Étonnant tant il peut s'adresser à tous. L'animation est irréprochable et les personnages élaborés. Fantaisiste mais surtout socialement porteur de messages indispensables à la jeunesse.
Je n’ai jamais lu les BDs Zombillenium mais j’avais entendu du bien de cette adaptation et je comprends pourquoi maintenant. L’animation rend parfaitement hommage aux matériaux d’origine, le doublage est excellent et le scénario très simpliste permet de bien nous amuser dans cet univers. Ça manque d’un brin de profondeur et d’émotion pour être vraiment inoubliable mais en tout cas, ça reste un film divertissant et très bien réalisé.
Zombillénium dégage une vraie grâce et un punch indéniable. Et il faut souligner son graphisme novateur : le travail sur les ombres et les contrastes est remarquable et le dessin parvient à concilier une esthétique de cartoon et un style hyper réaliste, l’action se situant dans une ville (dés)industrialisée du Nord de la France. Au final, Zombillénium a bien mérité sa sélection aux Festivals d’Annecy et de Cannes et aura sa place dans l’histoire du cinéma d’animation français.
J’ai adoré, pour les petits comme pour les grands c’est un pur délice. Des personnages attachants, une histoire innovente qui se moque des clichés. Une animation originale et coloré pour en prendre pleins les yeux. Si vous voulez passez un bon moment foncez le voir.
Une déception que ce "Zombillénium" d'Alexis Ducord et Arthur de Pins, adaptant sa propre bande-dessinée. Le sujet avait pourtant l'air alléchant : l'auteur raille la mode actuelle des vampires face à ces has-been de zombies qui rêvent de prendre leur revanche, le tout dans le Nord-Pas-de-Calais ! Seulement, Ce déroulement à première vue déjanté n'aura pas lieu. Le film se distingue déjà par une animation peu attrayante, aux dessins assez conventionnels. Il est marqué surtout par une absence totale de gags et d'humour durant les trois quarts de sa durée ; le scénario s'avère caricatural et peu consistant. En cela, il se rapproche beaucoup du très mauvais "Hôtel Transylvania", traitant du même sujet. Il faut en réalité attendre le dernier quart d'heure pour que "Zombillénium" devienne ce qu'il aurait du être depuis le début : un bon gros délire. À partir de là, on rit plus souvent, l'humour noir accompagne la rédemption au son des " Corons" de Pierre Bachelet ! À ce rythme-là, le film aurait autrement été plus mordant. Peu convaincant.
Graphiquement c'est moche avec cette impression que le travail de l'animation n'est pas terminé. L'histoire est nulle et l'humour n'est pas au rendez-vous. D'un ennui et d'une médiocrité abyssale...
L'histoire n'est pas franchement palpitante mais ce dessin animé a un univers original qui fait penser à une bande dessinée et a également une inspiration tirée des contes mythologiques. Sans plus...
Le film est bien conçu et assez original mais fort peu recommandable et trompeur. L'enfer est présenté et non présenté et cela reste tout le long ambigu comme une sorte d'anthropomorphisme voilé entre une histoire relativement peu subtile de gentil et méchant, de domination dans un univers défini. Du pur capitalisme actuel : celui qui ne réussit pas à convaincre ceux qui ont l'argent vont être détruit et le tout avec une sauce sucrée. Déjà le gentil est un vrai salopard au début, qui n'a que peu de sens moral cela sans doute pour expliquer qu'il se retrouve transformé en monstre. Le tout est bien dans l'univers du démoniaque et cherche bien à tromper en prenant des aspects valorisants de monstres gentils confrontés à une adversité d'usage. Au final si tout est bien ficelé le film lui même montre que au bout c'est un enfer terrible qui les attend et que cette pantomime de parc d'attraction est juste un sursit pour rapporter de l'argent.
Avant sa sortie au cinéma, j'ignorais jusqu'à l'existence de « Zombillénium », l'occasion d'en savoir un peu plus lors de sa diffusion télévisée était donc belle. Et au final, je suis vraiment mitigé. D'un côté, cette idée d'un « parc infernal » dirigé par les Forces du Mal comme une « simple » entreprise, je la trouve assez chouette, cette galerie de personnages farfelus se révélant efficaces, tout comme les décors, souvent bien exploités, y compris dans les couleurs ou l'utilisation des perspectives, quelques belles idées (dont celle de faire évoluer régulièrement le panneau publicitaire selon le déroulement des événements) étant à souligner. Le doublage n'est pas mal non plus (comptant notamment les deux Emmanuel : « Jim Carrey » Curtil et « Pierce Brosnan » Jacomy, les dialogues plutôt « cool » et l'ambiance un peu différente de ce qu'on peut avoir la plupart du temps étant également à saluer. Maintenant, il y a quand même de gros problèmes empêchant le film de fonctionner correctement. D'abord, transformer cet Enfer en quasi-sympathique bande de potes (avec des clans, quand même) me paraît pour le moins léger, où spoiler: l'assassinat pur et simple du héros apparaît presque comme une péripétie , les règles instaurées par la direction, notamment la présumée interdiction de sortir du parc pour les monstres, apparaissant souvent floues voire presque inexistantes, ne permettant pas à Zombillenium d'avoir une colonne vertébrale solide. Surtout, on a l'impression que le dessin animé passe complètement à côté de la dimension sociale qu'il semblait vouloir instaurer, notamment durant son beau générique : les références aux travailleurs exploités et à l'importance des syndicats en sont ainsi presque réduits à la galéjade, préférant souvent une romance quasiment pour midinettes spoiler: (et ce n'est pas le pseudo-morceau de « métal » (LOL) joué par nos deux héros sur scène qui changera la donne) , pas foncièrement désagréable (surtout grâce à Gretchen, plutôt chouette (dans sa logique « teenage », faut-il préciser)), mais quand même très gentillette. Enfin, dernier gros ratage : le méchant, visiblement censé se moquer du Edward de « Twilight », mais réussissant à être presque aussi fade et grotesque que lui. Bref, du bon et du nettement moins bon pour une attraction parfois fun, malheureusement trop bancal pour profiter pleinement de ses quelques chouettes atouts.
Si je connais de nom la BD Zombillénium depuis assez longtemps maintenant j'avoue ne pas l'avoir ouverte parce que tout simplement rien que la laideur de la couverture me repoussait, mais ayant fait l'effort de passer outre le design des personnages j'ai fini par trouver ça sympa et j'ai donc voulu voir le film réalisé par l'auteur de la BD. Franchement, c'est pas si mal, c'est aussi sympa que la BD.
Certes le parti graphique me fait toujours hérisser les poils tant c'est hideux, mais en plus il y a clairement un problème de rythme dans l'animation, on a l'impression que tout est lent même lorsqu'il s'agit d'une scène d'action ou de concert où justement on devrait sentir la toute puissance des personnages par la mise en scène. C'est un peu trop statique à mon goût, trop lourd.
Cependant réussir à faire passer un message social dans une BD de monstres pour enfants (et dans le film adapté de la BD), je trouve ça vraiment pas mal du tout. Disons qu'on est face, dans le film, à une nouvelle ère qui s'ouvre où il faut faire venir des investisseurs extérieurs et où donc la rentabilité est de mise. Les investisseurs se fient à des études de marché, sont prêts à sacrifier une bonne partie des employés... Tout cela est bien connu, notamment avec nos services publics qui disparaissent petit à petit.
Le film réussi à être très fidèle à la BD sans pour autant être une décalque complète. En fait au départ beaucoup de dialogues sont directement repris, mais le personnage principal est nouveau et n'est pas le même que dans la BD (bien que construit sur le même modèle) et surtout l'intrigue est totalement originale. Donc en fait on nous offre (moyennant finance) une nouvelle histoire dans univers ma foi fort sympathique, peut-être un peu moins sombre que dans la BD, un peu plus simple aussi, mais plaisant.
Le film est également ponctué de références qui ont réellement une utilité, notamment Edward de Twilight, qui en plus d'être une parodie efficace au un vrai rôle et un vrai impact sur l'histoire pour ainsi dépasser son seul statut de parodie. Bref, c'est plutôt bien écrit et pas gratuit.
Par contre Arthur de Pins doit vraiment avoir un problème avec le cul de son héroïne Gretchen. Déjà dans la BD il nous le montre sous toutes les coutures, mais là c'est pire encore. Après je veux bien qu'elle soit son fantasme... Mais bon... de quoi se plaint-on ?
J’avais trouvé le début très original et très drôle puis malheureusement la musique plutôt tonitruante et franchement horripilante et la deuxième partie où les clans se forment, donnent un ton de manga franchement atroce. Donc déçu au final.
Bon, déjà, on va évacuer l'évidence, c'est clairement mins bien que la BD. En devenant un film d'animation, la production a visé un public enfantin, ce qui implique donc une intrigue balisée, avec une gamine (qui ne présente aucun enjeu durant la majeure partie du film) et un papa. Dommage car visuellement, A. De Pins se fait plaisir et nous offre quelques belles séquences. Pour le reste, l'humour reste gentillet, l'ambiance du parc est bien rendue, l'animation manque parfois de force et d'énergie, l'univers est globalement bien respecté et on se retrouve avec un divertissement familial sympathique. Une adaptation donc, mais qui a perdu en route quelques éléments. Peut-être aurait-il fallu attendre la fin de la série en BD (3 tomes parus, un 4ème en cours de publication dans "Spirou" sur les 6 prévus) et offrir au public un film plus dense, moins orienté vers les enfants mais sans doute plus palpitant.