Brillant et magnifique ! Bravo !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 décembre 2013
Histoire dramatique, un décor bien planté, des personnages de caractères mais des lenteurs qui agacent. Dommage.
Un film que l'on pourrait voir en dVd mais qui ne justifie pas de se déplacer au ciné.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2015
Très bon film sur deux famille de milieux sociaux complètement opposés dont les enfants ont été interchangés par erreur à la naissance : réaliste, "Tel Père tel Fils" balaye de nombreux sujets de société et liés notamment à l'éducation, en mettant remarquablement en valeur les individualités (supers acteurs). Le développement d'un enfant est-il lié à son héritage génétique, où uniquement à la manière dont il a été élevé ? Peut-on réparer une telle erreur ? Autant de questions auxquelles le film s'efforce de répondre au travers de situations concrètes, souvent teintée d'humour, qui résonnent immanquablement comme des échos d'enfance. En filigrane, une réflexion assez progressiste sur la place du travail et la réussite individuelle, un sujet que l'on imagine important pour un pays comme le Japon. Un beau film, très recommandable !
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2014
"Tel père, tel fils" ne m'a pas vraiment bouleversé, principalement pour 2 raisons : le manque de rythme du film, ainsi qu'une trop grande retenue de la part des acteurs. La culture asiatique rejaillit et ce n'est pas forcément dans l'intérêt du film : échanger son enfant devrait être beaucoup plus douloureux que ce que l'on voit à l'écran ... En revanche, le rôle de père joué par Fukuyama est un très bon point, car le personnage (carriériste, froid et calculateur) est la clé du malaise, et par l’analogie inexistante entre les 2 familles, dénonce clairement un vice de la société japonaise.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2014
Sympathique portrait de la société japonaise d'aujourd'hui, au travers de deux familles aux styles contradictoires. La vie est un long fleuve tranquille. Mais on aurait aimé plus de synthèse au final.
Phillip
Phillip

1 abonné 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2013
spoiler: Vu à Cinémassy
Très bon film, beaucoup de finesse, et magnifique interprétation des acteurs, adultes et enfants. L'histoire d'échange de bébé à la naissance est simple mais la problématique à laquelles les parents font face est bien analysée. Intéressant d'observer également l'évolution de la société japonaise et du modèle du père absent, semblant être battu en brèche. C'est aussi fascinant de voir à quel point les 2 familles, avec les modes d'éducation différents, sont focalisées sur leurs enfants.
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