The Program
Note moyenne
3,5
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210 critiques spectateurs

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5 critiques
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62 critiques
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87 critiques
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40 critiques
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13 critiques
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Jean Marc Dinaut
Jean Marc Dinaut

24 abonnés 314 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 septembre 2015
qu'est ce qui a bien pu pousser le grand cinéaste Stephen Frears à faire un film sur Lance Armstrong. Mystère ! En tout cas cette bio, est plate, glacée, superficielle. On n'apprend rien de plus qu'on ne sait déjà (vu tous les films qui ont déjà été faits sur le sujet). Malgré tout, le début du film augurait de bonnes choses, mais qui ne se sont jamais concrétisées. Ce n'est qu'un défilement de scènes de course - certes bien filmées, de scènes de tricheries. Nous aurions aimé que le cinéaste rentre plus dans la personnalité complexe le L.A, et décortique un peu plus ce sport magnifique, tellement controversé. D'autre part, paradoxalement, étant donné le vrai charisme du vrai L.A, on n’adhère jamais au personnage du film (Ben Foster), au surjeu et au regard torve, tricheur, malhonnête et manipulateur. Néanmoins reconnaissons qu'il était difficile d'appréhender ce personnage réel et vivant dans ses motivations intimes et philosophiques. Devait on en faire un film ? Voilà la question.
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2016
Film qui me passionnait pas dans son idée, il s'en sort pas si mal que ça finalement, manque malheureusement une réelle complexité du personnage. Le réal survole un peu le temps et s'attarde très peu sur des sujet concret, Intéressant si vous appréciez les biopics 3/5
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2024
Lance Armstrong ou le "tricheur" qui aura été dans la plus grande scandale de l histoire du sport . Une superbe biopic et étant fan de cyclisme , le film est tres bien fichu
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 septembre 2015
Un film "documentaire" presque retraçant le parcours d'un champion "Lance Armstrong" admirablement joué par Ben Foster, qui n'en est pas moins un immense imposteur et tricheur ! Les images sont trash, les bras des coureurs devenant chaque soir et chaque pause des machineries, tantôt se tirant le sang, tantôt se le ré-ingurgitant, de vrais labos ambulants....Pas très beau...Les seules images sympas sont celles du véritable sport, sur route, sur les pavés, en montagne, telles les descentes "à faire peur". Au moins je suis rassuré sur mes convictions - déjà bien campées - à savoir quand, dans un col genre la Madeleine, ou le mont Ventoux, un gars comme cela se balade, accélère quand il le veut et laisse littéralement sur place les autres - (il a un moteur quelque part comme le lion Esso, vous vous souvenez) - il ne carbure pas à l'eau d'Evian !! Film peu intéresant. A noter les seconds rôles de Guillaume Canet - en machiavélique médecin italien ou Dustin Hoffman.... Le tout très décevant !! **
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2018
N'importe quel observateur du monde cycliste vous le dira : Lance Armstrong est le plus grand gâchis de la Grande Boucle! Au sein du peloton, il y avait les pro et anti-Armstrong! Aujourd'hui, il restera jusqu'à son dernier souffle le hèros dèchu du cyclisme! Ses sept titres perdus de vainqueur du Tour de France puis sa descente aux enfers mèritaient bien un long-mètrage! Avec "The Program", Stephen Frears nous rèvèle l'ampleur du mensonge et du dopage! Le cinèaste signe un biopic prenant et très proche de la rèalitè qui se hisse dans ses meilleurs moments au niveau des rèfèrences du genre avec de très bonnes reconstitutions de courses! Tout cela serait même bien illustratif ou caricatural si le toujours excellent Ben Foster n'y apportait pas son talent, toujours aussi habitè dans sa façon d'aborder un personnage, filant droit à l'essentiel! La ressemblance est frappante au point que le spectateur s'identifie totalement à l'ex-septuple du Tour de France accusè de dopage! A noter la superbe intro d'un Armstrong seul au milieu des montagnes alpestres...
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2016
La vie de Lance Armstrong est évidemment un sujet de choix pour le cinéma. Il y a l'ascension brisée par la maladie, la guérison, le retour vers le sommet, la chute. Qu'Armstrong soit dopé, à la limite, je dis bien à la limite, n'est pas le problème entre guillemets. Car tout le peloton l'était comme dans les années 80. Ce qui choque, c'est toute cette stratégie mise en place par Armstrong et son directeur sportif pour duper les contrôles anti-dopage. Et je me dis que si, au lieu de s'échiner à se doper, il avait consacré ce temps à s'entraîner normalement, il aurait gagné le Tour de France sans tricher. C'est un peu ironique. On peut avoir du respect pour l'homme et sa fondation venant en aide aux malades du cancer. La seule fois où il semble sincère, c'est quand il en parle. Le sportif, lui, malgré un certain charisme, se sera comporté en Parrain du vélo. Menaçant de briser la carrière, à l'époque où il courait, de tous ceux qui oseraient émettre des doutes sur ses performances. Le pire, c'est que tout le monde savait : instances du cyclisme avec qui Armstrong était complice, peloton, journalistes. Ces derniers mettront très vite en doute (dès le Tour 1999) les capacités d'Armstrong à grimper aussi facilement. Avant sa maladie, on le voyait plutôt comme un coureur de classiques. Incapable d'accompagner les meilleurs en montagne et de tenir sur une course de trois semaines. Pour finir par ridiculiser ses concurrents entre 1999 et 2005 après avoir un vaincu une maladie aussi grave qu'un cancer des testicules. Avec le recul, je m'étonne, en effet, que cette supercherie n'ait pas été découverte plus tôt. Mais avec autant d'intérêts en jeu, comment pourrait-il en être autrement ? L'affaire Armstrong provoquera un tel ravage que désormais la suspicion est inévitable quand on regarde les accélérations de Froome en haute-montagne (lui aussi déclarait à ses débuts en 2008 que les montagnes, ce n'était pas pour lui) et la domination de l'équipe Sky. The Program permet en tout cas de revenir sur la période 1993-2005 correspondant un peu aux années sombres du Tour quand on voit la liste des coureurs impliqués dans des affaires de dopage : Riis, Virenque, Ullrich, Pantani, Armstrong et son équipe : Hamilton, Hincapie, Leipheimer. Frears nous montre de l'intérieur un homme ne concevant pas sa vie sportive et ses réussites sans le dopage comme un homme a besoin d'oxygène en comparaison. Un homme arrogant, menteur mais aussi fin tacticien et au mental d'acier. Entre ombre et lumière. Il m'a volé sept tours de France et une partie de mon adolescence mais j'ai du mal à lui en vouloir car, sur un vélo, il avait la classe et que ses empoignades avec Ullrich et Beloki me manquent.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2016
Toujours délicat d'adapter à l'écran la vie d'une personnalité encore vivante. Le manque de recul sur une affaire trop récente empêche parfois d'y voir clair. Stephen Frears a donc décidé de s'attaquer au cas du cycliste Lance Armstrong, sportif dopé parmi les dopés. Et il s'en sort plus que bien, livrant un film passionnant sur le sujet. Le réalisateur ne montre pas seulement un système de dopage ultra perfectionné. Il met aussi en lumière la personnalité tyrannique d'un coureur qui a donné tant d'espoir, mais aussi tant déçu. Et il nous interroge sur notre perception et notre capacité à monter des héros, et à les défaire aussi vite. Reste dans notre tête cette question lancinante à l'issue du film : comment a-t-on pu se faire avoir ?
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2020
Ben Foster sublime ce portrait corrosif du sportif. Un thriller pour ceux qui ne connaissent pas la légende déchue, un fait majeur utilement révélé pour les autres. Un bon Stephen Frears.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 septembre 2016
Un biopic sur le sulfureux Lance Armstrong pétri d’arrogance, d’ambition et terriblement manipulateur réalisé par Stephen Frears, çà paraissait alléchant. Mais Stephen Frears n’est plus très convaincant depuis plusieurs années, sa méconnaissance du cyclisme se voie à l’écran tout comme le manque de moyens dans la reconstitution de la course ; mais aussi dans l’absence de ligne directrice dans le récit qui aurait donné de la profondeur à ce tsunami sportif… tout cela ressemble à un film de commande peu inspiré et peu ambitieux. Au fond, on n’y apprend pas grand-chose que l’on ne savait déjà, voir dont on se doutait fortement déjà lors de ses victoires pour qui a un regard aiguisé. L’affaire Festina éclate avant la première victoire d’Armstrong plus les soupçons de dopage sur la Banesto et Indurain précédemment ; ces derniers étaient tout simplement plus amateurs que la programmation pour la victoire organisée au sein de l’US Postal par le Dr Ferrari. En passant, la composition de ce dernier par Canet est risible, car cette référence du dopage dans le cyclisme et le foot a l’air d’un bouffon tout droit sorti d’une série B sur la mafia. Revenons à Armstrong qui comme tout sportif de haut niveau est un malade en puissance : Armstrong son cancer, Froome sa maladie du sang. Et les comparaisons ne s’arrêtent pas là, les deux ont eu du mal à trouver une équipe pro à la petite vingtaine ; le premier monte une équipe de bric et de broc autour de lui (US Postal), le second signe chez Minolta comme coureur de 2nde zone. Leur potentiel de futur vainqueur du Tour de France n’était pas perceptible à 22/23 ans… et pourtant. Ensuite pour Armstrong, Walsch (le journaliste au cœur de l’investigation) s’étonne, à juste titre, des performances d’un ex cancéreux devenu hyper polyvalent après une si grave maladie. Mais n’a-t-on pas eu un exemple franco français avec Jalabert qui avant sa grave chute était seulement rouleur et revient bon sur tous types de terrain ; ajoutons les Festina qui roulaient à plusieurs jusqu’au haut des cols ;… On peut regretter que seul le vélo soit attaquer car nous pourrions parler du foot et de notre héros national : Zidane courant comme un lapin et ayant aussi gagné en masse musculaire après son arrivée à la Juve… tout cela dû au professionnalisme de la préparation à l’italienne et un certain Dr Ferrari probablement. Mais ici comme sur les Tour gagnés par Lance, c’est l’omerta qui prime, trop d’argent en jeu. Et le film a bon goût de se terminer par « Everybody knows », tout le monde le savait (UCI, coureurs, journalistes,…), mais une révélation pouvait conduire à l’effondrement du système. Donc du pain et des jeux et avant la musique, on ne crache pas dans la soupe qui nous fait vivre. Le film a donc une petite vertu, de pousser le public à s’interroger sur sa propension à gober les récits factices qu’on lui fait avaler. Et autre chose encore ; dans le sport, les ambitions et l’ego de certains sportifs dépasse leurs capacités, et ils passeront devant des athlètes bien meilleurs qu’eux-mêmes, car ils se fixent moins de limite… merci le dopage
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2016
Présenté comme une biopic, The Program montre en détail la montée en puissance du cycliste le plus connu dans le monde. En effet, avec sept victoires au Tour de France Lance Armstrong a fasciné la planète entière. Autour de lui, une pincée de personnes a cherché à établir une vérité dont tout le monde fermait les yeux, le dopage. Le film ne fait pas dans l’énigmatique et est au plus près de l’homme à travers de l’acteur Ben Foster. Dans une mise en scène ardente et adéquate, l’acteur joue peut-être ici son meilleur rôle au cinéma. La justesse de son jeu et la puissance de son rôle est incroyable. Les acteurs secondaires sont aussi très convaincants avec l’inattendue Guillaume Canet en médecin à l’accent ridicule. The Program ouvre la vérité avec une scénarisation qui ne plaira pas qu’aux fans du Tour de France.
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Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2016
Un film vraiment inégal sur un des plus grand scandale de l'histoire du sport. Inégal car s'il y a des moments brillants, j'ai eu l'impression que le film empruntait des raccourcis gênants. Ce qui m'a la plus gêné c'est le portrait qui est fait de la psychologie de Lance Armstrong, j'ai le sentiment que de ce point de vue le film passait trop vite. Tour à tour héros de la lutte contre le cancer doté d une volonté hors du commun, puis manipulateur, agissant comme un parrain d'une mafia usant de la menace et de son pouvoir, puis pantin prisonnier de son propre mensonge ... J ai trouvé que le film passait trop vite d'une caractéristique à l autre pour faire un portrait plus juste, plus en nuance. Les scènes de cyclisme, vraiment rythmées réussissent à être crédibles ce qui n'est pas toujours le cas dans les films traitant de sport. Une belle mention également pour la performance de Ben Foster étonnant de mimétisme avec le coureur. Pas assez poussé à mon gout, mais The Program reste tout de même un film plus que correct.
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2016
« Il y a en chacun de nous quelque chose de plus fort, de plus puissant que n'importe quelle drogue. Ça s'appelle la volonté de survivre. » The Program traite des faits de dopage commis par le coureur cycliste américain Lance Armstrong. Un journaliste sportif irlandais est convaincu que les performances de Armstrong lors de ses victoires au Tour de France sont alimentées par des substances illicites. Avec cette conviction, il commence la chasse aux preuves. Le récit est instructif, on apprend ce qui s'est réellement passé à travers cette folie de ce personnage légendaire du Tour. On se laisse séduire, même si on est pas un fan de vélo. Un casting très intéressant. Ben Foster est méconnaissable dans la peau de ce champion au portrait noir. Son allure, son physique et son style est impressionnant ! Un personnage manipulateur, sûr de lui et complexe. L'inquiétant docteur Ferrari incarné par Guillaume Canet s'avère crédible. Le journaliste, Chris O'Dowd est aussi, bon dans sa performance. Avec, un petit rôle pour Dustin Hoffman ! La reconstitution de cette oeuvre est bien soignée, et les dialogues font mouche accompagné d'un certain humour noir. La tension est là mais cependant, il manque quelque chose en plus... Malgré quelques longueurs, The Program est un résultat divertissant.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2017
The Program est typiquement le genre de film plutôt passionnant par son sujet (selon qu'on s'y intéresse ou non évidemment) mais décevant dans sa forme, qui plaira un minimum à ceux qui sont initialement intrigué, mais qui risque de laisser sur le bord de la route tous les autres.

Très vite, la vie de Lance Armstrong devient le parfait scénario du film hollywoodien, l'ascension puis la chute, il est d'abord le symbole du courage suite à sa guérison du cancer, puis de l’extrême réussite par le biais de ses victoires et enfin du tricheur, puis du pariât. C'est d'ailleurs fou de constater qu'il a un peu pris pour tout le monde et que beaucoup sont un peu passé à travers les mailles du filet, notamment d'autres coureurs et surtout les sponsors qui ont fini par se retourner contre lui alors qu'ils finançaient voire encourageaient tout cela... Surement le prix de la victoire...

Stephen Frears, qui adapte le bouquin Seven Deadly Sins: My Pursuit of Lance Armstrong du journaliste David Walsh, propose une oeuvre vraiment classique et d'un style wikipedia, ce qui est vraiment décevant lui qui avait tant brillé dans un genre similaire avec The Queen, suivant dans l'ordre chronologique les faits, et en occultant aussi beaucoup d'éléments, pour mieux retenir l'essentiel, l'ascension puis la chute. C'est tout de même dommage d'oublier quelques points plutôt intéressants de la carrière de l'américain, notamment l'enquête autour de sa prise d'EPO par le journal L'Equipe en 2005.

Enfin, là où Stephen Frears est sauvé, c'est que le sujet est pour moi passionnant, et qu'il sait mettre en scène plutôt efficacement le récit, avec quelques aspects bien trouvés, à l'image des séquences purement cyclistes avec de jolies prises de vues, sachant aussi mettre en avant le coureur face à la (et sa) nature. Il mène plutôt bien son récit, sachant faire un condensé plutôt intéressant du programme et du long destin d'Armstrong même si certaines facilités et inutilités sont un peu déconcertantes.

J'ai aussi bien aimé la façon dont il a été présenté, certes comme un ambitieux sans pitié, mais avec quelques moments touchants (notamment face à l'enfant malade), et sans jamais occulté le rôle primordial et dangereux des médecins et entraîneurs, qui sont tout autant fautif que les coureurs. Dommage tout de même que certains autres personnages importants bénéficient d'un traitement bâclés, notamment Landis qui restera un des pires dopés, notamment après la retraite d'Armstrong, voire même traîtres, et qui passe ici pour un pauvre petit gentil innocent. C'est le genre de gaffe qui gâche un peu le film, c'était inutile et rajoute un côté un peu manichéen (idem pour le journaliste, avec sa bonne tête de gentil).

The Program peut surprendre, positivement cette fois-ci, par la façon dont il montre ce qu'à pu être le dopage au sein d'un peloton, avec une vraie spirale où tout le monde est entraîné et surtout doit se taire, pour ne pas être banni de ce milieu. C'est là que l'oeuvre arrive à être saisissante, dans la façon dont le dopage n'est devenu que routine, dommage qu'elle soit régulièrement rattrapée par ses limites. On pourra néanmoins apprécier de bons comédiens, arrivant à se fondre dans leur rôle, malgré une absence d'un réel point de vue venant de Stephen Frears qui, décidément, se restreint à la page Wikipedia du coureur américain.

Malgré son passionnant sujet, The Program inspire surtout un sentiment de gâchis, tant certains éléments ont été modifiés, rendant les faits plus manichéens qu'il n'y paraît, et dans un style biopic Wikipedia manquant clairement de point de vue et d'intensité, dommage....
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2016
Sur celui qui est probablement l'un des sportifs les plus honnis et les plus controversés du monde actuel, Stephen Frears livre un portrait sans concessions mais manquant cruellement de profondeur psychologique, dépeignant seulement Lance Armstrong, suivi ici de ses débuts professionnels jusqu'au moment précis de sa chute, de façon un peu trop schématique et grossière. Quelques scènes au cadrage très réussi mais une mise en scène globalement pataude, lourde de clichés. Excepté un très bon Ben Foster, le reste du casting ne s'avère pas très convaincant à l'image de Guillaume Canet peu crédible en médecin italien. Sans surprises ni originalité, un long-métrage peu instructif, fade et décevant.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2016
Le plus grand mérite de ce film est de nous donner à voir le cas le plus édifiant du dopage à grande échelle d'une vedette sportive internationale. Toute une vie sportive construite autour de la dissimulation, du mensonge et de la pression exercée sur les autres pour qu'ils se taisent. Bel héros pour l'Amérique que ce champion-là et bel ami pour George Bush ! Lance Armstrong apparaît si machiavélique que l'on est en droit de se demander si sa fondation n'a pas eu pour objectif de masquer la partie sombre du personnage, sorte de paravent pour apparaître comme un philanthrope alors qu'il trompe le public, les journalistes et les instances anti-dopage avec un énorme aplomb allant jusqu'au parjure. Quand Floyd Landis lui demande son aide après avoir eu un contrôle positif, il le lâche sans état d'âme, mais il pourra s'en mordre les doigts par la suite.
Finalement même si tout n'est pas raconté dans ce film, en particulier l'accueil hostile de certains spectateurs sur la route du Tour, pas dupes qu'il ne pouvait que se doper pour obtenir de tels résultats, le film montre bien les grandes phases de cette histoire. A aucun moment, on ne s'ennuie, même en connaissant le dénouement final car c'est tellement énorme comme duperie. Bonne prestation aussi des acteurs qui finissent par nous faire oublier les personnages réels.
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