Derniers Avis : Les Poings contre les murs - Page 14
Les Poings contre les murs
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Un visiteur
4,0
Publiée le 14 juin 2014
L'angle d'attaque est nouveau pour le genre puisqu'il se base sur la relation père fils. On était familiarisé à la vie en prison au travers de la relation fraternelle avec Conviction, amicale avec Felon ou encore Evasion, à la jeunesse dans Dog Pound et à la violence pure et dure avec Bronson,... Bref, à peu près à tout sauf celle paternelle. C'est désormais chose faite avec Les poings contre les murs. Le film ne se centre pas pour autant sur ce lien puisque le spectateur l'apprend après plus de la moitié du film. La prestation de Jack O'Connell (II) est impressionnante, presque à croire qu'il ait raté sa vocation de délinquant en puissance. Celle de ses compagnons de formation également. Le film baigne dans une ambiance de violence, et pourtant de manière assez singulière réussit a émouvoir. La représentation de la naissance de la violence est quasi magnifiée. Mon seul regret est que le film ne s'attarde pas davantage sur l'histoire du personnage de Peter Quinn (vu dans Homeland). Des pistes sont données mais aucune n'est développée.
Allez y pendant qu'il est encore à l'affiche ! Vous ne serait pas déçu, il est vraiment prenant du début à la fin et mérite tout le bien qu'on dit de lui.
Les poings contre les murs...de David Mackenzie. Qu’attendre d’un nième film de prison ? On redoute d’avoir déjà tout vu. Ben non...! Ici c’est différent, il y a un petit «plus» au niveau de l’histoire et un grand «plus» dans la manière de la raconter. Le pitch ? Un délinquant de 19 ans, qui ne parvient pas à contenir sont ultraviolence intérieure, se retrouve au trou, dans la même prison où est incarcéré son père qu’il ne connait quasiment pas. Je n’en dirai pas davantage pour ne pas gâcher le plaisir. Côté mise en scène c’est parfait. Presque clinique. On ne juge personne, on montre ce qu’il faut montrer avec une froideur chirurgicale. Alors bien sur on pense à Oz au vu de la violence de certaines scènes, à d’autres films également, mais celui ci possède sa couleur bien à lui et nous plonge dans un univers vraiment particulier. C’est un genre de film «de famille» qui se déroulerait en prison. Il y a des scènes chocs, au montage rapide, mais aussi de longues séquences ou le metteur en scène prend son temps, et le film est bien équilibré. Le casting est épatant, surtout Jack O’Connell que je ne connaissais pas, qui livre une interprétation géniale, et qui porte quasiment tout le film sur ses épaules. Ce n’est pas un film à mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir ! Je recommande.
Bon ok on s'attend à un peu plus de violence que ça, le film ne m'a pas transcendée, il n'est pas extraordinaire, l'histoire à part nous raconter quelques jours en prison du protagoniste ne me donne aucune satisfaction... Et ne parlons pas de la fin.... Déçue...
(...) Tout d’abord, Jack O’Connell qui électrise, magnétise, chaque plan de sa présence. Une subtilité de jeu qu’on voit trop rarement chez les jeunes comédiens de sa génération (22 ans au cours du tournage). Il s’emploie à parcourir des montagnes russes de sentiments aussi divers que variés, et donne ainsi à son personnage l’ampleur nécessaire pour en faire la force majeure du film, toujours dans une subtilité de réalisme. Dans ce cadre, il ne faudrait pas oublier le trop rare et sous-estimé Ben Mendelsohn (Killing Them Softly, The Place Beyond The Pines) qui dans le rôle d’un paternel en pleine rédemption éducative livre une performance de haute tenue. Mais la magie réaliste et presque documentée qui ressort du film ne pourrait fonctionner sans l’alchimie équilibrée d’une mise en scène intelligente et le jeu de comédiens aussi élevés. David McKenzie réussit à tenir jusqu’au bout cet accord presque parfait, puisque certaines séquences, avec subtilités, se répondront tout au long du film, avec un épilogue plein de métaphore, qui fait écho, au prologue d’un film extrêmement viscéral. (...) David McKenzie apporte dans un même élan plusieurs enjeux dramatiques, filiation, critique du milieu carcéral et d’une réhabilitation possible, violence de ce milieu. Tout est balayé dans un équilibre judicieux et bien pensé. Bien sûr le scénario n’est pas en reste sur tous ces points, mais le metteur en scène et les comédiens ont su donner vie à cet ensemble aussi percutant, touchant et réflectif. (...)Dans une certaine mesure le film y arrive, puisque en terme de comparaison Dog Pound serait presque un conte pour enfant devant le radicalisme et la probable vérité qui défile devant nos yeux. Toujours intelligent, radical et presque Oedipien, «Les poings les murs» est le film de prison qu’on ne s’attendait plus à voir et laisse KO bien longtemps après la projection. Belle surprise, totalement efficace et touchante.
On pourrait se dire encore un film de prison, tant le sujet est devenu une catégorie cinématographique à part entière dans laquelle il est difficile d'innover. Et pourtant, quand il repose sur un scénario bien construit et des acteurs solides, ça fonctionne. De plus l'approche est ici plutôt originale, l'intrigue reposant sur la relation entre un père et son fils. Et toute la richesse du scénario consiste à construire cette relation sans réel dialogue, en faisant tout passer par l'image, par les actes, par la violence... ce moyen d'expression étant au final le seul qu'ils connaissent. Et le film de réussir parfaitement ce challenge, grâce notamment au jeu bouleversant de Jack O'Connell, acteur plus que prometteur. Une histoire sombre dans un milieu carcéral ultra violent, et qui parvient pourtant à faire ressortir la lumière. Chapeau. Étonnant et touchant.
Nouveau film de David Mackenzie après le très beau Perfect Sense (2012). Le genre est différent mais le style est toujours là. Peut être moins âpre et moins noir que le danois R sorti plus tôt cette année, Les poings sur les murs ne bénéficie pas moins d'une mise en scène solide et d'un scénario réaliste bien écrit (le premier de Jonathan Asser tiré de sa propre expérience dans les prisons). Tous les codes du film carcéral sont...
On en dessous de Dog Pound, le film part assez bien, puis s’essouffle en cours de route, on comprend pas vraiment le pourquoi du comment ? !!! les acteurs sont extras, la violence est omniprésente et pourtant je n'est pas était convaincu... dommage.
Une description minitieuse de l'univers carcéral ordinaire sans sensationnel : ici pas de quartier haute sécurité ni haute technologie, ni tentative rocambolesque d'évasion. Des murs, des condamnés entre les murs, des gardiens, une atmosphère glauque, l'ennui des journées, le psychologue de service (particulièrement crédible et ayant la foi en la réinsertion dans ce monde de brutes). Une sorte de documentaire, au-delà de l'alibi du scénario centré (à peine) sur une relation père / fils chahutée. Violent, remuant.
superbe prestations des acteurs dans ce film en huit clos dans le monde carcéral decrit ici avec violence et realisme . on peut etre effraye ou au contraire esperer , le mal est dans le camp des prisonniers mais aussi par le personnel sense les proteger . a voir absolument
LES POINGS CONTRE LES MURS Sous la gueule d'ange d'Eric Love (aux faux airs de Wentworth Miller) se cache un tueur de 19 ans, privé de son père lui même taulard, qui se retrouve dans la même prison que ce dernier où il devra apprendre à connaître ce "géniteur" absent et maîtriser sa colère! Un petit bijou que cette plongée carcérale irlandaise traitée sous un angle scenaristique différent : une relation pere/fils façonnée et nourrie au beau milieu des affres de la détention. Parfaitement interprété, notamment par Jack O'Connell II, comme habité par son personnage à la psychologie trouble. En bref : Captivant, violant, saisissant! #movie #review
Film hyper-réaliste ... On est plongé dedans du début à la fin, il n'y a pas une seul seconde ou l'on s'ennuie. Les acteurs jouent super bien. Le film n'est pas basé sur la violence mais sur la psychologie ! MAGNIFIQUE