19707 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
906 critiques spectateurs
5
120 critiques
4
502 critiques
3
213 critiques
2
54 critiques
1
11 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Lucas Bachelier
6 abonnés
1 352 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 29 décembre 2025
Un thriller sombre et captivant, porté par un Jake Gyllenhaal glaçant. Une plongée dérangeante dans l’obsession, l’ambition et le voyeurisme médiatique.
Night call, L'intrigue combine clairement une forte tension dramatique avec un rythme soutenue, presque oppressante. L'ambiance est glaciale, nocturne et constamment tendue. Lou Bloom est un personnage froid, méthodique et profondément amoral, animé par une ambition obsessionnelle. Son absence totale d'empathie, dissimulée derrière un discours de développement personnel, le rend à la fois attachant et inquiétant. La façon dont il filme les évènements renforce son aura de prédateur, en transformant chaque scène en opportunité calculée plutôt qu'un simple témoignage Les dialogues entre Lou et Ric, souvent ambiguës, soulignent le rapport de domination entre eux et renforcent l'évolution de leurs arcs respectifs. L’absence d’informations sur le passé de Lou entraine un manque de traitement psychologique, ce qui réduit la profondeur du personnage. Fréquences : Night Call S'IMPOSE COMME UN GRAND FILM, AVEC UNE MISE EN SCENE GRANDIOSE ET UN PERSONNAGE MARQUANT. EXCELLENT 4,5/5
Nightcrawler est vraiment captivant, probablement un des rôles les plus intéressants de Jake Gyllenhaal. Son personnage est déséquilibré, borderline sociopathe, mais jamais caricatural. Ce qui frappe, c’est la manière dont on suit sa progression, ses objectifs qui évoluent, et la tension qu’il crée tout au long du film sans jamais sombrer dans le sensationnalisme.
Le film propose une réflexion très forte sur le commerce du fait divers et le voyeurisme contemporain, sur ce qu’on consomme comme images et pourquoi. Il arrive à montrer un personnage obsédé par l’actualité morbide, mais dans un contexte presque entrepreneurial, avec une logique de stratégie et de placement social qui résonne avec notre époque. C’est glaçant et fascinant à la fois.
Les personnages secondaires jouent un rôle clé, comme des facilitateurs de ses actions, et apportent des nuances importantes. On voit comment le système, les interactions et les complicités permettent ses dérives, et c’est ce qui rend le film si juste et pertinent. Même si certains moments sont un peu prévisibles ou moralisateurs, l’ensemble reste cohérent et intelligent, et la performance de Gyllenhaal est impressionnante, complexe et nuancée.
Au final, Nightcrawler fonctionne autant par sa tension et son rythme que par la manière dont il éclaire des dynamiques sociales et humaines plus larges, et offre un portrait fascinant d’un personnage difficilement sympathique mais extrêmement bien construit.
Un film assez étonnant, mais pas aussi bon que l'on aurait pu l'imaginer. Il nous montre un personnage, Lou Bloom, un individu marginal, qui vend des images de faits divers captés dans divers endroits de Los Angeles à une chaîne de télévision locale. Va s'ensuivre une véritable course au spectaculaire et au sensationnalisme. Le film lorgne du côté de Collateral de Michael Mann pour sa façon de filmer la nuit, sans pour autant atteindre la force du film cité. Mais la différence s'arrête là : ici, il n'est pas question de tueur à gages et de contrats à exécuter. L'interprétation de Jake Gyllenhaal en individu cynique et prêt à tout est assez impressionnante. Les autres rôles (Riz Ahmed dans le rôle de Rick et Rene Russo dans le rôle de la directrice) sont bons aussi. Après, le film pâtit de sa structure un peu répétitive, mais la mise en scène efficace et le montage fluide et percutant en font une réussite dans le registre néo-noir, qui critique le voyeurisme et l'absence de limites pour faire le plus d'audiences, avec en prime une fin assez choquante.
Night call - un ambitieux vidéaste fait son possible pour filmer des accidents, crimes dans la nuit Pervers, fou, immoral...et on est bien obligé de penser qu’il y a des gens réellement comme ça ! Très bonne idée de film, c’est osé, original et monstrueux. 3,7/5
Ce très bon drame écrit et parfaitement réalisé par Dan Gilroy est Une apologie des images chocs diffusées à la TV locale de Los Angeles. Le film dénonce les chaines de TV américaines qui transmettent plus de faits divers que d'informations ; on a les mêmes en France certaines chaines (même nationales) parlent plus de procès en cours de justice, d'enlèvements, d'agression ... que d'infos. Avec " Night Call", Dan Gilroy ne fait pas dans la dentelle en nous proposant un film sanglant et cynique sur le voyeurisme du public TV. Lou, le reporter arriviste, n'a pas de scrupules ; il est malin, baratineur hors paire et n'hésite pas à franchir les lignes. L'acteur principal Jake Gyllenhaal, avec son regard magnétique, est sublime dans ce rôle de Lou, le paparazzi du sang.
Avec Night Call, Dan Gilroy signe un thriller nocturne qui nous entraîne dans les bas-fonds médiatiques de Los Angeles. Dès les premières séquences, le spectateur est happé par une atmosphère singulière, où le danger et la fascination se mêlent à chaque plan. Cette immersion repose sur deux piliers essentiels : d’une part, l’interprétation magistrale de Jake Gyllenhaal, glaçante et hypnotique, qui confère à Lou Bloom une intensité troublante ; d’autre part, les images de nuit de Los Angeles, magnifiquement captées, qui transforment la ville en un personnage à part entière, à la fois séduisant et menaçant. La mise en scène, nerveuse mais jamais gratuite, accentue cette impression de réalisme stylisé, rendant le spectateur complice malgré lui de ce voyeurisme dérangeant.
Cependant, si le scénario reste indéniablement solide et propose une réflexion pertinente sur l’ambition, l’éthique et la dérive médiatique, il souffre d’un léger déséquilibre. La première partie du film, centrée sur la mise en place du personnage et de son univers, manque de tension par rapport à la suite. L’ascension de Lou Bloom prend alors un peu de temps à réellement décoller, et certains spectateurs pourraient trouver ce début trop étiré avant que le récit ne dévoile toute sa noirceur et sa cruauté.
Une fois cette phase passée, Night Call devient véritablement captivant et déroule avec efficacité son portrait d’un monde sans scrupules où l’image, le choc et le sensationnel priment sur toute considération morale. Entre le jeu fascinant de Gyllenhaal et la photographie nocturne qui sublime chaque plan, le film marque durablement par son intensité visuelle et émotionnelle.
En définitive, Night Call est un thriller sombre et dérangeant, qui séduit par son atmosphère unique et la performance habitée de son acteur principal. Si la tension aurait gagné à être plus présente dès le début, le film n’en reste pas moins une plongée efficace et mémorable dans l’envers cynique du spectacle médiatique.
. la nuit, des personnages très bien dépeints, un casting juste, une photo excellente. Quelques situations peu crédibles mais la tension crée par la psychologie des personnages donne toute la qualité au film.
Un thriller sombre et captivant porté par une mise en scène nerveuse et une performance impressionnante. L’atmosphère glaciale et la tension permanente plongent le spectateur dans une spirale inquiétante, entre fascination et malaise. Quelques longueurs par moments, mais l’ensemble reste marquant et efficace.
Superbement filmé dans un style urbain nocturne mais on reste sur sa fin. Le psychopathe qui s'ignore réussissant dans la vie grâce à son intelligence et son absence de remords ça donne une forme de discours un peu double. D'un côté la dénonciation du problème (l'Amérique déchue et son voyeurisme), de l'autre la complaisance pour l'individualité victorieuse au mépris de l'autre. Bref je n'ai pas aimé ce scénario simpliste à la tonalité ambiguë, même si tout est excellent, acteurs et mise en scène. Je préfère un bon revenge movie où le pervers se prend une volée à la fin.
spoiler: Nightcall est une mise en scène radicale de l’abandon de toute morale : une plongée dans le paroxysme du capitalisme et de la recherche de performance. Le film propose une caricature de la méritocratie : Lou, le personnage principal, part véritablement de rien. Il se forme seul, sur Internet, comme il le précise lui-même, et par cette formation autodidacte, il apprend à s’intégrer dans les codes du capitalisme, à en comprendre le fonctionnement et à l’épouser pleinement. Il va jusqu’à sacrifier ce qui fait son humanité : la morale. Ce qui frappe, c’est que Lou n’est jamais puni pour ses actes ; au contraire, il en est récompensé. L’absence de morale conduit à l’absence de frein, et donc à une efficacité totale : la performance devient absolue. Les rares moments où une morale collective pourrait s’exprimer sont systématiquement balayés. Par exemple, lorsque l’un des journalistes concurrents meurt dans un accident, l’assistant de Lou lui suggère de ne pas filmer par solidarité professionnelle. Lou refuse, filme la scène et en fait la une. Si Lou avait suivi le conseil de son assistant, il aurait marqué un geste moral mais perdu une opportunité de carrière. Ce choix illustre l’opposition fondamentale entre les deux personnages : l’assistant incarne la morale collective, la solidarité du métier, le respect des pairs et un minimum de compassion ; Lou, lui, incarne la logique pure du marché, où l’événement n’est qu’un contenu dont la valeur augmente avec le degré de choc qu’il provoque. Au fil du film, Lou perd progressivement toute retenue. D’abord, il déplace les cadavres sur les scènes de crime pour obtenir un meilleur angle de prise de vue. Puis il va jusqu’à provoquer des accidents en piégeant des voitures, afin de créer ses propres faits divers. Enfin, il s’introduit dans les scènes de crime avant la police, filme les victimes et, dans l’ultime transgression, laisse volontairement son assistant mourir au cours d’une fusillade pour capter l’image parfaite (collage analytique). Nightcall nous confronte ainsi à une question dérangeante : que devient l’homme lorsqu’il épouse la logique du marché ? Lou est la réponse : un être performant, mais déshumanisé.djd
Dan Gilroy livre un Uppercut instantané avec ce Thriller Crépusculaire et Cynique dont on ressort totalement sonné par cet ovni inattendu du Septième Art. Porté par une Histoire Fascinante et Cruel qui parvient a nous hypnotiser de la première a la dernière image pendant 1h57 tout en dévoilant les méandres du milieu Journalisme et des Réseaux Sociaux dans une Amérique plonger en pleine tourmente. Ajouter a toute cela, une Réalisation Immersif et Éblouissante qui met magnifiquement en valeurs la ville de Los Angeles lors de ces nombreuses séquences nocturnes qui sont d'une beauté renversante rappelant le Formidable Collatéral de Michael Mann qui est soutenu par une Bande Originale électrisante de James Newton Howard qui s'acclimate sans détour a l'univers Tétanisant et Lugubre du long métrage. Ensuite le Casting est Prodigieux tout en se reposant sur les épaules de son interprète principal mener par l'époustouflant Jake Gyllenhaal qui livre une performance sidérant avec le rôle de Lou Bloom un Caméraman Journaliste Ambitieux,Sournois et Charismatique dont l'acteur arrive nous tétanisé par ce Sociopathe Dérangeant et Tenace. Autour de notre Intriguant Journaliste en quête de sensations fortes gravite une poignée de Seconds Rôles très solides comme l'impeccable actrice Rene Russo qui incarne avec brio le rôle de Nina Romina une Directrice des Média Ambitieuse et Opportuniste en passant par l'immense Riz Ahmed qui campe avec justesse le orle de Rick l'assistant Admiratif et Rationnelle de Lou ainsi que la prestation très marquante du regretté et grandiose Bill Paxton qui campe le rôle de Joe Loder un Journaliste Arrogant et Professionnel qui vient compléter cette Distribution sans fausse note. Enfin le film nous provoque d'incroyables effroi avec son Suspense intense et implacable qui s'accentue de minute en minute a travers notamment des Séquences Puissantes et Déstabilisantes qui nous met dans un état émotionnelle indescriptible qui ne laissera absolument personne indemne. En Bref, Night Call s’avère comme une Expérience de Cinéma Sidérante qui ne laissera personne indifférent et qui confirme au passage un Coup de Maitre du cinéaste Dan Gilroy qui nous pétrifie avec ce Polar Nocturne Grisant,Haletant et Jubilatoire dont les amateurs de sensations fortes et de Thriller Psychologique en sortiront totalement satisfait par cette œuvre électrochoc du Septième Art.
C’est un Jake Gyllenhaal hallucinant qui est au cœur d’un long-métrage soigné qui dénonce avec cynisme le comportement des chaines de télévision prêtent à tout pour faire de l’audimat dans une forme de fascination perverse pour la violence des faits divers. Pour un premier film, Dan Gilroy fait preuve de beaucoup de justesse dans son écriture.
C’est l’histoire d’un journaliste sans scrupule qui rode la nuit, brillamment interprété par Jake Gyllenhaal, acharné dans la recherche de sensationnel et d’exclusivité. Il faut que ça rapporte et que ça terrifie si possible, et surtout être le premier sur les drames. C’est violent psychologiquement, glauque et réussi.