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Alex
17 abonnés
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4,0
Publiée le 22 mai 2022
Très bon western à l'ancienne, sombre et violent, avec tous les ingrédients du genre : des héros, des brutes, des truands, de la vengeance, des fusillades... La mise en scène est sobre et soignée, avec de superbes décors et d'excellents acteurs. Comme souvent, malgré une nature hostile le plus grand danger reste les Hommes !
Quand un réalisateur danois, Kristian Levring initiateur du dogme 95 en compagnie de Lars von Trier, Thomas Vinterberg et Soren Kragh-Jacobsen se met en tête de réaliser un western, on se demande ce qu'il peut bien ressortir d'une initiative aussi intrigante qu'inattendue. A voir « The salvation », sorte de western spaghetti post-moderne, on n'ose penser que Kristian Levring mettant ses pas dans ceux de Sergio Leone s'imaginait en ripolinant à peu de frais l'imaginaire de l'ogre romain, créer le même choc que fut l'apparition sur les écrans en 1964 du premier épisode de la trilogie des dollars. La présence de Mads Mikkelsen apporte certes une certaine crédibilité à cette histoire de vengeance sur fond d'émigration danoise et de fièvre pétrolière mais les seconds rôles hormis peut-être Eva Green sont assez insipides, notamment un Eric Cantona dont la partition aussi laborieuse que pathétique dans un rôle fantomatique et superfétatoire renseigne assez vite sur le manque de fondement de l'entreprise. A la toute fin, une question demeure : «qu'elle était la réelle motivation d'un réalisateur qui a peut-être plombé définitivement sa carrière suite à ce film qui n'innove en rien ou si peu ? ».
De nationalité danoise, britannique et sud-africaine avec des acteurs français, danois et anglais et un tournage aux Etats-Unis c’est ce qui s’appelle un film cosmopolite et ce n’est pas si courant. Si l’on pouvait craindre que ce mélange hétéroclite au niveau de la production soit difficilement digeste et bien loin s’en faut ! La trame qui sert d’écrin à ce western est assez mince certes, on aurait salué une intrigue plus tortueuse et épaisse, mais cette vengeance qui n’en finit plus est tellement bien mise en images qu’on le lui pardonne. Le réalisateur Kristian Levring a voulu se faire plaisir cela se sent d’où l’impression d’une compilation influencée par les meilleurs westerns de l’époque réunis en un seul. Certains lui reprocheront ce côté ultra-référencé mais lorsque cela est exécuté de la sorte, on tire son chapeau. En effet, la photographie est stupéfiante de beauté crépusculaire et chaque plan est cadré avec une précision chirurgicale tandis que paysages, décors et personnages qui en font partie sont filmés avec une maestria visuelle effarante. Les images que « The Salavtion » donnent à voir sont tout bonnement parfaites dans leur esthétique. Quant au règlement de comptes final, il est bourré d’inventivité à chaque plan, âpre et sans concession mais il vous tient surtout attaché à votre siège durant un quart d’heure. Même si l’originalité n’est pas la première des qualités du film, l’emballage est d’un si bel ouvrage qu’on se laisse convaincre sans souci de plonger une heure et demi durant dans ce western en forme d’hommage.
Un western issu d'une co-production danoise et américaine, cela donne un drôle de mélange sur le papier mais au final, un film intéressant. Alors on retrouve tout ce qui fait un bon western avec une violence sèche, des paysages sublimes, des outlaws très méchants mais aussi tout ce qui caractérise le western dit moderne avec un héros qui n'hésite pas à faire usage de la violence, des personnages bien torturés et une critique acerbe de l'époque qui parle du même coup de notre époque. Les acteurs sont très bons et se régalent à camper certains archétypes du genre tandis que la mise en scène est assez aboutie, nous offrant quelques bons passages, optant soit pour un rythme saccadé, faisant monter la tension, ou bien pour un rythme parfois plus contemplatif. C'est réussi donc et c'est fait avec savoir-faire. D'autres critiques sur
Un western à l’ambiance nordique, bien maitrisé avec quelques très beaux plans fixes. Ultra violent de bout en bout, Levring tente de faire de l’art avec cette violence et comme il est rigoureux et soigné il y arrive parfois. Il penche plus du coté spaghetti western que des originaux du genre mais il garde sa propre personnalité tant par le scénario qui bouscule certaines habitudes que par sa réalisation extrêmement lente…Curieusement, bien que l’on ne s’ennuie pas, il semble durer 120 minutes. Les acteurs sont bien choisis pour leurs rôles er Eva Green s’en tire sans fautes malgré son visage mutilé et son silence permanent. Eric Cantona fait plus que participer, son rôle de méchant lui va parfaitement et il n’a pas besoin non plus de parler beaucoup. Ce n’est évidemment pas dans les émotions ni dans les vraisemblances que se trouvent les qualités de ‘’The salvation’’ mais exclusivement dans sa forme et dans les souvenirs que les grands westerns ont laissé dans la mémoire de Levring.
Un western qui a de la gueule : sombre, crade, peuplé de salopards... Très calibré, mais efficace, The Salvation bénéficie de l'intense interprétation d'un Mads Mikkelsen en grande forme. Eva Green, même muette, est excellente et parvient à faire étinceler cette lueur de folie dans le regard de son personnage.
Excellent film. Le scénario est prenant, le casting est irréprochable, la photographie et les décors sont saisissants, la musique est superbe, bref, une bonne surprise pour ma part.
Publiée le 1 septembre 2014 ( par Michel Crotti ) La catégorie Western est relativement rare. Ici on a une réalisation descendant en droite ligne de l'univers Sergio Leone/Ennio Morricone et des "gueules" telles C Eastwood/C Bronson etc. En effet Mads Mikkelsen (John) Eva Green (Madelaine) sont à la hauteur -ils nous emportent - quant à Eric Cantona (Le Corse) il est bien insignifiant (dommage). On y trouve les justes vengeances, les brutes épaisses, les paysages inhospitaliers, des guns et des chevaux (et même du pétrole). 1h 30 de divertissement assuré avec une musique digne des meilleures dans le genre !! **
Le western est décidément de retour au cinéma, puisque même les européens, mieux les Danois, s'y mettent ! Certes, ce film ne révolutionne pas le genre, il donne cependant un long-métrage hautement fréquentable. L'intrigue reste une classique histoire de vengeance où un homme seul doit affronter une bande de criminel qui terrorisent une ville poussiéreuse de l'Ouest. Si l'histoire reste classique, elle est portée par une interprétation sans faille et menée par un casting international (Danois, Français, Suédois, Américains...). Les décors et la mise en scène sont de belle facture, même si là aussi elles sont également dans les clous sans réelle prise de risque. On assiste donc à un spectacle très balisé, mais dont le spectaculaire n'est pas contestable. On passe près d'une heure trente de pur bonheur où l'action, la dureté des relations humaines ramène à l'âge d'or du genre tout donnant une vision finalement plus juste de ce peuplement de l'Ouest avec en plus des Américains ''de souche'' de nombreux immigrés venant du vieux continent. Un spectacle classique dans tous les compartiments, mais dont le visionnage est un pur moment d'évasion. Un western danois à voir sans hésitation.
The Salvation est un western très classique dans son déroulement. Un homme, de surcroît étranger, qui a vengé la mort de sa femme et de son fils se retrouve la proie du frère de l'une de ses victimes. Sur un schéma ultra-balisé, The Salvation ne prétend pas révolutionner un genre aux conventions bien connus. En effet, rien de bien original dans le fond même si l'ensemble fonctionne grâce à l'interprétation impérial de Madds Mikkelsen et d'Eva Green dans un rôle dépourvue du moindre mot. The Salvation est un western âpre et violent, sombre et torturé qui doit beaucoup à la qualité de sa mise en scène, au soin apporté aux décors et à leur ultra-stylisation. C'est beau et coloré, les paysages sombres sous la pluie sont magnifiquement rendus et certains plans s'apparentent à des tableaux. Bref, si le film est convenu, il est aussi particulièrement beau et assez prenant. Un retour aux sources pas déplaisant!
J'aurais pu mettre plus que 3 étoiles parce que certains passages sont vraiment bons mais comme d'autres sont franchement faiblards, que tous les seconds rôles ne sont pas fantastiques (y compris celui du méchant, ce qui est plus embarrassant), que la bande originale n'a rien d'originale justement, se contentant de coller aux musiques habituelles du genre, je laisse une note dans la moyenne. Restant malgré tout dans le positif car dans l'ensemble, c'est plutôt bien fait !!
Articulé autour d'un scénario de western ultra-classique mais efficace, "The Salvation" déroule de belles qualités cinématographiques (mise en scène, photographie, interprétation). Pour la rentrée cinéma de septembre, voici un bon western qui se savoure sans modération.
La cruauté danoise n'a décidément pas de limite pour s'aventurer dans les plaines sauvages de l'Amérique nous proposer un western de bonne facture. La mise en place du scénario est excessivement dure reprenant les thèmes habituels déjà maintes fois utilisés par Sergio Leone et Clint Eastwood mais dans une mise en scène très originale. J'ai été surpris par les nombreuses séquences de nuit, le peu de dialogues et une direction d'acteur qui reste toujours sur le fil sans nous offrir de prestation explosive de ce casting. Les personnages auraient mérité d'être un peu plus creusés, on apprend peu de chose de ces deux frères Danois ni du passé d'Eva Greene et Eric Cantona n'est que de passage. Sinon la tension monte crescendo, les nombreuses scènes d'action sont remarquablement réalisées avec une musique lancinante qui rendrait presque ce décor contemplatif...
Levring déploie tous les motifs du western spaghetti, mais avec un savoir-faire évident, un goût du détail prononcé et une photo somptueuse signée Jens Schlosser (son chef op attitré). La reconstitution est soignée, on ne s'ennuie pas mais rien n'est réellement mémorable non plus. Un agréable divertissement, sans plus.
Un western en mode total respect aux anciens, en mode total baston, du genre qui donne envie aux gamins de sortir acheter un colt à pétard et de monter le cheval de trait du voisin. C'est crépusculaire, hyper élégant et super classique. On ne réinvente rien, on rend hommage.