The Lost City of Z
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488 critiques spectateurs

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Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2017
Au regard de son œuvre, il ne serait pas honteux d'affirmer que James Gray est sans doute l'une des plus grandes révélations des années 90. Une des plus grandes car Gray tranche avec l'ensemble des réalisateurs américains de son époque : ce dernier se caractérise en effet par une grande rigueur classique, plus proche des réalisateurs hollywoodiens des années 40-50 que des excès des cinéastes du Nouvel Hoolywood (genre Scorsese). Ainsi, après une série remarquable de films noirs (''Little Odessa'' en 1994, ''The yard'' en 2000 et surtout ''La nuit nous appartient'' en 2007), un film romantique (''Two Lovers'' en 2008) et un drame sur une immigrée (''The immigrant'' en 2013), Gray revient avec un film d'aventure qui est quand même une déception.

Produit par Brad Pitt, ''The lost city of Z'' raconte l'histoire vraie de Percival Harrison Fawcett qui, au début du XXème siècle, est chargé par la Société géographique royale d'Angleterre de cartographier les limites de la Bolivie et du Brésil, alors en plein conflits territoriaux. Fawcett et son expédition découvrent au plus profond de la jungle amazonienne les traces d'une cité perdue, preuve que les amérindiens ont réussi avant eux à atteindre cette partie de la jungle, prétendument inexplorée. Dès lors, Percy n'aura de cesse de découvrir et prouver l'existence de cette ''cité perdue de Z'', mettant en péril son mariage et sa vie de famille.

La famille justement a toujours été au cœur de l'oeuvre de James Gray. Déjà, dès son ''Little Odessa'', un tueur revenait dans son quartier quitté depuis bien longtemps et s'apercevait de la rancoeur qu'avait laissée son départ. Ici, le schéma est identique : Fawcett revient de ses expéditions et découvre toute l'amertume de sa femme et d'un de ses fils. Le spectateur est donc, au contraire du personnage du film, en terre connue. Et même si Gray a laissé son cher New York de côté pour filmer l'Angleterre et l'Amazonie, ses thèmes se retrouvent entre mille (encore une relation conflictuelle entre un père et un fils comme celle de Joaquin Phoenix/ Robert Duvall dans ''La nuit nous appartient''). Mais, tout en étant en deça des films précédents de son auteur, ''The lost city of Z'' est indéniablement riche, peut-être plus que les films noirs cités précédemment. Car James Gray introduit une thématique qui jusqu'ici était absente (me semble-t-il) de son parcours : l'obsession d'un homme. Car c'est bien une obsession qui anime Fawcett et le pousse à sacrifier beaucoup de choses (et à y laisser sa vie? On ne sait pas, il ne fut jamais retrouvé). Fawcett ne veut pas la gloire, ce qu'il recherche, c'est cette forêt fascinante. Et c'est ce point que James Gray réussit parfaitement : rendre cette forêt si attirante à la fois pour le personnage mais aussi pour le spectateur. Tout sacrifier pour rejoindre cet endroit dangereux et merveilleux, terrifiant et harmonieux, c'est bien ce qu'on se dit. Ainsi la forêt devient pour Fawcett plus qu'une idée fixe, mais un véritable lieu mental où se réfugier durant la guerre. Ce lieu reste gravé dans la mémoire de Fawcett et dans celle du spectateur, tous deux obligés de retourner à la ''civilisation''. Les partis pris esthétiques du chef-op' Darius Khondji conviennent évidemment mieux à la brillance de cette forêt qu'à l'Angleterre édouardienne. Le but est de nous faire regretter la jungle, c'est pour cela que les séquences en Angleterre sont nettement moins intéressantes. La jungle est un lieu de beauté et de violence : c'est ce mélange qui trouble. Les parties anglaises délivrent une critique, très banale, de la colonisation. En effet, les membres de la société de géographie refusent de croire ce que dit Fawcett car cela freinerait la conquête de ces territoires.

Sur le plan technique, c'est nickel. Les thèmes ? C'est encore mieux (l'homme est prêt-à-tout sacrifier pour réaliser son rêve). Mais... c'est lourd. Cela paraît incroyable de la part de James Gray, mais son scénario est empesé et trop solennel. Gray aurait pu (comme on le sent par moment dans le film) réaliser un grand film sensoriel où la parole est reléguée au second plan. Hélas, le film surprend par ses (très) longs bavardages. La durée du film est un signe : 2H20. Là où tout était dit en moins de 2h dans les précédents films du réalisateur, ''The lost city of Z'' déborde de coquetteries et d'inutilités (comme la scène de la voyante russe durant la guerre). Est-ce parce que James Gray a quitté son New York natal ? Il est ici maladroit et bavard. Gray fut classique et original, il est là classique et convenu. On voit, pourtant, ce qu'aurait pu être le film si on avait supprimé certains dialogues et certaines scènes, si on s'était concentré uniquement sur les sensations, non sur l'intellect. La scène finale, magnifique nous fait regretter un film que Gray aurait pu nous offrir et que malheureusement, il laisse en plan : spoiler: Nina, la femme de Percy semble marcher dans sa maison avant que la caméra nous fasse découvrir qu'elle marche dans la jungle ; ça y est, la beauté, muette, est enfin atteinte.


Le sujet, un homme qui sacrifie tout pour s'enfoncer, jusqu'à sa fin dans la jungle est traité avec maladresse par James Gray. Cela dit, le cinéaste parvient à nous faire ressentir toute la magnificence de la forêt à travers des plans qui s'impriment sur la rétine du spectateur. L'obsession de Fawcett devient alors la nôtre et on devra passer outre les scènes anglaises, bien peu palpitantes, pour rejoindre, enfin, cette forêt.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 avril 2017
Un Véritable Bijoux. Aprés l'éblouissant La Nuit Nous Appartient, le réalisateur James Grey s'attaque avec panache au cinéma d'aventures avec ce grand Biopic Flamboyant et Immersif qui reste dans la parfaite lignée du cultissime Apocalypse Now et de l'univers de Terrence Malick. Pour commencer la Mise en Scène est éblouissante a souhait avec au passage une magnifique photographie ainsi que des merveilleux paysages qui sont un véritablement dépaysement visuel pour la rétine et qui est servie par une magnifique BO de Christopher Spelman qui accompagne merveilleusement le long métrage. Ensuite le Scénario est Passionnant du début jusqu'a la fin en retraçant le parcours autobiographique de cet explorateur hors du commun dont le rythme est parfaitement soutenu pendant 2h20 sans temps mort, Ajouter a cela une multitude de Séquences particulièrement marquantes et pour la plupart Homériques qui restent a jamais a graver dans nos mémoires avec son lot d'Aventure,de Poésie,de Romance et D'Emotion qui sont parfaitement distiller avec brio. Enfin le Casting est au diapason avec en tete d'affiche le talentueux comédie Charlie Hunnam qui livre une incroyable performance d'acteurs dont le rôle de l'explorateur déterminée Percival Harrison Fawcett, a ses cotés les seconds roles sont impeccables en étant composer de Robert Patinson,Tom Holland et Sienna Miller qui viennent compléter cette belle distribution. En Conclusion, The Lost CIty Of Z est un magnifique Film D'Aventures comme on en n'a jamais vues au cinéma et qui montre le savoir faire indéniable de James Grey qui signe une fois encore un véritable bijou cinématographique a la fois Épique,Captivant,Lyrique,Bouleversant et Vibrant qui rente directement au panthéon des plus grands films des années 2010 et qui est appeler a devenir un classique instantané dans un avenir proche.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 avril 2017
Quel ennui !!!! 02h20 où rien ne vient susciter l'intérêt du spectateur !
Des scènes totalement ridicules, invraisemblables !
Un navet ! minable tout simplement !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 avril 2017
je ne comprend pas les critiques des magazines !! meme telerama . film d'une platitude sans nom tout est mièvre convenu a l'image de la musique. je n'aime pas critiquer et puis il faut de tout pour faire un monde mais la que l'ensemble de la presse soit unanime pour encenser ce film est d'un ridicule !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 avril 2017
Comment rendre un sujet potentiellement intéressant ennuyeux ?
Le film raconte donc la vie de l'explorateur percival fawcett

La première scène de chasse est pourtant bien réalisée mais après c'est le plat total, il se permet même quelques scènes de transitions qui n'ont pas grand intérêt (je pense à celle où un officier annonce à Perceval qu'il doit se rendre au centre national de géographie

Les acteurs ne suscite aucune émotion chez le spectateur, on est pas embarqué dans son coup de cœur pour l’Amazonie et encore moins dans ces histoires de famille. on arrive a un point où à la fin a spoiler: vant de mourir, il dit à son fils "je t'aime"... c'est censé être triste et t'émouvoir,
et au final sur mon siège je n'ai rien ressenti, aucune détresse pour les deux protagonistes.

La réalisation n'apporte rien, il y a quelques beaux éclairages en intérieur mais le rythme est trop lent pour nous immerger dans l'histoire.
Les expéditions sont semblables et n’accélère même pas le rythme du film. Les décors de jungle ne sont pas marquants et les effets sonores des plus classiques.
deux fois les personnages ont la même réplique avant de se faire attaquer par les tribus indiennes "oh mais une barque a disparu"... d'ailleurs on apprend absolument rien des tribus rencontrées hormis le fait qu'une soit cannibale.

Au final, peu de passages marquants et j'ai eu vraiment l'impression de passer 40 ans au cinéma comme percival fawcett
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2017
Excellent film, une histoire et un destin incroyable que le réalisateur, qui prend le temps de bien nous faire découvrir chaque personnage,, nous permet de nous plonger dans des endroits inconnus, au cœur de l'Amazonie, où la nature règne sans partage. Touchant er beau
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2017
Oyé, Oyé, J. Gray quitte enfin l'urbanisme new-yorkais et troque la jungle des villes pour la vraie, celle qui sent la sueur, le sang, la boue et la Nature pour signer un film d'aventures qui ne ressemble à aucun autre, entretenant forcément un cousinage avec les quelques fleurons du genre tout en s'imposant comme une nouvelle pièce majeure à la fois de ce cinéma là mais aussi du cinéma tout court. Ce qui le distingue de ses illustre aînés, c'est donc son sujet, celui qui nous narre la quête d'un homme admirable (bien que nanti de quelques défauts), qui ira à contre courant des pensées étriquées de son époque, portant son passé comme une malédiction l'empêchant d'aller plus haut tout d'abord (magnifique scène) avant de vivre son présent en dépit de sa vie de famille puis de lier son futur à une quête aussi folle qu'importante. Les acteurs sont magistraux, les lumières de D. Khondji sont absolument majestueuses, les décors naturels sont à couper le souffle, le scénario est d'une belle précision, le souffle épique offre quelques scènes incroyables bref, c'est un grand film, un de ceux qui marquent la rétine, le cerveau et les tripes, un film au style classique formellement tout en recelant de nombreuses audaces stylistiques bref, c'est à voir impérativement en salles pour profiter des images sublimes de ce grand film humaniste qui ne vous laissera pas indifférent. D'autres critiques sur
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2018
Excellent , passionnant, sublime, un chef d'œuvre ni plus ni moins, envoutant, fabuleux et poignant !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 avril 2017
Un univers grandiose et la quête spirituelle bien décrite de l'aventurier qui voit jour et ne peut plus reculer devant la découverte originelle.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 avril 2017
Fade!
Comme un excellent met attendu, mais il manque un épice déterminant !
Une histoire, des personnages, une quête de l'absolu.... et pour moi il y manque Le sel de l'enthousiasme, la rugosité des événements, La violence de la nature...
À aucun moment j'ai ressenti la violence de la jungle et de l'environnement !
Pas meme dans la photographie ou les mouvements de caméra !
La mise en scène la photographie de Revenant excellaient sur ces 2 points.
Silence de Scorcese narrait une introspection spirituelle....
Je n'ai rien vu ressenti de cela dans Z.
La distribution est de grande qualité et les interprétations sont présentés...mais à mon sens la métaphore entre la quête humaine et la recherche de z ne se dessine pas suffisamment clairement, et trop fadement et trop académique !
Je préfère donc le James Grey urbain et à l'introspection intime!
Nathalie R
Nathalie R

27 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2017
The Lost City of Z est bien plus qu'un film d'aventure, il met en lumière le conflit intérieur de son personnage principal, le fascinant Fawcett brillament interprété par Charlie Hunnam, fasciné par les secrets de la jungle amazonnienne. James Gray signe un film subtile, qui se balade intelligemment dans des étapes primordiales de la vie de son personnage sans jamais ennuyer malgré la durée du long métrage.
Voir la critique complète sur mon blog :
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 avril 2017
bon film. de magnifiques images. On se croirait vraiment en plein coeur de L Amazonie. Quelques longueurs notamment sur sa présence pendant la 1ère guerre. Pattinson joue vraiment bien. l'acteur principal moins connu est bon mais physiquement trop lisse et bien loin du vrai Fawcett. même remarque pour sa femme l'actrice Sienna Miller qui n'est pas renversante. le film aurait vraiment été excellent avec un casting plus british.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 avril 2017
Tres belle reconstitution de l'angleterre du debut du siecle. Mais l'histoire manque un peu de souffle.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2017
Retour en grâce à mes yeux d’un James Gray plus convaincant que le précédent The Immigrant. Biographie apparemment fidèle de l’explorateur, il s’agit d’un film d’aventures, pour lequel l’écran large est indispensable. Mais aussi, une fresque sociologique sur la période toujours fascinante de l’Angleterre à l’aube du XXè. La première puissance du monde déclinante affiche simultanément les sociétés savantes masculines et les premières femmes indépendantes, futures suffragettes. Découverte de l’acteur Cunnam incarnant l’énergie débordante d’un Fawcett aussi intrépide pour explorer l’Amazonie que pour revenir retrouver sa famille ou mener un bataillon au combat. Gray ne nous assomme pas d’épisodes aventuriers mais reconstitue le parcours psychologique de chacun des protagonistes avec finesse et les décors de l’époque avec précision (les intérieurs sont souvent sombres). La fin du parcours devient quasi-onirique et ne manquera pas de rappeler celle légendaire d’Apocalypse now avant d’arriver dans le camp du colonel Kurtz. Quand l’explorateur quitte la civilisation, les explications rationnelles deviennent obsolètes. Entre-temps, Fawcett aura, épisode inattendu et significatif, fréquenté la « sauvagerie » des tranchées de la Somme en 1916 (le temps d’une courte séquence aux images superbes, déjà vues certes mais toujours poignantes), et cogité sur la définition de ce qu’est un « sauvage » aux yeux de la Société de Géographie qui le sponsorise. Un beau voyage historique.
Vo cinéma avril 2017
FlecheDeFer ..
FlecheDeFer ..

50 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2017
Beaucoup d'attentes mais malheureusement pas au niveau où je l'aurais espéré. Grand fan des films d'aventures qui ont bercé mon enfance (il en sortait beaucoup plus dans les 80'-90'), j'espérais revoir un film qui me ferait rêver, qui soit un total dépaysement, avec tous les clichés du genre, la quête, les obstacles, la mort d'un proche, les doutes, la camaraderie, le succès final mais avec son prix, etc... Au final, l'aventure occupe moins de la moité du film et comme elle se divise en plus en trois expéditions, elle est assez largement survolée!... On se retrouve avec un film qui couvre trente ans de la vie d'un homme par petites touches, tout en faisant le grand écart entre sa vocation d'aventurier et son rôle de père et de mari. Alors, c'est une approche choisie, que je respecte, mais moi ce n'est pas ce que je voulais voir. Moi, je voulais de l'Aventure avec une grand A, je me retrouve avec de l'aventure avec un petit a, couplée à un film biographique. Beau film malgré tout.
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