Dès la première scène, on comprend son erreur ! Ce qui était censé être drôle s'avère invraisemblable, grotesque, lourdingue. Je pensais qu'il n'y avait que les Français pour faire des comédies aussi stupides. Manifestement, les Espagnols peuvent rivaliser. Nullissime.
Film décevant au possible. Porté par les critiques qui incitent à aller voir, ce film ne vaut vraiment pas le coup de dépenser 12€. Surement la prémisse de quelque chose se voulant intéressant au départ mais la mayonnaise ne prend pas. Une violence gratuite portée par un scénario sans rythme, des personnages distants et une finalité sous-entendue subjective. En bref, les éloges faits sur ce film sont difficiles à comprendre.
Venu d’Argentine « Les nouveaux sauvages » est un film à sketch où des personnages d’horizons différents vont à cause d’une injustice ou d’une inégalité finir par disjoncter totalement. Ce qu’on apprécie chez le film Damian Szifron c’est autant le ton grinçant dont il fait preuve au travers ses saynètes pour dénoncer avec pertinence les travers sociaux de notre société actuelle, usant pour cela d’un humour froid voir parfois noir sans tomber dans la caricature facile. On aime aussi la structuration d’un long-métrage qui ne se contente pas d’aligner ces différentes scènes de manière hasardeuse mais en parvenant à lier celles-ci entres-elles et les agencer d’une façon construite. Légèrement inégal dans son ensemble, le film ne souffre pour autant d’aucune perte de régime et demeure jouissif de la première à la dernière minute.
Ce sont de très bons courts métrages sur le même thème, mais ce n'est en aucun cas un film. Le début dans l'avion est accrocheur et le reste est très bon, notamment le court métrage de l'accident. La scène du mariage est en dessous des autres, beaucoup trop longue.
Le film à sketchs, voilà bien un genre tombé en désuétude depuis longtemps (même si Les Infidèles...). L'argentin Damian Szifron tente aujourd'hui de lui redonner ses lettres de noblesses avec ces Nouveaux Sauvages (dans la short list des films étrangers sélectionnés aux Oscar). Mais sans dire pour autant qu'il y réussit totalement. On rit tout de même bien devant ces pétages de plomb. Malheureusement, plus le film avance, plus les segments s'allongent et moins ils sont drôles. Un étrange vol commercial, l'affrontement entre deux automobilistes et une cuisinière qui n'a pas peur de la prison, sont les plus drôles (et donc les plus courts). Les trois autres trainent un peu en longueur et s'avèrent être plus (Le mariage) ou moins drôle (Le délit de fuite). Le casting regroupe toute une pléiade d'acteurs inconnus (excepté Ricardo Darin) mais tous excellents. On passe donc un bon moment en riant souvent de bon cœur (surtout au début donc). Mais ce n'est pas la comédie hilarante annoncée depuis son passage à Cannes...
Proposer un film à sketchs est toujours un pari risqué car certaines histoires peuvent être de contenu inégal. C'est ici le cas même si chaque court-métrage propose toujours le même principe : une situation au départ anodine de la vie quotidienne qui dégénère totalement à cause du côté animal et parfois primaire de la race humaine... L'avantage, c'est que chaque histoire est indépendante l'une de l'autre ce qui fait qu'on se demande toujours comment ça va finir (même si le principe s'essouffle un peu au fil des sketches je trouve)... Attendez-vous donc à du rire noir, jaune, décalé ou même à ne pas rire mais c'est très spécial, très déjanté et vraiment particulier. Certains moments sont tout de même croustillants. Bref, c'est surprenant mais très irrégulier.
Ne vous attendez pas à un chef d'œuvre, mais franchement, il est difficile de ne pas s'esclaffer aux pitreries de ces Argentins colériques, menteurs, voleurs, assassins qui s'empoisonnent la vie à tout propos. La vengeance est ici un plat qui se mange à toutes les températures. Le scénario de chacune de ces saynètes est plein de rebondissements qui ne nous laissent aucun répit. La mise en scène et la réalisation sont les points faibles de ce film, on ne peut pas tout avoir...
A Cannes, quand un film comique ou tout du moins humoristique ou drôle arrive en compétition, il est certain qu'il sera irrémédiablement snobé par la critique, même produit par Almodovar, Passé donc à la trappe au mois de mai dernier, vraisemblablement par le manque de notoriété de ce jeune réalisateur argentin qui représentait à lui tout seul le continent Sud-américain, "Les nouveaux sauvages" apparaît finalement comme un film emballant doublé d'une radiographie sans concession de nos sociétés libérales actuelles. Quand vous vous rendrez au cinéma pour découvrir ce film.... oui vous irez mais vite, car malgré un soutien de la maison Pathé, il ne devrait hélas pas s'éterniser à l'affiche, vous vous embarquerez pour une séance de deux heures sur les chapeaux de roue. Cela à beau être un film à sketches, le passage de l'une à l'autre des histoires se fait simplement, l'envie de découvrir encore et encore d'autres histoires étant la plus forte. Sur les six histoires proposées, une ou deux vous paraîtront un peu plus faibles mais toutes possèdent un élément rare de nos jours : une envie forcenée de donner du plaisir au spectateur. Sur une thématique qui pourrait se résumer à :"Regardez un peu ce que produit cette société où le fric est roi, où tout le monde est en représentation, où certains seront impitoyablement mis de côté", Damiàn Szifron nous balance sans sourciller son humour noir (Pulp fiction n'est pas loin), celui qui gratte sur la verrue, pourtant soigneusement camouflée par un maquillage de pro, d'une société qui engendre une sauvagerie proche du désespoir. Les personnages présentés sont des monstres ou des perdants ou les deux à la fois. Pourquoi schématiser, pourquoi ne pas dire que quelque soit l'endroit du manche où l'on est, nos âmes sont noircies ou pourries ? Mais comme nous sommes dans une comédie revendiquée, ce regard cynique, cinglant, est au service de récits admirablement écrits tant au niveau des dialogues percutants que de l'enchaînement incessant des rebondissements qui nous amènent à une chute chaque fois surprenante. La fin sur le blog
Les nouveaux sauvages ça commence comme un opéra, fort, avec maestria et ça donne le ton de ce qui va suivre : drôle, décalé, avec des personnages qui sont en rupture. Je trouve certaines critiques "professionnelles" scandaleuses : parler de déresponsabilité, d'humanité ordurière, de vulgarité. C'est tout le contraire. Ces gens sont des gentlemen de l'esprit, les derniers défenseurs de la morale et de l'éthique et surtout, c'est fameusement drôle. Cynique. Parce que c'est un peu de nous, sans doute, je demanderai à ma psy. C'est vrai qu'avec la fin du sketch sur ces 2 automobilistes qui périssent enlassés, on approche de l'orgasme cinématographique. Après, le soufflé retombe un peu, dans trop d'explications, dans le trop attendu peut-être aussi jusqu'à l'apothéose finale, qui finit comme finissent les opéras : avec grandiloquence, majestueux, délirant et formidablement barré.
A la manière de Paris, Je T'aime ou de Creepshow, Les Nouveaux Sauvages est un film à sketchs, dont les quelques histoires qui le composent n'ont aucun lien entre elles. Ainsi, axant leur développement autour de la colère et de la vengeance, ces péripéties indépendantes se distinguent toutes par d'intéressants développements, tandis que le changement de décors et de personnages renforcent cela. Mention spéciale aux sketchs en plein désert et en cérémonie de mariage, la production d'un certain Pedro Almodovar lâche du lest et garantit un défouloir complet, où le trio cris/coups/rage s'avère gagnant. Un défouloir bienvenu dans une mare trop conventionnelle.
Un peu a la manière de "I mostri", qui mettait le doigt sur la lacheté des gens, les nouveaux sauvages de par son thème a sketch met lui le doigt, sur le coté de la vengeance. Et cela donne des situations ubuesques et aussi drole par instant sur le coup. Plaisant.
A travers plusieurs scénettes ayant en commun un humour noir ravageur qui ne recule devant rien, Les Nouveaux sauvages relate plusieurs histoires dans lesquelles le spectateur pourrait s'identifier, des situations que nous pourrions vivre mais qui prendrait simplement la pire des tournures possibles. Avec une introduction qui fait froid dans le dos tant elle rappelle un incident récent de l'aviation civile, on est partagé entre jubilation, rire nerveux et malaise face à la détresse et à la folie des personnages. Véritable hymne au pétage de câble, Les Nouveaux sauvages est à la fois aigre et doux, un mélange idéal et justement dosé pour un film sans limites qui se terminent en apothéose avec le dernier acte. Après Les 9 reines où El Aura (dont on retrouve l'acteur Ricardo Darin), Les Nouveaux sauvages est une petite pépite irrévérencieuse du cinéma argentin.
Un film aux scènes déjantées jouissives, drôles, cyniques et au casting parfait. J'ai pas eu ma dose de Ricardo Darin mais il crève tellement l'écran que ça m'a presque suffi. Une excellente comédie noire qui dégomme tout et ça nous tenterait bien...
On pense tenir un chef-d’œuvre à la fin du troisième sketch : une course-poursuite en voiture en plein désert, initiée par une banale incivilité, mais qui ne cesse ensuite de gagner en violence et en folie à chaque nouvel affront de l’un ou l’autre des deux automobilistes. L’escalade (inventive) de la violence vire rapidement au grotesque, puis le grotesque lui-même enfle, enfle, et l’on rit de plus en plus fort… La redescente n’en sera que plus dure aux sketchs suivants. « Les nouveaux sauvages » est en effet rattrapé par la faiblesse inhérente à tout « film à sketchs » : l’inégale qualité de ses segments. Après le troisième court complètement dingue, les trois derniers paraissent nettement plus sages. Les mécanismes comiques des sketchs se mettent à tourner à vide car ils sont compris : on attend avec un certain ennui que le héros du segment pète les plombs. Le propos paraît répétitif, la catharsis est terminée.