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Charlotte28
211 abonnés
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4,0
Publiée le 3 avril 2020
La quête d'un fantasme de reconnaissance et d'honneur s'incarne dans l'expédition menée par Percy Fawcett dont les ambitions familiales et militaires se retrouvent peu à peu phagocytées par l'attrait de ces mondes aborigènes disparus à la découverte devenue obsessionnelle. Nul besoin pour James Gray de didactisme ou de longues tribulations dans la jungle pour nous faire pénétrer la psyché et les tourments de son protagoniste, incarné avec force par Charlie Hunnam. A ses côtés, Robert Pattinson, impeccable, symbolise la trajectoire inverse de son camarade. Esthétiquement magnifique, la mise en scène transcrit ce fatal dessein. Ensorcelant.
Bon film d'aventure comme il s'en fait de plus en plus rarement.
Il ne s'agit pas la d'un chef-d'œuvre mais d'une belle épopée dans laquelle on se laisse facilement plonger. On suit avec plaisir la quête obsessionnelle de cet explorateur, joué à la perfection par Charlie Hunnam, qui lui prête son charisme avec brio!
Il peut y avoir certaines longueurs (notamment au debut), un manque d'émotions et de puissance dans ce film mais l'histoire et la photographie sont parfaites!
Belle aventure amazonienne racontée avec beaucoup de finesse . Un film captivant qui vous transporte au temps où les aventuriers avaient encore des contrées à découvrir et pouvez faire rêver les plus jeunes comme les plus anciens... ce temps est désormais révolu. A voir expressément.
Un film d'aventure pas désagréable. Cependant selon moi, un problème majeur du film vient du fait que les personnages ne sont quasiment jamais en danger. Pourtant vu le vestiaire de la jungle on aurait pu espérer un peu plus de scènes de tension. C'est dommage car j'ai eu du mal à ressentir autre chose que de l'indifférence pour le personnage principal. J'ai également regretté la quasi absence d'interactions entre les explorateurs et les indiens. Néanmoins l'ambiance début XXème du film est très bien rendu et le jeu d'acteur irréprochable.
L ’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d'Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire…
Le film de James Gray le plus romantique, il délaisse les dilemmes profondément humains pour quelque chose de plus grand (pas au sens noble), et filme cela magistralement. Le film est traversé par la grâce à de nombreuses reprises, la dernière scène dans la jungle est totalement hypnotisante, quand le personnage s'est intégralement fait rongé par sa quête de l'aventure. Le plan sur sa fille courant derrière la voiture quand il part pour sa dernière expédition est absolument déchirant. Les scènes dans la jungle sont admirablement filmées, et d'une façon assez originale, car elle n'est jamais montrée comme destructrice, malgré les dangers que bravent les personnages, Gray ne filme jamais la jungle de manière angoissante. Le film n'est que rarement un survival, ce n'est pas le but du réalisateur, il ne semble pas vouloir faire son Fitzcarraldo. Le film est aussi porté par d'excellents comédiens, Robert Pattinson est vraiment génial dans le film, Charlie Hunnam évidemment et Tom Holland montre qu'il a un certain potentiel d'acteur. Film envoûtant en tout point, malgré que je comprenne pas le sens de son dernier plan, c'est un film réussi en tout point, j'en retiens juste quelques longueurs qui auraient pu être évitées.
Le gout et le talent des britanniques pour explorer des contrées inconnues n'est plus à prouver. Leur talent de narrateur, d'acteur est franchement grandiose. Hélas, cette production à je ne sais quoi d'irréel. Malgré le thème hautement intéressant, le réalisateur n'a hélas pas su créer l'ambiance adéquate. Le groupe d'explorateurs se promènent dans une Amazonie propre, quelques piranhas voraces, 1 panthère égarée mais pas de gibiers et encore moins de moustiques et autres animaux qui peuplent cette jungle. La faune et la flore semblent plutôt sortie du jardin botanique de Kew Garden tellement tout semble être bien ordonné. Pour faire couleur locale sans doute, on voit quelques tribus avec lesquelles les explorateurs prennent contact, mais même ces passages sont d'une platitude navrante. Ce film ne parvient hélas pas à convaincre et c'est dommage car le thème est lui, prenant mais la narration n'est pas à la hauteur de la grandeur du personnage dont la vie est narrée
Un très bon film d'aventure historique adapté et magnifiquement mis en scène par James Gray. Son scénario nous conte une véritable odyssée humaine et édifiante. Gros budget aidant, il nous offre une admirable reconstitution de la jungle Brésilienne et une importante figuration de tribus amazoniennes. Outre une très belle photographie, cette réalisation nous offre également de bons jeux d'acteurs avec un excellent Charlie Hunnam dans le rôle principal du véritable Colonel et explorateur Percival Harrison Fawcett. Il est très bien entouré par Sienna Miller (sa femme dans le film), Tom Holland (Jack le fils du Colonel) et Henry Costin le compagnon fidèle de l'explorateur.
L'histoire et la moralité est bonne. Bon film même si je m'attendais à plus d'aventure en Amazonie. J'ai eu un peu de mal parcontre avec le jeu d'acteur de Charlie Hunman...
Ce fut l’un des flops les plus coûteux de 2017. Comme le veut la règle, ce fut aussi l’un des plus injustes, celui d’une oeuvre brillante qui ne sut pas rencontrer son public, sans compter qu’on tenait là un des ultimes représentants de la grande épopée à l’ancienne, en opposition frontale des Destruction-porn aux vagues effluves de science-fiction et Marvelleries bariolées qui trustent les sommets du box-office contemporain. Il est tout aussi exact que ‘The lost city of Z’ fut pensé, écrit et réalisé par un réalisateur new-yorkais très “européen”, dont les films n’ont jamais convaincu outre-Atlantique et, en outre, c’est la première fois que James Gray délaissait le cadre new-yorkais, même si le héros de l’heure partage un certain nombre de points communs avec les autres figures de l’univers du cinéaste. Pourtant, il mériterait tellement qu’on s’attarde à ce qu’il raconte, ce récit des explorations du major Percival Fawcett, dont les nombreuses expéditions en Amazonie soulevèrent l’enthousiasme des foules durant les premières décennies du 20ème siècle, et qui disparut corps et âme dans le Mato grosso en 1925, alors qu’il recherchait une mystérieuse cité perdue dont il était convaincu de l’existence et qu’il avait baptisée “Z”. Quoique de nombreuses expéditions de secours aient été mises sur pied dans les années qui suivirent pour découvrir ce qui lui était arrivé, Fawcett tomba dans un relatif oubli avant de connaître un regain d’intérêt inattendu pour avoir servi d’inspiration probable à la création du personnage d’Indiana Jones. ‘The lost city of Z’ débute sous des auspices classiques, et ne cherche d’ailleurs pas autre chose qu’à se faire une place au sein des classiques du cinéma américain : insatisfait de sa position sociale et professionnelle, Fawcett accepte une longue mission de topographie en Amérique du sud, sans se douter que c’est au plus profond de la jungle qu’il va rencontrer sa véritable raison d’être. On suit les périples de Fawcett et de ses hommes à travers les zones inexplorées de l’Amérique du sud, les dangers qu’ils affrontent, les contacts délicats avec des indigènes qui n’ont jamais croisé d’hommes blancs, la conviction qui se forge peu à peu chez lui que l’Amazonie n’est pas la terre primitive que tout le monde voit en elle et qu’elle a pu autrefois abriter des civilisations prospères. Au fil des voyages, c’est à la métamorphose totale d’un homme qu’on assiste, celle d’un militaire pétri des a-priori de son temps qui quittait sa famille la mort dans l’âme à un aventurier qui finit par s’abandonner de manière obsessionnelle à sa quête de vérité et à la recherche d’une forme d’utopie dont il trouve par comparaison son milieu social et géographie tristement dépourvu : Fawcett trouve dans l’enfer vert le défi qu’il attendait, le cadre idéal pour le dépassement de soi et le triomphe de ses idées et de sa volonté de vaincre et de réussir l’impossible. La dernière expédition se déroule presque dans une atmosphère mystique, où le mythe et l’épopée qu’il croit être en train d’écrire avec son fils lui semblent plus essentiels que les contingences réelles. En filmant la jungle au plus près, sans épate, de manière presque minimaliste, sans chercher les panoramas monumentaux qui imposeraient son immensité au spectateur, sans céder à l’envie d’exagérer les menaces qui pèsent sur les explorateurs mais sans jamais recourir à l’humour ou au second degré pour dédramatiser la progression, Gray réussit un coup de maître : peu de réalisateurs ont réussi à capter la dangerosité de la forêt tropicale, sa moiteur qui s’insinue partout, sa chaleur qui plonge peu à peu les hommes dans une transe proche de la folie. Des gens comme Francis Ford Coppola, Werner Herzog en font partie : il n’est d’ailleurs pas difficile de mettre en parallèle ce voyage fluvial et celui d’Apocalypse now, en direction d’un lieu mythifié où les normes humaines ont été abolies, qui se double d’une véritable odyssée intérieure pour ses participants...et il n’est pas davantage impossible de voir l’orgueil et la démesure qui animent Fawcett faire écho à ceux de Aguirre ou de Fitzcarraldo, à qui la jungle a insufflé sa démesure avant de les briser. Que Gray se rassure : échec au box-office ou pas, il l’a clairement tourné, son classique du cinéma américain….et a trouvé sans difficulté sa place auprès des maîtres.