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momo M.
50 abonnés
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2,0
Publiée le 5 juillet 2014
Je ne rate aucun film de Ken Loach, mais là vraiment c'est la déception ! C'est un film démonstratif, lent et qui laisse sans émotion. On a connu Ken Loach plus corrosif. Si c'est son dernier film c'est bien dommage !
Ce Jimmy Gralton a existé. Activiste de gauche, il revient en Irlande, après un premier exil forcé de plus de 10 ans aux E-U (avec un passeport américain) - son frère qui aidait leur mère à la ferme venant de mourir, il va seconder opportunément la vieille dame. Nous sommes en 1932. L'Irlande du Sud est sortie (dans la douleur) du Royaume-Uni, mais les rivalités entre clans sont loin d'être terminées, et la crise planétaire de 29 a laissé des traces particulièrement importantes dans l'île, ravagée par le chômage. Ayant rouvert la sorte de centre communautaire qu'il avait créé en 22 (le "Jimmy's Hall" du titre), il se heurte à nouveau à l'hostilité du père Sheridan, qui n'apprécie pas la concurrence avec le patronage, et à celle des propriétaires terriens, puisqu'il met en pratique ses idéaux "communistes", au bénéfice de métayers chassés de leurs tenures. Qu'est-ce qui a intéressé Ken Loach dans ce "biopic" ? La "grande" Histoire ? La petite ? Les deux, mêlées ? On s'interroge... Si la photo est splendide, la reconstitution parfaite, la mise en scène impeccable (classique), le tout manque de rythme, de fougue... d'intérêt, tout simplement. Quand arrive le temps du nouvel exil, on se surprend à constater que l'action n'a même pas commencé. Ou si peu ! Reste la "romance" impossible avec Oonagh - quelques jolis (et délicats) moments d'émotion. Barry Ward a beaucoup de charisme dans le rôle principal.... Au bilan : pas grand chose, hélas. Et rien qui justifierait d'aller au-delà de la "moyenne".
Un film lent et soporifique qui s'étire en longueur et dont on attend avec impatience l'issue. Ken Loach verse dans l'hyper caricature de gauche où seul les communistes et les artistes sont bons et justes tandis qu'ecclésiastiques, bourgeois et policiers sont les méchants de service. Et même s'il faut replacer l'histoire dans son contexte, personnellement, je n'y ai pas cru un instant. Les personnages sont assez peu mis en valeur malgré la bonne interprétation des acteurs, tout est décousu et sans véritable fil conducteur. Au crédit, de bonnes séquences de danses irlandaises mais c'est assez peu pour ne pas trouver ce film ennuyeux.
Pas le meilleur Ken Loach, on sent un problème de budget, notamment dans les décors, mais qu'importe... C'est sensible, généreux, le réalisateur est passionné par son sujet et l'aspect atypique du héros suffisent largement pour rendre émouvante voire souvent puissante cette histoire évitant finalement assez bien le manichéisme. Le rapport à la politique et l'influence de la religion dans les années 30 en Irlande est ainsi bien décrit et le réalisateur de « Kes » évite d'épaissir le trait concernant les personnages-clés, à l'image du prêtre Sheridan (excellent Jim Norton). Bref, c'est du Loach pur et dur, évidemment engagé, où l'on apprend des choses sans que celui-ci oublie pour autant le cinéma, comme en témoigne l'émouvante relation entre James Gralton et Oonagh : une réussite, et peut-être le chant du cygne du brillant cinéaste anglais.
Le film est à découvrir. Les acteurs sont remarquables, notamment Simone Kirby dans le rôle d'Oonagh. Ken Loach fait ses adieux au cinéma dans un bel hommage à l'Irlande, parfois stéréotypé mais empli d'un amour sincère.
1932 en Irlande. Jimmy revient au pays après 10 ans passé aux Etats-Unis. Le climat est plus paisible en Irlande à ce moment là. Jimmy décide de remonter le Hall, un lieu où les jeunes venaient se retrouver, se cultiver, faire du sport et danser… un centre social laïc avant l’heure. Jimmy est progressiste et ce n’est pas pour plaire à l’Eglise qui veut contrôler l’éducation et le contenu de ce qui rentre dans les jeunes têtes. Des tensions vont vite ressurgir.Quelques années après « Le vent se lève », Ken Loach revient avec une partition sur le passé compliqué de l’Irlande à travers un opus moins violent et souvent plus léger. Classique et peu inspiré, ce n’est pas un grand Loach ; à 78 ans son cinéma sent un peu la naphtaline. La direction d’acteur est figé, le scénario et les dialogues très didactiques ; le tout est très peu romanesque. Après, chez Ken Loach on retrouve toujours ce qui fait l’intérêt de son cinéma : la critique de l’individualisme du monde contemporain mais aussi ses convictions claires et bien affichées. Déjà vu, son nouveau film n’apporte rien de neuf excepté juste une scène dans laquelle on comprend que les protestants et catholiques pauvres du nord du pays sont en train de s’allier contre le pouvoir. Et cette révolution naissante n’est pas du goût des puissants (notables et surtout l’Eglise) qui comptent bien toujours assoir leur pouvoir sur ces dissensions ; et oui, une scène rappelant qu’il faut « diviser pour mieux régner ». Ensuite ; il nous inflige une histoire d’amour filmée sans passion ; de la romance sur commande peu convaincante.Au final, je ne comprends pas comment ce film à papa poussiéreux s’est retrouvé dans la sélection de Cannes ; sans être raté, il n’a que peu d’intérêt. Préférez « Le vent se lève », beaucoup plus engagé.
Le nouveau film de Ken Loach est un pur bonheur. Il nous plonge au cœur de l'Irlande des années 30, dans un récit enlevé et humain, drôle et généreux, simple et émouvant. On en sort heureux,, porté par une énergie et un appétit de vie communicatif.
Ce film retrace une partie de la vie de Jimmy Gralton (Barry Ward) de retour en Irlande après la Guerre civile en 1932. C'est une oeuvre très politisée de Ken Loach où le poids de la religion n'est jamais loin à travers le redoutable personnage du Père Sheridan. "Jimmy's Hall" est loin d'atteindre le même niveau que "Le vent se lève", mais il s'en dégage une retranscription nostalgique et brillante de ces années et une belle dénonciation de la bêtise humaine déjà présente. Une oeuvre mineure du cinéaste mais touchante.
Le scénariste Paul Laverty signe à nouveau pour Ken Loach la reconstitution d’une histoire vraie symptomatique de la déchirure irlandaise en décrivant la façon dont, dans les années 30, la prise en main dun club de danse d’un petit village isolé par un indépendantiste accusé de communisme a provoqué la colère des autorités pro-britanniques et du clergé et à créer un véritable déchirement au sein de la communauté. Comme pour Le vent se lève, le réalisateur a fait preuve d’un grand classicisme dans la mise en scène de son film d’époque mais a cette fois donné plus d’importance à la dimension politique qu’au drame vécu par ses personnages. Le romantisme et l’humanisme de ce long-métrage sont amoindris par l’extrême manichéisme avec lequel le réalisateur oppose les braves paysans aux odieux propriétaires et aux autorités ecclésiastiques terriblement réactionnaires. Ce manque flagrant de subtilité et cette volonté de signer un plaidoyer démonstratif au détriment d’un quelconque esprit de provocation et d'un rythme entrainant font de Jimmy's hall une petite déception. Espérons donc qu'il ne s'agisse pas, comme beaucoup l'annoncent du dernier film de Ken Loach, sinon quoi il aurait finit sa longue et fructueuse carrière sur une fausse note..
Chaleureux, humain, vivant ... Dansant. Beaucoup trop long. Sans même chercher de la doc sur cette histoire réelle on sait tout ce qui arrive : l'incendie, l'arrestation du leader, la puissance de l'église et cerise sur le gâteau pas de "corps à corps" entre les deux fous d'amour. Les paysages sont magnifiques la mère est digne mais est suffisant pour adhérer humainement à ce film ?
Film plein de douceur. De beaux paysages, des scènes touchantes et qui en disent long sur l'histoire des personnages, de l'Irlande et des états d'esprit.
Un film franchement trop démonstratif, presque pédagogique. Du coup ennuyeux à souhait car le sujet ne dépasse pas le thème. Rien ne déborde. Rien ne s'échappe
Une page d'histoire de l'Irlande comme observé par la lorgnette d'un appartement^^. Outre une photo absolument magnifique, le film aborde, sous un air parfois décontracté et anodin, l'influence de l'église dans ce beau pays au début du siècle précédent. C'est une biographie simple,respirant la joie de vivre et la soif de liberté, la lutte contre des religieux... (aux méthodes parfois peu orthodoxes). Si le sujet nous est familier, et si l'auteur est en terrain connu en nous assènant quelques belles phrases et théories qui tapent là où ça fait mal (la lutte ouvrière, le monde de la finance...),. Une sorte de récit d'un combat idéologique montrant comment, à une époque l'église à eut quelques petits soucis^^. Tout cela avec un jeu d'acteur correct, tout comme la mise en scène. Après cela reste du Ken Loach et donc lui à son style bien à lui ; qui ne plait pas à tout le monde. Pas un chef d'oeuvre pour ma part, mais cela reste un bon film pour le sujet qu'il traite (même si ce n'est pas spécialement un sujet qui m'interpèlle vraiment, mais plutôt vaguement).