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onsefaitunetoile
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3,0
Publiée le 10 décembre 2020
Un western de genre, les hommes et les femmes venues du vieux continent pour trouver leur Eldorado, ou tout de moins, une nouvelle vie. On retrouve donc ces migrants, qui veulent s'intégrer, se fondre dans le paysage et devenir des citoyens modèles, mais est-ce vraiment possible au pays des bandits de grands chemins. Pas vraiment. Ce n'est pas un western très causant, il se vaut intimiste, âpre et sans compromis, avec une photo marquante et intimiste, une belle vision de l'ouest. * On retrouve un peu le genre de "Pendez les hauts et court", la petite ville, presque insignifiante,où les habitants se plie au bon vouloir d'un gang, leur couardise guide leurs actes, de la délation, à la soumission. Le thème de la vengeance n'est pas nouveau, les règlements de compte non plus, mais là, le montage nous gratifie d'un bon rythme, et d'une histoire qui tient la route. Mads MIKKELSEN, est très plausible, et on est surpris de retrouver un peu de classicisme dans ce western moderne.
Film de caractère très classique, qui n'apporte absolument rien au film de Western (cela n'est pas bien grave), mais qui aurait tendance à être un poil trop caricatural : les méchants sont très méchants et le gentil est un homme pur, seulement troublé par son désir de vengeance.. Il reste de bonnes prestations, question divertissement on en à pour ses frais .
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1,5
Publiée le 19 novembre 2020
J'attendais avec impatience de voir une version danoise du genre western qui s'est avéré être un film sans inspiration et mal exécuté. Quel gaspillage de bons talents surtout de Mads Mikkelsen. La seule chose qui diffère dans The Salvation c'est la légèreté des dialogues tout ce qui concerne l'intrigue a non seulement été fait auparavant mais a été mieux fait. Certaines scènes sont magnifiques mais comme l'intrigue, les images ne font qu'empirer au fur et à mesure que le film avance cela ne change rien. Les passages rapides entre la vraie et la fausse fumée et le feu sont très perturbants surtout quand ils durent si longtemps. Les effets d'armes à feu et le sang ne sont pas non plus excellents mais contrairement à l'image de synthèse ils ne sont pas complètement incroyables. L'intrigue est l'histoire de base est la vengeance. Il n'y a rien de mal à cela mais ici ça ne marche pas. Les scènes de sexe avec les vêtements sont aussi inintéressantes que le reste ce sont des effets cinématographiques qui n'atteignent pas. Non désolé peut-être la prochaine fois. Mais cela dit si vous n'avez rien d'autre à faire et que vous êtes curieux de savoir à quoi peut ressembler un western danois jetez un coup d'œil. Mais n'attendez rien de spécial car cela ne marche pas...
Un western danois dans le pure respect des codes du genre qui ne réussi pas toujours à les transcendés. Les inspirations au cinéma spaghetti de John Ford et Sergio Leone sont très bien illustrés à travers une splendide photographie et des décors à couper le souffle. Porté par l'excellent Mads Mikkelsen, l'intrigue nous plonge au cœur d'une Amérique sanglante, corrompue et lâche, dans laquelle un fermier se lance dans une quête vengeresse pour éliminer les deux hors-la-lois responsable de son malheur, impeccablement joués par Jeffrey Dean Morgan et Eric Cantona. Ce western ne révolutionne pas le genre mais il est fait avec passion. La mise en scène très stylisée et soignée offre par moment de belles séquences spectaculaires. Cet hommage qui manque d'audace est une série B efficace qui mérite son visionnage.
Une vraie petite merveille que ce film. Sur la forme, à l'exception d'une ou deux invraisemblances scénaristiques, tout est maîtrisé. Les comédiens livrent une composition impeccable malgré la dérangeante présence de Cantona qui est vraiment très mauvais (le simple fait d'entrer de façon crédible dans un baraquement lui est pénible). La mise en scène emprunte tour à tour à Sergio Léone, à Clint Eastwood et même à John McTiernan sur certains plans. La musique s'inspire de façon assez récurrente de Morricone (époque Once Upon A Time In America) sans pour autant plagier. On a une superbe photographie surclassant même celle de Never Grow Old pourtant déjà peu peccamineuse. Le film s'inscrit globalement dans cette lignée de nouveaux westerns sans doute née avec des films comme Unforgiven.
Le film part sur les chapeaux de roues et on dait des le départ que l'on va avoir un super western. Violence et règlement de compte comme on les aime avec de superbes acteurs.
Ce film est un western, un vrai! Il reprend les bases des westerns les plus mythiques sans en changer grand chose. Mais comme les acteurs sont bons, le scénario simple mais bien construit, on regarde ce film sans y penser. C'est distrayant, mais pas transcendant. A voir par les amateurs du genre et les fans d'Eva Green (Quels yeux!!)
Le renouveau du Western vient d’Europe, et de manière très régulière. S’il y a eu beaucoup de scories avec le Western Spaghetti, il y a eu des chefs-d’œuvres de Western Italien. Ce Salvation, n’est peut-être pas un chef d’œuvre, mais il n’en demeure pas moins l’un des meilleurs westerns depuis quinze ans au moins. Certes l’histoire est classique. Mais elle enrichie de tant de détails si peu abordés dans les westerns en général, que le film en est presque unique. L’afflux d’étrangers venus d’Europe dans l’Ouest américain a été de manière substantielle le fait des soldats reconvertis. Le racket de petites villes, et l'expropriation de leurs habitants pour des raisons immobilière ont été le fait de plans organisés avec l'aval de banques et de d'officiels des gouvernements. A tout ce travail de recherche historique que Kristian Levring injecte dans son scénario, le cinéaste Danois ajoute une grande beauté plastique à ses images. Un hommage au regretté Leone.
« The Salvation » fait partie de ses films qui me tentaient beaucoup. Son affiche était assez classe, son casting avait une certaine gueule, son synopsis avait su attisé ma curiosité et la bande annonce avait eu le don de finir de me convaincre. Du coup, c’est quasiment le jour de sa sortie que je me suis déplacé dans l’un de mes cinémas pour aller le voir avec l’espoir de me retrouver dans un bon western, genre que je connais au final assez mal.
Je n’ai pas fait le déplacement pour rien. C’est effectivement un western très efficace auquel j’ai eu le droit. Le scénario écrit par Anders Thomas Jensen et Kristian Levring est excellent. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à une telle noirceur ainsi qu’à une telle violence physique mais aussi morale. En ça, le film reste assez fidèle à son genre. Ici, les gentils morflent et les méchants ne sont pas là pour faire dans la dentelle. On est en présence d’un western sauvage digne de ce nom et qui utilise avec beaucoup d’intelligence les différentes ficelles mis à sa disposition.
Assez contemplatif parfois dans sa façon de nous raconter son récit, le film a su m’entraîner avec lui. Dès les premières secondes (avec une phrase d’accroche qui nous replace dans le contexte rendant la suite plus dure encore) jusqu’à son final qui sent la poudre, j’ai été captivé par cette histoire. Si je savais que les personnages n’allaient pas être des enfants de chœurs, j’ai été agréablement surpris par la brutalité régnant dans ce film. Simple histoire de vengeance et de rédemption, le récit a su me fasciner.
Faut dire aussi que le casting à une sacrée classe et possède les gueules qu’il faut pour rendre son sujet encore plus prenant. Mads Mikkelsen est ainsi très bon en Jon. Ce n’est pas forcément son rôle le plus mémorable mais il donne de son charisme et de sa personne pour en faire un personnage pour qui on ne peut avoir que de la sympathie. On a envie de se battre à ses côtés. Et justement, il aura fort à faire face à un Jeffrey Dean Morgan toujours aussi excellent lui aussi en Delarue. Ayant la tête de l’emploi, je suis même presque surpris qu’on n’ait pas pensé à eux avant pour jouer dans un western.
C’est aussi le cas pour Eric Cantona, l’ancien footballeur que j’aimais beaucoup devenu acteur que j’apprécie tout autant. Je ne m’attendais pas à le retrouver dans ce type de production est pourtant il apparaît comme une évidence. Dans la peau du Corse, il n’a pas forcément grand-chose à dire mais son charisme fait le boulot et il est tellement bon que je regrette encore plus de ne pas le voir plus souvent dans ce genre de projet. Elle n’a pas grand-chose à dire non plus, rien en fait, mais Eva Green est elle aussi parfaite dans le rôle de la muette Madelaine. J’ai apprécié qu’on ne joue pas plus que ça de ses charmes pour exploiter davantage l’aspect énigmatique et ambigu de son personnage. Il y avait même matière à creuser davantage je pense.
Derrière, le reste de la distribution est tout aussi classe et sans fausses notes. Mikael Persbrandt est excellent en Peter. C’est vraiment dommage qu’on ne le voit pas un peu plus surtout que son personnage à un côté jouissif. Jonathan Pryce joue très bien également sur plusieurs tableaux avec son personnage de Keane tandis que j’ai bien aimé aussi Douglas Henshall en Mallick. Dans son ensemble, ce casting est fort judicieux et parfaitement bien pensé avec un côté très éclectique mais aussi très complémentaire.
La réalisation de Kristian Levring est excellente. Le cinéaste nous offre des plans d’une très grande beauté avec des travellings tout aussi sensationnels. La mise en scène est vraiment d’une très grande qualité avec en prime des plans riches et variés. On sent la sueur, on sent la poussière, on sent la violence et cette mise en scène contribue très fortement aussi à la réussite de ce western. Assez contemplatif dans son rythme, le film n’en demeure pas moins tout aussi fascinant même si la tournure de certaines situations s’avère prévisible. On ne s’ennuie pas une seule seconde en tout cas.
Les décors sont eux aussi très bon et j’ai beaucoup aimé ce qui à été fait sur la photographie. L’ensemble possède un charme certain que j’ai apprécié et qui prend même une certaine ampleur sur grand écran. Le seul vrai hic à mes yeux, un hic qui fait d’ailleurs baisser ma note ressentie d’un demi-point, c’est les effets visuels et notamment ceux concernant le feu et la fumée ainsi que la surenchère parfois de la lumière (voir l’éclairage de la lune et la plupart des scènes de nuit). Certes ça donne parfois un certain lyrisme, une certaine poésie à l’ensemble mais en même temps sa tranche sur la crédibilité du film et ça m’a un peu fait déconnecté parfois à force de trop ressentir et de manière assez violente les images de synthèses.
C’est vraiment dommage car hormis ce détail, le reste j’y adhère vraiment à fond. J’ai beaucoup aimé aussi les champs – contre champs qui jouent beaucoup avec les non-dits. Il y a des choses qu’on ne voit pas, qu’on devine seulement et cela rend le film encore plus violent et poignant à l’image d’un film d’horreur qui voudrait jouer sur l’ambiance plutôt que sur le voyeurisme gratuit. Cette utilisation de scènes que l’on ne voit pas mais que l’on devine uniquement m’a beaucoup plu. J’ai bien aimé aussi la musique signée par Kasper Winding qui s’accorde bien avec le rythme du film.
Pour résumer, je pensais passer un bon moment devant « The Salvation » mais je ne pensais pas que j’accrocherais autant devant ce western vraiment très efficace et convaincant. Quand je vois ce genre de film, je regrette vraiment de ne pas avoir vu plus de western que ça car avec le temps je me rends compte que c’est un genre que j’affectionne beaucoup surtout quand il est bien maîtrisé comme ici. Avec un scénario prenant, un casting excellent et une mise en scène brillante, tout est réuni pour en faire un grand film. C’est juste dommage sincèrement que plusieurs effets visuels manque cruellement de crédibilité et m’ont fait sortir du film parfois car mon ressenti aurait pu être encore plus élevé je pense sinon. Ça apporte quand même un peu de charme mais ça casse un peu la violence générale. Quoiqu’il en soit, ça reste un très bon film que je conseille et qui vaut le déplacement en salles.
Il y a dans ce film de très belles images, c'est indiscutable (de très beaux sépias notamment). Mais de belles images ne suffissent pas ... Dans ce film, il manque un souffle narratif, une maîtrise du cadrage d'atmosphère et une direction subtile des acteurs. Autre : la musique d'ambiance est pitoyable. Bref, ce film se regarde ; mais le sentiment d'avoir perdu son temps l'emporte finalement.
Un western danois, tourné en Afrique du Sud, avec Mads Mikkelsen en anti-héros, ça peut susciter des doutes. Et pourtant ce western est excellent ! Un ancien soldat danois est venu s’établir dans l’Ouest Americain avec son frère. Au bout de 7 ans, il fait venir sa femme et son fils qui étaient restés au Danemark. Sauf que leur chemin croise celui de 2 salopards qui les tuent. John les retrouve et les descend, sans savoir que l’un d’eux est le frère d’un ancien capitaine de l’armée qui joue le parrain de mafia dans la région, et qui va vouloir venger la mort de son frère. Le casting est excellent un Mads Mikkelsen qui dégage une classe et un calme saisissants, Eva Green, bien que muette, est parfaite et l'on appréciera également la présence de Jonathan Pryce en maire filou. Seule la présence d’Eric Cantona est un peu ridicule au milieu de la bande de truands. A souligner la grande qualité esthétique de ce film, avec des décors magnifiques et des superbes images. Un scénario qui peut paraître finalement un peu banal mais qui nous tient en haleine jusqu’au bout.
Pas de Salut pour The Salvation qui agonise tel son héros plongé dans une nuit lunaire, impuissant à rattraper la diligence familiale et la grandeur qu'elle portait. Car le film se heurte à un écueil de taille, à savoir la revendication d'un récit âpre et violent servi par une mise en scène étonnamment maniériste voire maniérée faite d'effets visuels laids et de cadrages impromptus qui détonne avec la tonalité d'ensemble, livrant certes de beaux plans - le générique d'ouverture, un lac de pétrole, une diligence lancée à toute allure dans la nuit imperturbable - mais sans leur insuffler le moindre souffle dramatique. Pas d'âme, pas de corps ni de cœur ; on ne ressent guère les coups portés ni même la détresse de chacun, on reste silencieux telle Eva Green, certainement le personnage le plus intéressant du film et pourtant présent...15 minutes à tout casser. Ici l'esthétique n'est que pur enrobage destiné à masquer la pauvreté scénaristique et scénique. Ni le rythme ni la composition musicale pourtant de qualité ne rattrapent l'ensemble, jamais cohérent ni accrocheur. Dommage.