8085 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
491 critiques spectateurs
5
48 critiques
4
187 critiques
3
136 critiques
2
79 critiques
1
25 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2017
S'il quitte New York, ou tous ses films précédents ont été tournés, James Gray ne lâche pas ses thèmes de prédilection : destin, famille, ambition, désir... L'oeuvre du réalisateur s'enrichie avec ce nouveau film en apparence très classique, comme tous ses films, mais doté d'une dimension tragique palpable. Comme d'habitude, la photographie, la mise en scène et le jeu des acteurs sont irréprochables.
Une fois de plus le metteur en scène compense vide et mauvais jeu d'acteur par longueur, lenteur et violons. Rien, vraiment rien dans ce film. Même la jungle est ennuyeuse et répétitive, les piranhas fidèles à leur légende de micro requins, les indiens primitifs... Tout cela se veut profond grace aux accords puissant du concerto La mer de Debussy et de moult violons, et du ton conspirateur des dialogues. Histoire vide (bien sûr inspirée de faits réels....), jeu médiocre, mise en scène fade et sans aucune originalité. Gardez votre argent pour autre autre chose
Le nouvel film de James GRAY (2017) nous livre un film d'aventures comme on en a pas vu depuis longtemps. Un film d'aventures avec un grand A. Décors naturels remaquables et reconctitutions historiques de l'Angleterre du début du XX siècle bien documentée. Une réalisation au plus près, presque immersive que ce soit dans les tranchées de la bataille de la Somme comme dans la forêt amazonniènne . Une histoire épique, tournée comme une épopée humaine avec un zeste de lyrisme . Une très bonne interprétation avec une mention pour Charlie HUNNAM (Percival Fawcett), Robert PATTINSON (Henry Costin) méconnaissable, Sienna MĪLLER (Nina Fawcett) et le jeune talent (en devenir ?) Tom HOLLAND (jouant le fils Jack Fawcett) .
Belle histoire originale. Supers acteurs. Un peu long. Mais un des meilleurs films de ce début d année assurément. Meilleur que Silence de Scorcese pour moi.
James Gray et son grand talent pour nous faire vivre des histoires originales réussit une nouvelle fois à nous tenir en haleine. Inspirée d'un livre qui retrace la vie atypique d'un explorateur, le film y arrive grâce d'abord au déroulement lent mais minutieux de l'histoire (ce qui conduit certains spectateurs à décrocher), ses décors soignés qui rend l'atmosphère unique, ses personnages attachants et dense. Une aventure profonde et humaine à l'ambiance parfaitement réussie à découvrir.
Petit film assez nul et plein d'invraisemblances comme lorsque les explorateurs sont censés vouloir atteindre la source d'un fleuve en descendant le courant.. Dans la lignée des films de série B, on ne croit pas un seul instant à cette histoire pourtant inspirée de faits réels selon les auteurs du scénario. Passez votre chemin.
C'est assez simple: je suis allé voir ce film au cinéma car je pensais voir des images spectaculaires de l'Amazonie, de la jungle, et de l'aventure de façon assez rythmée. Il n'en est rien, déception. Pas assez de belles images luxuriantes, d'épopée, l'apparition des indiens est finalement assez fugace. Les héros sont tous très beaux (Charlie Hunnam, Sienna Miller, Robert Pattinson), le méchant est assez vilain. Finalement ce que j'en retiens c'est l'atmosphère si particulière qui règne chez nos voisins britanniques, un vrai régal, et le jeu tout en retenue de Charlie Hunnman que je ne connaissais pas et qui est à surveiller.
Quel ennui ! Zzz..... (et pourtant j'adore les films d'aventure). A un moment donné faudrait peut-être arrêter de filmer comme dans les années 50. C'est plan-plan, il ne se passe presque rien pendant tout le film à part spoiler: une pauvre petite attaque des indigènes à un moment donné (c'est le summum du film en terme d'action et c'est en plein milieu, il reste encore 1h20 ... crier au génie devant ce film, c'est abusé (j'étais avec un pote, il a encore plus pris cher que moi) : des films comme "Mission" sont bien plus prenant. Bon j'y étais aussi parce que j'adore l'acteur, mais il peut pas sauver les meubles devant tant de lenteur
Un très film ou il est très intéressant de voir combien en 1906 il est difficile de faire comprendre à la bonne société britannique et surtout des hommes l'importance de cartographier ses endroits si peu hospitalies pour ses hommes en proie aux Indigènes aux animaux aux insectes et du manque de nourriture pour découvrir cette fameuse city Z excellent.
Bien loin de moi la volonté de mettre en cause le talent de James Gray dont je partage le plébiscite critique et public en dépit de réserves face à de possibles accents mélodramatiques à mes yeux excessifs comme par exemple ceux de Two lovers. Il ne faudrait pas pour autant, au nom de ce talent attesté par la qualité majoritairement reconnue à la plupart de ses films, que James Gray reçoive un traitement particulier comme d'autres avant lui pour des raisons analogues. Ce traitement est l'impunité critique. Tout se passe comme si réussir plusieurs fois abritait de tout échec. Se met en place un bouclier de bienveillance protecteur renforcé par l'usage de lunettes compassionnelles qui empêcheraient désormais toute objectivité. Tim Burton, Woody Allen, Clint Eastwood, Night Shyamalan (que la constance dans le ratage a fini par être sanctionnée -avant une actuelle miraculeuse renaissance ?-), Pedro Almodovar... sont quelques représentants de ces artistes protégés par la grâce d'indéniables réussites. On peut expliquer cette irrationalité apparente par la difficulté de lutter contre la passion idolâtre que le cinéma excelle à nourrir ou de faire simplement l'aveu qu'un amour pour un réalisateur a été trahi. Cette difficulté se complique chez les critiques de la presse officielle d'enjeux et d'intérêts économiques croisés qui ne favorisent pas la liberté d'opinion.
Ce préambule libère le cri qui m'enrage : Quel film raté que "The lost city of Z" ! Quel insurmontable ennui que le visionnage de cet interminable objet indigeste. Je ne vois rien qui puisse être sauvé tant s'accumulent les traits d'un navet parfait. Les acteurs d'abord. Tous sans exception semblent atteints d'une paralysie partielle qui empêcherait la manifestation d'expressivité émotionnelle ou de tout geste doté d'une mobilité à peu près ordinaire. Le scénario ensuite. La métamorphose de cet officier avide de réussite en explorateur porteur d'une mission civilisatrice universelle est complètement invraisemblable. L'indifférence portée au fondement historique de cette fameuse city of Z ôte à l'intrigue même du film toute plausibilité et tout intérêt. De là, un écueil de fond plus redoutable encore : L'impossibilité de toute compassion vis-à-vis de ce héros. Son sacrifice d'une vie de famille décrite comme idyllique au nom d'un invraisemblable motif devient le symptôme d'une insondable stupidité, doublée d'une profonde irresponsabilité paternelle (3 enfants l'attendent toute leur vie) et couronnée par une ambition sociale indéfendable. Dès lors, l'abdication de l'épouse pourtant portraiturée comme une féministe d'avant garde renforce le ridicule de l'ensemble. Par malheur, le spectacle ou l'action ne fournit aucune compensation à moins de s'extasier devant l'apparition éphémère de quelques bébêtes et de paysages dignes d'un banal jardin exotique. Enfin, il y a la mise en scène. Là, le traitement linéaire de 2h20 est intellectuellement pénible et physiquement épuisant. Dès lors, l'ambition artistique pourtant estimable de certaines reconstitutions échoue à séduire pour s'épuiser dans le ridicule. En outre, et paradoxalement la traduction de la durée de l'action réelle, étendue sur 20 ans, est un échec. Certes, les acteurs se rident mais uniquement sous l'effet du maquillage, car le temps, interminable dans la salle de cinéma est absent à l'écran. Trois expéditions successives en Amérique du sud sont restituées comme on fait ses courses à l'épicerie du coin et leur immatérialité les fait sombrer dans l'abstraction. La dernière de ces expéditions, censément, l'acmé, l'apogée, l'apothéose sensible et esthétique du film m'a trouvé dans la plus parfaite indifférence endormie. Je peine à choisir le terme le plus propre à qualifier la fin qui mêle père et fils dans une destinée commune. Je vous laisse donc le choix du terme : 1) stupide 2) irresponsable 3) ridicule 4) tristement risible. Ci et là, vous pouvez tromper votre ennui si vous êtes joueur, en relevant d'autres symptômes de ce film malade : l'application invraisemblablement scolaire de certains raccords, le piteux "twist final", la pesanteur d'incrustations de texte en guise de label "histoire vraie". Symptômes que le marteau, outil avec lequel ce film semble avoir été fabriqué n'est pas le plus indiqué.
Allez, de la légèreté pour finir : laissons la city of Z à sa perdition pour s'écrier : si elle est morte, vive le roi, le roi (pas si) Kong ! "Kong : skull island", autre film d'aventure mais dans la catégorie "blockbuster" si souvent déconsidérée, demande bien moins de bienveillance pour en apprécier la réussite formelle et finalement, par comparaison, l'intelligence. Vive le cinéma ! Franz | latlas.paris
Le destin d'un homme qui force l'admiration. Empli de courage et de convictions, cet aventurier va faire passer son obsession avant sa famille. Si le film privilégie le réalisme au détriment du spectaculaire, ce long métrage recrée bien l'atmosphère de la jungle et c'est avec plaisir que j'ai suivi les aventures de cet explorateur.
Les scènes en Europe nous plongent dans l'Histoire et sont loin d'être superflues.
Le jeu des acteurs est sobre mais proprement interprété. Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais un film intéressant. Il manque un souffle épique mais ce film se veut réaliste,,ce qu'il est et les 2h passent vite.
(...) Premier film épique de James Gray, « The Lost city of Z », délivre une vraie leçon de cinéma en même temps qu’un respect authentique quant à l’épure constante de ses longs-métrages. Si d’aventure il est question, c’est en parfait contrepoint d’un regard posé sur la famille, l’obsession cinématographique de James Gray, et de nos racines. (....) tous les instants filmés sont d’une richesse incroyable. James Gray veut prendre son temps, maîtriser les mouvements à défaut de prendre en main une nature sauvage dont il ne veut que s’imprégner. Pari risqué mais pleinement réussi sur une œuvre qu’il a mis des années à bâtir (après de nombreux échecs de financements) comme ci la réalité se faisait écho de la fiction, ou l’inverse (l’histoire est basée sur la vraie vie de Percival Fawcett). (...) Rares sont les réalisateurs comme James Gray qui savent encore aujourd’hui donner le « C » majuscule au 7ème art. Il prouve une nouvelle fois et de la plus belle des manières que tourner un film est une épreuve en soi pour un résultat sachant mêler émotion et aventure. Bien au-delà de ces deux pans, il procure à travers son histoire la justesse métaphysique que son récit demandait comme la pincée émotionnelle et passionnée nécessaires. Obsessionnel et contemporain, avec les notes classiques qui ont construit le cinéma d’hier, « The Lost city of Z » semble être l’aboutissement hors des murs new-yorkais de l’ensemble de l’œuvre de James Gray. Là où le film par son récit semble faire écho à la vie personnelle de son auteur face à la création de son œuvre. THE LOST CITY OF Z : Le nouveau James Gray ressemble une fois de plus à son auteur, dans l’humidité et la chaleur amazonienne cette fois, il semble enfin avoir trouvé le récit majeur de l’ensemble de son œuvre. La touche métaphysique conjuguée à son obsession du récit familial, entre autre, et des « origines », donnent naissance à un film épique, personnel et émotionnel. Captivant.