Pour son premier film en tant que réalisateur, Russell Crowe décide de se pencher sur une partie de l'histoire assez peu reconnue au cinéma, celle de la bataille de Gallipoli (parfaitement racontée dans le "Gallipoli" de Peter Weir) et de ses conséquences. Il incarne donc Joshua Connor, un homme sur la trace du corps de ses trois fils dans un pays où les cadavres sont nombreux et où les tensions ne sont pas encore éteinte. Tirant parfois un peu trop sur les ficelles du mélo, "La promesse d'une vie" parvient tout de même à émouvoir par la beauté de son propos que Crowe assume totalement, quitte à paraître un peu naïf. Grâce à une superbe mise en scène et à des personnages meurtris très bien écrits, le film parvient à être la fresque romanesque voulue par son réalisateur.
Premier film derrière la caméra pour l'acteur Russell Crowe. Franchement, je m'attendais à pas grand chose. La bande-annonce ne laissait présager rien de bon. Mais assez curieux de voir ce que pouvait nous offrir la star australienne. Au final, j'ai bien aimé. Certes, il met en scène cette histoire vraie de la première guerre mondiale de façon classique et académique. Mais c'est bien fait, il possède un certain sens de la mise en scène. Il se dégage de l'ensemble un certain souffle et une belle émotion. Les images sont magnifiques, la direction artistique est de qualité. Visuellement, on en a pour son argent. Le casting est également de qualité. Crowe interprète lui-même le rôle titre. Olga Kurylenko, toujours aussi belle, Jay Courtney, moins bovin et plus sexy que d'ordinaire et des acteurs turcs très convaincants, l'accompagnent avantageusement. On est donc là devant une fresque historique et romanesque qui ne renouvèle pas le genre mais qui se laisse regarder sans déplaisir. Le réalisateur Crowe fait tout de même ses premiers pas avec une grosse machine et surprend plutôt là où d'aucun aurait pu se vautrer lamentablement. Sans crier au génie, on peut dire que ces débuts sont assez prometteurs. On attend donc la suite avec intérêt et curiosité.
Après Ryan Gosling la semaine dernière c’est au tour de l’acteur australien plus aguerri Russell Crowe de passer derrière la caméra. Et il choisit de nous narrer une page d’histoire de son pays à travers la bataille des Dardanelles où un fermier du bush australien perd ses trois fils au combat et décide d’aller y chercher leurs dépouilles présumées. Il fait donc le choix du récit d’aventures lorgnant vers le mélodrame romanesque. Il y réussit parfois tant on sent l’envie de retrouver la fougue d’un certain cinéma de la première partie du siècle passé tel, toutes proportions gardées, « Autant en emporte le vent » et consorts. On peut sans conteste accorder au metteur en scène en herbe qu’est Russell Crowe d’avoir insuffler une beauté à couper le souffle à ses images. Des décors naturels somptueux, aux mouvements de caméra amples alliés à des plans larges colorés en passant par une photographie faisant aussi bien ressortir les couleurs du bazar d’Istanbul que celles de la mer et des sables du détroit du Bosphore, c’est un sans faute esthétique. On voit qu’il a pris soin de travailler sa mise en scène et le rendu de l’image à l’écran. Rien que pour cela, il nous convie avec bonheur aux voyages et à l’exotisme. En revanche, il manque cruellement d’émotion à cette histoire qui devrait pourtant être poignante. On est jamais ému (exception faite d’une déchirante mise à mort entre frères sur le champ de bataille) et jamais le souffle épique qu’un tel film devrait procurer ne nous étreint. Peut-être qu’à vouloir être derrière mais aussi devant la caméra, l’acteur n’a pas su accorder le temps nécessaire pour distiller les sentiments nécessaires à une éventuelle empathie pour ce qui se passe sous nos yeux. D’ailleurs, il faut reconnaître qu’on l’a connu plus inspiré en tant que comédien. Enfin, autant les premiers et dernier tiers du film sont relativement prenants et intéressants, autant celui à Istanbul où domine une approche entre son personnage et une tenancière d’hôtel veuve semble maladroit et vain. Olga Kurylenko (qui ressemble étrangement à Catherine Zeta-Jones) a beau minauder, rien n’y fait : on n’est pas preneur et tout cela, ajouté à un décor trop décoré, ressemble à un roman de gare. Le temps nous semble donc un peu long et on sort de la projection mi-figue mi-raisin mais persuadés des talents de réalisateur de monsieur Crowe.
Une belle fresque historique sur un pan méconnu de l'histoire. Le film n'est pas exempt de défauts et de lourdeurs mais est vraiment touchant. Les flashbacks au coeur de la bataille sont d'un réalisme saisissant. Russell Crowe est convaicant et Olga Kurylenko prouve qu'elle a autre chose à offrir que sa plastique avantageuse.
Pour sa première réalisation, Russell Crowe aborde une belle fresque historique. Il est, en effet, bien difficile de ne pas s'attacher à ce père à la recherche de ses fils disparus. Un travail sérieux et appliqué, qui évite le manichéisme malgré son happy end un peu facile et déplacé.
Drame correct dans l'ensemble . Russel Crowe , pour sa première réalisation, essaye tant bien que mal de porté le film sur ses épaules en nous attendrissant comme il s'est si bien le faire, il est très bon !! Le reste du casting est assez moyen
Un acteur est toujours attendu au tournant quand il passe pour la première fois derrière la caméra. Voulant sans doute bien faire, Russel Crowe n’a pris aucun risque pour conter l’histoire vraie de ce fermier australien parti à la recherche de ses fils portés disparus lors de la bataille de Gallipoli. Enfermé dans son propre piège, son film est académique, poncif, sirupeux et sans surprise.
Dans l’esprit des Français (et de pas mal d’Occidentaux) la Première Guerre Mondiale c’est principalement le front sur le Nord de la France et les belligérants : des Français, des Anglais, des Allemands et sur la fin des Américains. Or il y a eu d’autres endroits en Europe et à ses frontières et d’autres pays engagés que ceux que j’ai cités. Ce film se penche sur un de ces fronts annexes et sur les autres forces en présence. Ici, on parle donc de la Bataille de Gallipoli sur le front en Turquie (à l’époque l’Empire Ottoman) où les forces de ce pays allié à l’Allemagne se sont confrontées aux forces alliées de l’ANZAC, corps militaire formé de contingent australien et néo-zélandais. Si le film ne présente pas de réelle qualité artistique, d’originalité thématique ou narrative, il a au moins le mérite de porter à l’attention d’un plus large public que les férus d’histoire, des événements, des batailles et donc des milliers de morts quasi ignorés de la mémoire collective (en dehors des pays concernés). Pour son premier film derrière la caméra Russell Crowe n’a pas ébloui par son talent de réalisateur et peu enthousiasmé par le sujet de son film, mélo dramatique, que les critiques ont très tièdement accueilli. Pour être parfaitement honnête, je peux difficilement les contredire, en effet le film est une fresque mélodramatique très image d’Epinal, où le sujet - “tiré de faits réels” - prête le flanc à des grandes envolées lyriques sur la famille, les ennemis qui évoquent les vieilles batailles et l’inévitable histoire romantique entre le personnage principal et le quasi unique rôle féminin (enfin celui qui a plus de deux ou trois scènes). Mais voilà, personnellement cette histoire de ce père fou de chagrin qui se donne pour mission de ramener les corps ces trois fils et de les enterrer à côté de leur mère en Australie, personnellement cela fait vibrer ma corde sensible et m’a fait donc digérer les imperfections de ce long-métrage sentimentaliste. Le film n’étant en outre pas totalement indigent : les décors et la reconstitution de la Turquie post-conflit et pré-république, ainsi que l’interprétation solide, concourent à rendre ce film sinon passionnant du moins suffisamment prenant. Je n’irais pas jusqu’à le recommander au-delà de son intérêt pour la culture générale sur la Grande Guerre, mais si les drames familiales son votre truc, vous ne serez pas déçu. À vous de voir.
Ce film nous émeut par son humanité. Une grande tristesse plane au dessus de cet homme qui n'a pour seul but que de rechercher ses fils tombés à la bataille des Dardanelles. Russel Crowe rend un hommage à ces parents orphelins de leurs enfants, ceci dans un décor naturel magnifique. Il nous montre aussi la laideur de la guerre qui fauche tant de jeunes vies. Beau film épique.
Un film émouvant avec des acteurs justes et convaincants. Russel Crowe nous offre des paysages à couper le souffle de l'Australie à la Turquie. On ne s'ennuie pas une seule seconde !
Une bien belle surprise que ce drame à la fois intimiste et grandiose, prenant place après la première guerre mondiale en Turquie, où un père, australien, débarque pour aller chercher les corps de ses 3 fils, morts le même jour sur un champ de bataille. Le scénario est intelligemment construit, amenant de manière efficace l'émotion et quelques rebondissements qui relancent l'intrigue, et ménageant surtout une belle dose d'aventures. Les personnages sont touchants et l'intrigue bien pensée, et aucune fausse note ne vient assombrir l'ensemble, le film étant écrit et réalisé avec grand soin. Tres joli premier essai pour Russel Crowe.
j'ai été voir par hasard ce film et ben pas du tout déçu. une très bonne histoire de belles images une bonne mise en scène et de bons acteurs avec un "russell crowe" parfait en tant qu'acteur et aussi réalisateur. film qui est peu dans les salles de ciné et sort vite de l'affiche mais selon mon point de vue c'est un drame historique à voir.voilà, j'ai passer un très bon moment en salle obscure durant presque 2 heures qui sont passées assez vite.
Un très beau drame, touchant, au long court et de superbes paysages. Tout cela bercé par les vocalises magnifiques de Lisa Gerrard et la troublante Olga Kurylenko. Coté acteurs, çà se tient avec un Russell qui fait du ... Russel Crowe (mimiques, attitudes et se plaisant dans l'émotion plutôt bien transmise); On retiendra une scène réellement dramatique mais shut ! L'histoire en elle-même, si des fois le rythme parfois intimiste casse la découverte, tient en haleine, dense et bien orchestrée. Bref, sans en dévoilée la teneur, près de 2h sans s'ennuyer. A voir ! 4/5 !!!
Une belle histoire très bien réalisée et une reconstitution d'Istanbul (en autres) très probante. Certes il y a des très bons sentiments, certes il y a de très beaux paysages, mais cette promesse fait bien penser aux meilleures intentions cinématographiques. C'est ce qui fait un grand film.
De et avec Russell Crowe qui, comme tous les acteurs passant derrière la caméra, cherche un sujet à émotion pour son premier long-métrage. Ici, on retrouve les affres de la guerre et un pére qui y a perdu ses 3 fils. Après la mort de sa femme, il se met en quête pour les retrouver ... Du classique donc avec un postulat touchant (forcément) même si l'émotion tant recherchée n'est qu'effleurée ...