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cineccita
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2,0
Publiée le 4 octobre 2017
C'est interminable, on passe de la jungle amazonienne à Londres en deux secondes, c'est épuisant . Un film beaucoup trop long qui eût été meilleur en 1h30.
La filmographie ramassée de James Gray est passionnante depuis ses débuts en 1994 avec "Little Odessa" où déjà il délimitait les contours de son cinéma. Des références permanentes à Brighton Beach le quartier de son enfance à New York et à ses origines russo- juives ainsi qu'un attachement profond aux valeurs familiales dont il n'hésite pas à décrire la pesanteur et l'influence dans les destinées personnelles. Cette inclinaison s'inscrit parfaitement dans le film de genre que Gray n'hésite pas à visiter. Son style de facture classique fortement imprégné par celui de Francis Ford Coppola ou de Martin Scorsese l'incline à entamer un compagnonnage avec Joaquin Phoenix un peu à l'image de celui qui avait associé Martin Scorsese à Robert de Niro puis à Leonard DiCaprio mais aussi à s'entourer des acteurs mythiques du Nouvel Hollywood pour donner corps à ses scénarios et couver les jeunes pousses qui peuplent ses castings. Ainsi Vanessa Redgrave, Ellen Burstyn, Robert Duvall, James Caan ou Tony Musante ont apporté leur expérience aux premiers films de James Gray. "The lost city of Z" avec son développement épique semble marquer une rupture ou à tout le moins une évolution. Nous dirons plutôt une évolution quand on sait qu'il est un très grand admirateur d' "Apocalypse now" (1979) de Coppola. Sans doute attendait-il d'être prêt pour se lancer dans un tournage bien plus problématique que tout ce qu'il avait pu faire jusqu'alors. En 2009 il avait été impressionné par le roman de David Grann, "La cité perdue de Z" inspiré par la vie de l'explorateur anglais Percy Fawcett qui s'était lancé au début du XXème siècle dans la recherche d'une civilisation perdue dans la jungle amazonienne. Après avoir contacté la Paramount dès 2010 pour monter le projet, il doit attendre 2015 pour voir celui-ci se concrétiser. Le jeune réalisateur emboîte donc le pas de Werner Herzog et de Francis Ford Coppola pour narrer à sa manière une autre de ces expéditions où l'homme occidental a bien plus à perdre qu'à gagner, la jungle n'étant réellement accessible qu'à ceux qui y sont nés. Mais James Gray n'a ni la folie ni la grandiloquence des deux réalisateurs précités dont les tournages sont à eux seuls des épopées qui égalent le film. C'est plutôt du côté du trop oublié "Les sources du Nil" (1989) de Bob Rafelson qu'il faut chercher une parenté au film de James Gray. Là où Herzog et Coppola voulaient s'imposer face à la nature, Gray adopte l'attitude du roseau et se contente de saisir simplement la petitesse de l'homme face à l'immense masse verte qui l'entoure, souvent l'étouffe mais toujours le fascine au point de toujours vouloir y retourner. En ce sens Percy Fawcett (Charles Hunnam) n'échappe pas à la règle passant à côté de sa vie en Angleterre où grandissent sans lui ses enfants. La thématique de la famille étant un aspect crucial du travail du réalisateur, il accorde plus de temps que d'autres ne l'auraient fait à la femme de Fawcett (Sienna Miller) qui doit gérer l'absence puis l'effacement quand son mari revient en héros heureux ou malheureux de chacune de ses expéditions. Somptueusement photographiée par Darius Khondji (déjà présent sur "The immigrant"), la jungle amazonienne nous confirme qu'elle n'est jamais aussi qu'en images réelles. Le dernier tiers du film quand Percy Fawcett vieillissant entame son dernier voyage avec son fils rejoint le versant fantastique d' "Apocalypse now" et la déréliction de la vaine conquête de l'Eldorado par Aguirre pour conclure de la plus belle des manières ce nouvel opus d'un James Gray qui ne déçoit jamais. On notera le très beau caméo de Franco Nero comme un clin d'œil au Fitzcarraldo immortalisé par Klaus Kinski le compagnon d'aventure génial et délirant de Werner Herzog.
Un film magnifique ! Quand la volonté de la découverte du monde se fait miroir de celle de soi. Le film nous entraine dans une aventure où le monde est en état constant de cartographie, les expéditions se font dangereuses. Entre paradigmes, conflits politiques et vie familiale, le film élabore avec talent le processus d'identification au héros de l'histoire.
James Gray revisite ici un genre abandonné, tombé en désuétude: le film d’aventure. Pas le film d’aventure type « Indiana Jones » où l’action écrase les personnages, James Gray aborde cette quête d’une cité perdue au fin fond de la forêt Amazonienne par un anglais du début du XXème siècle comme une aventure intérieur. Cet homme est habité par cette quête et sa volonté de démontrer aux aristocrates anglais cupides arrogants et surtout racistes que l’indien est leur égal… au minimum. Cette quête d’Absolu le conduit vers une aliénation mentale. A travers ses allers retour entre l’Angleterre et sa famille et ses expéditions, James Gray traite aussi d’un sujet qui lui est cher dans sa filmographie : la place de la famille dans sa réalisation personnelle en tant qu’homme. Sacrifiant sa famille sous le joug de son désir profond, mais aussi d’un besoin de reconnaissance, le film est ample et devient même lyrique dans le dernier tiers. Là aussi, ce long métrage fait écho aux autres œuvres de Gray : qu’est ce qui conduit Fawcett dans ce premier voyage le condamnant à continuer ensuite ? Le désir d’être reconnu par sa classe sociale, lui le déclassé : une énième réflexion sur les méfaits de la société de classes chez Gray. L’odyssée est magnifique, élégante et limite enfantine ; mais se termine dans une apothéose métaphysique inattendue rappelant beaucoup « Apocalypse Now ». Entre intimité et quête de l’inconnu, le portrait de cet homme est un anti « The revenant » tant James Gray ne cherche pas l’épate visuelle ou sensorielle à tout prix. Un de mes tous meilleurs films de l’année et ce dès les premières minutes : sobre et poétique. A voir absolument. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
James Gray est un réalisateur que j'affectionne particulièrement pour Two Lovers qui m'a profondément toucher. Il a réalisé d'autres bons films comme La nuit nous appartient ou encore The Yards. 3 ans après son dernier film The Immigrant, il est de retour avec un film d'aventure. Première fois qu'il se lance dans ce genre mais il garde tout de même ses thèmes qui lui sont chers comme la famille qui prend une part importante dans son long métrage. Il fait de ce film d'aventure un film intimiste comme souvent dans son cinéma mais réussit aussi à créer un film épique. Pourtant au départ le film est incroyablement classique dans le genre du biopic, puis le film arrive à se lancer et à être plus originaux. Il manque au film peut être une touche d'émotion et d'une psychologie un peu plus poussé. Ceci dis Lost City of Z est un film dense sur l'histoire d'un homme ne pouvant abandonner ses obsessions. Visuellement la photo est impressionnante, on est immerger dans cette jungle. On la ressent. Le film est aussi d'un grand réalisme. On retient aussi quelques scènes assez géniale comme celle du tribunal, les scènes avec Argus Mcfadyen ou encore la scène finale assez lyrique. Charlie Hunnam qu'on aura vus dans Le Roi Arthur de Guy Ritchie où il fut très charisme, nous offre une excellente prestation et confirme qu'il pourra être un acteur important. Il est parfaitement supplié par Sienna Miller touchante, Robert Pattinson est bluffant, Angus Mcfadyen est excellent et Tom Holland est plus que correct. The Lost of City Z est un film au rythme assez lent mais c'est est un film d'aventure intimiste épique, une oeuvre dense sur l'histoire d'un aventurier hors norme. Un très bon film de James Gray
Faire un film de moins de 2h30 qui retrace la vie d'un homme sur plus de 20 ans, ce n'est pas chose facile. Et ici c'est moyennement réussi. L'histoire est inspirée d'un roman écrit pour être assimilée en plus de 10 heures. Le film essaie de tout raconter mais par manque de temps, on perçoit fort que l'histoire s'emballe ou se résume par moment et c'est dommageable. Il y a trop de périodes de la vie de cet homme racontée dans le roman et le film semble trop souvent décousu avec des résumés par moment et longueurs pour d'autres périodes. Il aurait été préférable de faire 2 ou 3 films retraçant précisément les grandes périodes de la vie de cet homme. Je ne retiendrai donc pas l'histoire de cet aventurier moyennement restituée à l'écran mais j'ai apprécié le jeu des acteurs, les décors, les costumes, et les dialogues.
je crois que l'histoire ne mérite vraiment pas d’être adapter au cinéma, pendant tout le films j'attendais que quelque chose arrive, mais rien !!!!! quand on vois le titre on s'attend à l'aventure, au suspense, et à plains d’émotions forte....mais hélas, rien de tout ça. a fuir.
contrairement à beaucoup, ce film m'a plus fait penser à Aguirre la colère de Dieu qu'à Apocalypse Now. Certains le trouve trop long, trop ennuyeux... je l'ai trouvé au contraire trop court ! Ce film retrace plus de 20 ans de la vie de Fawcett, plusieurs expéditions ainsi que de nombreux passage de sa vie en Angleterre... et en 2h20 tout cela est bien trop expéditif car certains passages ou certaines transitions semblent manquantes. Le ratio exploration/vie civile est selon moi trop équilibré pour un film où l'on attend vraiment de l'aventure. De plus quelques incohérences m'ont un peu sortis du film : - ils sont sensé trouvé la source du Rio Verde... mais se laisse porter par les flots, ce qui logiquement leur fait DESCENDRE le fleuve, même chose lors du passage dans les rapides... - On ne sait jamais combien de membre compte les expéditions, combien de radeaux sont sur le fleuve. Lorsque l'on croit qu'ils ne sont que 4 on se rend compte qu'il y a aussi un cheval sur le radeau , mais d'où sort-il? enfin bref, des petits détails pour certains mais cela m'a un agacé.
spoiler: Concernant la fin j'ai trouvé dommage cette histoire de boussole, du moins le fait de la revoir dans la dernière scène faisant donc penser que le père et le fils vivent désormais avec les indiens. Une volonté de happy end sans doute... mais j'aurais préféré un mystère total (comme la réalité). Ce sont-ils fait accepter dans la tribu ou bien au contraire fait sacrifier ?
Tout comme le mystère Z, je pense que ce film en est un aussi, mais dans le bon sens du terme. Un film d'aventure au rythme lent mais tout de même extrêmement prenant.
Inspiré par l’histoire vraie du colonel anglais Percy Fawcett qui, en 1906, quitta sa famille pour se lancer dans une série d’expéditions en Amazonie à la recherche d’une mystérieuse civilisation perdue. " The Lost City of Z " est un grand film d'aventure à la fois épique et sidérant. Le décor est foudroyant. Les jungles foisonnantes d’Amazonie, leurs dédales labyrinthiques, leur faune dangereuse et leurs populations indigènes ; un décor immense que le cinéaste filme par légères touches impressionnistes. Le dépaysement est total. Entre action, épopée historique et biopic, une adaptation élégante du livre de David Grann. " The Lost City of Z " devient le récit d’une obsession qui se réduis à la psychologie de son personnage central. Car la quête de Fawcett va se nourrir de la frustration engendrée par l’inaboutissement du désir convoité. Charlie Hunnam, est parfait dans la peau de Percy Fawcett. La prestation de Ian McDarmid (Dark Sidious dans la prélogie STAR WARS), bien qu'un peu courte, est remarquable. Robert Pattinson obtiens son meilleur rôle dans un film. Et Tom Holland joue le fils de Fawcett. Impeccable dans le rôle. La distribution est impressionnante. James Gray nous fait vivre une expérience incroyable, au cœur des grandes expéditions sauvages survenues au début du siècle dernier. Un voyage époustouflant de réalisme.
J'ai été déçu , je m'attendais à un film style indiane jones, je me suis bien ennuye. les scènes sont longues et à par quelques moments il ne se passe pas grand chose. On s'ennuie et par les decors de la foret amazionnienne il n'ya rien qui ressort de ce film.
James Gray nous raconte la fantastique épopée de Percy Fawcett. Tiré d'une histoire vraie, le film nous raconte l'histoire d'un homme mi-aventurier mi-archéologue mais surtout en quête de reconnaissance jusqu'à approcher la folie et la mort. Seulement, voilà, malgré les images magnifiques, on reste spectateur. On ne rentre pas dans cette forêt amazonienne alors que le film a été réalisée sur place, on ne sent pas la tension permanente. La BO y est probablement aussi pour quelque choses, mais à trop vouloir traiter plusieurs sujets à la fois (la recherche de la reconnaissance, la quête du Graal avec la cité perdue, l'amour, les relations avec les enfants, la guerre de 14-18, la jungle, ...) on finit par s'égarer. Dommage, c'est un bon film mais peu mieux faire.
Ce film a fait la quasi unanimité de la presse et je me demande bien pourquoi.
Ce film n'a pas d'âme, il n'y a aucune émotion qui ressort des personnages et les scènes censées être dramatiques ne le sont pas.
Fawcett quitte sa famille quelques mois pour explorer et se battre mais il aurait très bien pu faire ses courses chez Lidl, ce serait revenu au même tellement les personnages restent vides d'émotion.
Le film est très long, très lent et on arrive à la fin alors qu'il ne s'est toujours rien passé.
Regardez 3 épisodes de Derrick ce sera plus dynamique que ce film.
Enfin un biopic que j'ai aimé ! Passionnant, ce film n'est pas seulement un film sur l'exploration d'une terre inconnu mais aussi sur l'exploration de soi et de sa famille que l'on pensait connue. Le récit, certes lent, a le bon ton de ne pas se montrer trop bavard et captive en prenant le temps d'exposer les réflexions et état d'âme des protagonistes tout en étant admiratif devant les magnifiques paysages naturels, superbement mis en valeur par la photographie de Darius Khondji. La reconstitution de l'époque, tant au niveau des décors que de la description de la société et de ses valeurs parfois dérangeantes, est parfaite, portée par l'élégante réalisation de James Gray, qui sait se montrer à la fois intimiste et contemplatif. La musique, sans être mémorable à l'écoute hors film, accompagne de belle manière les péripéties des explorateurs, péripéties qui ne manque pas de rythme malgré le tempo lent global du film. Âpre, aussi bien dans ses relations entre les personnages que dans les aventures qui attendent les héros de l'histoire, le film emporte vers la fin bouleversante. Tout au long du périple, l'émotion est présente et touche. Un très beau film, tant au niveau des images que des relations entre les personnages, que je recommande.
Un renouveau dans le film d'aventure, le indiana jones des temps moderne. Un film comme on à plus l'habitude d'en voir, une réussite en tout point. Convainquant, prenant et captivant, The lost city of Z ne tombe jamais dans le ridicule et garde toute crédibilité jusqu'a la fin. Une vrai réussite quand on sait que le sujet est difficile à traité. Un grand moment de cinéma.