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emma emma
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1,0
Publiée le 19 juin 2021
Film raté, à mon sens. James Gray n'est pas fichu de rester en place, on supporte des allers-retours incessants du héros, du coup jamais on n'apprécie les situations qui semblent survolées. Et cette jungle mal filmée, mal rendue, c'est quand-même dommage. On ne ressent pas la moiteur des lieux, la dangerosité. Je préfère me refaire un bon Indiana Jones, là au moins, il se passe quelque chose. De plus, Charlie Hunnam manque cruellement de charisme, et la fin est complètement foireuse. Bref, rien ne va dans ce film.
Percy Fawcett, militaire et cartographe de formation, est envoyé en Amazonie pour dessiner la frontière du Brésil et de la Bolivie. Très vite, il cesse de s’intéresser à sa mission première et découvre que la jungle est habitée par des populations inconnues. Une véritable fascination pour ce "désert vert" l'envahit et il n'aura de cesse de vouloir découvrir cette civilisation. Si le film peut sembler un peu académique au début, il nous saisit dès les premières images de jungle. Nous sommes embarqués avec les personnages dans une végétation aussi belle que dangereuse, et chaque retour dans notre société est un brutal retour à la réalité. Un très beau film d'aventures, dont le final est brillamment réussi. On reste imprégné par la chaleur humide de l'Amazonie quelques minutes après le générique.
Semi réussite pour le dernier Gray. 30 mn de trop qui sont fatidiques pour moi : une mise en route trop laborieuse et une fin trop appuyée, virant vers le mystique, alors que le reste du film en manque cruellement. Reste un film fort dans son déroulé grâce à des interprètes au diapason et fiévreux parfois (tjs pas assez sur la longueur) : Charlie Hunnam est à découvrir car il apporte bcp dans ce rôle parfois ambigu d'un homme porté par son désir de reconnaissance, tiraillé entre sa quête presque absolue voire absurde et son amour des siens. D'ailleurs, les meilleures scènes fiévreuses qu'on attend sont là : dans les joutes verbales entre lui et son épouse spoiler: (quel affrontement lors de son 1er retour quand Percy Fawcett se montre aussi borné et arriéré que ceux qu'ils souhaitent dénoncer comme l'Eglise ), comme entre lui et les hommes de la haute intelligentsia Britannique - moins dans la jungle que Gray a parfois mal filmé et mal rendu. Sienna Miller joue de mieux en mieux (dans un rôle difficile de femme sacrificielle et aimante - bouleversant!), Robert Pattinson ne fait que montrer qu'il y a bien une carrière après les navets Twilligt (bravo!). Il manque donc un brin de fougue pour rendre l'ensemble aussi puissant que ces précédents films, comme son chef d'oeuvre (pour moi!) "La nuit nous appartient" (D'ailleurs, sa filmographie est hautement sur-estimée à mon sens, même s'il se créé un style indéniable dans la description enfiévrée des liens familiaux et amoureux). Il aurait du couper le dernier tiers de son film qui est redondant spoiler: (quand père et fils retourne dans le jungle) . Le film aurait pris un tout autre sens et souffle en nous laissant imaginer la fin. Reste un film beau, assez magnifiquement filmé (malgré un grain d'image comme "passé", surement une manière pour Gray de rendre hommage aux vieux films d'aventures, mais cette couleur d'image m'a importunée au début), qui rend aussi hommage aux films d’antan, au souffle épique, à ses Hommes qui nous ont permis de découvrir le monde grâce aussi à une certaine folie de leur part, à l'Amour filial que Gray dépeint tjs avec force et amour justement, à l'Amour tout court (magnifique couple Miller/Hunnam). Bon moment dans l'ensemble.
Projet de grande envergure dont James Gray rêvait depuis longtemps, « The Lost City of Z » a enfin fini par voir le jour, et il aurait en effet été dommage de s'en passer. Alors autant vous prévenir : ça reste un film de James Gray, ne vous attendez donc pas à une œuvre trépidante avec scènes d'action dantesques et suspense à couper le souffle, le tout assorti de découvertes incroyables, et ce quand bien même le héros aurait inspiré le personnage d'Indiana Jones. En revanche, si vous souhaitez voir une œuvre très bien réalisée, profonde, prenant soin de ses personnages en établissant des relations complexes entre eux, tout en donnant une grande part à l'humain dans ce qu'il a à la fois de plus beau et de plus fou, alors vous devriez être comblés à pas mal d'égards. Le cinéaste sonde l'âme humaine, son obsession parfois irréelle, ses rêves de grandeur, ses rêves tout courts... Sous ses airs de classicisme quasiment à l'ancienne, Gray trace un chemin assez personnel, où l'on retrouve beaucoup de thèmes de ses œuvres précédentes, sans que celui-ci ignore un minimum la dimension spectaculaire d'une telle aventure, celui-ci exploitant les décors avec un mélange d'intimisme et de « grandiose » d'un bel effet, les allers-retours entre Angleterre et Amazonie, peut-être un peu frustrants parfois, mettant par ailleurs bien en lumière l'abnégation incroyable du héros pour retourner à chaque fois vers cette Terre qui l'indifférait presque totalement au départ. Et puis il n'y a pas à dire : bien qu'il soit loin ici de son New York natal, l'implication du réalisateur se transcrit quasiment à chaque instant, même lorsqu'il se dirige parfois vers un spoiler: mysticisme étrange , mais en définitive totalement en phase avec la vision de son héros, et donnant à l'œuvre une force encore plus grande, sur le fond comme la forme. Ça n'est sans doute pas un film « grand public » comme on peut l'entendre habituellement, mais c'est un film d'une belle ampleur, puissant et complexe, à la fois historique et très moderne dans sa vision des êtres humains : de quoi en déconcerter quelques-uns, mais probablement aussi séduire les amateurs de beau cinéma.
Faire un film de moins de 2h30 qui retrace la vie d'un homme sur plus de 20 ans, ce n'est pas chose facile. Et ici c'est moyennement réussi. L'histoire est inspirée d'un roman écrit pour être assimilée en plus de 10 heures. Le film essaie de tout raconter mais par manque de temps, on perçoit fort que l'histoire s'emballe ou se résume par moment et c'est dommageable. Il y a trop de périodes de la vie de cet homme racontée dans le roman et le film semble trop souvent décousu avec des résumés par moment et longueurs pour d'autres périodes. Il aurait été préférable de faire 2 ou 3 films retraçant précisément les grandes périodes de la vie de cet homme. Je ne retiendrai donc pas l'histoire de cet aventurier moyennement restituée à l'écran mais j'ai apprécié le jeu des acteurs, les décors, les costumes, et les dialogues.
Voyage introspectif au cœur de la luxuriante Amazonie bolivienne, The Lost city of Z est un récit de voyages ponctués d’embuches, une ode à l’aventure où l’acceptation et l’adaptation remplacent l’aventure. Le Colonel Fawcett est en somme un anti Indiana Jones. Calme, beau et dangereux comme la nature filmée, on suit avec plaisir cette fable réaliste sur la découverte de mondes oubliés à une époque où la race blanche se sentait supérieur et où les satellites ne nous suivaient pas à la trace. Le film se suit avec grand plaisir, les frustrations vécues par le héros lors de son retour auprès de sa majesté nous irrite également, nous voudrions nous aussi trouver la cité perdue et découvrir ses mystères…
Sur les rives de l’Amazonie, la jungle s’étend indéfiniment et partout le danger guette. A l’aube du XXe siècle, le colonel Fawcett se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire.
The Lost City of Z est l’adaptation du roman éponyme écrit par David Grann. Le livre est lui-même inspiré des aventures de l’explorateur britannique Percy Fawcett qui a mystérieusement disparu dans la jungle brésilienne en cherchant à trouver une cité perdue datant de l’Atlantide.
Le film raconte le périple d’un homme qui va endurer à la fois d’inimaginables épreuves, le scepticisme de la communauté scientifique, les trahisons et les longues années passées loin de sa famille.
Cet homme est incarné par Charlie Hunnam, charismatique et aventurier, il croit de manière quasi spirituelle à l’existence de cette cité perdue. Sa prestation est honorable et juste, tout comme le reste du casting (Sienna Miller, Robert Pattinson, Tom Holland, ainsi que les quelques apparitions de Ian McDiarmid (Dark Sidious/Palpatine)).
James Gray tourne cette fois-ci sans son acteur fétiche Joaquin Phoenix, avec qui, il avait réalisé La Nuit Nous Appartient, Two Lovers et The Immigrant. Trois excellents films se déroulant à New-York. Le réalisateur bouscule ses habitudes et pose ici ses caméras en Irlande ainsi que dans la jungle de l’Amérique du Sud. Changement de registre complet, mais Gray reste fidèle à lui-même en s’appropriant cette histoire vraie d’un père de famille obsédé par la quête de l’Eldorado. Le film fait d’ailleurs penser, de part ses décors somptueux et son atmosphère particulière, à Aguirre, la colère de Dieu ou même Apocalypse Now.
Comme ses précédents films, James Gray a filmé The Lost City of Z en 35 mm, si l’on peut comprendre cette habitude, le résultat final sur les plans larges s’avère être décevant tant l’image est floue qu’elle empêche de savourer l’immensité et la beauté de la jungle. Si l’on doit reprocher autre chose au film, c’est peut-être justement ces passages dans l’Amazonie, où le spectateur se voit suivre rapidement et de manière un peu trop succincte, les mésaventures de Fawcett et ses coéquipiers. Le sujet étant tellement dense, difficile de le faire tenir sur 2h21, mais James Gray revendique ce montage à l’instar d’une première version de 4h15 ! On comprend mieux.
Dernier point et pas des moindres, la bande originale de Christopher Spellman magnifie parfaitement cette odyssée amazonienne se terminant à la manière d’un mirage métaphysique.
The Lost City of Z est l’épopée d’un homme qui cherche à échapper à sa famille pour pouvoir mieux se rapprocher de celle-ci. James Gray enrichit sa filmographie en réalisant un film au souffle épique d’une élégance suprême. Un grand film d’aventure, où la quête de l’absolu s’avère être une conviction.
Grand film classique (et très sage), The lost city of Z séduit avant tout par sa modestie.
On imagine le barouf qu'auraient immanquablement produit bon nombre de cinéastes avec un tel sujet : descente super spectaculaire de rapides, vision fugace de cités toute d'or recouvertes, indiens particulièrement combatifs.
James Gray a le grand mérite de présenter une vision douce de cette histoire rocambolesque : les rapides sont tout riquiqui, les traces de civilisation réduites à de simples tessons de poterie, et les indiens sont plutôt bienveillants.
Cette façon très délicate de conter une histoire est servie par une photographie sublime de Darius Khondji (pour une fois pas trop jaune), un casting épatant (idée géniale de prendre un visage assez peu connu pour tenir le rôle principal) et un scénario tout en circonvolutions, alternant les raccourcis osés et les étirements de scène signifiants.
Le résultat est un film dans lequel on pourra peut-être avoir un peu de mal à s'impliquer, mais qui dégage un charme indéfinissable, comme s'il se situait en dehors de toute époque. La mise en scène de James Gray est d'une intelligence et d'une sensibilité rare, à l'image du dernier plan, d'une immense beauté.
En réalisant « The lost city of Z », James Gray quitte pour la première fois l'ambiance new yorkaise pour une exploration en pleine jungle amazonienne. Il renoue ainsi avec les grands films d'aventure comme « Aguirre, la colère de Dieu » et « Fitzcarraldo » de Werner Herzog, « La forêt d'émeraude » de John Boorman ou plus récemment l'excellent film colombien « L'étreinte du serpent » de Ciro Guerra. En plus d'être soutenu par un gros budget, « The lost city of Z » se voit doté d'une intrigue captivante. Je reproche toutefois à cette épopée de manquer du souffle épique et de cette faculté immersive qui plonge le spectateur dans cet « enfer vert ». La faute incombe au rythme trop précipité que le cinéaste impose à son histoire. Cela brouille les indices temporels transformant une longue aventure fluviale en un simple résumé. Le film aurait gagné à être plus long ou plus centré sur l'exploration plutôt que de se disperser en s'attardant sur d'autres épisodes de la vie de l'explorateur. Cela impact forcément sur l'ambiance général ainsi que sur les émotions ressentis, trop faibles pour un tel sujet. Cela dit, si le long métrage m'a déçu de ce côté-ci, il n'en reste pas moins divertissant avec de bons effets visuels notamment dans la reconstitution de ce début du XXème siècle.
Certes James Gray y a mis tout son cœur mais son talent est ailleurs. Il est bien meilleur pour filmer New-York que la jungle d’Amérique du Sud, ce film traine en longueur sans beauté particulière et la philosophie qu’il dégage ne débouche que sur du vide. Seul demeure le personnage central intéressant à regarder mais sans doute infréquentable tant il est obsédé par sa cité utopique. La jungle est moins bien mise en scène que la société londonienne…Les deux attaques aux flèches étant totalement ratées et la troisième incursion 20 ans après la première largement de trop. Le passage ultra violent lors de la guerre des trachées est totalement inutile. Quant à la fin imaginaire elle est glauque à souhait. Il ne restera pas grand chose de ce film. Dans le même genre avec moins de moyen, je préfère ‘’La vie pure’’ de Jeremy Banster, cinéaste français.
Basé sur l'histoire vrai de l'explorateur Percy Fawcett, The Lost City of Z nous conte l'histoire de ce colonel devenu explorateur qui parti à la découverte d'une civilisation perdue et d'une citée : Z. Après deux voyages infructueux en Bolivie, il disparu corps et âme avec son fils au cours de son troisième périple. Malgré de nombreuses recherches, ils ne furent jamais retrouvés. J'ai trouvé le film très intéressant et très plaisant à suivre. Je ne connaissais pas du tout l'histoire de Percy Fawcett et sa disparition reste aujourd'hui encore une énigme malgré de nombreuses théories. En plus d'une réalisation totalement maîtrisée de James Gray, le point fort du film vient de son casting. Emmené par un Charlie Hunnam absolument parfait dans le rôle principal, The Lost City of Z offre également d'excellentes prestations de la part de Robert Pattinson, Sienna Miller et Tom Holland. Chacun interprète son rôle à la perfection. Malgré quelques longueurs dans la dernière partie du film, ce dernier reste très plaisant à suivre et nous emmène au cœur de la forêt amazonienne aussi sublime qu'impitoyable. Un film fort sympathique donc qui permet de mettre en lumière la destiné tragique de cet explorateur britannique.
"The Lost City of Z" est de ces films qui vous hantent pendant quelques jours et qui vous force à réfléchir sur ce que vous êtes ou sur ce que vous voulez vraiment. Pour arriver à ce tour de force, ces films doivent être excellents sur la plupart des plans. "The Lost City of Z" l'est donc.
Ce qui marque tout d'abord, et j'en parle extrêmement rarement, c'est l'affiche de ce film. Elle vous résume à elle seule l'histoire, ses enjeux et la façon dont le réalisateur a choisi de la traiter. On voit le major Percy Fawcett à une certaine distance nous observer entre deux arbres gigantesques qui le rendent minuscule et avec une lumière intense derrière lui. Cette affiche montre donc que le réalisateur prend de la distance avec son personnage mais lui reconnaît le fait qu'il ait sûrement raison dans son exploration de la forêt amazonienne quitte à s'éloigner de la société anglaise traditionnelle (le bain de lumière, le personnage nous jaugeant de loin).
Mais cette affiche permet également d'avoir un aperçu de la magnifique photographie de ce film. Les dominantes sont le vert et le jaune orangé. Cette photographie donne non seulement une identité propre au film mais en plus elle participe à l'immersion du spectateur dans cette jungle.
Car oui, le spectateur est vraiment immergé dans la forêt amazonienne, à la frontière entre la Bolivie et le Brésil. Cette immersion dans ces lieux hostiles mais magnifiques facilite d'autant plus une autre immersion, celle dans l'histoire du major Fawcett.
Cette histoire vraie d'un militaire anglais devenu explorateur pour la société royale de cartographie est en soi passionnante. En tout cas pour moi qui me passionne pour les histoires d'explorateurs. Et celle-ci est particulièrement bien traitée par les scénaristes et le monteur qui ont su dynamiser suffisamment le récit pour ne pas le trahir tout en empêchant le spectateur de s'ennuyer durant plus de 2 heures.
Mais il ne faudrait pas oublier la contribution de James Gray, le réalisateur, qui, comme je le disais plus haut, a su prendre la distance nécessaire avec cette histoire dont une part de mystère subsiste encore aujourd'hui. Il ne fait pas du major Fawcett un héros sans reproche. Au contraire, il n'hésite pas à montrer les conséquences que ses choix ont pu avoir sur sa famille. Il n'hésite pas non plus à souligner les mauvaises raisons qui l'ont poussé dans cette aventure (l'orgueil, l'ambition), même si celles-ci semblent l'avoir quitté ensuite.
Cette complexité du personnage est bien ressortie par cet acteur qui, décidément, ne cesse de me surprendre : Charlie Hunnam. Il était déjà exceptionnel dans "Sons of Anarchy" mais, s'il continue ainsi, il pourrait aller encore plus loin.
Seul bémol, c'est que Hunnam bouffe tellement la caméra que même des acteurs comme Robert Pattinson semblent effacés à côté. Toutefois, c'est un bien maigre bémol face au chef d'oeuvre qui nous est proposé.
Le très talentueux James Gray explore l'Amazonie avec "The Lost City of Z". Mais comme pour tous ses autres films et même au cœur de la jungle, le film est centré sur les personnages, et un ici en particulier, l'aventurier et colonel Percival Fawcett qui part explorer l'Amazonie entre la Bolivie et le Brésil le long d'un fleuve afin de redorer son nom. Le film détaille bien les différents choix que fait le personnage, les décisions qui pèsent sur ses épaules et ses relations avec les différents personnages secondaires. Charlie Hunnam donne la réplique à d'excellents acteurs dans les rôles secondaires, Sienna Miller, Tom Holland et un Robert Pattinson méconnaissable. Très contemplatif, le film nous emmène aux confins de la forêt au cours des différents voyages entrepris par l'explorateur. Ces voyages s'entremêlent avec des retours en Angleterre qui contrastent très bien avec le côté sauvage et primitif de l'Amazonie. La narration du film suit un ordre chronologique, qui en fait également un film historique autour d'un personnage un peu méconnu, du moins en France. Ainsi, quelques scènes sont consacrées à la guerre de 1914, et la découverte du Machu Picchu est évoquée en filigrane. A l'arrivée, on obtient une très belle œuvre, qui rebutera probablement ceux qui cherchaient le nouvel "Indiana Jones", mais l'objectif du film est tout autre. Même s'il manque parfois un peu d'émotion, en restant essentiellement sur la mélancolie et la nostalgie, "The Lost City of Z" nous interpelle par son message profond et sa justesse technique grâce au classicisme de son auteur. Ce n'est pas un film d'aventure mais un film sur un aventurier, à ce titre il est très réussi.
Porté par un très bon casting globale, cette histoire nous emmène sur le terrain de la découverte et de l’aventure. Sans oublier la difficulté d’un père de famille devant concilier sa vie avec ses proches mais aussi son désir personnel d’assouvir ses rêves. La mise en scène est efficace et les passages plus rythmés intéressants.
Délaissant à la fois New York et ses récits centrés sur des immigrants de l’Europe de l’Est, James Gray prend ses quartiers dans l’Angleterre édouardienne et suit Percy Fawcett jusqu’en Amazonie. Sur les traces de cet explorateur en quête de respectabilité et d’un ailleurs disparu, le cinéaste américain tente l’aventure d’un autre cinéma. Au risque de déboussoler certains de ses aficionados, il modifie la cartographie de sa filmographie et livre The lost city of Z, film d’une aventure obsessionnelle mais raisonnée. Plus de détails sur notre blog ciné :